Zahia à moitié nue au cours de son défilé de lingerie
Zahia fait la une de Paris Match, pose nue pour Pierre et Gilles, fait les pages mode du Vanity Fair, se fait photographier par le Starck de la couture, Karl Lagerfeld - pour qui elle « incarne une tradition très française de galanterie » - et organise en pleine et très snob fashion week parisienne un défilé de lingerie Haute couture.
C’est hier soir que la jeune femme de 20 ans présentait au Palais Chaillot sa première collection de « lingerie couture » conçue comme « un boudoir idéal avec des tenues d’intérieur légères et raffinées » selon le dossier de presse. Zahia, soutenue par un mystérieux fond d’investissement asiatique comme l’indique l’AFP, a voulu offrir à ses invités « sa vision féérique d’une femme absolue dans ses choix ». Des choix plutôt dispendieux ! Pour travailler toutes ses pièces dans un esprit luxe, la créatrice a fait appel aux meilleurs artisans français de la haute-couture, du brodeur Jean-Pierre Ollier au corsetier François Tamarin.

Le clou du défilé : Zahia qui s’offre aux photographes à moitié nue, vêtue d’une robe de tulle transparente rebrodée de pétales roses et de cristaux. Une pièce hors de prix.
William Ropp exposition jusqu'au 18 février 2012
La scénographie particulière des images de William Ropp, provient, à l’origine, du théâtre où il a fait ses premières armes avant de co-fonder la compagnie « Théâtre X ». Cette expérience de direction d’acteur acquise, le sujet, dans son univers, est alors guidé de l’obscurité vers lui-même, un autre lui, un possible. La photographie intervient comme une machine à capter les rêves, à prendre en compte une autre réalité.
À partir de 1988, il opte pour le noir et blanc et photographie des corps dans des miroirs déformants afin de prolonger un certain malentendu sur la posture. Ces photographies, nourrissant un goût pour le paradoxe en saisissant de manière mécanique un surréalisme pur, connaissent rapidement le succès. Débute alors une série de publications de livres, dix au total aujourd’hui.
En 1993, il s’intéresse aux attitudes non maîtrisées des êtres humains, en les plongeant dans le noir du studio pour mieux les révéler, en les peignant doucement, d’un faisceau de lumière léchant leurs contours. Grâce à ce procédé de dévoilement, l’intrusion de la lumière provoque l’accident de la forme. William Ropp fait alors peser son regard sur les défauts de la peau, les creux, les pleins, les aspérités de la matière. Il modifie les structures du corps et des visages, comme pour aller au bout d’un projet de la nature sans cesse contrarié par la volonté de paraître. Ses photographies cherchent ce moment rare du relâchement de l’individu dans sa lutte contre lui- même et le monde.
Sur un coup de tête, en 2007, il rompt momentanément avec le studio qu’il déporte dans la nature africaine, pour saisir le rêve, l’incarnation animiste d’enfants de la nature. Seul, en tête à tête avec ces enfants d’ailleurs, William Ropp créée un série imprégnée d’un onirisme puissant, sans autre définition que le rêve et l’instant propre à chacun de ses enfants, fruits du paysage. William Ropp passe alors à l’enseignement qu’il affectionne particulièrement, via une longue série de workshops notamment en Norvège.
Aujourd’hui, son travail s’oriente vers la couleur, « seulement depuis qu’elle devenue totalement maîtrisable » dit-il. Cette nouvelle étape, initiée en 2010, se focalise sur les mêmes thèmes mais revisités par une pause inspirée des tableaux classiques.
Galerie PHOTO4, 4 rue Bonaparte - 75006 Paris
Le chômage finit 2011 à un niveau record
Le nombre de demandeurs d'emploi a progressé en décembre de 1% sur un mois et de 5,6% sur un an. Fin 2011, il y avait 2,87 millions de chômeurs sans activité inscrits à Pôle emploi, 4,27 millions y comprix ceux ayant une activité réduite.
Laetitia Casta photographiée par Dominique Isserman (à la MEP) - vu ce soir
Pendant trois jours Dominique Issermann a photographié Laetitia Casta, à Vals, dans les Thermes construits par l'architecte Peter Zumthor en Suisse. C'est un travail à deux, un pas de deux, une chorégraphie photographique. Ce projet fait suite au livre de Dominique Issermann sur Anne Rohart publié aux éditions Schirmer et Mosel en 1987. Trois respirations, celle de Laetitia Casta dans l'émotion de la découverte, dans l'abandon à l'inconnu, celle de Dominique Issermann qui retient son souffle pour saisir les instants où Laetitia Casta s'inscrit, fugitive, dans le bâtiment, et celle de Peter Zumthor qui respire à travers les murs, les marches, les bassins, les couloirs. Trente-trois photographies enroulées et déroulées, comme on forge une seule image, une image définitive de Laetitia Casta, archétypale, dans une nudité souveraine et libre.
Lorsque Dominique Issermann (grand nom de la photo de mode et de publicité) découvre en 2000 le travail de l'architecte Peter Zumthor aux Thermes de Vals, elle est séduite par la force des lignes et des perspectives qu'offrent ses bâtiments en pierre. Elle convie Lætitia Casta à un jeu de dualité où s'affrontent la rugosité de la pierre et la douceur de la peau, les noirs profonds et la lumière savamment dirigée, la droiture des angles et les courbes du corps féminin, la dureté de la roche et la fluidité de l'eau.
Des 3 jours passés sur place, la photographe Dominique Issermann nous livre 33 clichés (que vous retrouverez intégralement dans le livre). Dans un dédale de pierres, Lætitia joue avec notre regard : une simple ombre au détour d'un chemin, une main tendue pour nous guider ou une rencontre aquatique. L'esthétisme est classique, mais il s'impose par la parfaite maîtrise de la lumière. La salle d'exposition de la MEP, plongée dans une douce pénombre, n'est pas sans rappeler les méandres des thermes et nous suivons Lætitia dans sa découverte du lieu.
Une monographie qui fait écho à celle publiée en 1987 sur le mannequin Anne Rohart (éditions Shirmer et Mosel) qui posait nue dans le château de Maisons-Lafitte avec pour seule parure un drap.
Exposition jusqu'au 25 mars 2012


























