Fillon, Juppé : les rivaux en embuscade
Dans un discours devant ses partisans réunis à Domont (Val d’Oise), François Fillon (60 ans) s’est abstenu de prononcer le nom de l’ancien chef de l’État, dont il a été cinq ans durant le Premier ministre. Mais le candidat déclaré à la primaire de l’UMP et à l’élection présidentielle de 2017 y a fait allusion.« Je n ’ai pas le culte des sauveurs, mais le culte des idées », a-t-il déclaré, s’affichant en« homme libre » face à Nicolas Sarkozy. Lequel a sévèrement taclé son ex-Premier ministre dans un entretien au JDD :« Ce n’est pas de ma faute s’il n’a pas réussi à combler le vide après mon départ » , a déclaré l’ancien Président.« Je sais bien que le match a commencé et que le tacle commence » , a commenté Alain Juppé (69 ans), candidat à des« primaires de la droite et du centre » ,mais pas à la présidence de l’UMP. Lors du Grand Rendez-vous Europe 1-Le Monde-i>Télé , le maire de Bordeaux a déclaré :« On essaie de faire croire que je n ’irai pas jusqu ’au bout. Eh bien, je vais en apporter la détermination. Vous le verrez en 2016 et 2017. » Il a ajouté qu’il ne ferait qu’un seul mandat s’il était élu Président.« Quand je me rase le matin, je ne pense pas à Sarkozy » , a-t-il poursuivi, avant de rappeler qui étaient ses adversaires :« Le pouvoir socialiste » et sa« politique aberrante », mais aussi le Front national, sa« France barricadée sur elle-même » et« xénophobe » qui« nous ramènerait cinquante ans en arrière » .








