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Jours tranquilles à Paris
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velib
27 décembre 2017

Retard pour le nouveau Vélib’ et « mesures compensatoires » pour ses abonnés

Le service francilien repris par Smovengo ne sera pas pleinement opérationnel au 1er janvier. Les usagers bénéficieront de 50 % de réduction sur leur abonnement mensuel.

Le démarrage est difficile pour Vélib’ Métropole. Malgré les annonces, la nouvelle mouture du système de location de vélos en région parisienne ne sera pas pleinement opérationnelle à la fin mars, du fait d’un retard pris dans le déploiement du dispositif. L’opérateur Smovengo a ainsi annoncé, mardi 26 décembre, que seulement « une centaine de stations [serait] opérationnelle début 2018 », contre 300 prévues initialement.

En contrepartie, des « mesures compensatoires » seront mises en place pour les usagers du service, à l’initiative de Catherine Baratti-Elbaz, présidente du Syndicat Autolib’ Vélib’ Métropole, d’Anne Hidalgo, maire socialiste de Paris, et de Patrick Ollier, président de la Métropole du Grand Paris.

Les abonnés Vélib’ actuels « bénéficieront d’un crédit de trois heures offertes, pour tester sans surcoût les nouveaux Vélib’ électriques ou prolonger leur usage des vélos mécaniques ». Les nouveaux souscripteurs bénéficieront quant à eux de 50 % de réduction sur leur abonnement mensuel en janvier, février et mars, correspondant à un geste commercial de 12,45 euros pour le service « V-Max » (Vélib’ électrique et mécanique) et de 4,65 euros pour le « V-Plus » (Vélib’ mécanique). « Les élus du Syndicat Autolib’ Vélib’ Métropole doivent acter début janvier cette décision », dit cependant le communiqué de Smovengo.

Pour compenser la réduction du nombre de stations Vélib’ en décembre, la ville de Paris avait par ailleurs déjà mis en place un quart d’heure supplémentaire gratuit pour les abonnés. Celui-ci reste en vigueur jusqu’au 31 décembre 2017.

Effectifs supplémentaires

Malgré ces difficultés, Smovengo s’est voulu rassurant quant à la poursuite du chantier. Selon le communiqué, « l’objectif de déploiement du service au printemps 2018 sera atteint (…) grâce à une forte accélération du rythme de déploiement ». « Plus de quatre-vingts nouvelles stations seront mises en service chaque semaine », a précisé le groupe, qui avait annoncé, en octobre, que le nouveau service serait déployé progressivement dans 1 400 stations entre le 1er janvier et la fin de mars 2018.

Pour tenir leur calendrier, l’opérateur et ses différents prestataires (Colas, Bouygues Energies Services et Enedis) mobilisent des effectifs supplémentaires, soit au total « plus 300 personnes en cette fin d’année ».

Recours paralysant

Le système Vélib’ avait été créé en 2007 par JCDecaux, qui en avait obtenu la concession pour dix ans, avant que le renouvellement du marché ne soit remporté par Smovengo. Ce dernier a fait le pari d’élargir l’offre à soixante communes de la région en 2018.

Mais le recours du titulaire sortant, JCDecaux, auprès du tribunal administratif de Paris a retardé la mise en place du chantier. La procédure « a décalé de plus de six semaines la contractualisation du marché Vélib’ Métropole, sans modification de la date de lancement du service », rappelle Smovengo.

« De fortes contraintes techniques locales sont apparues lors de l’électrification des stations. L’introduction d’un Vélib’ électrique nécessite en effet d’alimenter en électricité plus de 45 000 bornettes. Avec un sous-sol parisien déjà suréquipé, cela implique une coordination complexe avec les autres opérateurs de réseau (éclairage, signalisation), des travaux et donc des délais supplémentaires », ajoute l’opérateur.

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27 octobre 2017

Ce que l’on sait du nouveau « Vélib’ »

Par Éric Béziat - Le Monde

Le modèle de vélo partagé qui équipera la nouvelle flotte à compter du 1er janvier à Paris a été présenté mercredi. 30 % de la flotte devrait être à assistance électrique.

La ville de Paris a dévoilé, mercredi 25 octobre, le nouveau modèle de vélo partagé destiné à remplacer les Vélib’. Plus léger que le précédent, il sera doté d’un système antivol censé être très robuste.

En mai, l’emblématique marché des vélos en libre-service parisiens a échappé à son créateur JCDecaux, pour revenir au consortium Smoovengo, pour une durée de quinze ans à compter du 1er janvier 2018.

Qu’est-ce qui va changer concrètement ?

Les 1 200 stations de JCDecaux sont démantelées (aux frais de l’ancien exploitant, affirme le syndicat mixte), pour être remplacées par les 1 000 à 1 600 nouvelles stations conçues par Smoovengo.

