Hôtel Crillon
Les enchères du Crillon atteignent des sommets. Jeudi, le premier jour de vente (600 pièces) a rapporté 1,3 million d’euros, a-t-on appris hier auprès d’Artcurial. La maison de vente, qui organise la dispersion jusqu’à ce soir, a ainsi dépassé l’objectif total de 1 million d’euros (3 500 lots). Vendredi, le bar César a été adjugée 324 800 euros, alors qu’il était estimé à 12 000 euros. Les prix ont aussi flambé pour l’enseigne du restaurant, estimée au départ à 300 euros et vendue 25 980 euros, ainsi que pour un minibar customisé par le dessinateur Enki Bilal, qui a trouvé preneur à 21 000 eu ros alors qu’il était mis à prix 500 euros. Un chariot à dessert Christofle, estimé à 4 000 euros, est pour sa part passé sous le marteau du commissaire-priseur à 20 800 euros. Les enchères pourraient continuer sur leur lancée aujourd’hui, avec la vente de 2 000 des 17 000 bouteilles de la cave de l’hôtel 4 étoiles – une série limitée de cognac Rémi Martin est notamment estimée à près de 7 000 euros. Tous les grands crus seront vendus sans prix de réserve, afin de permettre au Crillon de vider les lieux, avant d’entamer deux ans de travaux. • www.artcurial.com
Elections Municipales de Paris
60 % DES PARISIENS SATISFAITS DU BILAN DE BERTRAND DELANOË
Trois Parisiens sur cinq se disent satisfaits de Bertrand Delanoë, selon un sondage BVA pour 20 Minutes paru ce matin. Parmi les mesures les plus appréciées : 88 % approuvent Vélib’, 64 % Paris Plages et 63 % le réaménagement des quais de Seine rive droite. 56 % se disent d’accord avec la mise en place de la réforme sur les rythmes scolaires dès septembre 2013.
Actuellement à la M.E.P. : Claude Lévêque, un artiste qui photographie
Claude Lévêque
Claude Lévêque n’est pas un photographe, ni même un peintre-photographe comme Boltanski, Gette, Annette Messager ou Le Gac le furent dans les années 1970, mais un artiste qui photographie tout le temps, plus que les photographes peut-être, plus que les peintres-photographes certainement.
Ce qu’il enregistre est à la fois drôle et terrible, aigu et poétique. Constat parfois et parfois pas de côté dans le réel, en écho à l’oeuvre, faite, comme on le sait, de tensions entre des pôles contraires, où se mêlent et s’opposent violence et douceur, tendresse et terreur. Avec l’humour, des éclats de rires sonores et même la gaminerie qui enchante tout cela et peut en bouleverser, parfois, la compréhension. Car si Claude Lévêque donne à voir notre univers dans son aspect sinistre, impitoyable, en même temps l’enfance, ses rêves et ses peurs, hante cet univers heurté, aussi noir et doré que le sont les contes d’ogres et de fées.
Connaissant ces photographies depuis longtemps, j’ai proposé à Jean-Luc Monterosso de les exposer : il avait déjà acquis de Claude Lévêque, pour la MEP, une vidéo qui sera projetée dans l’exposition. On n’y montrera aucun tirage encadré mais des images projetées selon différents rythmes, différents formats, accompagnées de deux néons, dans un dispositif intime cherchant à garder à ces images le statut qui est le leur: repérage, exploration, observation, recherche. Il s’agit là d’un voyage en images dans l’univers d’un artiste. D’un artiste majeur, en France, aujourd’hui. D’un artiste qui nous livre ici en somme son “journal” ou son carnet de croquis.
Un instant de rêve, naturellement, est une antiphrase, procédé qui consiste à exprimer une idée par son contraire.
Michel Nuridsany
Photo : Claude Lévêque © ADAGP. Courtesy de l’artiste et kamelMennour, Paris
Concorde Art Gallery
Michel Portier
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Photographe
Je dois convenir que ces corps qui se meuvent dans la lumière sont bien tentants.
Weston disait qu’il ne faisait des nus qu’avec ses amantes, Weston était un sage. Ce qu’il voulait dire c’est que la gestion de l’attirance est souvent un empêchement à être libre avec l’appareil photographique.
Il n’y a là aucune allusion grivoise, c’est une simple évidence humaine : l’émotion prend le dessus heureusement dans ces moments emerveillés.
Je rencontre ce qui se décrit dans la légende de Pygmalion, sauf que la statue commence par être réelle, avec sa tiède palpitation de vie sculptée par la lumière.
Né en 1954, études aux Beaux Arts de Clermont Ferrand, dessinateur, restaurateur de tableaux anciens puis photographe professionnel.
Travaille avec deux galeries à Paris.
Exposition " Désirs obscurs "
jusqu'au 25/05/2013
Concorde Art Gallery
179 Bd Lefebvre 75015 Paris
Ouvert du Lundi au Samedi de 11h à 20h



















