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Jours tranquilles à Paris
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12 janvier 2019

PLAYBOY Allemand

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7 janvier 2019

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23 décembre 2018

Naughty version of my Playboy cover shoot with Ellen von Unwerth

15 septembre 2018

PLAYBOY France est paru

10 juin 2018

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18 mars 2018

JoeyStarr en couverture de « Playboy » : un choix « en réaction à l’affaire Weinstein »

Par Charlotte Herzog - Le monde

En choisissant le rappeur, le magazine entend montrer que « les hommes virils reprennent le devant de la scène », selon l’anthropologue Mélanie Gourarier.

Playboy affiche JoeyStarr sur sa couverture. Le magazine érotique « masculin qui parle aux femmes » a choisi le rappeur de NTM comme vitrine pour son numéro paru samedi 17 mars, pour « son charisme et sa force physique ».

Sidney Carron, la photographe qui le met en scène, a expliqué au Parisien qu’elle voyait en lui « l’homme qui fascine les filles ». « L’incarnation de ce qu’on appelle parfois le “mâle alpha”, celui qui crie le plus fort » ; elle voulait « capter son air animal, sa virilité. » Derrière la veste chic, les oreilles de lapin et les lunettes de créateur, JoeyStarr est aussi une personnalité connue pour ses accès d’agressivité et sa tendance à la provocation. L’homme a fait plusieurs séjours en prison, notamment pour violences conjugales. Il lui est aussi arrivé de qualifier une personnalité publique de « grosse tarlouze », tout en « s’en cognant » d’être accusé d’homophobie.

Pour Mélanie Gourarier, anthropologue, chercheuse au CNRS et auteure d’Alpha mâle (Seuil, 2017), le choix d’afficher Joey Starr « s’inscrit pleinement en réaction à tout ce qu’il se passe depuis l’affaire Weinstein ».

JoeyStarr en couverture de Playboy, qu’est-ce que cela dit du choix du magazine d’afficher ce type d’incarnation de la masculinité ?

Mélanie Gourarier : Il s’agit évidemment d’une intention forte de montrer que les hommes virils, dans une acception très traditionnelle du terme, n’ont non seulement pas disparu, mais reprennent le devant de la scène. C’est une volonté d’érection d’un modèle assez classique et traditionnel de la masculinité, qui est conçu comme un modèle un peu « hors du temps ». Cette virilité traditionnelle dont on est en train, aujourd’hui, de déplorer la perte. Cette couverture s’inscrit pleinement en réaction à tout ce qu’il se passe depuis l’affaire Weinstein. Il y a une volonté de la part de la rédaction de Playboy de dire que ce modèle-là est toujours le plus désirable, et que ce modèle le plus désirable, on le réaffirme alors même qu’il est aujourd’hui contesté.

Des photos du shooting ont déjà été publiées sur les réseaux sociaux, notamment par JoeyStarr lui-même. Des femmes se disent séduites par ce qu’elles appellent son côté « bad boy ». En quoi le « bad boy » reste-t-il désirable aujourd’hui ?

L’usage du concept de « bad boy » vient taire des pratiques de violence. Au lieu de dire « l’homme violent », « l’homme qui a tapé des hommes ou des femmes », on va dire « bad boy ». On invisibilise derrière ce terme des pratiques effectives de pouvoir et de violences faites aux femmes, et aux autres hommes. Continuer à dire que les femmes sont toujours attirées par ce genre d’hommes, c’est renverser le fonctionnement du rapport. Ce discours signifie en creux que, parce que les femmes sont attirées par ces hommes-là, il faut que les hommes continuent à incarner les « bad boys ». En l’érigeant comme modèle désirable, on réaffirme que ce sont les femmes qui désirent cela. D’une part, on les culpabilise et on les considère comme les fautives du maintien de ce modèle, et d’autre part, on s’empêche d’évoluer et de le transformer.

Qu’est-ce que le « mâle alpha » ?

Le mâle alpha n’existe pas. Ni en tant qu’homme, ni en tant que personnage disposant de qualités qui seraient définies une fois pour toutes. Le mâle alpha, c’est ce qu’on projette comme étant la masculinité idéale. C’est un concept vide que l’on remplit. C’est ce que fait Playboy en remplissant ce modèle du mâle alpha contemporain à venir, de qualités spécifiques, la force physique ou la brutalité, qu’il attribue à JoeyStarr. Il y a une forme naturalisée et essentialisée de ce qui relèverait de ces qualités, or on sait très bien que les qualités de la masculinité sont constamment mouvantes et, comme toute incarnation genrée, ces qualités sont amenées à se transformer dans le temps, en fonction des époques.

« Vu le climat après Weinstein, on n’avait pas envie d’afficher une “poster girl” classique », raconte au Parisien le corédacteur en chef de l’édition française de Playboy. Ainsi, c’est un homme qui prend la place d’une femme. Serait-ce une forme de retour en arrière ?

