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Jours tranquilles à Paris
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19 mai 2013

Stéphane Hette : Art of Butterfly - vu à la MEP

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Photo prise avec mon téléphone mobile Nokia N8

Avec “Art of Butterfly”, Stéphane Hette réalise l'enregistrement d'un moment présent. Le photographe saisit ici l'instantanéité de la pause du papillon, la brièveté de cette halte.

Par un jeu de lumière Stéphane Hette fait disparaître le fond, présentant ainsi le papillon en suspension dans un espace vide d’une blancheur immaculée et où les quelques brins de nature se rapprochent de l’Ikebana, art de l’arrangement floral japonais. Cet intervalle flottant serait l’environnement idéal que l’on ne pourrait obtenir à l’œil nu. Un idéal de pureté propice à l’observation de ce papillon.

Cette esthétique soignée invite ainsi à la contemplation et à l’émerveillement de la Nature. “Art of Butterfly” synthétise la préciosité du papillon ainsi que celle de la brièveté d’un instant. Une tension délicate se dégage entre la capture d’un moment éphémère et l’infinie beauté de la Nature.

Le site de la MEP

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19 mai 2013

Actuellement à la MEP : Philippe Favier

Apparu dans les années 1980, le travail de Philippe Favier a d’emblée séduit et interpellé par sa singularité.

Si pendant quelques années il a exposé dans le monde entier en compagnie des artistes de la figuration libre, on découvre assez vite que son univers emprunte beaucoup au cinéma, à la poésie, à la « grande » peinture et à la photographie.

Ce qui caractérise l’œuvre de Favier est sans doute la permanence de son inventivité et la liberté qu’il s’accorde à casser les images qu’il initie. Dans cette société  étiqueteuse, il est assez délicat d’apparaitre à chaque exposition avec un travail renouvelé. Mais depuis plus de trente ans et après trois rétrospectives, Philippe Favier a réussi avec une indéniable cohérence à créer une des œuvres les plus foisonnante et des plus originale de sa génération.

Ainsi pour celui que l’on classe trop facilement au « rayon peinture », ce n’est pas sans une certaine espièglerie qu’il présente pour la première fois réunis ses travaux « photographiques ».

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Photos prises avec mon téléphone mobile Nokia N8. Vu le 15 mai.

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Sur les touches, des visages...

Le site de la MEP

22 avril 2013

Actuellement à la M.E.P. : Claude Lévêque, un artiste qui photographie

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Claude Lévêque

Claude Lévêque n’est pas un photographe, ni même un peintre-photographe comme Boltanski, Gette, Annette Messager ou Le Gac le furent dans les années 1970, mais un artiste qui photographie tout le temps, plus que les photographes peut-être, plus que les peintres-photographes certainement.

Ce qu’il enregistre est à la fois drôle et terrible, aigu et poétique. Constat parfois et parfois pas de côté dans le réel, en écho à l’oeuvre, faite, comme on le sait, de tensions entre des pôles contraires, où se mêlent et s’opposent violence et douceur, tendresse et terreur. Avec l’humour, des éclats de rires sonores et même la gaminerie qui enchante tout cela et peut en bouleverser, parfois, la compréhension. Car si Claude Lévêque donne à voir notre univers dans son aspect sinistre, impitoyable, en même temps l’enfance, ses rêves et ses peurs, hante cet univers heurté, aussi noir et doré que le sont les contes d’ogres et de fées.

Connaissant ces photographies depuis longtemps, j’ai proposé à Jean-Luc Monterosso de les exposer : il avait déjà acquis de Claude Lévêque, pour la MEP, une vidéo qui sera projetée dans l’exposition. On n’y montrera aucun tirage encadré mais des images projetées selon différents rythmes, différents formats, accompagnées de deux néons, dans un dispositif intime cherchant à garder à ces images le statut qui est le leur: repérage, exploration, observation, recherche. Il s’agit là d’un voyage en images dans l’univers d’un artiste. D’un artiste majeur, en France, aujourd’hui. D’un artiste qui nous livre ici en somme son “journal” ou son carnet de croquis.

Un instant de rêve, naturellement, est une antiphrase, procédé qui consiste à exprimer une idée par son contraire.

Michel Nuridsany

La MEP

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Maison Européenne de la Photographie Ci-dessous crédit photo : Claude Lévêque, Castorama (mon cul, ma vie, mes couilles), 2005 Néon bleu, écriture Léo Carbonnier, Collection privée.
Photo : Claude Lévêque © ADAGP. Courtesy de l’artiste et kamelMennour, Paris
 
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19 mars 2013

Exposition : actuellement à la MEP

13 mars 2013

Avis de la MEP

En Mars, l’actualité est riche à la Maison Européenne de la Photographie : des expositions qui connaissent un beau succès et un tout nouveau site Internet !

