Cannes : Semaine de la Critique - Un film réalisé par Laetitia Casta
Voici l'affiche du film En Moi, film qui a été réalisé au mois d'août dernier et qui sera présenté le 19 mai prochain en exclusivité dans le cadre de la soirée de clôture de la semaine de la critique du prochain festival de Cannes 2016.
Le film intitulé " En Moi " a été sélectionné et sera présenté en première mondiale dans le cadre de la clôture de la 55 ème édition de la semaine de la critique du prochain festival de Cannes 2016.
synopsis:
Un metteur en scène se rend à l’Opéra de Paris pour le tournage de son prochain film. En perte d’inspiration, il cherche des échappatoires face à sa solitude et sa peur de l’échec. A chaque porte qu’il entrouvre, son imaginaire se révèle à lui et des personnages mystérieux l‘entraînent vers son désir de créer et d’aimer.
Avec : Yvan Attal, Lara Stone, Arthur Igual, Mathilde Bisson, Jérémie Belingard, Akaji Maro
Cannes fait le mur
Dans le cadre de cette exposition programmée parallèlement au Festival de Cannes depuis 2003, les affiches monumentales déroulées sur les murs et les bâches aériennes de la rue d'Antibes offrent une part de rêve et de glamour aux passants. Les clichés sont disséminés aux quatre coins de la ville, l'occasion de découvrir une star de cinéma à chaque balade.
Pour la treizième année consécutive, la municipalité met à l’honneur le cinéma dans la ville en reconduisant l’événement « Cannes fait le mur ». Cette exposition sur le thème de « Bad Boy, Bad Girl » en partenariat avec Nice-Matin, compte 18 toiles grand format de célébrités du cinéma, installées sur des murs pignons d’immeubles et sur des bâches aériennes situées tout au long de la rue d’Antibes.
8 bâches sur les murs de la ville
Sylvester Stallone et Mel Gibson - Hôtel de ville (côté gare routière) ;
Vincent Cassel - Lycée Jules Ferry, 81 bd de la République ;
Tahar Rahim et Adèle Exarchopoulos / Gilles Lellouche, Diane Kruger et Fred Testot -
Espace Ranguin ;
Francis Ford Coppola / Steven Spielberg, Georges Lucas, Harisson Ford -
Hôtel Renoir, 7 rue Edith Cavell - voie rapide ;
Marion Cotillard et les frères Dardenne - Hôtel Cannes Riviera, 16 bd d'Alsace, vue depuis la voie rapide ;
Johnny Depp - Cinéma les Arcades, 77 rue Félix Faure ;
Harvey Keitel et Jane Fonda - voile entrée de ville à La Bocca, avenue Francis Tonner ;
Diego Maradona - avenue Francis Tonner, Cannes La Bocca.
10 bâches aériennes rue d'Antibes
Gérard Depardieu et Isabelle Huppert
Cate Blanchett
John C. Reilly
Bono et Sean Penn
Robert de Niro et Jean Dujardin
Ryan Gosling
Benicio del Toro
Maiween
Emmanuel Seigner
Gérard Jugnot
DANS LE CADRE DE Cannes fait le mur
QUAND ? mer. 11 mai 2016 > mer. 31 août 2016
Woody Allen. Pourquoi on ne s'en lasse pas
« Café Society » marque la quatorzième sélection hors compétition à Cannes de Woody Allen.
« Café Society », le dernier film de Woody Allen, a lancé le Festival de Cannes, hier. Hors compétition comme toujours, et sous les applaudissements, comme souvent. Le réalisateur new-yorkais octogénaire est décidément inusable !
Parce qu'à 80 ans, il continue de créer. Avec 46 films au compteur, et 80 printemps depuis décembre, le cinéaste pourrait s'estimer satisfait, mais non ! « Je suis plein de jeunesse, je suis agile, je mange bien, je fais de l'exercice... J'ai de la chance, mes parents ont vécu jusqu'à presque 100 ans, j'ai gagné le jackpot en matière de longévité. Je vais me réveiller un matin, j'aurai un arrêt cardiaque et je serai mis dans une chaise roulante, mais jusqu'à cette date, je resterai là et je ferai des films », s'exclamait, hier, Woody Allen, à la conférence de presse du film. Ça donne de l'espoir, non ?
Parce qu'il change de muse comme de chemise à carreaux. À ses côtés, sur le tapis rouge, deux bombes. Mais Kristen Stewart et Blake Lively sont loin d'être juste de jolies plantes décoratives. D'ailleurs, Kristen, 26 ans, ancien bébé star de la saga « Twilight », montera aussi les marches pour « Personal Shopper », d'Olivier Assayas (en compétition), et elle n'est pas loin d'être aussi connue que Woody. Et côté muse, il est très fort : Diane Keaton, Mia Farrow, Julia Roberts, Charlize Theron, Naomi Watts, Marion Cotillard, Scarlett Johansson, Penélope Cruz, Cate Blanchett ou encore Emma Stone l'année dernière... N'en jetez plus !
