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Jours tranquilles à Paris
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auray
24 septembre 2014

En 1364, le sort de la Bretagne s’est joué à Auray

Il y a 650 ans, la bataille d’Auray a été décisive dans la guerre de succession de Bretagne. Une visite guidée des lieux de cet affrontement sanglant a lieu ce samedi matin, à l’occasion des journées du patrimoine.

Entretien

Laurence Moal, Docteur en histoire médiévale, auteur du livre « Auray 1364 : un combat pour la Bretagne ».

C’est quoi la bataille d’Auray ?

C’est une bataille rangée, qui se déroule en pleine Guerre de Cent ans. Elle met fin au conflit qui oppose les deux prétendants au duché de Bretagne : Jean de Montfort et Charles de Blois. Le premier est soutenu par le roi d’Angleterre (Édouard III), qui revendique lui-même le trône de France. L’autre par le roi de France, Charles V. La guerre de succession de Bretagne, c’est une guerre civile dans une guerre européenne.

Quelle est l’origine de cette guerre de succession ?

En 1341, le duc Jean III meurt sans héritier direct. Sa nièce, Jeanne de Penthièvre, et son demi-frère, Jean, comte de Montfort, revendiquent tous deux la couronne ducale. Jeanne est mariée à Charles de Blois, neveu du roi de France. Charles et Jeanne se revendiquent duc et duchesse de Bretagne. De son côté, Jean de Montfort meurt en 1345 mais son fils, également appelé Jean de Montfort, reprend le flambeau après avoir passé sa jeunesse en Angleterre. Cette guerre est ponctuée de trêves et de négociations.

Pourquoi tout va se jouer à Auray ?

Charles de Blois s’est emparé de la ville en 1342. C’est un site très intéressant car il y a un château et un port. Jean de Montfort, lui, a pris le château de Suscinio et Vannes. S’il fait tomber Auray, il deviendra maître du sud de la Bretagne. Il met le siège sur Auray, début août 1364. La ville se rend mais pas le château, qui est tenu par une garnison. Charles de Blois apprend la nouvelle depuis Guingamp. Rejoint par Bertrand du Guesclin, le connétable de France (le plus haut grade de l’armée à l’époque), il marche sur Auray. Le 29 septembre, les deux armées se retrouvent face à face le long de la rivière du Loch, au nord de la ville.

Comment se déroule la bataille ?

Pour les chroniqueurs, Charles compte entre 3 500 et 4 000 hommes, Jean entre 1 800 à 3 000. Les deux armées se mettent d’accord sur un champ de bataille, vraisemblablement situé sur le site de la Chartreuse, à Brech. L’affrontement est sanglant. Jean de Montfort l’emporte. Charles de Blois meurt, du Guesclin est fait prisonnier. Selon les chroniques anglaises, 900 hommes sont tués et 1 500 sont faits prisonniers du côté Franco-Bretons.

Quelles sont les conséquences ?

Jeanne de Penthièvre renonce à ses prétentions. Jean de Montfort est reconnu par le traité de Guérande comme seul duc de Bretagne sous le nom de Jean IV. La dynastie Montfort régnera jusqu’à Anne de Bretagne.

Recueilli par David DUPRÉ.

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19 septembre 2014

Auray : Une expo sur la fête des Bigorneaux

Elle est visible à l’office de tourisme. Les clichés retracent cette ancienne fête emblématique de Saint-Goustan.

Trois questions à…

Pierre Bonnec, natif de Saint Goustan.

C’était quoi la fête des Bigorneaux ?

Créée au milieu des années cinquante, elle a été la plus populaire des manifestations festives du quartier de Saint-Goustan. Madame Ségard, une personnalité pleine de ressources et unanimement appréciée était à l’origine du projet. Son mérite a été de rassembler tous les habitants et commerçants de Saint-Goustan autour d’un projet fédérateur dont ils étaient fiers. Elle a créé une dynamique qui a laissé de beaux souvenirs dont se souviennent encore ceux et celles qui sont devenus aujourd’hui des mamies et papis.

Pourquoi cette appellation de fête des Bigorneaux ?