Vous pouvez désormais retrouver sur notre nouveau site toutes les informations sur la Maison, les expositions passées, en cours et à venir, les visites et les activités proposées… ; découvrir le Kaléidoscope, le journal en ligne de la MEP ; rester informés de notre actualité grâce à la newsletter mensuelle et nous suivre sur Facebook et Twitter.

Et avant leur fermeture le 7 avril, ne manquez pas, dans nos murs, les expositions Joel Meyerowitz, Martial Cherrier, Diana Michener et 10 ans d’Images !

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13 février 2013

Exposition : actuellement à la MEP

12 septembre 2012

Exposition photographique à la M.E.P.

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Le public de la Maison Européenne de la Photographie avait découvert sa série tourmentée « Autoportraits en enfer », exposée en 2005. Plasticien inspiré, Choi doit sa célébrité à une longue et féconde expérience de tireur au service d’une pléiade de photographes contemporains nommés Newton, Goldin, Tosani, Moulène, Bannier, Rheims, Orlan, Dine, d’Orgeval ou Poitevin, parmi beaucoup d’autres. Choi Chung Chun (mais on dit « Choi ») est né à Hong Kong en 1949 et a commencé son apprentissage en assistant son oncle photographe. L’adolescent qui rêvait de devenir peintre arrive à Paris en 1965 pour s’inscrire à l’école des Beaux-arts. Il a tout juste seize ans. Il en a dix-neuf quand il commence à travailler dans un laboratoire où il se perfectionne en tirage jusqu’à devenir un spécialiste du grand format. Après de longs passages en plusieurs entreprises, Choi décide en 2011 de s’installer en toute indépendance dans un des vastes locaux du complexe industriel CAP18, dans le 18e arrondissement, sous la simple enseigne d’Atelier Choi. Réputé rare et brillant, Choi y reçoit ses clients photographes avec lesquels il entretient une relation de travail amicale et singulière, propice à la réalisation de tirages argentiques en noir ou en couleur, exécutés par un homme seul dans le gigantisme des formats et le volume d’expositions entières. Semblable aux grands artisans qui dans les pages de l’histoire de l’art servent le génie, Choi ne se repose d’un travail que par le commencement d’un nouveau projet. Ces semaines de sept jours lui laissent pourtant le temps de produire une oeuvre d’artiste et sa dernière production située à la convergence de la photographie et de la peinture s’expose à la MEP en vingt-cinq épreuves géantes des figures étranges, visages émergeant de limbes infernales ou célestes, réalisées chacune en plusieurs heures de pose en chambre noire, composant avec le froissement aléatoire du papier de riz, le recours prémédité aux opacités de pigments, pour inventer le détournement de l’immémorial sténopé.

Hervé Le Goff

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8 septembre 2012

M.E.P. : Alice Springs (ou June Newton)

DSC_0065Jusqu'au 4 novembre 2012 à la MEP

En 1970, June Newton commence une carrière de photographe sous le pseudonyme d’Alice Springs. Depuis 2005, ses travaux sont régulièrement exposés à la Fondation Helmut Newton à Berlin dans la salle baptisée “June’s Room”. Cette rétrospective, exposée auparavant à Berlin et Milan, rend compte de 40 ans de travail, présentant à la fois ses photographies de publicité et de mode ainsi que des nus et des portraits.

L’épouse d’Helmut Newton a entamé sa propre carrière photographique à Paris en 1970. Son mari, alors alité avec la grippe, lui apprend à manier son appareil et son luxmètre, pour qu’elle puisse réaliser à sa place une photo publicitaire pour la marque de cigarettes Gitanes. Le célèbre portrait qui en résulte sera le point de départ de sa nouvelle carrière.

Installée à Paris, cette actrice de théâtre d’origine australienne, ayant dû renoncer à sa carrière, s’est investie dans la peinture, avec les pinceaux et les couleurs que son mari lui avait donnés. Mais après cette fameuse photo publicitaire, José Alvarez, alors directeur d’une agence publicitaire, lui passe une commande pour des campagnes pharmaceutiques.

Dès le milieu des années 70, Alice Springs reçoit de nombreuses commandes de portraits, dont certains deviennent légendaires. La multitude d’artistes, d’acteurs et de musiciens qu’elle photographie au cours de ces 40 dernières années est à un véritable “Who’s Who” de la scène culturelle internationale des deux côtés de l’Atlantique – d’Yves Saint-Laurent à Karl Lagerfeld, de Billy Wilder à Diana Vreeland, en passant par les Hell’s Angels. La plupart de ces portraits sont des commandes pour des magazines publiés à Paris et à Los Angeles, d’autres résultent d’initiatives privées.

