Le grand soir de Lady Gaga
Quelles surprises lady gaga peut bien nous réserver ? La chanteuse américaine se produira pour la première fois dans l’enceinte gigantesque du Stade de France, samedi soir. Après la démonstration lumineuse des Britanniques de Coldplay début septembre, l’interprète de « Poker face » a concocté un show spectaculaire à la mesure de sa folie. Son dernier coup d’éclat remonte à seulement quelques jours, à Amsterdam. La chanteuse a tranquillement fumé un joint sur scène, entre deux chorégraphies endiablées. On peut donc attendre à tout samedi soir...
Samedi soir 22 septembre, au Stade de France, Saint Denis. 19 h 30, de 50 à 100 euros. Avec The darkness en première partie.
Photo : Lady Gaga photographiée par Terry Richardson
Demain = Park(ing) Day
Gare à vous, demain, c’est Park(ing) Day. Si vous vous promenez en centre-ville, vous risquez de croiser, entre deux voitures garées le long du trottoir, de drôles d’installations : jardins éphémères, tables de piquenique, etc. Au total, près de 300 places de stationnement seront ainsi détournées de leur fonction dans les 40 villes participantes. Cette initiative artistico-écolo est née à San Francisco, aux Etats-Unis, en 2005, avant de prendre une dimension internationale. Cette année, une trentaine de pays y participent. Importé en France depuis 2009, le Park(ing) Day, organisé en pleine Semaine de la mobilité, devient l’occasion de questionner, de façon festive, la place de la voiture dans nos métropoles.
Save the date : Nuit blanche au fil du fleuve et en hauteur
Un mobile immense suspendu aux grues du chantier des Halles, un concert marathon de six heures pour revisiter l’intégrale de Philip Glass au Collège des Bernardins, un concert de Chapelier Fou avec création lumière et vidéo dans la gare d’Austerlitz… Le féerique sera au rendez-vous samedi 6 octobre pour fêter les 10 ans de Nuit blanche, piloté cette année par Laurent Le Bon, directeur du Centre Pompidou-Metz. Il a voulu recentrer les 120 projets sur « une ligne fluide évidente et parfois méconnue : la Seine », de Chaillot jusqu’à Ivry-sur-Seine. Pour l’occasion, une partie des berges deviendra piétonne et les passants découvriront des créations nomades, comme ces 175 agents de la Mairie qui esquisseront une danse collective et un bateau de feu imaginé par le Groupe F spécialisé dans le spectacle pyrotechnique. Autre particularité de cette édition très inventive, on pourra admirer Paris de haut grâce aux nombreux belvédères, terrasses ou tours exceptionnellement ouverts au public.
Exposition : Paris vu par Hollywood
Les grands yeux d’Audrey Hepburn sont à eux seuls une invitation à découvrir la nouvelle exposition de l’Hôtel de Ville. Car si Hollywood fait rêver les cinéastes frenchy ou les jeunes acteurs, Paris est sans conteste la ville qui a le plus inspiré le 7e art outre-Atlantique. Avec près de 800 films américains réalisés sur la capitale française – dont une centaine de chefs-d’œuvres -, il était nécessaire de revenir sur cette relation complexe.
Pensée de façon chronologique, l’exposition se découpe aussi à travers certaines thématiques. Déjà à ses débuts, le cinéma américain semble fasciné par Paris et ses décors de carte postale. Un document émouvant de Thomas Edison, inventeur du cinéma muet, montre les premières images filmées de Paris, qui n’échappe pas à son lot de clichés: avec l’immortalisation des monuments emblématiques, mais aussi de la Parisienne dans toute sa superbe. Paris fascine, mais c’est aussi et surtout pour son Histoire, sa cité médiévale que les américains ne peuvent que fantasmer. La littérature devient une merveilleuse source d’inspiration pour le cinéma, qui s’inspire de Notre-Dame de Paris bien sûr, mais aussi des Trois Mousquetaires, des films de Capes et d’Épées.
Mais Paris sera surtout considérée comme la ville de l’amour, du plaisir, voire de l’érotisme. Dans les années 1930, 1940 les réalisateurs se servent de Paris pour révéler leurs pulsions inavouées, un monde où les gens ne cessent de s’embrasser. Dans une Amérique puritaine, il eut été impensable de laisser libre cours à son imagination grivoise, mais à Paris, tout cela devient soudainement acceptable. Les réalisateurs tournent pourtant dans les studios d’Hollywood, dans les décors parfois grossiers d’un Paris rêvé, comme Ernst Lubitsch qui en fera sa spécialité puisqu’il réalisera une dizaine de films sur la capitale frenchy sans jamais y mettre les pieds.
Sous une grande fresque de 20m de long, animée par des extraits de 70 films, l’exposition dévoile peu à peu les secrets excavés entre Hollywood et Paris. Au cœur des fifties, les cinéphiles souhaitent plus de réalisme, fini donc les décors en carton, place aux rues bruyantes et vibrantes de la ville lumière. Drôle de Frimousse ou encore Charade s’attelle à faire de Paris une ville incontournable, que l’américain moyen s’approprie à travers l’objectif. Audrey Hepburn ou encore Jean Seberg, deviendront également des porte-paroles de cet endroit rêvé.
Paris vu par Hollywood, entre clichés et nostalgie – que l’on retrouve dans les films les plus récents à l’instar de Midnight in Paris de Woody Allen ou encore Hugo Cabret de Martin Scorsese –, à travers des maquettes de décors, des photos et des extraits vidéos, nous donne une folle envie de découvrir – ou redécouvrir – les chefs-d’œuvres du cinéma américain, avec Paris en sublime, imaginaire ou mystérieuse toile de fond.
Paris vu par Hollywood
Exposition gratuite à l'Hôtel de ville
Actuellement et jusqu'au 15 décembre 2012

























