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Jours tranquilles à Paris
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14 mars 2018

LE PLUS GRAND MUSÉE DE STREET ART À BERLIN

Ich Bin ein Street Art ! 

De 1970 à 2018, il était grand temps de faire entrer l’histoire de l’art urbain dans un musée et ainsi lui apporter une reconnaissance aux yeux de tous. Dans le quartier de Schönenberg, Berlin peut se targuer d'avoir le plus grand musée d'art urbain du monde depuis le 16 septembre 2017 : le Museum for Urban Contemporary Art.

Sur deux niveaux, aussi bien sur les murs intérieurs que sur les façades extérieures, l’histoire du Street art, ses pratiques et son évolution sont expliquées. De jeunes pousses et grands noms tels que Shepard Fairey, Vhils, Felipe Pantone, Blek le rat, se partagent l’espace du musée.

L’initiative artistique revient à Urban Nation qui a réuni plus de 100 œuvres, afin de promouvoir la diversité artistique, mais aussi la préserver. Face à la commercialisation croissante de l’art urbain et son appropriation par la publicité et les marques, le musée souhaite protéger le courant artistique, tant pis si quelques voix ont pointé du doigt son installation permanente qui détruirait l’esprit premier subversif.

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10 octobre 2017

Exposition à Berlin : Jean Loup Sieff, Lignes ombrées

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Nature et paysage, mode et nu : le photographe français Jean Loup Sieff s’est essayé avec virtuosité à différents genres tout au long de sa carrière et s’est ainsi illustré comme l’un des grands photographes français de la 2e moitié du 20e siècle. La galerie berlinoise Galerie 36 lui consacre à depuis le 28 septembre 2017 une exposition personnelle intitulée Lignes ombrées. Avec un ensemble de 48 œuvres, celle-ci offre une vision intime du travail de l’artiste en exposant des photographies moins connues du public. Cette sélection met ainsi en valeur la singularité de ce photographe qui a poussé les limites de la photographie en noir et blanc, non seulement par son attrait pour les objectifs grands et très grands angles mais également par ses contrastes saisissants, ses noirs profonds avec un grain particulier et ses mises en scène subtiles et pleines d’humour.

L’exposition compile des images personnelles mêlant des tirages d’époque et des tirages modernes de la fin des années 1960 aux années 1990. Des paysages poétiques, souvenirs de voyage et des nus féminins où le photographe a célébré la jeunesse avec un regard pour des détails et des mises en scène intimistes. L'exposition est un appel au voyage où les étendues linéaires et contrastées qui parcourent les photographies guident le regard du spectateur. Que ce soit des dunes de sable ou des pans de falaises, une vue de dos ou une partie d’un nu féminin, Jean Loup Sieff a composé ses sujets au gré de lignes incurvées, de structures fluides ouvrant de nouvelles perspectives par des contrastes forts et de superbes jeux d’ombre et de lumière. « Certaines de ces images font parties du livre de Jean Loup Sieff sur la Vallée de la mort parut en 1978 », explique Jean-Jacques Naudet, directeur de L’Œil de la Photographie. « Une anecdote à ce propos : Jean Loup était venu au magazine Photo avec son éditeur nous présenter le livre. À un moment ce dernier se tourne vers nous et déclare : il n’y a pas assez de photos de nus, Jean Loup pourquoi n iriez-vous pas à la mer de sable d’Ermenonville en faire quelques-uns ? Blême, Jean Loup quitta la pièce. J’ai le sentiment que cet éditeur évita de très peu ce jour-là une rouste formidable ! »

Né de parents d'origine polonaise, Jean Loup Sieff a découvert sa passion pour la photographie à Paris dans les années 1940 lorsqu'il a reçu une caméra comme cadeau pour son 14ème anniversaire. Sa percée se produit quelques années plus tard lorsqu’il est engagé par le magazine Elle. Pendant de nombreuses années, il collabore avec les magazines les plus prestigieux (Vogue, Harper’s Bazaar, Esquire ou encore Paris Match). Il continue en parallèle ses travaux personnels. Il n’est donc pas surprenant que Sieff soit resté un photographe de mode dans nos mémoires, une catégorisation qu'il a combattue avec véhémence tout au long de sa vie. Outre les photographies de mode bien connues, Sieff a laissé une œuvre riche en portraits, reportages, paysages et nus féminins où son regard, à travers l´objectif, a constamment poursuivi les formes pures et l'agencement d´éléments organiques.