Ce n’est pas un retour en arrière. Je vois ça comme un acte de projection, qui s’intéresse à ce qui va advenir de la masculinité. Ils choisissent de ne pas mettre une « poster girl » car ils considèrent que c’est trop obsolète et que dans le contexte, c’est dangereux. En gros, ils essayent de faire une symétrie avec l’homme-objet. Bon, dans ce cas, un homme-objet qui a un sacré caractère. Mais il s’agit d’un magazine érotique destiné aux hommes, qui présente un homme qui est dans un modèle de masculinité extrêmement traditionnel, mais qui est érigé comme homme-objet. C’est peut-être ça, la transformation. Donc il y a chez eux comme une intention de souligner un paradoxe pour dire : comment cet homme-là, par cette virilité traditionnelle, peut-il se renouveler et participer à la modernité ?

28 septembre 2017

Le fondateur du magazine "Playboy", Hugh Hefner, est mort à l'âge de 91 ans

Créé en 1953, son magazine a accompagné la révolution sexuelle des années soixante et n'a jamais cessé de se renouveler au fil des époques. Hugh Hefner, fondateur du magazine érotique Playboy, est mort mercredi 27 septembre, à l'âge de 91 ans, a annoncé le groupe Playboy Enterprise. L'Américain, que le magazine Time a appelé "le prophète de l'hédonisme pop", "s'est éteint paisiblement à son domicile", précise le communiqué. Hugh Hefner vivait entouré de jeunes femmes blondes dans son manoir, la "Playboy Mansion". Il s'était marié pour la troisième fois en 2012, à l'âge de 86 ans, à une jeune femme de 60 ans sa cadette, Crystal Harris.

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Le fondateur de « Playboy », Hugh Hefner, meurt à l’âge de 91 ans

Le fondateur du magazine de charme est décédé mercredi dans sa villa de Los Angeles, la fameuse « Playboy Mansion ».

Hugh Hefner, fondateur du magazine Playboy dans les années 1950, est mort mercredi 27 septembre au soir dans sa villa à Los Angeles, la « Playboy Mansion », a annoncé le magazine via son compte Twitter. Il est décédé de causes naturelles, « paisiblement » entouré des membres de sa famille.

« La vie est trop courte pour vivre le rêve de quelqu’un d’autre » : c’est avec cette légende, sous un portrait de Hefner, célèbre pour sa tenue d’intérieur en satin rouge, que le magazine a salué la disparition de son fondateur. Il avait 91 ans.

Qualifié un jour par le magazine Time de « prophète de l’hédonisme pop », Hugh Hefner vivait entouré de jeunes femmes blondes dans son manoir. Il s’est marié en 2012, à l’âge de 86 ans, à une jeune femme de 60 ans sa cadette, Crystal Harris, sa troisième épouse.

Interrogé en 1992 par le New York Times sur ce qui le rendait le plus fier, il avait répondu : « D’avoir changé les attitudes face au sexe. »

Révolution sexuelle

Hugh Hefner a créé Playboy en 1953. Le premier numéro contient des photos de Marilyn Monroe nue, prises quelques années auparavant. L’éditorial promet « de l’humour, de la sophistication et de l’épicé ». Le magazine acquiert rapidement de la notoriété avec ses photos de femmes dénudées, atteignant une diffusion d’un million d’exemplaires en cinq ans. Il contribue à la révolution sexuelle des années 1960, et il a servi de base à son fondateur pour bâtir un empire commercial fondé sur son mode de vie libertin.

Dans les années 1970, le magazine atteint des pics à 7 millions d’exemplaires, avant de chuter sous l’effet de la concurrence puis d’Internet. Il est désormais vendu dans plus de vingt pays à travers le monde, selon Playboy Enterprises.

La fin du nu

En 2015, le magazine avait décidé de prendre un nouveau tournant et de ne plus publier de photos de femmes nues. « Cette bataille a été menée et gagnée, disait le patron de l’entreprise, Scott Flanders, au New York Times. Tout le monde est aujourd’hui à un clic de n’importe quel acte sexuel imaginable, gratuitement. Tout cela est donc dépassé. »

La direction souhaitait s’éloigner de la presse adulte, pour s’affranchir des limites qu’une telle catégorie pose aux annonceurs et aux filtres Internet. Elle souhaitait atteindre un plus grand public, plus jeune, imaginant Playboy comme un produit plus aguicheur et branché, à la manière d’un Lui en France. Un choix motivé par la chute des ventes, passées de 5,6 millions d’exemplaires en 1975 à 800 000 en 2015. L’expérience avait été abandonnée quelques mois plus tard.

28 septembre 2017

Playboy

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6 septembre 2017

Playboy - Katia Martin

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15 avril 2017

PLAYBOY France

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