Il était prévu que 30 % de la flotte soit à assistance électrique, et le système de réservation évolue radicalement. Les usagers pourront utiliser leur smartphone pour réserver, déverrouiller, rendre leur Vélib’. L’engin sera équipé d’un support sur le guidon permettant d’arrimer son téléphone et de le transformer en GPS, connecté en Bluetooth au vélo. Enfin, les modèles électriques seront dotés d’une prise USB permettant la recharge du portable.

On pourra cependant toujours attraper son Velib’ à la station, « à l’ancienne », à l’aide d’une carte de transport ou en payant par carte bancaire pour les locations ponctuelles.

Qu’est-ce que Smoovengo, ce consortium qui a raflé le Vélib’à JCDecaux ?

C’est un quarteron d’entreprises qui a emporté le marché de 600 à 700 millions d’euros sur quinze ans. Il est mené par Smoove, une jeune PME de Montpellier qui a fait breveter un système de verrouillage pour vélos très performant et qui gère déjà des flottes en libre-service (715 stations, 8 800 vélos) dans vingt-six villes en France et dans le monde.

Avec le marché parisien, la plus grosse offre de vélo en libre-service au monde (25 000 machines, 1 000 à 1 600 stations), Smoove change de dimension. L’entreprise s’est donc adjoint le soutien logistique, financier, industriel et juridique d’acteurs de plus grande dimension : Indigo, leader mondial du stationnement, et Mobivia, champion européen de l’entretien automobile (marques Norauto, Midas).

Le quatrième larron, Moventia, est un groupe catalan spécialisé dans la mobilité et le transport public, déjà partenaire de Smoove pour les vélos en libre-service d’Helsinki. L’entreprise est chargée de mener à bien le déploiement des stations, matériel comme logiciel, et d’assurer la qualité de service pendant la durée du contrat.

Pourquoi ce consortium a-t-il gagné ?

« Nous avons gagné car notre solution est moins chère », a expliqué en conférence de presse, mercredi, le président fondateur de Smoove, Laurent Mercat. JCDecaux a d’ailleurs décidé d’attaquer en justice la décision d’attribution, dénonçant le « dumping social » de son concurrent, retenu « à cause de son faible coût ». Débouté en première instance, JCDecaux a affirmé vouloir porter l’affaire devant le Conseil d’Etat.

Mais le comparatif des deux offres a aussi pesé dans la balance. Le syndicat mixte Autolib’ et Velib’ Métropole, autorité décisionnaire dans l’appel d’offres, met en avant les « plus » de Smoovengo : la lutte contre le vandalisme améliorée, la possibilité de laisser son Velib’à une station déjà pleine, la possibilité de créer des stations éphémères lors d’événements sportifs ou culturels…

Quels seront les tarifs du nouveau Vélib’ ?

Le changement d’offre pourrait entraîner une hausse des tarifs, mais ils seront fixés par un vote du syndicat mixte a prévu à l’automne. La sénatrice (PS) de Paris Marie-Pierre de La Gontrie a reconnu que le prix de l’abonnement actuel, qui est de 29 euros par an pour un nombre illimité de trajets avec la gratuité des trente premières minutes de chaque trajet, « n’a pas grand-chose à voir avec le réel » des équilibres économiques. Mais pas question d’augmenter fortement les prix.

On devrait donc se diriger vers un système multiformule comportant un abonnement intégral vélos classiques et vélos électriques plus cher que l’offre actuelle, un abonnement pour les seuls vélos mécaniques dont le tarif ne devrait pas beaucoup augmenter par rapport aux 29 euros actuels et enfin plusieurs systèmes pour les usages ponctuels.

Que va-t-il se passer pour les abonnés actuels ?

Le syndicat Autolib’ Vélib’ Métropole l’affirme : le transfert des abonnements se fera sans douleur pour les abonnés. Les abonnements souscrits en 2017 seront repris par Smoovengo. Ils basculeront sur la formule vélos mécaniques du nouveau Vélib’.

En revanche, toutes les formalités bancaires (autorisation de prélèvement, transmission de RIB, cautionnement par carte de paiement) sont à refaire avec le nouvel exploitant. Les 300 000 abonnés actuels du service Vélib’(dont 275 000 Parisiens) vont être contactés par Smoovengo afin de préparer sans trop d’à-coups la transition.

Quel est le calendrier du passage de relais ?

Le remplacement progressif des anciennes stations par les équipements Smoovengo devrait commencer en octobre. Les deux services sont censés cohabiter jusqu’au 31 décembre.

Le lendemain, 1er janvier 2018, sonnera la fin définitive du vieux Vélib’ et la mise en service officielle des nouvelles stations. Le déploiement se poursuivra de janvier à mars, avec comme objectif que 100 % des stations fonctionnent le 31 mars.

