Bettina Rheims pour RSF

Photo : Bettina Rheims

Photo : Bettina Rheims
"Sans une presse libre,
aucun combat ne peut être entendu"
Dans certains pays, un
journaliste peut passer plusieurs années en prison pour un mot ou une photo.
Parce que emprisonner ou tuer un journaliste, c’est éliminer un témoin
essentiel et menacer le droit de chacun à l’information, Reporters sans
frontières, fondée en 1985, œuvre au quotidien pour la liberté de la presse.
Enquêter, dénoncer, soutenir
Reporters sans frontières
- défend les journalistes et collaborateurs des médias emprisonnés ou
persécutés pour leur activité professionnelle, et dénonce les mauvais
traitements et la torture dont ils sont victimes dans de nombreux Etats,
- lutte pour faire reculer la censure et combat les lois visant à
restreindre la liberté de la presse,
- accorde chaque année une centaine de bourses d’assistance afin de venir
en aide à un journaliste ou à un média en difficulté (frais d’avocats, frais
médicaux, achat de matériel, etc.), ainsi qu’aux familles de reporters
emprisonnés,
- agit pour améliorer la sécurité des journalistes, notamment dans les
zones de conflit.
Avant d’agir, les chercheurs de
Reporters sans frontières, organisés par zones (Afrique, Amériques,
Asie/Pacifique, Europe/ex-URSS, Maghreb/Moyen-Orient) ou par thèmes (Internet),
recensent toutes les atteintes à la liberté de la presse. Après vérification des
informations, les chercheurs et les correspondants de l’organisation adressent
des lettres de protestation aux autorités, afin de peser sur les gouvernements
qui ne respectent pas le droit d’informer et d’être informé, et des communiqués
aux médias, afin de les mobiliser en faveur des journalistes persécutés.
Dans certains cas, recenser les
informations ne suffit pas. Une délégation de Reporters sans frontières se rend
alors sur le terrain afin de mieux connaître les conditions de travail des
journalistes, d’évaluer la situation de la liberté de la presse, d’enquêter sur
des cas de journalistes emprisonnés ou assassinés, et de rencontrer les
autorités du pays.
Des campagnes réalisées en
collaboration avec différents professionnels de la communication ont pour
objectif d’informer le public et de faire de la mauvaise publicité aux Etats
qui ne respectent pas ce droit fondamental auprès des différentes institutions
internationales, des médias et des gouvernements qui entretiennent des liens
avec eux.
Reporters sans frontières assure
son financement grâce à la publication d’albums de photographies et de
calendriers, à des ventes aux enchères, à des dons, à des cotisations, au
mécénat, à des subventions publiques et à des partenariats avec des entreprises
privées.
Une organisation internationale
L’action de Reporters sans
frontières est relayée sur les cinq continents grâce à ses sections nationales
(Allemagne, Autriche, Belgique, Canada, Espagne, France, Italie, Suède et
Suisse), ses bureaux à Bangkok, Londres, New York, Tokyo et Washington, et son
réseau de plus de cent vingt correspondants. L’organisation travaille également
en étroite collaboration avec des associations locales ou régionales de défense
de la liberté de la presse, membres du « Réseau Reporters sans frontières », en
Afghanistan, au Bangladesh, au Bélarus, en Birmanie, en Colombie, en Erythrée,
aux Etats-Unis, au Kazakhstan, au Pakistan, au Pérou, en République
démocratique du Congo, en Roumanie, en Russie, en Somalie et en Tunisie.
Reporters sans frontières est
reconnue d’utilité publique en France et dispose d’un statut consultatif auprès
des Nations unies.
En 2005, le Parlement européen a
remis son prix Sakharov pour la liberté de l’esprit à Reporters sans
frontières.
Les coordonnées complètes des
différentes branches de l’organisation sont disponibles sur www.rsf.org