Jean Loup Sieff, Lignes ombrées

28 septembre – 16 décembre 2017

Galerie 36

Chausseestraße 36

10115 Berlin

Allemagne

http://galerie36berlin.com/

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20 septembre 2017

Claudia Schiffer

La galerie Camera Work, à Berlin, ouvre cette semaine une exposition dédiée à l’actrice et mannequin allemande Claudia Schiffer. Cette exposition collective, en hommage à Claudia Schiffer et sa collaboration avec les plus célèbres photographes, comprend cent photographies et représente probablement la plus grande exposition qui lui est consacrée. Un livre photo éponyme est publié par Rizzoli Publishing House (édition internationale) et Prestel Publishing House (édition allemande). Après sa percée en tant que modèle à l'âge de dix-sept ans, Claudia Schiffer célèbre cette année son trentième anniversaire dans le mannequinat. À ses débuts, déjà ses premières photographies avec Ellen von Unwerth la rendent célèbre et suscitent l'intérêt de nombreux créateurs de mode, dont Karl Lagerfeld. Dans les années 1990, Claudia Schiffer apparait comme membre du célèbre groupe de super mannequins avec Cindy Crawford, Tatjana Patitz, Naomi Campbell et Christy Turlington. La sélection des photographies exposées couvre une période allant de la fin des années 1980 à 2011 et présente des photographies de mode, des portraits et des nus célèbres. Plus de quinze artistes montrent leurs images dans lesquelles ils présentent l'élégance, la dignité et la compréhension artistique de Claudia Schiffer. Les photographies d'Ellen von Unwerth soulignent le sex-appeal de Claudia Schiffer, Miles Aldridge joue avec sa mutabilité, Herb Ritts fait l'éloge de sa beauté classique et Camilla Akrans fait référence à l'histoire de l'art. La diversité des photographies montre la carrière de Claudia Schiffer et souligne son rôle essentiel dans l'histoire de la culture de la mode. De plus, les travaux révèlent également la synergie exceptionnelle qu’elle pouvait avoir avec les photographes.

Claudia Schiffer

Du 23 septembre au 11 novembre 2017

CWC Gallery

Auguststrasse 11–13

10117 Berlin

Allemagne

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http://camerawork.de/en/

8 août 2017

Hans Feurer à Caméra Work - Berlin

Le photographe suisse Hans Feurer expose plus de 25 clichés en grand format pour célébrer les 20 ans de la galerie berlinoise Caméra Work. A découvrir depuis le 15 juillet 2017.

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Voir mes précédents billets sur Hans Feurer

29 juillet 2017

Exposition "Undressed" de Mario Testino à la Fondation Helmut Newton à Berlin

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25 juillet 2017

Mario Testino

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2 mars 2017

Rankin Nus iconiques de supermodèles - Berlin

Au printemps 2017, la Galerie CWC devient une scène de créativité et d’invention où s’exprime un photographe : Rankin. L’exposition comprend plus de cinquante œuvres créées par Rankin de 1995 à nos jours, et donne un aperçu complet de son parcours en invitant le spectateur à entrer dans son univers. Rankin présente des travaux de différentes séries, dont ses nus iconiques de modèles comme Heidi Klum, Kate Moss et Gisele Bündchen, ses portraits de personnalités comme David Bowie, et plusieurs séries personnelles qui rompent avec les conventions artistiques. La caractéristique commune de ces œuvres est le don que possède Rankin pour questionner les normes sociales et le concept de beauté, et de dissoudre les frontières artistiques. Les œuvres de Rankin ont intégré des collections internationales publiques et privées et ont été exposées dans des musées du monde entier. Une rétrospective a été présentée au NRW Forum de Düsseldorf en 2012, suivie d’expositions à la Kunsthalle Rostock et à la National Portrait Gallery de Londres. Rankin a publié plus de trente livres dans sa carrière, et les deux derniers , intitulés #NSFW et Hunger: The Book sont sortis récemment chez teNeues (2016).