Quel sera le périmètre géographique de Vélib’ 2 ?

Il est encore incertain. La centaine de communes partenaires d’Autolib’et Vélib’Métropole a jusqu’à la fin juin pour décider si elles proposeront à leurs administrés le service modernisé de vélopartage.

Cela représente un coût – non négligeable pour les villes – de 10 000 euros par station installée. Sans une aide financière de la Métropole du Grand Paris atténuant la facture, les communes limitrophes auraient payé un prix par station de 20 000 euros, comme la capitale. Actuellement quatorze communes en plus de Paris permettent d’accéder à Vélib’, mais ce nombre pourrait augmenter en 2018.

Que va-t-il arriver aux salariés du Vélib’actuel ?

Cela reste flou, même si le sort des 315 salariés de Cyclocity, filiale de JCDecaux, a été un tant soit peu clarifié par la justice. Le 4 mai, le tribunal administratif a rappelé que si les juges administratifs confirment le choix de Smoovengo, le transfert des effectifs au 1er janvier 2018 « est une obligation légale » pour le nouvel exploitant. Une forme de garantie pour les employés inquiets.

Mais les conditions du transfert et le nombre de personnes transférées restent incertains. « Smoovengo a pris l’engagement de proposer en priorité aux salariés de l’actuel exploitant, que ce dernier ne voudrait pas garder pour ses autres activités, de rejoindre le nouvel exploitant », indique le consortium dans son communiqué de presse. Par ailleurs, Smoovengo souhaite adopter une autre convention collective pour les personnels au service des Vélib’ que celle utilisée actuellement (commerce des articles de sport), peut-être au profit de la convention collective régissant l’activité de location de cycles.

Yann Marteil, directeur général délégué de Mobivia et chargé du dossier social pour Smoovengo, s’est voulu rassurant. « On ne prévoit pas de fonctionner avec moins de gens, a-t-il affirmé le 10 mai. Vu la situation du sortant qui dans son marché actuel n’est pas que sur du vélo mais a d’autres enjeux, notamment de publicité, et vu l’extension possible du périmètre à davantage de communes, on n’a aucune raison à ce stade d’imaginer que ça puisse générer des problèmes sociaux, à partir du moment où les deux côtés ont envie que ça se passe bien. »

 

19 octobre 2017

Scooters, vélos en location… une offre sans bornes

Par Philippe Jacqué - Le Monde

A Paris, Lille et bientôt à Metz, Reims ou Nice, les offres de deux-roues sans borne se multiplient.

C’est enfantin. Après avoir téléchargé sur son smartphone l’application et ouvert son compte, il suffit de pointer la caméra vers un « QRcode » présent sur le vélo ou le scooter en libre-service, et hop !, le cadenas se débloque. Le véhicule peut être utilisé et reposé ensuite n’importe où. A Paris, Lille et bientôt à Metz, Reims ou Nice, les offres de deux-roues sans borne se multiplient. Le salon Autonomy, organisé à Paris du jeudi 19 au samedi 21 octobre, a choisi de mettre en valeur ces nouveaux acteurs de la mobilité douce.

En France, le pionnier du free floating, l’offre de moyens de transport en libre-service et sans point d’attache, est Cityscoot. Après avoir levé 15 millions d’euros, la jeune pousse, qui emploie 120 salariés, a déployé en 2016 ses 1 600 scooters en Ile-de-France. « Nous comptons 55 000 inscrits à notre service. Fin juin, un an après notre lancement, nous totalisions déjà 500 000 trajets, confie Vincent Bustarret, le directeur marketing de cette société. Trois mois plus tard, nous dépassions le million. »

Fort de ce succès, Cityscoot, qui se lancera à Nice à la fin janvier, prépare une nouvelle levée de fonds pour poursuivre son expansion. Mais ses engins bleu et blanc voient arriver la concurrence. L’allemand Coup, filiale de Bosch, a installé 600 scooters électriques rondouillards, à la carrosserie vert et gris, dans la capitale.

« Ça va être de la folie »

« A Paris, il existe à la fois une vraie culture du scooter et un véritable soutien des pouvoirs publics pour des moyens de transport alternatifs afin de lutter contre la pollution atmosphérique et les embouteillages, explique Maureen Houel, sa directrice en France. Avec le free floating, nous promouvons le transport de porte à porte. »

Et ce n’est pas fini. Dans les mois qui viennent, quatre autres services s’annoncent, parmi lesquels l’espagnol Cooltra et la californienne Scoot. « Ça va être de la folie, prévient un acteur de la mobilité. On pourrait se retrouver bientôt avec 5 000 ou 6 000 scooters en libre-service d’ici à l’an prochain. Soit 5 % du nombre de scooters de la capitale ! »

Les amateurs de la petite reine sont eux aussi servis. Alors que le système Velib’ change de prestataire, passant de Cyclocity (JCDecaux) à Smoovengo, ce qui entraîne une réduction de la flotte disponible, de nouveaux acteurs privés des vélos en libre-service (VLS) arrivent dans l’Hexagone, dix-sept ans après l’Allemagne et le système Call a Bike de la Deutsche Bahn.

