THÉÂTRE : UN FEYDEAU DÉCHAÎNÉ
«Le Dindon» de Georges Feydeau mis en scène par Philippe Adrien joue les prolongations. Ce vaudeville à la mécanique infernale et aux quiproquos en cascade, quatre fois nommé aux Molières 2011, est actuellement repris au Théâtre de la Porte Saint-Martin. Présentée pour la première fois en 1896 au Théâtre du Palais-Royal, la pièce avait rapidement fait des émules. Sous la houlette de Philippe Adrien, ce Dindon à la mise en scène réjouissante ne déroge pas à la règle. Interprétée par une troupe de comédiens aussi drôles que survoltés, cette histoire à tiroirs, comme les décors, font tourner en bourrique au sens propre du terme. Entre deux jeunes femmes qui ont juré Feydeau revu par Philippe Adrien de prendre un amant si elles étaient trompées, une Anglaise qui menace de se suicider, une cocotte, la femme du médecin sourde comme un pot… la gent féminine prend le pouvoir dans ce vaudeville sur l’adultère, et les hommes cavalent à la recherche d’une preuve de leur pouvoir de séduction. • Le dindon, Théâtre de la Porte Saint-Martin, 17, rue René-Boulanger, Paris 10ème.
Voir ou revoir "L'Attentat" - film d'après le roman de Yasmina Khadra
Synopsis
Dans un restaurant de Tel-Aviv, une femme fait exploser une bombe qu'elle dissimule sous sa robe de grossesse. Toute la journée, le docteur Amine, israélien d'origine arabe, opère les nombreuses victime de l'attentat. Au milieu de la nuit, on le rappelle d'urgence à l'hôpital pour lui annoncer que la kamikaze est sa propre femme. Refusant de croire à cette accusation, Amine part en Palestine pour tenter de comprendre.
http://www.yasmina-khadra.com/
Existe aussi en BD (voir ci-dessous)
Le docteur Amine Jaafari est un chirurgien reconnu à Tel Aviv, où il vit avec son épouse Sihem, palestinienne, comme lui. Après un attentat particulièrement meurtrier, la police israélienne l'informe que le kamikaze est... sa propre femme Brisé par cette révélation, Amine décide d'aller à la rencontre de ceux qui ont poussé celle qu'il croyait connaître à commettre le pire. II va alors se confronter à une réalité qu'il avait refusé de voir, lui, 'Arabe si bien intégré du bon coté du mur...
Mes précédents billets sur Yasmina Khadra
Yasmina Khadra au Salon du Livre 2013
ROBERT DOISNEAU S’EXPOSE AUX HALLES
Dès le 1er juillet, les passants pourront découvrir dans les allées et les places du Forum des Halles (Paris 1er) un ensemble de photographies des Halles et de ses personnalités par Robert Doisneau. L’occasion de se plonger dans une époque révolue avec notamment les «gueules des Halles», quand le marché de gros y était installé. Plus de 90 clichés dont certains inédits, datés de 1933 à 1979 (année d’inauguration du Forum) s’afficheront en format géant jusqu’au 31 août.
Les agriculteurs défilent à Paris...
AGRICULTEURS-MANIF : le cortège, mobilisé à l'appel de la FDSEA, a démarré de Montparnasse. Direction les Invalides.
Les FDSEA (Fédérations Départementales des Syndicats d'Exploitants Agricoles) et UDSEA (Unions Départementales des Syndicats d'Exploitants Agricoles) sont les échelons départementaux de la FNSEA. Il existe 94 FDSEA ou UDSEA. Ce sont des fédérations de syndicats d'exploitants agricoles locaux (Ces syndicats peuvent être communaux, intercommunaux ou cantonaux). Outre les syndicats d'exploitants agricoles, les FDSEA peuvent être constitué d'Union Syndicale Cantonale, de sections sociales (à l'image des Sections sociales de la FNSEA) et de sections ou associations spécialisées (à l'image des Associations spécialisées de la FNSEA). Elles sont regroupés au niveau régionale au sein de FRSEA. Le Conseil Fédéral de la FNSEA est l'instance de coordination des FDSEA et UDSEA au sein de la FNSEA.
Landru dans le métro...
Une barbe brune fournie, des yeux d'un noir profond, le crâne atteint de calvitie, Henri Désiré Landru est, au début du siècle, un homme parfaitement banal. Pourtant, il deviendra le premier tueur en série que la France ait connu.
Chez Landru, tout est lié non pas à la parole mais à l'écrit. D'où sa présence aujourd'hui au Musée des lettres et manuscrits. Tout commence en 1915 par des petites annonces au sein de journaux pour rencontrer de jeunes veuves. «Monsieur sérieux, ayant petit capital, désire épouser veuve ou femme incomprise», écrit-il alors. «Il prend les rendez-vous à la suite les uns des autres, dans une même journée, explique Estelle Gaudry, commissaire de l'exposition. Il retranscrit dans un petit carnet le nom de ces femmes et en face d'eux les mentions “à répondre”, “sans intérêt”, “sous réserve”, “sans fortune”.» Il emmènera ses favorites dans sa maison de campagne de Gambais, louée sous différents noms d'emprunts. Là, il les tue, les démembre et les brûle dans sa désormais célèbre petite cuisinière.
Lorsqu'il se fait arrêter en 1919, les enquêteurs ne trouvent aucun corps et donc aucune preuve de ses crimes. Mais, maniaque, il notait absolument tout dans ses petits carnets, de ses dépenses aux noms de ses victimes en passant par les recettes que lui rapportaient ses crimes. C'est ce qui le perdra. Sans ses carnets, pas d'affaire Landru. C'est grâce à ces traces écrites que les forces de l'ordre, et notamment l'inspecteur Jules Belin de la 1re brigade mobile, ont réussi à mettre au jour ses méfaits. «Landru ne dévoile rien lors de ses interrogatoires. Les enquêteurs n'ont alors d'autre choix que celui d'éplucher la liste de noms qu'il a dressée par écrit. Un travail de longue haleine», raconte Estelle Gaudry.
Au mur de l'exposition, les procès-verbaux dressés par les policiers, dans lesquels ils ont souligné de bleu ou de rouge les passages les plus importants. Dans les vitrines, les bouts de papier sur lesquels ils avaient répertorié les noms d'emprunt de Landru ainsi que les fiches d'identité des onze victimes du «Barbe Bleue de Gambais».
Tous ces écrits se regardent aujourd'hui face à face dans la salle du musée pour essayer de retranscrire la vie énigmatique d'un des plus célèbres criminels français. Son silence lors des interrogatoires menés par l'inspecteur Jules Belin laissera pour toujours planer une part de mystère autour de son histoire. Le 25 février 1922, le couperet tombe. Landru emporte pour toujours son secret dans la tombe. Le bourreau Anatole Deibler écrit froidement dans son carnet: «Exécuté à Versailles. Samedi. Temps clair. 6 h 10.»
Landru 6 h 10 Temps clair, au Musée des lettres et manuscrits
222, boulevard Saint-Germain, jusqu'au 15 septembre
