Parce qu'il verse dans le romantisme et que ça fait du bien. En rendant hommage au cinéma d'Hollywood des années 30 et à des films qui ont marqué son enfance, Woody Allen ne signe pas juste une bluette sentimentale, mais un film aussi solide techniquement que doux et léger à regarder, nostalgique comme un roman de Scott Fitzgerald. Rendez-vous l'année prochaine ! Source : le Télégramme
Simulation d'un attentat à Cannes
Simulation d'un #attentat à #Cannes https://t.co/G4HV2skiub pic.twitter.com/A8S5RcGf4Y
— France 3 Côte d'Azur (@F3cotedazur) 21 avril 2016
Exercice simulation attentat en cours au @CannesPalais. #Cannes anticipe le risque avec responsabilité @davidlisnard pic.twitter.com/SSkn0jMsG5
— Ville de Cannes (@VilleCannes) 21 avril 2016
EXERCICE simulation d'attentat à Cannes demain 21 avril - N'ayez pas peur !
⚠ Information : jeudi 21 avril, exercice simulation d'attentat à #Cannes de 8h à 13h. #MairiedeCannes @davidlisnard pic.twitter.com/Ne6QBlEx1B
— Ville de Cannes (@VilleCannes) 15 avril 2016
Festival de Cannes 2016
Opération déminage pour la sélection cannoise
Grand-messe parisienne qui donne chaque année le coup d’envoi officiel de la saison cannoise, la conférence de presse du festival de Cannes s’est tenue au matin du jeudi 14 avril dans la grande salle du cinéma Le Normandie, sur les Champs-Elysées. Dans leur numéro désormais bien rodé de duettistes, Thierry Frémaux et Pierre Lescure, respectivement délégué général et président du festival, s’étaient visiblement passé le mot : il s’agissait d’apaiser, de pacifier, de rassurer. Plus qu’aucune autre, de fait, cette édition, s’annonce semée de mines.
Première mine, les intermittents qui ont accueilli les journalistes avec force tracts et pancartes. Ils ont ouvert le bal en montant sur scène pour exprimer leur hostilité farouche à la loi El Khomri, leur angoisse quant à l’avenir de leur régime de protection sociale, leur solidarité avec tous les précaires, « avec ou sans papiers », et en brandissant, en guise de conclusion, la menace d’un blocage des festivals.
Deuxième mine, et pas la moindre, le risque terroriste qui pèse sur le festival et qui ferait actuellement l’objet, selon Thierry Frémaux, de nombreuses réunions entre la police et les autorités politiques des Alpes-Maritimes.
Troisième mine, les soubresauts qui ont marqué ces dernières semaines les relations entre Canal+ et le festival, et qui semblent avoir été à peu près canalisés.
Quatrième mine, la sélection officielle elle-même, dont il convenait de restaurer le prestige absolu après les attaques dont elle a fait l’objet en 2015 : de la part de cinéastes mécontents d’avoir été « relégués » dans la section Un Certain Regard et qui avaient rejoint La Quinzaine des réalisateurs en signe de protestation, des journalistes et de la twittosphère qui avaient largement souligné la place nouvelle que semblaient prendre les sponsors dans l’organisation et la communication du festival (notamment dans le discours d’ouverture de la conférence de presse de Pierre Lescure), et enfin de la part de critiques français et internationaux peu sensibles à l’orientation qu’avait prise la compétition, très tournée vers le marché, et pas toujours vers l’art.
En offrant une partie de son temps de parole aux intermittents, Pierre Lescure s’est d’abord épargné la tâche délicate de savoir s’il devait ou non remercier les sponsors. Se contentant de rappeler dans une petite pirouette que, Cannes étant un événement saisonnier, il relevait aussi d’une forme d’intermittence, il a vite passé la parole à Thierry Frémaux, lequel a déroulé la liste des 49 films qui auront cette année les honneurs de la sélection officielle.
« Café Society » de Woody Allen, avec Kristen Stewart et Jesse Eisenberg dans les rôles principaux.
Quatre films français sélectionnés
Ne boudons pas notre plaisir : le cru 2016, qui s’ouvrira avec Café Society de Woody Allen, avec Kristen Stewart et Jesse Eisenberg dans les rôles principaux, fait assez envie. Dans son ensemble, il n’en ressemble pas moins, toutefois, à un rétropédalage en bonne et due forme. On retrouve ainsi en compétition une vaste palette de grands auteurs étoilés (et seulement trois femmes) : les frères Dardenne pour la Belgique, qui avec Adèle Haenel continuent leur travail avec les jeunes et grandes actrices (La Fille inconnue), Pedro Almodovar pour l’Espagne (Julieta), Cristi Puiu pour la Roumanie (Sierra Nevada). Quatre films américains ont été retenus : Loving de Jeff Nichols, que Thierry Frémaux a décrit comme « un film d’époque, une histoire d’amour sur les mariages interraciaux », The Last Face, de Sean Penn, avec Charlize Theron et Adèle Exarchopoulos, Paterson de Jim Jarmusch, qui présente par ailleurs un documentaire sur Iggy Pop, Gimme Danger, en séance de minuit.
