"Dans son regard absent..." - Serge Gainsbourg
Dans son regard absent
Et son iris absinthe
Tandis que Marilou s'amuse à faire des vol
Utes de sèches au menthol
Entre deux bulles de comic-strip
Tout en jouant avec le zip
De ses Levi's
Je lis le vice
Et je pense à Caroll Lewis.
Dans son regard absent
Et son iris absinthe
Tandis que Marilou s'évertue à faire des vol
Utes de sèches au menthol
Entre deux bulles de comic-strip
Tout en jouant avec son zip
A entrebailler ses Levi's
Dans son regard absent et son iris
Absinthe dis-je je lis le vice
De baby doll
Et je pense à Lewis
Caroll.
Dans son regard absent
Et son iris absinthe
Quand crachent les enceintes
De la sono lançant
Accord de quartes et de quintes
Tandis que Marilou s'esquinte
La santé s'éreinte
A s'envoyer en l'air...
Lorsqu'en un songe absurde
Marilou se résorbe
Que son coma l'absorbe
En pratiques obscures
Sa pupille est absente
Mais son iris absinthe
Sous ses gestes se teinte
D'extases sous-jacentes
A son regard le vice
Donne un côté salace
Un peu du bleu lavasse
De sa paire de Levi's
Et tandis qu'elle exhale
Un soupir au menthol
Ma débile mentale
Perdue en son exil
Physique et cérébral
Joue avec le métal
De son zip et l'atoll
De corail apparaît
Elle s'y coca-colle
Un doigt qui en arrêt
Au bord de la corolle
Est pris près du calice
Du vertige d'Alice
De Lewis Caroll.
Lorsqu'en songes obscurs
Marilou se résorbe
Que son coma l'absorbe
En des rêves absurdes
Sa pupille s'absente
Et son iris absinthe
Subrepticement se teinte
De plaisirs en attente
Perdue dans son exil
Physique et cérébral
Un à un elle exhale
Des soupirs fébriles
Parfumés au menthol
Ma débile mentale
Fais tinter le métal
De son zip et Narcisse
Elle pousse le vice
Dans la nuit bleue lavasse
De sa paire de Levi's
Arrivée au pubis
De son sexe corail
Ecartant la corolle
Prise au bord du calice
De vertigo Alice
S'enfonce jusqu'à l'os
Au pays des malices
De Lewis Caroll.
Pupille absente iris
Absinthe baby doll
Ecoute ses idoles
Jimi Hendrix Elvis
Presley T-Rex Alice
Cooper Lou Reed les Roll
Ing Stones elle en est folle
Là-dessus cette Narcisse
Se plonge avec délice
Dans la nuit bleu pétrole
De sa paire de Levi's
Elle arrive au pubis
Et très cool au menthol
Elle se self contrôle
Son petit orifice
Enfin poussant le vice
Jusqu'au bord du calice
D'un doigt sex-symbole
S'écartant la corolle
Sur fond de rock-and-roll
S'égare mon Alice
Au pays des malices
De Lewis Caroll.
Malala
Qui est Malala, la plus jeune lauréate du Prix Nobel de la paix ? "Le monde en face" a suivi la jeune fille dans son quotidien d’exilée politique, de militante, mais aussi de simple adolescente. Rendez-vous ce soir à 20h45 sur @France5.fr ! #LMEF #Malala #paix #militante #engagement #france5 #documentaire copyright Caroline Furneaux
Exposition : Sublime. Les tremblements du monde - Centre Pompidou - Metz
Hall d'entrée du centre pompidou de Metz - Oeuvre de Tadashi Kawamata
Sublime. Les tremblements du monde
Jusqu’au 5 septembre 2016
Frisson, sidération, « délicieuse horreur », autant de mots pour qualifier l’expérience du sublime – cette singulière sensation d’attraction mêlée d’effroi que nous éprouvons face aux déchaînements et à la puissance des éléments. Née au cœur du XVIIIe siècle, cette notion esthétique et philosophique offre le fil conducteur d’une relecture de l’histoire passionnelle et passionnée que l’humanité entretient avec la nature.
Rassemblant une centaine d’artistes, architectes et cinéastes internationaux, « Les tremblements du monde » propose un dialogue entre des œuvres anciennes et contemporaines explorant cet attrait ambivalent, persistant pour la « Nature trop loin » et les catastrophes.
À l’heure des bouleversements écologiques et des discours alarmistes, l’exposition évoque également deux mutations radicales de cette notion de sublime : celle d’un spectateur contemporain qui prend conscience de sa responsabilité partielle face aux dérèglements du monde, et celle de catastrophe même, devenue invisible sous les effets de notre activité. Enfin, l’exposition évoque l’apparition, depuis les années 1960, d’une relation renouvelée à la nature… Une aspiration au réenchantement, une quête de fusion, renouant avec une iconographie du sublime davantage contemplative.
Dans ce voyage oscillant entre une pensée du XVIIIe et une vision contemporaine, les interrogations esthétiques croisent les positions éthiques et les débats écologiques actuels. Le chemin en est scandé par les recherches d’artistes, vigiles et lucioles, qui éclairent l’histoire tumultueuse d’une passion ravageuse et ravagée entre une espèce occupante et son écosystème.
L’exposition explore l’ambivalente fascination qu’exerce sur nous la tourmente des éléments. Cette « passion mêlée de terreur et de surprise » , cristallisée par le philosophe Edmund Burke en 1757 en un mot, le « Sublime », exprime ce mélange d’attraction et de répulsion éprouvé par l’homme face aux manifestations déchaînées de la nature, le sentiment de sidération, de solitude, de toute-puissance et de terreur mêlées face à son immensité. Ainsi, l’océan démonté sous la tempête, le réveil du volcan, les escarpements immaculés et les vallées sombres deviennent au XVIIIe siècle les stéréotypes de ce sublime largement représenté dans la littérature et la peinture romantiques.