La majorité de ses modèles appartiennent à la jet-set internationale, mais Alice Springs porte cependant le même regard empreint d’innocence et de simplicité sur tous ses sujets. Elle révèle leur singularité, mais aussi leur vulnérabilité.

Ses portraits se distinguent par une approche intime et spontanée. Traduire l’intensité des telles personnalités artistiques ne peut se faire que grâce à son ouverture d’esprit, sa sensibilité et sa psychologie. On pourrait imaginer que ces célébrités se prêtent aux séances photos dans une incessante quête de notoriété. Mais en fait, une séance photo peut se transformer une sorte de duel entre le modèle et le photographe, dont l’appareil devient arme.DSC_0066

Dans un portrait photographique, la force créatrice vient en second ; le photographe doit dépasser le simple document afin de créer une image nouvelle, imprévue, qui transgresse les stéréotypes. Alice Springs y réussit à maintes reprises dans ses portraits. C’est peut-être sa connaissance du théâtre qui l’amène à voir au-delà de l’être humain, en particulier dans ses doubles portraits qui mettent subtilement en scène l’interaction des protagonistes.

Alice Springs fait plus que capter l’apparence de ses contemporains, célèbres ou anonymes ; elle canalise leur charisme, leur aura. Derrière ses magnifiques portraits, se dessine une connivence implicite, une complicité spirituelle. Son regard se concentre surtout sur le visage ; parfois, elle rétrécit le champ pour s’attarder sur un détail, généralement les mains. Dans ses petits formats, les sujets nous regardent de manière directe, curieuse, candide – ce qui est rare dans la photographie contemporaine. Peu de ses portraits sont réalisés en atelier, la majorité est prise dans des espaces publics ou dans la maison de ses sujets. Il règne un sentiment de familiarité, entre distance et intimité. Les poses sont rarement affectées ; les prises de vue se font avec simplicité. La photographe ne trahit jamais son sujet.

Au début des années 1970, Alice Springs s’est vu confier plusieurs campagnes par le coiffeur Jean-Louis David ; ses photographies apparaissent sous son propre nom, dans des publicités en pleine page publiées par de grands magazines de mode, tels que Elle, Vogue, Marie Claire et Nova. Elle commence également à travailler pour le magazine Dépêche Mode en 1971 et, trois ans plus tard, fait pour la première fois la couverture de l’édition française du magazine Elle. Certains de ses premiers travaux de mode et de publicité sont présentés au début de cette rétrospective, qui comporte également les nus provocateurs qu’elle a réalisés dans les années 70. (Commissaire de l'exposition : Matthias Harder)

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DSC_0072Voir mes précédents billets sur Alice Springs en cliquant ICI

 

4 août 2012

Charlotte Rampling à la MEP

77438025_oComme toujours, Charlotte Rampling sème le trouble. A la Maison européenne de la photographie qui lui consacre une exposition, l’actrice se dévoile. Audacieuse chez Helmut Newton, altière chez Bettina Rheims, maternelle chez Cecil Beaton, hypnotique chez Peter Lindbergh et toujours magnétique. Des portraits d’elle que Charlotte Rampling complète avec un choix sensible d’autoportraits de photographes, Robert Mapplethorpe, Nan Goldin, Larry Clark, mais aussi en dévoilant pour la première fois ses albums de photos : images de ses enfants saisis dans toute leur grâce, clichés de la Chine qu’elle découvre aux côtés de Jean- Michel Jarre… Au fi nal, une expo comme un autoportrait pudique, qui laisse le mystère Rampling entier.

« Charlotte Rampling, Albums secrets », jusqu’au 26 août à la Maison européenne de la photographie, 5/7, rue de Fourcy, Paris-4e. www.mep-fr.org

Voir mon billet du 12 juillet 2012

29 juillet 2012

Save the date : Mois de la Photo du 27 novembre 2012 au 13 janvier 2013, à la MEP...

Photographes exposés :

Christian Boltanski, Henri Cartier-Bresson, Raymond Depardon, Jean Dieuzaide, Jean-Paul Goude, John Hamilton, Izis (Israël Bidermanas), Jean-François Jonvelle, Jean Lariviere, Annette Messager, Claude Nori, Susan Paulsen, Bernard Plossu, Denis Roche, Willy Ronis, Jean-Luc Tartarin, Patrick Tosani

Maison Européenne de la Photographie - 5, 7 Rue de Fourcy -75004 Paris

Mois de la photo 2012 - Du 27/11/2012 au 13/1/2013

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