Rankin

Du 25 février au 1er avril 2017

CWC Gallery

Auguststrasse 11-13

10117 Berlin

Allemagne

http://camerawork.de/fr/cwc-gallery/

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26 février 2017

DES FILLES SOUS L’OBJECTIF DE RANKIN à la CWC Gallery de Berlin

Photographe de génie que l’on adore chez Lui, John Rankin Waddell dit Rankin est à l’honneur de la CWC Gallery de Berlin, dès demain. Jusqu’au 1er avril seront exposées ses clichés les plus iconiques. Une Gisèle toute vêtue de paillettes, une Lucy Liu espiègle ou une Heidi toute gantée, tout y est du travail incroyablement érotique du photographe. En tout ce sont 50 clichés, réalisés de 1995 à aujourd’hui qui seront exposés. Parce que les filles c’est supers recouvertes de bonbons, on aimera prendre le temps de passer à Berlin, les jours prochains.

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RGB_Gisele-Sparkley-II_1998_PR_CWC

RGB_Gloved-Heidi_2006_PR_CWC

RGB_HansFranz_2004_PR_CWC

RGB_HundredsThousands_2006_PR_CWC

RGB_Lucy-Liu_2003_PR_CWC

RGB_Momento-Glitter_2014_PR_CWC

RGB_Monica-Bellucci_2012_PR_CWC

RGB_Touch-Your-Toes_1996_PR_CWC

RGB_Tuulis-Boxes_2006_PR_CWC

19 février 2017

Berlinale 2017 : un palmarès aussi déroutant qu’un scénario de Paul Verhoeven

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Par Isabelle Regnier - Le Monde

Le jury présidé par le cinéaste batave a attribué l’Ours d’or à « Our Body and Soul », de la Hongroise Ildikó Enyedi, récit d’une histoire d’amour née dans un abattoir.

Toujours là où on ne l’attend pas, Paul Verhoeven. Alors qu’Aki Kaurismaki s’est maintenu, tout au long du festival, en position de favori pour l’Ours d’Or, le jury de la 67eBerlinale – présidé par le cinéaste batave – l’a finalement attribué à Our Body and Soul, de la Hongroise Ildikó Enyedi.

Ce film, qui conte l’histoire d’amour entre deux personnages ternes et solitaires – le gérant d’un abattoir et la nouvelle contrôleuse de qualité des viandes qu’on vient de lui mettre dans les pattes –, fonctionne sur un postulat original : c’est en découvrant qu’ils font tous deux chaque soir le même rêve, où ils se retrouvent dans la peau d’un cerf et d’une biche veillant tendrement l’un sur l’autre dans une forêt enneigée, qu’ils tombent amoureux.

Les choses se gâtent une fois l’idée posée, quand se précise la névrose du personnage féminin, agrégat de phobies diverses, qui par amour va tenter de s’ouvrir au monde, au contact physique, au jeu, à la musique, et finalement au sexe.

Coup de théâtre final

Entre les scènes de cantines, les soirées gin-rami et les face à face avec la psy d’entreprise, le chemin pour y arriver est si laborieux qu’il engloutit l’une après l’autre toutes les pistes ouvertes par le film, ne laissant au spectateur comme os à ronger qu’une scène d’amour excitante comme le spectacle de la glace qui fond au printemps.

La soirée de clôture du festival avait pourtant bien commencé. Et l’on peut se demander si ce coup de théâtre final n’a pas été concocté par Verhoeven comme une des farces acerbes – dont ses scénarios font leur miel – pour casser le bon goût d’une cérémonie trop bien huilée.

Où les meilleurs films se voyaient récompensés pour leurs meilleures qualités (meilleur réalisateur pour De l’Autre côté de l’espoir, d’Aki Kaurismaki, meilleure actrice pour Kim Min-hee, dans Une Femme seule sur la plage de Hong Sang-soo, Grand Prix du jury pour Félicité d’Alain Gomis…).