Le quartier de Saint-Goustan était très différent de ce qu’il est aujourd’hui. Il était peuplé de gens aux conditions modestes. L’époque n’était pas encore à faire appel aux sponsors. Ils étaient habitués à ne compter que sur eux-mêmes. L’esprit de débrouillardise a compensé le manque des moyens pour financer le projet. Une multitude de petites mains ont créé et vendus de petits objets tels que des petits bigorneaux mais aussi des pochettes surprises en faisant la tournée des commerçants de Saint-Goustan ou du centre-ville pour récupérer des lots.

Pourquoi une exposition à l’office de tourisme ?

Une dizaine d’années après la guerre qui avait laissé tant de souvenirs douloureux, la fête des Bigorneaux a été un moment de bonheur partagé par la population, une parenthèse joyeuse pendant quelques étés. L’office de tourisme a compris son importance pour la mémoire collective d’où ce projet d’une exposition rétrospective de la fête des bigorneaux, du 19 septembre au 19 octobre. Les personnes ayant été déguisées lors des reconstitutions historiques pourront voir de nombreuses photos et articles de presse montrant avec beaucoup de détails cette fête populaire.

30 août 2014

AURAY : Le sculpteur Alain Dréan reste fidèle à son chalet

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Les personnages en bois d’Alain Dréan vont bientôt quitter leur cabane, située devant l’office de tourisme. L’artiste baissera le rideau pour la vingt-septième année. Avant de revenir l’été prochain.

Reportage

Alain Dréan sculpte le bois depuis plus de quarante-sept ans. Tous les étés, depuis vingt-sept ans, il quitte son atelier de l’avenue du Généralde-Gaulle pour venir s’installer dans son petit chalet, à l’entrée de l’office de tourisme, rue du Lait.« Je suis bien ici. La cabane reste en place et je peux facilement y revenir. L’été, mais aussi parfois pendant les fêtes de fin d’année » , confie l’artiste. Le sexagénaire tient sa passion de son père, déjà sculpteur sur bois. Entre ses mains, rondins de tous bois se personnifient. L’artiste exécute aussi bien des personnages religieux,« chers à la Bretagne », que des musiciens ou des chouans.« En polychromie, surtout pour l’art religieux, mais parfois unis » , indique Alain Dréan, au milieu de ses compagnons immobiles.

Pour les chapelles

Il en conçoit aussi de toutes les tailles.« J’ai même réalisé des statues de Cadoudal grandeur nature. Mais elles sont enfermées à la prison de la rue du Jeu-de-Paume. C’est dommage ! » Le sculpteur est aussi parfois sollicité par des associations qui rénovent des chapelles.« J’ai réalisé trois statues, dont une de 1,20 m pour la chapelle de Gornévec à Plumergat, qui avait été brûlée et pillée pendant la guerre. » Il a également restauré les poutres de la chapelle Saint-Méen de Plœmel :« Ce sont des poutres de 7 m de long. Un gros travail » , poursuit l’artiste. Alain Dréan déplore que les jeunes n’aient pas la patience de se former au métier :« Ça ne s’apprend pas tout de suite. Il faut sept ans pour bien pratiquer. Et encore, avec un bon professeur ! » Et tout autant de persévérance pour réaliser un sonneur de bombarde ou une effigie de sainte Anne.« Une petite statue demande environ huit jours de travail. Pour une grande, il faut compter un petit mois. »

L’art n’est plus une priorité

Le sculpteur regrette aussi la désaffection du public pour ses œuvres d’art, même s’il la comprend :« Ce n’est plus une priorité, les gens achètent d’abord l’essentiel. Dans les années 85, je vendais très bien. Maintenant c’est plus difficile. » Et ce malgré son emplacement à l’entrée de l’office de tourisme ?« J’étais là bien avant eux ! » s’amuse le sculpteur. L’échoppe fermera fin août« ou plus tard, je verrai en fonction du temps » , indique Alain Dréan. Ses réalisations resteront visibles dans son atelier toute l’année. Article de Anne TEXIER.

Contact : Alain Dréan, sculpteur sur bois, 172, avenue du Général-deGaulle, tél. 02 97 24 21 31. Le chalet est ouvert jusqu’à fin août (ou au-delà), de 9 h à 12 h et de 13 h à 17 h 30, à l’entrée de l’office de tourisme.

22 août 2014

Ils ont choisi le pays d’Auray pour leurs vacances

Ils sont charmés par le pays d’Auray. La rédaction est partie à la rencontre de vacanciers pour connaître leurs impressions sur leur séjour. Ils sont plutôt contents !

