Festival de l'Imaginaire (hier à Paris)
La découverte de la pratique musicale Sinawi fait courir le risque d'un envoûtement. Y céder, c'est s'immerger dans un univers mystique et sonore unique, héritage ancien de vieilles traditions coréennes.
Le Sinawi reste intimement lié aux rites chamaniques, qu'il accompagne avec tout ce que cela suppose de rythmes entêtants et chants aux sonorités gutturales et mystérieuses. Le tout avec une grande liberté d'interprétation qui rend chaque représentation unique. "Avant chaque concert, explique Kim Young-gil, maître de la cithare ajaeung, nous répétons quelques parties qui restent fixées. Mais au final, il y a environ 60% d'improvisation". Une habitude fondée sur l'absence de rythmes propres à cette pratique musicale. " Cette musique fonctionne sur la base de cycles relativement longs, précise Kim Hae-sok, spécialiste de la cithare gayageum. Cela donne de la liberté.
L'ensemble se révèle fascinant, tant ses praticiens semblent habités par ses sonorités. Yoon Ho-se, au tambour sablier janggu, avoue même jouer "dans un état d'oubli total" qu'il assimile à un "état de purification". "Peut-être n'ai-je pas grande confiance dans ce monde-ci et que je m'évade facilement vers un autre monde ?". Un univers de divinités anciennes, qui rappellent que le chamanisme reste la religion première de la péninsule coréenne, avec sa conception de la mort associée à la renaissance, au repos et qui, finalement, paraît plus supportable, en tous les cas moins triste.
Le chamanisme est toujours pratiqué, notamment sur l'île méridionale de Jeju, qui abrite de nombreux sanctuaires, ou sur l'île de Jindo, d'où est originaire Kim Young-gil.
Même si elle lui reste intimement lié, le Sinawi s'en est quelque peu émancipé pour devenir une pratique artistique à part entière. Originaire de Séoul, la chanteuse Yu Mi-ri n'a jamais participé à des rites chamaniques mais reconnaît que, quand elle chante, elle ressent "la nature résonner en moi, chanter à travers mon corps". Habités par leur musique, les praticiens du Sinawi jouent en groupe ou seuls. (Source : l'Express)
François Bayrou au Zénith (hier à Paris)
Le candidat centriste à la présidentielle tenait meeting ce dimanche à Paris. Devant une salle comble, il a expliqué ce qu'il ferait dans ses premiers mois à l'Elysée s'il était élu.
Objectif atteint: après la «drôle» de semaine qui a suivi les événements tragiques de Toulouse et Montauban, François Bayrou a rempli ce dimanche après-midi son Zénith de Paris. Le candidat centriste, qui avait refusé de mettre sa campagne entre parenthèses la semaine dernière, contrairement aux candidats du PS et de l'UMP, peut souffler. Son public a répondu présent. La salle configurée pour accueillir 6000 personnes était pleine.
Après avoir fendu la foule, dans une mise en scène parfaitement réglée, pour atteindre la scène sous les «Bayrou président», les premiers mots du candidat centriste auront été: «Je suis venu vous parler d'espoir.» Les applaudissements redoublent. Son entourage, à son tour, souffle en coulisses. «Après Toulouse, on ne savait vraiment pas comment allaient réagir les Français», reconnaît un cadre centriste.
Bayrou, lui, assume sa stratégie de la semaine passée. «Quand à Toulouse, un assassin désaxé, dont on apprend qu'il était repéré (...), peut se constituer un arsenal (...), commettre ces meurtres (...), alors la République a des questions à se poser», a-t-il lancé, avant d'affirmer: «La République, si elle ne se pose pas de questions, ne fait pas son devoir.»
Alors, face «à la République abandonnée», Bayrou promet que, s'il était élu en mai, il ne laisserait «pas continuer cette dégradation». Un peu plus tôt, pour «chauffer» la salle, l'ancien ministre du Budget et président du conseil général de l'Orne, Alain Lambert, avait lancé: «En rentrant ce soir, dites aux Français qu'ils sont libres de choisir leur président.» Pour l'eurodéputé Jean-Luc Bennahmias, «seul Bayrou peut construire une majorité nouvelle». Avec humour - en s'imitant lui-même! - l'ancien ministre Philippe Douste-Blazy ne dit pas autre chose: «En effet (à prononcer «anéfé», NDLR), François Bayrou sera au second tour.» La salle répond par des «hourras».
«Je serai le président du rassemblement»
Malgré les derniers sondages qui le placeraient derrière Jean-Luc Mélenchon, François Bayrou dit garder espoir. L'espoir de toujours se qualifier pour le second tour. L'occasion de présenter lors de son discours d'un peu près heure et demie ce qu'il ferait dans ses premiers mois à l'Élysée: réforme fiscale à 50% et «pas à 85% comme pour François Hollande» ; sortie du surendettement par le produire en France et rétablir ainsi l'équilibre des comptes publics en trois ans ; inventer un «dialogue social plus ouvert» - «J'imposerai l'idée que l'entreprise n'appartient pas seulement aux actionnaires» - ou encore redonner confiance à l'école - «Je garantirai la protection effective des moyens». Et d'assurer encore, citant Henri IV qui réconcilia la France catholique à la France protestante: «Je serai le président du rassemblement (..), nous allons vivre ensemble, tous d'où que nous venons, tous Français...»
Puis, bien sûr, retour aux fondamentaux de sa famille politique: Bayrou n'a pas oublié de parler d'Europe. Et propose trois nouvelles étapes: «une étape politique, une étape économique et une étape financière». Dans la salle, aux côtés des drapeaux tricolores, des militants agitent ceux de l'Union européenne. Dimanche, Bayrou, dont la campagne pouvait donner un sentiment de flottement depuis quelques semaines, n'a pas calé. Lui-même dit parfois en privé être un «diesel». Reste moins de quatre semaines pour passer à la vitesse supérieure. (Source : Le Figaro)
Cliquez ICI
Save the date : FAB FEST - le futur est maintenant
Du 31 mars au 3 avril - Pour sa première édition, FABFEST investit la Gaîté lyrique et convie des artistes, des chercheurs, des penseurs et des politiques à raconter notre époque. Trois jours d’exploration et de découvertes, à travers des concerts, des ateliers, des débats et la présentation d’une collection inédite d’objets mystérieux venus des quatre coins des mondes numériques.
Présidentielle : six affiches de candidats décodées
Lire l'excellent article sur le site RUE 89 en cliquant ICI










































