«Insolent et turbulent»: ce sont les mots de Jean de Loisy, le nouveau directeur du Palais de Tokyo, nommé pour cinq ans. Sous la houlette de cet érudit autodidacte, spécialiste de l'art contemporain proche des institutions, la création devrait bouillonner avenue du Président-Wilson. Une nouvelle page va s'écrire dans le bâtiment colossal de 1937 qui retrouve, sous la maîtrise du duo d'architectes Lacaton & Vassal, toute son ampleur d'origine. Dix ans ont passé depuis l'ouverture, au cœur du XVIe arrondissement sage et endormi, de cet ovni de la création contemporaine, alors dirigé par Nicolas Bourriaud et Jérôme Sans, qui ont posé les premiers jalons de la culture expérimentale. Lieu atypique, de résonance internationale, ouvert de midi à minuit, et où toutes les expériences alternatives ont été possibles. Même les pires. Entre admiration et détestation, les deux mandats successifs de Marc-Olivier Wahler ont suscité des réactions contrastées. De plus en plus hermétiques, les dernières expositions ont provoqué l'indifférence. La fréquentation est tombée à 220 000 visiteurs en 2010 (le pic ayant été atteint en 2005 avec 270 000 visiteurs). Aujourd'hui, les Parisiens sont invités à se réapproprier l'impressionnant dédale d'espaces labyrinthiques de 22 000 mètres carrés. Au menu: un second restaurant avec vue sur la Seine, quatre salles de cinéma d'art, un Little Palais, capsule colorée pour les enfants, et une programmation ouverte aux jeunes commissaires et artistes de toutes les générations. Dans sa version 2012, le Palais de Tokyo se positionne «comme un lieu de vie et d'expression artistique» destiné à un plus large public. Objectif: 500 000 visiteurs par an. Promesses louables si elles sont tenues. À quoi sert le Palais de Tokyo? À nous donner envie. Source : Le Figaro - Lire l'intégralité du reportage en cliquant ICI

Voir mon billet du 20 avril 2012