« Nous venons tout juste d’arriver, le temps de nous installer au camping de Crac’h et voilà », sourit Valérie Lefebvre. Et déjà la famille arpente les rues d’Auray à la recherche des bonnes adresses.« Le coin a l’air très joli. Nous n’étions jamais venus dans le Morbihan. Nous sommes de Honfleur. Nous aimons venir en Bretagne, un peu plus au sud que la Normandie, ça ne fait pas trop de route. » Céline Legendre confie être déjà venu à la pointe du Raz ou dans les Côtes-d’Armor,« nous voulons absolument visiter le site de Carnac », insiste-elle. En tout cas pour le jeune garçon de la famille, Quentin Prévost, le programme est tout trouvé :« Je veux bronzer, aller à la plage ! » sourit-il.« Notre impression est très bonne, résume Valérie,Auray est une très jolie ville, et il fait beau ! »

Chapelles et expositions

Jean, Jaquez et Christophine, eux, arrivent d’Orléans, mais ce n’est pas leur première fois.« Ma famille a une maison à Locmariaquer, confie Christophine,je suis très attachée à cet endroit. » Son compagnon penche plutôt pour la côte de granit rose, où il a en partie grandi.« Mais c’est vrai que le pays d’Auray est aussi très joli. » Surtout, le couple n’est pas seulement en vacances…« Nous préparons notre mariage que nous célébrerons ici en septembre. » Quand ils séjournent dans le pays d’Auray, ils sont pressés de visiter les chapelles, ou encore les expositions.« Celle du sculpteur à côté de l’office de tourisme m’a particulièrement plu » relève le futur jeune marié. Christophine, elle, adore plongée à La Trinité-sur-Mer…« Et nous apprécions beaucoup le contact avec les commerçants, les habitants. » La toute première chose qu’ils font quand ils arrivent ?« Aller manger une glace à l’Igloo, jusqu’ici nous allions à Quiberon. Nous sommes ravis de voir que l’enseigne vient d’ouvrir à Saint-Goustan… »

En quête de kouign aman

Nathalie Rebiai et Ali Faury ont passé une journée à la découverte d’Auray. Le reste du temps, ils ont marché et parcouru une centaine de kilomètres.« Nous avons fait beaucoup de randonnées, à Arzon, Locmariaquer, Saint-Philibert, Quiberon, Plouharnel… » énumère Nathalie. Avec leurs deux filles, le couple a également découvert l’île d’Arz, l’Ile-aux-Moines, Houat et enfin Belle-Ile !« Auray est notre première ville depuis le début de notre séjour. » Originaires de Grenoble, Nathalie et Ali s’étaient promis de revenir en Bretagne. Ils sont installés à Saint-Avé et sont ravis de leurs marches dans le pays d’Auray.« Nous sommes partis de chez nous sous la pluie, résume Ali,et nous sommes arrivés sous le soleil chez vous. C’est une région splendide que vous habitez. Et quand la pluie arrive, elle repart vite. » Nathalie et Ali ont poursuivi leur visite d’Auray, un plan en main, en quête d’un kouign aman… Article de Delphine LANDAY.

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20 août 2014

Auray => Quiberon : Avec le Tire-Bouchon, tous dans le même wagon !

Chaque été, le train régional Tire-Bouchon fait des allers-retours réguliers entre Auray et Quiberon. Avec lui, fini les embouteillages, et ça, estivants et travailleurs l’ont bien compris.

Reportage

Il est 8 h pile à la gare d’Auray. Le Tire-Bouchon, qui relie Auray à Quiberon, s’ébranle et commence à tracer sa route. A peine le moteur en marche, Laura Le Glohaec sort un plaid jaune de son sac et s’allonge sur deux sièges. Elle termine sa nuit avant d’aller travailler. Toute la saison, la jeune femme travaille dans un magasin d’optique à Quiberon, mais loge à Auray. Le Tire-Bouchon est son train-train quotidien.« Pour moi, c’est plus simple et plus reposant. Il n’y a pas photo, je fais comme ça tous les jours » ,explique-t-elle, avant de remettre ses bouchons d’oreilles.

