Campagne Présidentielle Américaine 2012
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Affaire Grégory : la voix du corbeau exploitable ?
JUSTICE - C'est sans doute la dernière occasion de résoudre la mystérieuse affaire Grégory. Après l'échec des nombreuses pistes explorées, une nouvelle analyse devrait bientôt être menée. Elle portera sur la comparaison des voix du corbeau avec celles des protagonistes de l'affaire Grégory. Une expertise est en effet venue confirmer la faisabilité de telles études avec les bandes son de l'époque, a annoncé samedi 1er septembre l'avocat de la famille Villemin, Me Thierry Moser.
Cassettes audio numérisées
Il y a vingt-huit ans, le petit Grégory Villemin (4 ans) était assassiné. Son corps avait été retrouvé noyé, pieds et poings liés dans la Vologne (Vosges), le 16 octobre 1984. Des appels d'un ou de plusieurs corbeaux à la famille Villemin avaient été enregistrés à l'époque sur des cassettes audio qui ont été numérisées depuis.
L'Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN) procédait depuis plusieurs mois à la comparaison entre les enregistrements des voix du ou des corbeaux et les voix des différents protagonistes de l'affaire, telles qu'elles ont été recueillies par les journalistes de l'époque, des documents sonores conservés à l'Institut national de l'audiovisuel (INA).
Difficultés de faisabilité
"Les gendarmes de l'IRCGN, après consultation des techniciens, ont répondu que l'expertise peut être tentée malgré les difficultés de faisabilité", car la qualité des enregistrements du corbeau à l'époque laissait à désirer, a précisé Me Moser. "Ce qu'il y a de nouveau aujourd'hui", a ainsi ajouté l'avocat des Villemin "c'est que "la cour d'appel va décider d'aller plus avant" et "nous allons passer à l'expertise proprement dite". La présidente de la chambre de l'instruction devrait donc bientôt prendre une "ordonnance de commission d'expert".
Le 20 octobre 2010, la justice avait ordonné six nouvelles analyses, demandées par les parents du petit Grégory, afin d'aller au bout de ce qui est techniquement possible grâce à l'évolution de la science. Les trois premières - portant sur la recherche d'ADN - n'avaient rien donné. Source : FTVi avec AFP
Baptiste Giabiconi sort un disque...
Voir mes précédents billets sur Baptiste Giabiconi
Culture - Paris
‘La Triennale, Intense Proximité’ a lieu au Palais de Tokyo jusqu’au 26 août ! (trop tard mais allez quand même voir le Palais de Tokyo)
www.palaisdetokyo.com
Wim Delvoye est exposé au Musée du Louvre jusqu’au 17 septembre
http://www.louvre.fr/expositions/art-contemporain-wim-delvoye-au-louvre
Joana Vasconcelos est exposée au Château de Versailles jusqu’au 20 septembre
http://www.chateauversailles.fr
‘La Mariée’ de Joana Vasconcelos est exposée au Centquatre jusqu’au 18 septembre
http://www.104.fr/
L’œuvre de Jef Aérosol a été réalisée avec le concours de la mairie du 20e arrondissement au Jardin Debrousse.
Kerminihy, jardin d'Eden des "culs nuls"
C’est un banc de sable où le temps semble s’être arrêté pour contempler la mer, en se demandant si l’océan commence ici, à moins qu’il ne s’achève au pied joliment cambré de la dune blanche. Kerminihy ou l’origine du monde. Un endroit aussi secret que le tableau de Gustave Courbet. À poil, au bord de l’eau, les baby-boomers retrouvent leur jeunesse perdue dans ce paradis gagné de haute lutte par les naturistes durant les seventies. Les premiers "culs nus" débarquent à Kerminihy, dans la petite commune d’Erdeven, en juin 1969. Georges Pompidou vient alors de remporter la présidentielle après la démission du général de Gaulle ; le mouvement hippie prépare Woodstock tandis que Jane Birkin et Serge Gainsbourg chantent Je t’aime… moi non plus.
