BRETAGNE : La télévision régionale fête ses 50 ans
France 3 Bretagne va enrichir ses programmes de précieux documents d’archives. Pour retracer ce demi-siècle d’actualités régionales.
Le gâteau d’anniversaire, ce sera pour le 3 février. Ce jour-là, jour pour jour, ce sera le 50 eanniversaire du premier journal télévisé régional, diffusé le 3 février 1964. De quoi a-t-on causé ce soir-là dans le poste de la télé régionale qui ne s’appelait pas encore France 3 ? Les archives n’ont pas gardé la trace de cette première. Heureusement, elles ont conservé bien d’autres choses. Tout au long des prochaines semaines, France 3 Bretagne va ainsi sortir de ses armoires de vraies pépites de la télévision régionale. Et en noir et blanc, elles méritent encore plus le détour. Ces Quimpéroises interviewées en 1964, à l’occasion d’un micro-trottoir, sur la dernière mode féminine, on en redemande ! Surtout, si elles portent la coiffe et parlent avec un accent finistérien à couper au couteau.
Le lien avec la région
À partir de lundi prochain, et jusqu’à la fin février, le midi et le soir, France 3 Bretagne revisitera ainsi un demisiècle de l’histoire de la Bretagne et des Bretons.« Nous voulons montrer le lien entre France 3 Bretagne et la région », insiste Bertrand Rault, le délégué régional de France 3 Bretagne. Et ce lien résiste plutôt bien, dans un monde télévisuel qui n’a plus rien à voir avec les premiers pas d’il y a cinquante ans. Les chaînes se sont multipliées. Elles sont locales ou arrivent par le câble ou le satellite. Mais chaque soir, de 250 000 à 300 000 Bretons sont fidèles à leur journal régional. De cet anniversaire, France 3 ne veut pas, pour autant, se contenter de célébrer le temps passé. L’audiovisuel public réfléchit à son avenir et les contraintes budgétaires dictent leur loi. De tout cela, il sera question le 1 février à Rennes à l’occasion d’un forum sur ces 50 ans de la télévision régionale. Anne Brucy, justement chargée d’une mission sur l’avenir de France 3 , y prendra part. Histoire de commencer à réfléchir aux cinquante prochaines années. Article de Didier Gourin - Ouest France.