Pas de problème de stationnement

Une bonne idée d’ailleurs que ces bouchons d’oreilles, car quelques sièges plus loin, Soline, 4 ans, et Valentin, 3 ans, sont bien réveillés. Ils occupent, avec leurs parents Jules et Bénédicte, un carré du train.« On vient d’Issy-les-Moulineaux et on va passer une petite semaine à BelleIle », explique Jules.« On prend le Tire-Bouchon car il est beaucoup plus facile de se garer à Auray qu’à Quiberon. Et puis ça amuse les enfants. Cela nous permet d’être avec eux, plutôt qu’à l’avant de la voiture » , sourit sa femme.« Pour le paysage, ce n’est pas la pire des régions » , glisse Marco. Originaire de Bucarest, ce jeune homme de 19 ans donne des cours de tennis à Quiberon.« Comme je n’ai pas le permis, ça me permet d’habiter à Auray et d’aller au travail. Comme les horaires coïncident très bien, ça m’arrange beaucoup. » Quelques sièges plus loin, Maurice, retraité, vient directement de Quimper. Pour 37 €, il fait l’aller-retour dans la journée et peut aller se balader à Quiberon. «J’ai l’habitude d’aller dans le Sud-Est en vacances et eux ont beaucoup plus le réflexe des transports en commun. Ce Tire-Bouchon est super pratique, la région devrait encore plus communiquer là-dessus » , argue-t-il.

Grands voyageurs

Le Tire-Bouchon va bon train et, par la vitre, on aperçoit des lapins dans les dunes. Au passage à niveau de Penthièvre, de part et d’autre de la route, des voitures s’amassent déjà, attendant que les barrières se relèvent. A les regarder, on se dit qu’on est vraiment pas mal dans le TireBouchon. Et 44 minutes après le départ d’Auray, nous voilà déjà arrivés à Quiberon. A pied, il faudra à peine 10 minutes pour rejoindre Port-Maria. Quelques minutes avant le retour, Danièle et Denise boivent un café avant leur grand voyage. Ces deux Belges ont passé, comme tous les ans, quelques jours à Belle-Ile.« Le Tire-Bouchon n’est que le début du trajet, soupire Danièle.Je n’arriverai qu’à 20 h à Bruxelles, et je dois changer quatre fois de train. » Dans le train du retour, à 10 h, Pascal, en short fluo, s’installe confortablement dans son siège pendant que le Tire-Bouchon se fraye un chemin à travers les fougères.« Ce matin, je suis parti en footing de Kerhostin. J’ai longé toute la Côte Sauvage et je retourne à ma voiture en Tire-Bouchon, idéal ! ». Article de Anaëlle BERRE.

Voir mes précédents billets sur le tire-bouchon : 25/09/2013, 16/08/2013, 13/08/2013, 02/08/2012.

Pour y accéder (après avoir noté les différentes dates) voir l'historique en cliquant sur le lien suivant : http://jourstranquilles.canalblog.com/archives/index.html

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15 août 2014

Au marché d'Auray...

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12 août 2014

Sous les Halles - Marché d'Auray

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11 août 2014

L’art contemporain chez Des Gens Déjantés - Auray

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Thomas Le Gloahec (photo ci-contre), connu sous son nom d’artiste Toma, invite six artistes à exposer avec lui à la galerie Des Gens Déjantés.

Pour la troisième exposition que Toma propose chez lui, de nouveaux artistes se sont joints aux précédents.« J’ai fait un appel sur internet. Ça se décide aussi au gré des rencontres », précise-t-il. Parmi une cinquantaine d’œuvres, on retrouve les singes d’Aphöne, des photos de voyages et de rues de Pierre Bonard… Deux autres jeunes photographes alréens exposent pour la première fois : Hugo Le Fur, qui immortalise les instants simples de la vie, et Alexis Courtois, avec ses « Chemins parallèles » et ses couchers de soleil. Les luminaires de Léna, de Plougoumelen, et les sculptures de Lino, d’Auray, occupent aussi l’espace. Ce dernier aime partager avec les autres.« J’expose une partie de ma troupe que je continue de créer. J’utilise beaucoup les produits de recyclage. » Ses géants colorés accueillent d’ailleurs le public dans la cour !

Jusqu’au 28 septembre, galerie Des Gens Déjantés », 1, Rue_Lionel_Huette . Ouvert de 10 h à 13 h et de 15 h à 19 h, nocturnes les jeudis jusqu’à 23 h.

