ERDEVEN : Tourisme. La saison va enfin démarrer
Ce week-end est annoncé comme le premier des grands départs en vacances. Avec un certain empressement, même, en raison d'une avant-saison décevante. Rencontre avec Pierrick Lofficial, président de l'office.
Quel regard portez-vous sur l'avant-saison 2016 ?
La fréquentation a été moyenne. En début d'année, le nombre de demandes reçues à l'office était en hausse, mais en avril-mai-juin, la chute a été, en moyenne, de 20 %. On a subi le contrecoup de la morosité avec les grèves, des pénuries d'essence, la météo et les inondations, etc. qui ont fait que les gens ne se sont pas autant projetés sur leurs vacances. Au printemps, plusieurs professionnels ont subi des annulations de semaines complètes en raison des soucis sur l'essence. Ça va être difficile de rattraper ça, même si août, comme d'habitude s'annonce bien : trois semaines ne font pas une saison.
Et juillet ?
Déjà, le dernier jour d'école un mardi fait que la première semaine est morte pour le tourisme. Ensuite, la météo n'a pas été très favorable. Dans les campings, hôtels, etc., c'était un peu désert, à Erdeven comme sur tout le secteur. Il y a aussi l'effet Euro de football, qui peut inciter à rester chez soi pour suivre les matches sur grand-écran autour d'un barbecue ! Maintenant, on espère tous qu'avec le retour du beau temps, la saison démarre enfin.
Pour accueillir les visiteurs et agrémenter leur séjour, l'office continue son programme d'animations ? On repart sur le schéma habituel autour de nos grands classiques ; le Festi'Mômes, le festival des Chapelles, les initiations à la danse bretonne, les visites à la ferme, les balades sur les sites des mégalithes, etc. S'y ajoutent des nouveautés comme les stages de fabrication de pain, le jeudi. On assure aussi, grâce à nos bénévoles, un accueil des touristes chaque dimanche à 11 h, sur la place : ça commence dimanche (demain).
Pratique : Office de tourisme, rue Abbé-Le-Barh, tél. 02.97.55.64.60, mail : ot-erdeven@wanadoo.fr. Ouvert tous les jours, de 9 h 30 à 19 h (le dimanche, de 9 h 30 à 13 h, de 14 h à 16 h).
Source : Le Télégramme
À Tourves, on a le goût du bouchon
Rappelez-vous les années 1960, la nationale 7, seule voie rapide endossant la transhumance vers la Côte d'Azur. Quelques sections seulement étaient passées à 2 x 2 voies, jouant sur la circulation les effets d'accordéon lorsque le tuyau s'étranglait. Le chassé-croisé des juillettistes et des aoûtiens se faisait à ce prix-là et donnait lieu à des bouchons mémorables dans les villages, sortis de leur torpeur pour assister à une joyeuse pagaille, celle des visages pâles croisant les bronzés déjà déprimés par le retour. Certains n'hésitaient pas à rouler de nuit, car les voitures "chauffaient". Les garagistes se frottaient les mains : ils faisaient leur année en deux mois.
Eh bien croyez-le ou non, le 15 août prochain, le village varois de Tourves, entre Saint-Maximin et Brignoles, va retrouver son bouchon historique des années 1960, le vrai, avec voitures d'époque et figurants parfaitement raccords. Les plus récentes datant de 1968, année où la déviation du village a été mise en place. Il fallait quand même oser avoir cette idée pour le moins incongrue. Et cette idée folle a germé dans l'esprit de Thierry Dubois, dessinateur, auteur de BD, amoureux de voitures anciennes et passionné par les routes et en particulier par la N7.
"Pour moi, la nationale 7 est aussi importante pour notre histoire qu'une route gallo-romaine. Je l'ai photographiée dans tous les sens, j'ai rencontré les riverains, recueilli des témoignages d'anciens chauffeurs, gendarmes, garagistes, répertorié les anciennes stations-service art déco - il en reste six. La N7, c'est le symbole des Trente Glorieuses. Les villages sont nés sur cet axe, ils ont souffert et se sont développés, les rois de France l'ont emprunté. La N7, avec la N6 également, est devenue un mythe."
Alors, quand on lui demande "et l'idée de recréer un bouchon ?", il sourit. "Elle est venue en 2006 à Lapalisse, dans l'Allier, lors de l'ouverture de la déviation de la N7. La mairie voulait commémorer l'événement. Alors, on a organisé le dernier bouchon de la ville avec des voitures anciennes. Deux cent cinquante propriétaires ont répondu présents. Mais attention, il ne s'agissait pas d'un défilé de voitures anciennes, mais de recréer toute une époque. Devant la demande, on a recommencé en 2008 : succès avec 350 voitures. L'année dernière, 800 passionnés sont venus de toute la France. La mayonnaise a pris pour le plus grand bonheur des habitants et des commerçants."