Où ceux moins passionnants mais qui avaient fédéré de larges suffrages, se partageaient le reste – prix de la meilleure contribution artistique pour le montage d’Ana, mon amourde Calin Peter Netzer, cinéaste roumain qui avait remporté en 2013 l’Ours d’or pour Mère et fils, Meilleur scénario pour Una Mujer fantastica, de Sebastian Lelio, Prix Alfred Bauer pour Pokpot d’Agnieszka Holland, meilleur acteur pour Georg Friedrich, dans Bright Nights de Thomas Arslan – alors qu’était ignoré le ventre mou de films plus ou moins anecdotiques, qui constituait le gros de la compétition.

Un trés gracieux « On the Beach at Night Alone »

Outre les très beaux films d’Aki Kaurismaki et d’Alain Gomis – ils vont prochainement sortir dans les salles françaises –, le passionnant The Lost City of Z de James Gray – présenté hors compétition –, une série de documentaires sur le racisme aux Etats-Unis (en particulier I’m not your negro de Raoul Peck, prix du public pour un documentaire dans la section du Panorama, et Strong Island de Yance Ford), et la restauration du formidable soap opéra de Rainer Werner Fassbinder, Huit heures ne font pas un jour, cette Berlinale aura été marquée par le très gracieux On the Beach at Night Alone de l’inépuisable Hong Sang-soo.

Le prix d’interprétation donné à Kim Min-hee (remarquée récemment dans Mademoiselle de Park Chan-wok, et Yourself and yours, le précédent film de Hong Sang-soo) était sans doute le plus bel hommage que le jury pouvait rendre à ce film, tant le visage lumineux de l’actrice le magnétise, tant le subtil nuancier de jeu qu’elle déploie innerve jusqu’à la rendre vibrante la texture de l’image.

Alone on the beach at nightcommence en Allemagne. En vacances chez une amie divorcée, Young-hee, la jeune actrice qu’interprète Kim Min-hee, se remet d’une rupture avec un homme marié, cinéaste de son état.

De retour en Corée, elle passe une soirée bien arrosée, au soju comme il se doit chez Hong Sang-soo, avec de vieilles connaissances qui la trouvent changée, « plus mûre », « plus femme », puis elle s’endort seule sur la plage et rejoint son amant, dans ce qui ressemble à un rêve.

Oublier ou se souvenir, rêver ou rejouer l’histoire dans sa tête à s’en faire mal, se fermer aux émotions ou s’ouvrir au désir… Au fil d’un puzzle de scènes de vie prosaïques où affleure une mélancolie inédite chez lui, le cinéaste, soutenu par le Quintette pour cordes en do majeur de Schubert, explore la multiplicité des voies du deuil amoureux. Et c’est très beau.

https://twitter.com/berlinale?lang=fr

 

31 août 2016

Alice Springs (femme d'Helmut Newton)

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Quand, en 1970, son mari – qui deviendra le photographe mondialement connu Helmut Newton – attrape la grippe la veille d’une échéance importante, c’est June, l’épouse, qui prend le relais et honore la commande d’une publicité pour les cigarettes Gitanes. Munie de maigres conseils en matière de lumière et de technique d’image, June se présente devant un mannequin en train de fumer, appuie sur le déclencheur et provoque l’étincelle qui enflamme sa future carrière derrière l’objectif.

Sous le pseudonyme d’Alice Springs, June Newton débute son travail par des commandes, illustrant des publicités pour les magazines de mode français et internationaux, avant de se tourner vers le portrait et les célébrités, avec pour sujet la vie mondaine d’Hollywood et les bas-fonds de la scène punk de L.A. durant les années 1980. Devenue la directrice artistique d’Helmut, elle participe à des expositions et à la réalisation de livres, tout en approfondissant sa propre œuvre photographique à l’intensité si singulière.

À l’occasion d’une grande rétrospective à la Maison européenne de la photographie, cette anthologie proposée par TASCHEN rend hommage au travail d’Alice Springs en portant une attention particulière à ses représentations du glamour et de l’excitation sordide du Melrose des années 1980, à Los Angeles, ainsi qu’à certains de ses autoportraits et études d’Helmut les plus intéressants. Au fil des pages, l’ouvrage célèbre la sensibilité de Springs dans la composition des scènes et son talent particulier pour capter l’aura d’un personnage, d’un visage.

Exposition

juin 02 - novembre 20, 2016

Alice Springs. The MEP Show

Helmut Newton Foundation, Berlin

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