Le musée de Pont-Aven, transfiguré, rouvre ses portes par Anne Chépeau
A Pont-Aven, petite commune du Finistère de 2850 habitants, le musée des beaux- arts consacré aux peintres de l’école de Pont Aven, rouvre ses portes aujourd’hui après trois ans de travaux. On est loin de l’ancien musée municipal créé en 1985 par des passionnés
C’est un musée transfiguré que vont découvrir les visiteurs : il est deux fois plus grand avec une superficie de près de 2000 m2. L’entrée a été positionnée sur la place centrale de Pont Aven car le musée occupe désormais la totalité de l’ancien hôtel Julia, un de ceux où les peintres prenaient pension à la fin du XIXème siècle. Ce bâtiment historique a été entièrement réhabilité, une extension contemporaine a été créée. Mais ce qui frappe le plus quand on visite le nouveau musée, c’est son ouverture sur la ville et ses environs.
Des verrières d'atelier recréées sur la façade
"Avoir une connexion directe entre la peinture et les paysages nous paraissait important", souligne Marc Kellen, un des architectes du cabinet l’Atelier de l’ile, en charge du projet. Deux grandes verrières d’atelier d’artistes ont donc été recréées sur la façade.
Les paysages, dont le célèbre bois d’amour, ont attiré les peintres à Pont Aven, à partir de 1850. Des paysages à l’honneur dans l’exposition permanente où les peintures, sont présentées sur des murs de couleur. "Le parcours a été totalement repensé", explique Estelle Guille des Buttes, directrice du musée de Pont Aven. "Il raconte l’histoire des peintres venus à Pont Aven entre 1850 et 1950".
Une salle consacrée à Paul Gauguin
Parmi ces peintres, Paul Gauguin qui lança l’école de Pont Aven avec Emile Bernard en 1888. Une salle lui est consacrée. Le musée ne possède pas de toiles majeures de l’artiste, mais il a acquis des œuvres sur papier et il bénéficie pour sa réouverture de dépôts du musée d’Orsay, notamment les lavandières à Pont Aven. Si Gauguin en raison de sa côte, reste hors de portée, le musée a poursuivi pendant les travaux sa politique d’acquisition. Parmi les pièces dont la directrice du musée est la plus fière, un tableau d’Armand Seguin Nu de la comtesse d’Hauteroche.
Au sein de la collection permanente, des outils multimédia, donnent à chaque visiteur des clés de compréhension. Un espace est aussi dédié aux expositions temporaires : La première est consacrée aux Rouart, célèbre famille de collectionneurs, de mécènes et d’artistes. Grâce à ses nouveaux équipements, le musée espère doubler sa fréquentation. Objectif : accueillir chaque année 100 000 visiteurs. Article de Anne Chépeau
Irina Shayk
Génocide
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— Gilles Klein (@GillesKLEIN) 25 mars 2016
Ile de Berder. Giboire est maintenant propriétaire
Au fil des mois, les rumeurs se faisaient de plus en plus insistantes. Et si Berder n'était pas vendue ? Depuis deux ans, aucune information n'avait filtré ni du côté de l'acquéreur, ni du côté du propriétaire. Mais la vente a bel et bien été signée cette semaine. Cette fois, c'est officiel : le groupe Giboire est le nouveau propriétaire de l'île Berder, sans restriction. La vente entre le groupe Yves-Rocher, propriétaire depuis 1991, et le groupe immobilier rennais a été définitivement signée cette semaine. Trois ans Dès leur premier accord en juin 2013, les deux poids lourds de l'économie régionale précisaient que « l'exécution des formalités et des procédures administratives habituelles et incompressibles pour un projet de ce type pouvaient prendre deux à trois années ». Ça aura donc été trois. Plus les mois passaient, moins les choses semblaient bouger sur place et plus les doutes grandissaient quant à l'aboutissement de l'affaire. Après le départ de l'association LVB (Loisirs Vacances Bretagne) à la fin de la saison 2013, l'île s'était vidée. Hormis un gardien. Et les très nombreux promeneurs qui fréquentent le sentier côtier à chaque marée basse. Une chaîne, plutôt symbolique, avait même été posée sur la route menant aux bâtiments, pour rappeler le côté privé de l'île. Et puis, plus rien. Certains estimaient que la vente avait capoté. Les envies d'en faire un espace public réémergeaient. Il faut dire que la pétition lancée en 2012 pour un parc départemental avait recueilli plus de 12.000 signatures... Pourtant, si la vente avait avorté, le dossier serait revenu automatiquement devant les collectivités (commune, Agglo, puis Département) pour une éventuelle préemption. Mais pas de retour du dossier. Résidence hôtelière Et pour cause. Aussi discrètes avant la signature du premier protocole de vente que pendant les années qui ont suivi, les deux entreprises ont continué à avancer sur l'officialisation de la vente. Il y a deux ans, le groupe Yves-Rocher avait bouclé les différents diagnostics. Des relevés de tous les bâtiments et de tous les arbres ont été effectués. Le groupe Giboire est, lui, resté sur son projet de résidence hôtelière de standing d'environ 80 chambres avec restaurant-bar et piscine. Dans l'optique de « la création d'emplois à l'année ». Maintenant, il est donc chez lui pour faire avancer ce projet. Travaux dès 2016 Le paysagiste n'est pas encore retenu, mais la volonté du groupe est de débuter la remise en état des espaces naturels, bien éprouvés par les tempêtes de l'hiver, dès l'automne 2016. L'idée de départ était de garder le côté semi-sauvage du parc. Pour les travaux sur le bâti, le groupe dit vouloir attendre l'entrée en vigueur du nouveau Plan local d'urbanisme de la commune de Larmor-Baden. Soit pas avant 2017. « Nous sommes dans une échelle de temps qui va bien au-delà des soubresauts de l'activité touristique. Berder s'inscrit dans notre stratégie d'une présence accrue et durable en Morbihan », précisait Xavier Hébert, directeur général en charge de la promotion immobilière du groupe Giboire, en avril 2014. Que les promeneurs soient rassurés, l'accès au sentier côtier ne sera pas remis en cause.






