Peine de mort...
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Quatre militantes de Femen ont fait irruption seins nus dans une conférence qui réunissait jeudi soir à Ixelles, André Léonard, archevêque de Malines-Bruxelles, et Guy Haarscher, professeur honoraire à l’ULB, autour du thème « Blasphème : offense ou liberté de s’exprimer ». Par cette action, les Femen ont voulu dénoncer des propos tenus par Mr Léonard qu’elles estiment être à caractère homophobe.
Les quatre militantes de Femen, qui se trouvaient dans le public venu assister à la conférence, ont mené leur action peu après le début des débats, qui se tenait au Campus du Solbosch, à Ixelles. Aux cris de « Léonard y’en a marre », « Stop Homophobia » ou encore « God saves the gouines », les quatre femmes ont fait irruption seins nus sur l’estrade où se tenaient Guy Haarscher et André Léonard. Ce dernier s’est vu asperger de jets d’« eau bénite » contenue dans des sprays en forme de Vierge Marie.
L’action fut de courte durée et les quatre militantes ont été évacuées de l’auditoire avant que le service de sécurité de l’ULB n’ait le temps d’intervenir.
L‘archevêque André Léonard a pris la chose avec calme et sérénité, priant durant l’assaut et embrassant ensuite, quand le calme fut revenu, les statues de plastique représentant Marie qui contenait l’ « eau bénite ».
La conférence était organisée par le Centre de recherche en philosophie de l’ULB et la LABEL, la Ligue pour l’abolition des lois réprimant le blasphème et pour le droit de s’exprimer librement. Un programme bien rempli et mis en oeuvre avec une certaine ardeur...
« L’homosexualité doit se vivre dans le célibat et l’abstinence »
Interrogé il y a quelques semaines par Béatrice Delvaux, André Léonard s’était penché sur l’homosexualité, selon lui, « une donnée que les gens découvrent en eux-mêmes et dont l’origine reste un peu mystérieuse. Il n’y a pas de responsabilité morale là-dedans ».
Il avait ajouté que « quand je m’adresse à des chrétiens, je les invite à assumer cette situation dans une forme de célibat, comme on le fait dans beaucoup d’autres cas. Mais même des non-chrétiens peuvent percevoir cette exigence dont le fondement est de nature philosophique. Il y a des gens qui en fonction de leur santé, leur situation familiale, professionnelle, sont immanquablement conduits à faire le choix d’une vie de célibataire ».
Selon ses dires, André Léonard considère donc que l’homosexualité doit se vivre dans le célibat et l’abstinence. « Une personne est plus que ses pratiques » avait-il ajouté. « Il y a pas mal de situations de la vie ou on est appelé à vivre un renoncement. Il y en a qui sont porteurs d’un vrai bonheur. Toute la vie morale nous demande des renoncements. » Source : Le Soir (journal belge)
Sans lingerie, la fête de tous les seins
Selon une étude, le port du soutien-gorge ne serait pas bénéfique pour toutes. Tempête sur la Toile, faut-il une fois de plus jeter l'objet dans les poubelles de l'histoire ? Mais comment vivre seins nus ?
Jeter son soutien-gorge aux orties ? Encore ? On avait déjà viré son corset au début du siècle avant-dernier, jeté le soutien gorge, symbole de l’oppression machiste et bourgeoise en général et en particulier dans les années post-68 : l’objet de lingerie est porteur, non pas seulement de mamelles, mais aussi de grande symbolique politique de la libération des femmes.
Bon ben tu parles d'un scoop, quelle est la question, là ? On ne va pas parler ici du sein nu comme manifeste de protestation (les Femen en tête, Amina en Tunisie, et on en passe), non, l’affaire, ce sont les résultats préliminaires de l’étude menée depuis une vingtaine d'années par le docteur Jean-Denis Rouillon, médecin du sport au CHU de Besançon (Doubs), qui, parce qu'il s'intéresse depuis des années à l'utilité de l'objet, a mesuré au pied à coulisse et à la réglette les poitrines de 130 femmes, plutôt sportives, quatre fois par an.
Bilan : censé éviter le relâchement cutané et soulager le mal de dos, le soutien-gorge ferait le contraire. Quand on pense qu’on s’impose d’en porter pour ne pas blobloter du buste devant tout le monde, c’est ballot. En tout cas, dans une interview à France Info, qui agite grandement la Toile, le docteur Rouillon affirme que «le soutien-gorge est un faux besoin» et que «le sein s’étiole avec le soutien-gorge». Même, les seins des femmes qu’il a suivies et mesurées quatre fois par an «se sont adaptés et améliorés», les muscles peauciers s’améliorent et tout se redresse.
