Les Folies Bergère
Plumes, froufrous et crinolines: les costumes de l'ancien music-hall des Folies Bergère, vendus aux enchères ce week-end au Palais de la Bourse à Paris, ont remporté un joyeux succès, les prix s'envolant dès les premières minutes. Malgré une séance prolongée jusqu'à minuit samedi soir, le succès a été tel que la vente n'a pu être menée à son terme dimanche. Le Palais Brongniart qui l'accueillait devait être libéré en début de soirée "pour raisons de sécurité", a expliqué une porte-parole de la maison de ventes Bailly-Pommery & Voutier. Près d'un millier de lots étaient proposés à un public venu nombreux et parfois en famille assister à la dispersion des costumes des revues montées sous la direction d'Hélène Martini entre les années 1970 et 2000. Au total, les souvenirs des Folies Bergère ont récolté ce week-end 413.212 euros, bien au-delà des estimations volontairement basses. Le rideau de scène à décor de paillettes rouges a par exemple été acquis pour 23.125 euros par le Moulin Rouge, qui n'entend pas l'utiliser mais le conserver comme pièce du patrimoine du music-hall français. Les sérigraphies d'Erté (1892-1990), dessinateur de mode et costumier d'origine russe qui a participé à l'aventure des Folies Bergère dès les années 1930, se sont elles aussi bien vendues. Une série de 26 lithographies des lettres de l'alphabet a été adjugée 25.000 euros à une personnalité du milieu de la mode ayant requis l'anonymat. Car les professionnels du spectacle étaient aussi au rendez-vous pour acheter des pièces d'artisanat, comme cet ensemble léopard avec bustier, porte-jarretelles et coiffe ornée d'un diadème en strass et plumes de coq, enlevé 1.063 euros pour une évaluation autour de 130 euros.
L'"impératrice de la nuit" est contente
Surnommée "l'impératrice de la nuit", Hélène Martini, 87 ans, qui a régné sur plusieurs théâtres et cabarets de Pigalle, avait racheté le bail commercial des Folies Bergère en 1974. Après l'avoir revendu en 2011 au groupe Lagardère et au producteur Jean-Marc Dumontet, elle a décidé de se défaire des 6.000 costumes et accessoires qu'elle avait accumulés pendant près de quarante ans dans une dépendance de son château en région parisienne et dans des locaux à Pigalle, où elle habite toujours. Mme Martini, passée voir comment se déroulait l'opération, n'imaginait pas qu'ils auraient un tel succès. Elle s'est dite contente tout en rappelant qu'elle ne cultivait pas la nostalgie.
Ambiance bon enfant
La vente s'est tenue dans une ambiance animée et bon enfant. Des jeunes "Miss" ayant endossé les costumes de danseuses de revue pas toujours à leur taille se sont succédé à un rythme rapide. Applaudissements du public et parfois rires pour certaines tenues vraiment kitsch comme un ensemble vert d'eau pour homme adjugé pour 125 euros. Seule une vingtaine de lots sont partis à moins de 100 euros. De nombreuses personnes, qui rêvaient de s'offrir un souvenir des Folies Bergère sans se ruiner, sont reparties bredouilles. En revanche, les professionnels y ont trouvé leur compte. Le fondateur du musée privé des Arts forains à Paris, Jean-Paul Favand, venu avec ses filles, a acheté à tour de bras des pièces importantes, notamment des harnachements de plumes et des coiffes. L'actuel gestionnaire des Folies Bergère, Jean-Marc Dumontet, venu lui aussi en famille, a acheté des pièces liées à l'histoire du célèbre music-hall comme des maquettes, des dessins, des documents. Les coiffes et harnachements ont remporté un franc succès, plusieurs cabarets français et étrangers étant sur les rangs. Des petits bouts de plume voletaient dans l'atmosphère, faisant éternuer le public mais chacun s'extasiait à l'ouverture des cartons. Les 75 lots n'ayant pu être vendu dimanche seront de nouveau présentés mercredi 13 juin à Bagnolet (Seine-Saint-Denis) en même temps que le stock d'accessoires des Folies. Source : Le Nouvel Observateur
Découvrir Saturno Buttò (Photographe) - Musée de l'Erotisme
Saturno Buttò (Portogruaro 1957) vit et travaille à Bibione. En 1971, il s’inscrit à l’Ecole d’Art de Venise et plus tard à l’Académie des Beaux-Arts, avec spécialisation en peinture en 1980.1993 est l’année de ses premières expositions, 1993 est aussi l’année de publication de sa première monographie, intitulée «Portraits de Saturne: 1989-1992». Depuis il y a eu de nombreuses expositions personnelles en Italie et aux Etats-Unis (New York et Los Angeles), deux nouvelles monographies «Works 1993-1999» et le récent «Martyrologium» (2007). Le travail de Saturno est caractérisé par une interprétation personnelle formelle de l’art sacré européen et par une technique impeccable, qui rappelle les grands maîtres de la peinture classique. Rituels figurés, tableaux vivants, retables néo-gothiques sont des créations magistrales avec lesquelles l’artiste explore les mystères fascinants d’une «religion sombre »: la sensualité innée du corps et de sa profonde spiritualité. En perpétuel conflit entre érotisme et douleur, extase et transgression, les précieuse peintures sur bois de Buttò examinent la vision intransigeante et contradictoire de l’iconographie religieuse occidentale vis à vis du corps, d’un coté exposé comme objet de culte, de l’autre nié dans sa nature de pure beauté érotique. Le résultat est une tension fascinante qui exalte avant tout la figure humaine, qui dans son travail est toujours au centre de la scène.
Vernissage jeudi 14 juin à partir de 18h00 au Musée de l'Erotisme
Exposition : Béatrice Morabito au Musée de l'Erotisme
Je choisis (et spécialement je modifie en suite) d’utiliser des poupées qui peuvent être érotiques : elles doivent être femmes mûres, volitives et qui me permettent ce jeu de projection de mes désirs en elles.
Le sexe et l’érotisme sont les composants essentiels des désirs des personnes, et étant donné que les images de mes poupées les représentent, souvent dans mes travaux la composante érotique prévaut sur les autres. Même si on diffuse actuellement des poupées érotiques «réelles» de taille humaine ( comme les real dolls japonaises dont on peut choisir l’aspect : phénomène à la limite entre le fétichisme et le désir de soigner la solitude et la sensation de vide), le premier schéma que je voudrais casser grâce à mon travail est le concept « Femme Poupée / Objet ». Les magazines glamour, la télévision etc nous ramènent continuellement au concept que si une femme est belle et si elle aime sa beauté, elle pourra seulement être utilisée comme un objet et comme une poupée. Je voudrais revenir en arrière, quand les poupées « archétype et prototype » de la beauté étaient gardées avec soin, aimées et considérées comme de grande valeur. Posséder une poupée, dans un monde pas qui n’était pas voué au consumérisme et à l’appropriation facile des objets, était une richesse exactement comme être beau.
De formation psychanalytique, j’ai toujours cherché à représenter sur mes photos plus que des situations, des émotions, des désirs et des sentiments.
Je considère mon travail comme une sorte de « journal intime » où au lieu de simplement écrire mes sentiments, mes rêves, ma vie réelle ou imaginaire, je les cristallise dans une image, qui au lieu de les cacher, les montre. Un peu comme faisaient Sylvia Plath et Anne Sexton avec leur poésies définies comme «Confessionnelles », je considère mon travail comme faisant parti de la même mouvance mais utilisant une expression différente.
Le site de Béatrice Morabito en cliquant ICI












































