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Jours tranquilles à Paris

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16 février 2012

SEQUENCE NOSTALGIE : Les Beatles "Yesterday"

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16 février 2012

Le site "LA FRANCE FORTE" est né...

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Et en plus il tweete....

16 février 2012

Derniers jours : Rainbow Warrior - Galerie Pascal Vanhoecke

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15 février 2012

Un slogan qui sonne comme un mauvais présage...

C’est confirmé. Le slogan de Nicolas Sarkozy, qui a officialisé ce soir sur TF1, sa candidature pour un second mandat, est... «La France forte», comme le révélait Le Point.fr.. Quant à l’homme du slogan, il s’agit de Jean-Michel Goudard, le publicitaire confondateur d’Euro-RSG, qui a l’oreille du président de la République depuis 2008.11651999

Sur Europe 1, le publicitaire, Jacques Séguéla (photo), ne semble guère inspiré par le choix de l’équipe de campagne du candidat UMP, et déplore, plus globalement, «des slogans au ras des pâquerettes». «Tous les candidats d’opposition parlent de changement, et tous les candidats sortants parlent de France plus ou moins forte», résume-t-il, décodant: «Face au changement, qui peut faire peur, la volonté sarkozyenne est de dire qu’il maintiendra cette France forte.»

384769«Une France forte», ça vous rappelle quelque chose? Comme l’a repéré Slate.fr, on s’approche beaucoup du slogan «Il faut une France forte» de Valéry Giscard d’Estaing à la présidentielle de 1981. Election que Giscard, chef de l’Etat sortant, avait perdue contre François Mitterrand...

15 février 2012

Candidature de Sarkozy : les réactions politiques

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Marine Le Pen : Sarkozy, "magicien" dont on voit "les ficelles dépasser du costume"

"Les Français doivent maintenant donner à Nicolas Sarkozy ce qu'il mérite, un carton rouge" alors que le chef de l'Etat ressort "la machine à enfumer" a déclaré la candidate du Front national. "Trop de trahisons, trop de mensonges, trop de manipulations, Nicolas Sarkozy doit quitter le terrain". Pour la candidate d'extrême droite, "le vote Sarkozy est un vote perdu, un vote inutile pour un candidat inutile qui évidemment ne fera pas demain ce qu'il n'a pas fait pendant cinq ans" évoquant "les échecs très lourds" de son quinquennat.

"Cette fausse modestie, ces promesses multipliées, on a le sentiment" d'un "magicien dont on connaît le tour et dont on verrait les ficelles dépasser du costume, la tâche sera très difficile pour lui".

François Bayrou  : "Quand le capitaine a mené le bateau sur un récif, il faut qu'il change"

"Ce qui était frappant à écouter Nicolas Sarkozy, c'est que c'était exactement les mêmes mots, les mêmes phrases, les mêmes exemples que depuis des mois et des mois. Et ce qu'on voyait quand on était de l'autre côté de l'écran, c'est qu'en réalité le bilan est tellement écrasant", a déclaré François Bayrou sur TF1. Le leader du MoDem avait auparavant expliqué sur Canal+ que les Français se trouvaient maintenant devant une question essentielle: "Est-ce qu'on continue cinq ans avec la même équipe ou est-ce qu'on change ?".

"Toute la zone euro, avec le Portugal, l'Espagne, la Grèce... a eu, en une année, un déficit de 7 milliards et nous la France, toute seule, 70 milliards. Nous perdons en un mois ce que l'Europe perd en un an. Quand le capitaine a mené le bateau sur un récif, on dit qu'il faut un changement", a-t-il lancé.

Régissant au slogan de campagne du président candidat "La France forte", le leader centriste a souri: "Si on veut définir la France aujourd'hui, dire qu'elle est forte, il me semble qu'il y a un petit hiatus", a-t-il ironisé.

Nicolas Dupont-Aignan : Sarkozy "empêtré dans ses contradictions"

Le candidat de Debout La République à l'Elysée, souligne une contradiction "entre ses paroles de candidat et ses actes de président". "Contradiction sur le respect de la parole du peuple français, puisque Nicolas Sarkozy restera dans

l'Histoire comme celui qui a trahi le vote des Français lors du référendum de 2005, en faisant passer par le Parlement le traité pourtant massivement rejeté par le peuple", a-t-il estimé. "Contradiction sur la valeur travail puisque jamais la France n'aura perdu autant d'emplois industriels que sous Nicolas Sarkozy", a ajouté M. Dupont-Aignan. "Contradiction enfin sur sa France forte puisque la France ne peut pas être forte si elle n'est pas libre".