De jeunes idéalistes, pas forcément flower power, veulent "vivre en harmonie avec la nature", convaincus que "la nudité favorise le respect de soi, des autres, de l’environnement". Ils ont trouvé leur Éden dans une carrière d’extraction de sable. "C’était toute une aventure : nous devions emprunter des chemins épouvantables, sans parler des paysans du coin qui nous coursaient la fourche à la main et des gendarmes", raconte l’une des pionnières, qui se remémore avec ravissement cette "guerre des tranchées" : celles que les cultivateurs creusaient et remplissaient de purin pour leur barrer l’accès au site.
"C’était la chasse aux nudistes, comme dans Le Gendarme de Saint-Tropez", raconte Josette, qui a expérimenté le naturisme pour la première fois ici avec son mari, voilà près de quarante ans. Les naturistes avaient alors ce qu’ils appelaient "un minimum" – un cache-sexe "qui ne cachait d’ailleurs pas grand-chose" – enroulé autour du poignet ; ils l’enfilaient précipitamment dès que le coup de sifflet du guetteur les avertissait de l’arrivée imminente des gendarmes. Les femmes les tricotaient elles-mêmes. "Mon premier, je l’avais fait au crochet", se rappelle en riant Maguy, alors serveuse à Quiberon. Parfois, le dimanche, après la messe, les braves paroissiens venaient par le bord de mer pour apercevoir les "culs nus". Procession surréaliste sous le soleil de midi : les hommes en costume sombre passaient au ras de l’eau, leurs souliers vernis à la main. "Les mémés avaient leur sac de messe", se remémore Josette qui en rit encore.
Il a fallu un projet de centrale nucléaire sur le site pour que les habitants de la commune et les naturistes trouvent un terrain d’entente… Il reste de ce combat commun des formules à consacrer – "Mieux vaut les fesses à l’air qu’une centrale nucléaire", "Les tétons plutôt que les neutrons" – et une main verte dressée sur le bord de la route comme un "halte-là" : "Non aux centrales nucléaires." À La Pinède, le camping naturiste du coin, on a alors vu débarquer des touristes britanniques, allemands, néerlandais… Beaucoup, comme Henk et sa femme, Brigitte – qui viennent des Pays-Bas depuis vingt-deux ans – sont tombés sous le charme de cette plage qui n’est, chaque fois, ni tout à fait la même ni tout à fait une autre, comme dans Mon Rêve familier de Verlaine. "La mer et les dunes vivent, les couleurs varient", explique cette belle femme en lunettes noires qui ne fait pas ses 58 ans. Ce couple d’enseignants a fait partie des rares vacanciers à revenir après le naufrage de l’Erika, en 1999. "C’était invraisemblable. On ne voyait plus rien dans le sable. Comme si la plage était morte."
Un an après un nouveau malheur – le cargo TK Bremen s’est échoué ici même –, la vie est revenue à Kerminihy, où de plus en plus de "textiles" se mêlent aux "culs nus". Comme Aline, infirmière à la retraite, venue en famille profiter de cet espace formidablement brut, préservé par des naturistes forcément écolos, et ce silence extraordinaire. Elizabeth, jolie brune de 29 ans, retourne, elle, à reculons et en Bikini dans cet endroit qu’elle déteste – "petite, j’en pleurais" – pour faire plaisir à son père, qui "ne supporte pas le contact d’un maillot de bain". "Ce qui rend une plage à part, ce sont les souvenirs d’enfance que je n’ai pas eus ici", décoche la jeune femme, partie vivre dans l’Aude. À Bugarach. Un tout autre Éden censé échapper à la fin du monde en décembre 2012.
Source : Christel De Taddeo, envoyée spéciale à Erdeven (Morbihan) - Le Journal du Dimanche paru le dimanche 05 août 2012
Voir ou revoir mes très nombreux billets sur Erdeven (et la plage de Kerminihy) en cliquant ICI
"Nu au chèche" - Photo prise sur la plage naturiste de Kerminihy (Erdeven)