À travers près de 300 œuvres, films et documents, complétés par les fonds de musées internationaux – Arts Council, British Museum, Centre Pompidou, Musée national d’art moderne, le Fonds Maurice & Katia Krafft, Cinémathèque Française, BNF, Nevada Art Museum, Museum of Modern Art, New York... –, l’exposition interrogera de façon inédite le renouveau de cette notion de sublime dans un contexte contemporain et ses filiations avec le XVIIIe siècle, en rassemblant les œuvres d’une centaine d’artistes du monde entier, de Léonard de Vinci à Richard Misrach en passant par William Turner, Agnes Denes et Lars von Trier.
L’exposition révèle la persistance de notre fascination pour la « nature trop loin », selon l’expression de Victor Hugo, et la continuité d’une iconographie du Sublime.
Elle s’attache également à montrer comment, dans cette persistance, s’inscrivent deux mutations radicales : celle de la position du spectateur des débordements du monde, prenant conscience de son rôle d’acteur, et celle de l’idée même de catastrophe. Les catastrophes naturelles récentes (tsunamis, cyclones, séismes), amplifiées par leur impact sur des sites habités, industriels ou urbains, ont aiguisé la conscience d’un équilibre fragile, d’une maîtrise toute relative de l’environnement par l’homme et des effets de ses activités sur la nature. Elles ont attisé le sentiment d’une urgence paralysante, excédant la seule délectation esthétique. Depuis Tchernobyl, Katrina, Fukushima, nous sommes à nu, acteurs partiels, et individus au cœur d’un possible désastre à venir. L’exposition s’ouvrira sur une géographie du terrible et de la peur à travers des pièces jouant sur l’ambigüité de paysages contemplatifs ou idéalisés, aux stigmates invisibles.
Enfin, l’exposition évoque l’apparition depuis les années 1960-1970 d’une relation renouvelée à la nature passant par le réenchantement, une aspiration à une fusion avec les éléments d’une part, et à l’éveil d’une conscience écologique d’autre part, s’exprimant tant sur le terrain poétique que via le politique et renouant, là encore, consciemment, avec une certaine iconographie du sublime romantique. Elle s’appuie notamment sur la génération des artistes de l’Earth art et du Land art qui interagirent directement avec le paysage et les éléments en réalisant des interventions ou performances in situ.
Des contrepoints historiques, scientifiques et cinématographiques (revues, fonds d’archives, documents de sociétés de géographie ou de vulcanologues) viendront compléter le parcours, en vue d’esquisser une généalogie non linéaire de ces tremblements du monde.
Alain Decaux. Le conteur de l'Histoire est décédé ce 28 mars 2016 à 06h50
L'Académicien Alain Decaux, qui a incarné pendant près de 50 ans l'Histoire à la radio et à la télévision, est décédé ce dimanche, à Paris, à l'âge de 90 ans. François Hollande a salué en lui un homme qui « a fait aimer l'Histoire » et « n'a jamais parlé de la France comme d'une nostalgie ». Conteur à la prodigieuse mémoire, aussi bon à l'oral qu'à l'écrit, Alain Decaux a mis l'Histoire à la portée de tous, restituant dans ses livres, à la radio ou à la télévision, le passé comme s'il en était le témoin direct. Académicien, ministre de la Francophonie de Michel Rocard (1988-91), cet homme soigné, au regard bienveillant et à l'urbanité désuète, à la voix rieuse et tendre, était couvert d'honneurs. « Vous faites partie du paysage français », lui avait dit François Mitterrand en 1991, en lui remettant les insignes de commandeur de la Légion d'honneur. Pourtant, après une soixantaine d'ouvrages, des milliers d'émissions de radio et de télévision, des scénarios de films et des pièces de théâtre, cet historien non universitaire a su longtemps garder l'enthousiasme de l'adolescent émerveillé, découvrant, alors malade, les aventures du comte de Monte-Cristo. « Je lui dois ma passion pour l'Histoire », disait-il, après s'être battu, avec succès, pour l'admission de la dépouille d'Alexandre Dumas au Panthéon. Lycéen dans les Côtes-d'Armor En 1951, Alain Decaux lance pour la Radiodiffusion française « La tribune de l'Histoire », qui sera diffusée chaque semaine sans interruption jusqu'en 1997, c'est-à-dire de Vincent Auriol à Jacques Chirac ! Et pour la télévision française, il crée « La caméra explore le temps », diffusée de 1957 à 1966. De 1969 à 1987, dans « Alain Decaux raconte », puis « Alain Decaux face à l'Histoire » et « Le dossier d'Alain Decaux », sur la deuxième chaîne puis TF1, il est, chaque mois, seul à l'écran pendant une petite heure. Sa marque de fabrique : il s'exprime toujours simplement mais avec fougue, ne dédaignant pas les digressions. Il était aussi un peu acteur, mimant par exemple le général de Gaulle levant les bras, lors d'une émission sur l'attentat du Petit-Clamart, et sachant ménager un certain suspense. Dans sa jeunesse, durant la Seconde Guerre mondiale, Alain Decaux avait été accueilli en Bretagne. Il fut élève, en 39 et 40, au lycée briochin Anatole-Le Braz, dans son annexe de Saint-Quay Portrieux (22). Source : Le Télégramme






