Lundi 16 octobre, la start-up de Hongkong Gobee.bike, dirigée par le Français Raphaël Cohen, a déployé ses vélos verts à Paris et Lille avec un prix très attractif de 50 centimes la demi-heure de location. « Après Hongkong, nous privilégions l’Europe : Paris, Lille, Reims, puis l’Italie et la Belgique », précise Arthur-Louis Jacquier, l’un des dirigeants de cette start-up créée au printemps.

Arrivée en trombe de nouveaux acteurs

Mardi, Indigo, le premier gestionnaire mondial de parkings, a dévoilé son offre Indigo Weel (des vélos blanc et mauve) destinée en priorité à Metz, puis d’autres agglomérations. A terme, le groupe veut mettre en place 80 000 bicyclettes dans une centaine de villes en Europe… Enfin, le chinois Ofo, présent dans 180 villes à travers la planète, devait annoncer, jeudi 19 octobre, son arrivée dans une demi-douzaine de cités françaises d’ici à la fin de l’année.

Avec ses 10 millions de VLS et ses 25 millions de trajets assurés chaque jour, Ofo est l’un des mastodontes mondiaux avec Mobike, autre acteur chinois. Ils ont levé ces dernières années près d’un milliard de dollars (848 millions d’euros) chacun pour coloniser la planète. « On a les moyens de nos ambitions », dit simplement Laurent Kennel, le patron d’Ofo France. A côté, Gobee.bike fait figure de petit calibre, avec ses 9,5 millions de dollars levés notamment auprès d’Alibaba, le géant de la tech chinoise.

Alors que les villes se désintoxiquent doucement de la voiture, ces nouveaux acteurs arrivent en trombe, quitte à secouer l’écosystème du transport urbain public. A commencer par les concessions de VLS avec bornes comme Velib’, V’Lille et autres Vélo’v… Plus abordable et surtout plus pratique, le free floating peut-il mettre à bas ces offres publiques ? « Je pense que nous sommes complémentaires des solutions actuelles, estime Laurent Kennel. Nous allons aider au développement de la pratique du cycle en ville. »

« Si un opérateur privé de bus lançait à Paris des bus au nez et à la barbe de la RATP, lui prendrait-il des clients ? Sans aucun doute. Ces acteurs vont affaiblir Velib’», juge pour sa part un observateur de l’écosystème de mobilité. A la Mairie de Paris, on reste pour l’instant circonspect. « On observe cette nouvelle offre, confie Christophe Nadjovski, l’adjoint aux transports de la maire de Paris. C’est une bonne nouvelle pour les mobilités douces, cependant, il ne faut pas que cela vampirise l’offre publique de Velib’. »

La question des places de parking

Et puis, quid du modèle économique ? Une fois l’investissement initial consenti pour assurer, acheter et déployer leur flotte, ces sociétés peuvent-elles être rentables, sachant que la maintenance, le remplacement des vélos dégradés ou volés et les coûts marketing restent durablement élevés ?

« S’il existe pour les scooters, je doute que cela soit le cas pour la location de vélos, pense un spécialiste. Ensuite, regardez ce qui s’est passé dans différentes villes. L’encombrement des trottoirs ou de certaines places à Amsterdam ou Munich a obligé les municipalités à restreindre le champ d’action des start-up. » Une situation que la Mairie de Paris prend au sérieux : « Il va falloir organiser cela, poursuit M. Nadjovski. A terme, la question d’une redevance d’occupation de l’espace public se posera sans doute. »

« Aujourd’hui, la ville manque de places de parking pour les scooters. Tant que cela n’est pas réglé, la question d’une redevance est à mon sens problématique », ajoute Vincent Bustarret, de Cityscoot. Les sociétés de location de vélos souhaitent, elles, « définir avec les mairies les meilleurs endroits pour garer les bicyclettes », assure Malone Gampel, de Gobee.bike.

En attendant, ces nouveaux acteurs doivent aussi éduquer le grand public. Les premiers utilisateurs de Gobee n’hésitent pas à cadenasser ces vélos ou à les mettre dans leur cour ou leur jardin, explique M. Jacquier : « Nous avons décidé de contacter les utilisateurs pour leur rappeler que le principe du système est le partage. »

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