L’autre grand pays représenté en compétition est évidemment la France, avec quatre films sélectionnés également : Ma Loute de Bruno Dumont, qui poursuit avec Fabrice Luchini, Juliette Binoche et Valeria Bruni Tedeschi, sa veine burlesco-policière en terres du Nord entamée avec sa série télé « Le P’tit Quinquin », Personal Shopper d’Olivier Assayas, avec Kristen Stewart, qui sera donc, comme l’a souligné le directeur du festival, « une des reines de Cannes », Mal de Pierre de Nicole Garcia avec Louis Garrel et Marion Cotillard, ainsi que Rester Vertical d’Alain Guiraudie.
Autant la sélection 2015 était anglophone, tendance europudding parfois, autant celle-ci s’annonce francophone puisque les films du Néerlandais Paul Verhoeven (Elle, avec Isabelle Huppert) et du Canadien Xavier Dolan (Juste la fin du monde, avec Marion Cotillard, qui mérite donc elle aussi sa couronne de reine cannoise, Léa Seydoux, Gaspard Ulliel, Vincent Cassel, Nathalie Baye…) parleront la langue de Molière.
Parmi les grands cinéastes cannois de la compétition, notons encore le Danois Nicolas Winding Refn avec The Neon Demon, « un film d’horreur cannibale chez les top models », le Roumain Cristi Puiu avec Sierra Nevada, le Coréen Park Chan-wook avec Agassi, le Philippin Brillante Mendoza avec Ma’Rosa, les Britanniques Ken Loach (avec I, Daniel Blake, « un film très loachien », dixit Thierry Frémaux), et Andrea Arnold (avec American Honey). Pour les surprises, il faudra se contenter de Toni Erdmann, de la cinéaste allemande Maren Ade, et d’Aquarius du Brésilien Kleber Filho Mendonça.
Un Certain Regard redevient un lieu de découvertes
Après plusieurs années passées à vouloir faire d’Un Certain Regard une section ouverte à des cinéastes renommés, Thierry Frémaux semble s’être résolu à la laisser redevenir un lieu de découvertes de réalisateurs ne jouissant pas encore d’une forte reconnaissance (l’Iranien Behnam Behzadi, les Françaises Delphine et Muriel Coulin, le Japonais Koji Fukada, l’israélienne Maha Haj, le cinéaste d’animation néerlandais Michael Dudok de Wit, l’Américain Matt Ross…) et de « petits films » de grands auteurs, comme ce serait d’après lui le cas de After the Storm de Hirokazu Kore-Eda.
On se réjouira de la présence, en séance spéciale, de La Mort de Louis XIV d’Albert Serra, avec Jean-Pierre Léaud dans le rôle du roi soleil à l’agonie, du Cancre, de l’inépuisable Paul Vecchiali, et du documentaire Hissène Habré, une tragédie tchadienne de Mahamat-Saleh Haroun. Sans oublier le retour, hors compétition, de Steven Spielberg, avec Le Bon Gros géant (adapté de Roald Dahl). Il cohabitera avec Money Monster de Jodie Foster, Exil du Cambodgien Rithy Panh, Goksung, « un film de vampires coréens » de Hong-Jin Na, et The Nice Guys de Shane Black, une comédie américaine au casting de choc (Ryan Gosling, Russell Crowe, Kim Basinger…), calibré pour le tapis rouge. Article de Isabelle Regnier - Journaliste culture, critique de cinéma
Festival de Cannes
Festival de Cannes - Pour Depardieu, la Une de Charlie Hebdo sur Deneuve "mérite deux claques dans la gueule"
L'acteur n'a pas du tout apprécié la couverture de Charlie Hebdo du mercredi 13 mai qui caricature Catherine Deneuve à l'occasion de l'ouverture du festival de Cannes.
Gérard Depardieu n'a pas pour habitude de mâcher ses mots. Le colosse du cinéma français l'a encore une fois démontré. Interrogé lundi par le magazine Gala, l'acteur a donné son avis sur la dernière couverture de Charlie Hebdo qui met Catherine Deneuve en Une. Et autant dire que celui-ci est tranché. "Attaquer les gens sur leur physique, ce n'est pas bas, ni facile, c'est débile. Ça mérite deux claques dans la gueule, merde!"
La raison de ce courroux ? La caricature réalisée par Luz. Le dessinateur, qui quittera bientôt Charlie Hebdo, a osé représenter Catherine Deneuve sur la Croisette, sous la forme peu avantageuse d'un cube.
A l'affiche de La tête haute, film qui a ouvert le 68e Festival de Cannes, Catherine Deneuve n'a pourtant pas pris ombrage de cette Une. "J'espère que c'est drôle, même si c'est méchant", avait-elle confié en conférence de presse la semaine dernière. Consciente qu'avec Charlie Hebdo, "il ne faut pas s'attendre à des couverture de magazines de mode."
Gérard Depardieu, qui a tourné avec Catherine Deneuve dans Le dernier métro de François Truffaut, ne s'est pas non plus dit "choqué" par la couverture de l'hebdomadaire satirique. "J'ai juste trouvé ça bête, con et méchant", a-t-il ajouté.

