9 août 2014

Saint-Goustan, une légende et des histoires

Aujourd’hui écrin de charme et place dynamique de la ville, Saint-Goustan est chargé d’histoire. De Madame de Sévigné à Benjamin Franklin, de nombreuses personnalités ont forgé son caractère.

L’histoire de saint Goustan

Avant de parler des origines historiques avérées du petit port, un détour par la légende. Le quartier tient son nom d’un moine de la presqu’île de Rhuys, né en 974 et mort en 1040. Pirate dans sa jeunesse, Goustan a été blessé au cours d’un abordage. Il fut délaissé par ses camarades et abandonné, seul, sur une île. Probablement celle d’Houat. Là, il se nourrit d’un marsouin. Chaque jour il le consommait avec une grande parcimonie, veillant à économiser le plus possible le poisson. Celui-ci se régénérait miraculeusement chaque jour. C’est d’ailleurs pour cela que saint Goustan est toujours représenté avec un poisson. Enfin, c’est saint Félix, abbé de la presqu’île de Rhuys, qui est venu secourir le jeune homme et lui a fait une place dans son abbaye.

Au XXIe , pas de vue sur mer

Au XXIe siècle, Saint-Goustan était déjà un petit bourg, faiblement peuplé par des laboureurs et quelques pêcheurs.« Mais à l’époque, aucune maison ne donnait sur la rivière comme maintenant » , explique Pierre Robino, de la Société d’histoire d’Auray. Ce n’est qu’en 1615 que le premier quai, puis la première cale, ont été construits.« Auparavant, pour accéder à Saint-Goustan, les bateaux devaient s’y échouer au gré des marées » , explique l’historien. A la fin du XVIIe siècle, la place Saint-Sauveur était aménagée.

La rue Neuve, route nationale

Jusqu’en 1749, la « grande route » de Saint-Goustan était la rue Neuve. Sur la place Saint-Sauveur, cette rue est cernée par les murs de French Galette et du bar La Licorne… «Je m’allongerai bien pour la mesurer. Mais c’est sûr qu’elle fait moins de deux mètres de large ! » , commente Pierre Robino. Sur les pierres des murs d’époque qui bordent cette ruelle, on peut encore observer des traces d’usure laissées par des carrioles trop larges. En 1749, c’est le Quai Neuf, fraîchement construit, qui devient l’axe principal de Saint-Goustan.

Personnalités de passage

Benjamin Franklin est sans conteste la star de Saint-Goustan. Une plaque commémorative indique qu’il y a débarqué le 4 décembre 1776 pour demander de l’aide à la France afin obtenir l’indépendance des États-Unis. Ce fut, en fait, le 3 décembre qu’il posa le pied sur le quai qui porte désormais son nom. Madame de Sévigné a également séjourné Saint-Goustan.« Elle y a fait étape le 30 juillet et le 13 août 1689, accompagnant le duc de Chaulnes pour un voyage » , raconte Pierre Robino. Ils ont passé la nuit à la Ville-auBlanc, la grande bâtisse de pierre, un peu à l’écart, sur la rive gauche du Loch. Il faisait déjà visiblement chaud à Auray puisque dans une de ses nombreuses lettres elle mentionne :« Nous suons tous les jours. Nous croyons que c’est admirable pour la santé. » Le 12 juillet 1686, c’est une délégation du royaume de Siam qui est de passage. Elle est en route vers Paris pour rendre visite à Louis XIV. Ils y repassèrent lors de leur retour, le 31 janvier 1687. La délégation comptait une trentaine de personnes dont trois ambassadeurs. Eux aussi ont pu se reposer et se ravitailler à la Ville-au-Blanc. Article de Anaëlle BERRE.

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8 août 2014

Aujourd'hui : La Kevrenn Alré à Carnac

La Kevrenn Alré, bagad d’Auray de première catégorie, vient de gagner la 2e manche du concours national des bagadoù au festival inter celtique de Lorient. Elle sera à Carnac ce vendredi. Départ place du Marché à 17 h 30. Circuit : place de l’Eglise, rue Saint-Cornély, rue du Ménec. Vers 18 h, spectacle de danses celtiques et prestation musicale au stade de football.

Ce vendredi, à partir de 17 h 30, Carnac. Gratuit.

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