Arles 2019 : Nostalgie 1981 – Robert Mapplethorpe
Souvenirs de l’été 1981: le slideshow controversé de Robert Mapplethorpe au théâtre antique à Arles
Dans le cadre de la semaine d’ouverture de la 50e édition des Rencontres d’Arles, Isabella Seniuta (chercheuse à Paris 1 Panthéon-Sorbonne) a animé une table ronde avec Bénédicte Burrus (directrice de la galerie Ropac / Marais), Christian Caujolle (actuel directeur du festival Photo Phnom Penh) et Maryse Cordesse (membre de l’équipe fondatrice des Rencontres d’Arles), qui portait sur le diaporama présenté par Robert Mapplethorpe au théâtre antique d’Arles le 9 juillet 1981. Étant donné la renommée de l’artiste américain et ses images homoérotiques parfois provocatrices, l’événement fut abondamment commenté dans la presse de l’époque, ce qui atteste à la fois des questions de censure et de l’aura internationale que possédaient déjà les Rencontres. Intitulé L’homme, un jardin de géométrie, le diaporama de Mapplethorpe fut projeté la nuit du 9 juillet d’après une sélection réalisée par l’artiste lui-même et par le collectionneur Sam Wagstaff, son amant et mécène. Cette présentation arlésienne exposait un condensé de son portfolio XYZ (X pour les images sexuelles, Y pour les natures mortes florales et Z pour les nus masculins) avec en fond sonore l’album Horses de Patti Smith. À partir de documents d’archives inédits du festival et des correspondances entre Lucien Clergue et Sam Wagstaff découvertes au Getty Research Institute par Isabella Seniuta, les intervenants de la table ronde ont commenté et tenté de faire revivre le slideshow arlésien de 1981, un exercice inédit dans la carrière de Robert Mapplethorpe.
Festival européen de la photo de nu à Arles : un regard féministe sur le corps de la femme
Jusqu'au 13 mai, Arles accueille le Festival européen de la photo de nu. Dans une exposition parallèle, dix photographes (dont neuf femmes) de l'association "Osons le féminisme" posent un regard politique sur le corps féminin.
Le regard posé sur le corps nu est souvent masculin et le corps lui, le plus souvent féminin. L'association Osons le féminisme a choisi d'apporter un autre point de vue en parallèle du Festival européen de la photo de nu qui se tient à Arles jusqu'au 13 mai. Dix photographes, dont neuf femmes, exposent des photos de femmes dénudées.
Libérer la nudité de l'emprise du désir masculin
Sensualité, sexualité, érotisme ne sont pas du tout absents de ces images qui pourtant apportent un regard plus politique sur la représentation du nu féminin. Il y a là, surtout, la volonté de libérer la nudité de l'emprise machiste du désir qui impose souvent la vision d'une beauté normalisée.
"C'est une façon qu'a le corps des femmes de s'assumer, de se montrer et de dire sa liberté d'être un corps nu. Parce qu'un corps nu, c'est une forme de résistance. Son corps me raconte quelque chose. Et des fois, je perçois un petit truc... et je vais chercher ce petit truc."
Cathy Peylan, photographe
Dans leurs images, les dix photographes ne sont jamais à la recherche du corps parfait, de la beauté de papier glacé. Parce que le corps d'une femme n'est pas forcément jeune, mince, sportif, intact et sans histoires, les images proposées ne sont ni banales ni interchangeables. Ici le corps féminin est sujet, il n'est pas objet.
Tombé.e.s des Nu.e.s Expositions photographiques de 10 photographes à Arles jusqu'au 13 mai 2019 sur l'intitiatie de l'association Osons le féminisme.
Festival Européen de la Photo de Nu - ARLES
Vernissage Pierre Sage from Jacques Snap on Vimeo.
FESTIVAL EUROPÉEN DE LA PHOTO DE NU Du 04 au 12 mai 2019.
Chaque année depuis 2001 a lieu à Arles le festival de la Photo de nu, qui propose une exposition de photographes européens et d’un artiste arlésien. le Festival européen de la photo de nu a su s'affirmer à Arles. Chaque année les expositions envahissent le centre d'Arles et s'affichent aussi hors les murs. Initié par Bruno Rédarès et Bernard Minier, le Festival Européen de la Photo de Nu se présente comme la seule grande manifestation photographique, en France mais également en Europe, sur le thème du Nu et plus généralement sur le corps. L'idée de créer ce Festival est née de la rencontre des deux protagonistes qui organisaient, chacun de leur coté et depuis près d‟une dizaine d‟années, des stages photo sur le Nu. Arlésien de naissance et de cœur, c‟est naturellement à Arles « la Mecque photographique », que Bruno Rédarès décide de lancer le Festival. Photographe professionnel installé en région parisienne, Bernard Minier, se charge d‟établir les liens nécessaires avec le monde de l‟image. Le Festival a progressivement gagné en popularité tant auprès du public qu‟au travers des médias, et a acquis ses lettres de noblesses grâce à la présence de photographes de renom comme invité d‟honneur, tel que Jean-François Bauret, Georges Tourdjman, Jeanloup Sieff, Uwe Ommer et bien d‟autres photographes talentueux. Il attire chaque année une clientèle française mais aussi belge, allemande, suisse, italienne ou espagnole. La fréquentation dépasse les 15 000 visiteurs, soit dix fois plus que lors de la première édition. Installé au Palais de l’Archevêché (exposition Pierre Sage - photo ci-dessous) à la chapelle Sainte Anne et à l’espace Van Gogh, depuis 2009 le festival du Nu s’étend jusqu’aux Baux de Provence.
