Alors, quand Thierry Dubois vient voir Paul Castellan, le maire de Tourves, pour lui proposer de reconstituer le bouchon qui avait marqué tous les esprits jadis et rendu son village célèbre, il n'a pas hésité. "Rendez-vous compte, confie-t-il, les jours de grands départs, 20 000 voitures par jour se croisaient dans la rue principale du village. Le record fut le 2 août 1965 avec 28 000 véhicules. Au centre, la largeur de la voie ne faisait pas plus de 4 mètres. Deux caravanes ne pouvaient pas se croiser. Vous imaginez le spectacle. Ça alimentait les conversations. Quant à l'animation, le sport, c'était de contempler les Parisiens dans les embouteillages. Le garde champêtre ne savait pas où donner du képi pour régler la circulation. Il avait fallu détacher des gendarmes pendant les deux mois d'été. Tous les anciens s'en souviennent. Alors, pensez, reconstituer cette époque, on a dit oui tout de suite."
"La première reconstitution du bouchon de Tourves s'est déroulée en 2011. Les habitants ont adhéré sans problème, tout le monde a joué le jeu jusqu'à mimer des disputes. Pour la deuxième édition, on a reproduit les anciennes plaques émaillées Michelin et, aux entrées du village, on va placer les anciennes bornes kilométriques blanches à chapeau rouge. Elles indiqueront également les lieux touristiques à visiter." Le succès est au rendez-vous, attirant la grande foule autour des 137 véhicules d'époque attendus pour l'édition 2015. pour un joyeux embouteillage, car "celui-là est librement consenti et même provoqué", dit Christian Cadars, qui organise désormais l'événement. Thierry Dubois, l'inspirateur, viendra avec deux camions "et quelques surprises dans sa besace".
Alors, le 15 août, ça va être chaud à Tourves. Cette année, on n'attend pas moins de 140 véhicules de 1935 à 1968, capables de reconstituer une véritable carte postale des années 1960 et des grands départs sur la N7. La police municipale a sensibilisé la population : pas de voitures modernes garées dans les rues, ce serait une faute de goût. Et si les spectateurs peuvent s'habiller en vêtements d'époque, c'est encore mieux.
Le départ du "convoi" aura lieu dans un endroit qui sent le bouchon, à la cave viticole - il y a pire comme endroit -, et l'aller et le retour à travers le village se feront sur deux heures. Ensuite, à midi, aïoli géant organisé sur le cours de la République. Pour les possesseurs d'Eriba et autre Tesserault, un rétro camping est même prévu. En fait, Thierry Dubois souhaitait créer un esprit nationale 7 : "Nous voulons faire la fête en retrouvant toute une époque. On a un présent pas très drôle, un futur incertain. Alors, on retient le bon côté du passé." Ses successeurs poursuivent l'aventure qui a déjà inspiré d'autres événements sentant le bouchon sur le parcours de la N7. Article de André Degon.
Pour en savoir plus:- L'association Routes nationales 6, 7, 86 historiques regroupe les communes riveraines. Son but : promouvoir le tourisme et le patrimoine existant autour de ces routes. Contact : Mairie de Tain-l'Hermitage, 2, rue Frankin-Roosevelt, 26600 Tain-l'Hermitage. Pour rejoindre le site nationale 7 : - http://routenationale7.blogspot.fr/- routenationale7@orange.fr- À lire, indispensable : C'était la Nationale 7, de Thierry Dubois, édition Paquet, 208 pages, 30 euros. Des centaines de témoignages, 650 photos d'époque, 65 dessins originaux. La bible de la N7 par le spécialiste incontesté.
Tous les deux ans, le 15 août, la ville de Tourves reconstitue les mémorables embouteillages qui bloquaient systématiquement la route des vacanciers dans les années cinquante et soixante. Une fois encore, voitures d'époque et figurants se feront une joie de remettre la pagaille ce samedi.
Départ en vacances....
http://t.co/R6Oz90K3xW 20minutes.fr: Circulation: Rouge dans le sens des départs, noir en Rhône-Alpes pic.twitter.com/k7DgSsrpaG
— Cyber-Actu (@CyberActualite) 14 Février 2015
Premier grand départ en vacances : Circulation difficile sur les routes ce week-end
La circulation est classée orange dans le sens des départs en direction du sud de la France, vendredi et samedi, à l’occasion des premiers grands départs en vacances. Bison futé prévoit un trafic dense en vallée du Rhône et sur les axes routiers du Massif Central. Il conseille de ne pas quitter ou transiter par l’Ile-deFrance entre 6 h et 14 h, samedi. Le franchissement des Alpes par le tunnel du Mont-Blanc sera également perturbé dès 8 h. Il est recommandé d’éviter les axes de contournement des grandes agglomérations et les grands axes en fin d’après-midi vendredi, et entre 7 h et 18 h samedi, et de privilégier la journée de dimanche, classée verte, pour circuler.