Un 95D qui vous frappe le menton
Le soutien-gorge serait donc inutile ? On porte ce truc pour des questions culturelles, voire morales, depuis des années pour rien ? Oublié le mythe du gant de toilette, terminé l’idée de la femme légère qui ne porte pas de dessous, vive les économies de pépettes en lingerie ? Bémol du docteur, avant de s’enthousiasmer pour le sein en liberté, ce sont des études préliminaires sur un groupe pas représentatif (des jeunes sportives à petit bonnet). Le docteur Rouillon n'a sûrement jamais essayé de courir derrière un train avec un 95D qui lui frappe le menton, ou de sauter à la corde sans avoir les seins qui ballotent au vent.
Mais baste, il le dit clairement, ça ne concerne pas tout le monde et il serait «dangereux de conseiller aux femmes d'arrêter de mettre des soutiens-gorge». Voyons plutôt ça de près. Si c’est la nouvelle mode de se promener le sein à l’air, sans contrainte de bretelles et bonnet (il faut reconnaître que la vie est bien plus agréable dès qu’on a ôté la pièce de lingerie en question, et c’est comme la culotte, c’est affaire de choix), suivons les très judicieux conseils d’un groupe d’adeptes du «no soutien gorge», les Sans Contraintes, naturistes affichés, pour qui ça a l’air aussi compliqué de s’y mettre que de livrer une guerre aux Allemands. Parce que, explique, anonyme, l’administrateur du forum (un homme, qui vit lui-même sans dessous), «la société impose que c’est mal de ne pas porter de soutien-gorge. Le docteur Rouillon parle d’une pression sociale, et c’est effectivement le cas. Pourquoi ? Là, ce serait un débat philosophique. Mais c’est le cas. Une femme sans soutif parait plus légère qu’une femme qui en porte un. D’où la gêne, voire la culpabilité, d’une femme qui décide de ne plus porter de soutien-gorge».
Alors quelle est la feuille de route ? D’abord, est-il expliqué sur le site des Sans Contraintes, il vaut mieux s’y mettre en hiver, comme ça on peut planquer l’absence de soutien-gorge sous «un pull, un sweat-shirt ou toutes autres épaisseurs». Certes, mais c’est aussi très bien pendant l’été, «une bonne période puisque c’est un moment où il est moins choquant de le retirer pour faire comme tout le monde, particulièrement pendant les vacances». Démerde-toi, quoi.
On commence par l’enlever chez soi, «pour apprivoiser vos nouvelles sensations»: «Aussitôt de retour chez vous (une fois revenue du travail ou du lycée), débarrassez vous-en. L’idéal serait que vous le retiriez dès la fin de votre activité (dans un vestiaire, des toilettes, votre voiture, etc.)». Le week-end, pas de blague : «soyez 24 heures sur 24 seins libres. Ceci inclut de vivre seins libres quel que soit ce que vous faites.» Diable. Même les courses ? Si vraiment on est gênée à l’idée de sortir sans rien, «un petit «quelque chose» sur vos seins comme un petit haut, un juste-au-corps, une brassière», fera l’affaire «si montrer vos mamelons vous dérange».
Au bout d’une à deux semaines, «VOUS DEVEZ AVOIR DU MAL A PORTER VOTRE SOUTIEN-GORGE». Ohoho, c’est le métier qui rentre. «Le premier mois est le plus effrayant», le mot est peut-être fort, mais il faudrait attendre quatre semaines avant d’être à l’aise avec ce mode de vie total foufou. «Vous ne vous formaliserez pas non plus si vos mamelons se montrent, parce qu’après tout, les mamelons sont naturels, et non sexuels.» A ce compte-là, tout est naturel, on n’a qu’à se balader peinards entre Kunu. Ne nous lançons pas dans l’éternel débat culture versus nature. La semaine prochaine : vivre sans culotte.
Source : Site Libération - Emmanuelle Peyret
Hier midi des manifestants se rendent sur le lieu de la manifestation.
Photos prises dans le métro sur la ligne 6 avec mon téléphone Nokia N8
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«Les reporters - tous médias confondus - présents sur place ont pu constater le climat délétère qui régnait parmi les manifestants à l’égard des journalistes. Insultes, crachats, entrave au travail, parfois même agression physique.»
Les Sociétés des journalistes d’i-Télé, Canal +, BFM TV, M6, Télérama, Elle et le Monde dans un communiqué dénonçant les violences subies lors de la manifestation contre le mariage pour tous, dimanche dernier à Paris