Eva Joly : il faut le "chasser" de l'Elysée

"C'est clair qu'il faut une alternance. Il faut absolument que nous chassions Nicolas Sarkozy du palais de l'Elysée", a déclaré Eva Joly sur France 2. "Tout ça pour ça", a-t-elle aussi lancé.  "Il ne nous a rien dit. C'était le grand vide, pas un mot sur l'écologie, pas un mot sur la crise environnementale", a souligné la candidate écologiste.

Nicolas Sarkozy "est dans le déni du bilan de son mandat et dans le déni du fait que sa politique a détruit les emplois dans notre pays. Il est dans le déni qu'il déstabilise notre pays".

François Fillon : la candidature de Sarkozy est "celle de l'intérêt national"

"Ce soir, le débat présidentiel est véritablement lancé", a estimé le Premier ministre. M. Sarkozy "se tourne vers les Français avec conviction et coeur. Il s'engage pour une France forte et protectrice", poursuit-il. Selon lui, la candidature du président sortant, "c'est celle de l'intérêt national pour sortir de la crise et tenir notre rang dans la mondialisation". "La modernisation économique et sociale engagée depuis 2007 constitue un socle pour aller plus loin", poursuit-il, ajoutant que "par delà son expérience, Nicolas Sarkozy incarne cette énergie réformatrice qui réinvente en permanence la République". "Pour construire cette France forte, je m'engage pleinement au côté de Nicolas Sarkozy", conclut le Premier ministre, en allusion au slogan de campagne de M. Sarkozy.

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15 février 2012

Le candidat Sarkozy demain à Annecy

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Annecy avant Marseille

Une grande réunion publique est programmée à la salle Arcadium d'Annecy (Haute-Savoie), jeudi à 17 h 30. Les dirigeants locaux disent attendre beaucoup de monde à Annecy et craignent même d’être dépassés par les événements. « Depuis ce matin, c’est de la folie, on n’arrête pas de prendre des inscriptions. Il y a même des cars qui sont affrétés de la Loire, de Savoie, de tous les départements de la région », note une responsable de la fédération. L’UMP organisera également une autre réunion publique à Marseille dimanche, mais la présence de Nicolas Sarkozy n’est pas encore confirmée officiellement.

15 février 2012

Le non-évènement : Nicolas Sarkozy est candidat à l'élection présidentielle

15 février 2012

François Bayrou

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15 février 2012

Elections Présidentielles 2012

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15 février 2012

Sarkozy, comme une anguille dans les eaux troubles de la crise

Le président devrait enfin, ce 15 février, se déclarer candidat. L’occasion, pour El País, de revenir sur son bilan. Cet article a paru sous le titre “le crépuscule d’un hyperactif”.

EL PAIS

Récemment, lors de l’une de ses habituelles harangues philosophiques, Nicolas Sarkozy a déclaré qu’il préférait être jugé par l’Histoire plutôt que les urnes. Le président français annoncera pourtant sa candidature à l’élection présidentielle ce 15 février [sur TF1]. Il tentera de se montrer le garant de l’espoir et d’un avenir meilleur, et de cacher sous le tapis l’essentiel du bilan de son premier quinquennat.

Plus qu’un président de la République hors du commun, Nicolas Sarkozy s’est révélé être un président de l’exécutif, un Premier ministre hyperactif et parfois arrogant, qui a voulu tout faire sans rien déléguer ni s’économiser : il a divorcé, fêté sa victoire sur le yacht d’un ami millionnaire, s’est remarié, a eu un enfant, s’est envolé au Tchad pour libérer des hôtesses de l’air espagnoles prisonnières [le 3 novembre 2007, dans le cadre de l’affaire dite de l’Arche de Zoé], a violemment insulté un agriculteur qui l’ennuyait [“Casse-toi pauvre con !”, au Salon de l’agriculture de 2008], a houspillé les dirigeants européens lors de plusieurs sommets, a augmenté la TVA trois mois avant l’élection... Il a fait ça tout seul, et la liste ne s’arrête pas là. Il a été l’unique star de son quinquennat, cela ne fait aucun doute.

Cette énergie – souvent mal vue par ses pairs et incomprise par ses compatriotes – a-t-elle eu des résultats positifs ou négatifs ? Voilà la question qui vaut un million, et à laquelle il n’existe pas de réponse simple.

D’un point de vue global, on peut considérer que son règne laïc (mais aux tendances pontificales) a coïncidé avec le crépuscule de la grandeur*. Quoique le concept ait ses écueils – il vient de loin et de plus, si l’on suit la définition de José Ignacio Torreblanca [politologue espagnol], la grandeur* signifie avant tout perdre en ayant l’air de gagner – Nicolas Sarkozy n’a pas réussi à cacher aux yeux du monde que, aujourd’hui, la France n’est plus ce qu’elle était.

Certes, ce n’est peut-être pas uniquement de sa faute, car il a toujours fait ce qu’il pouvait pour résister – parfois à raison, comme en Libye, parfois de façon pathétique, comme lorsqu’il a promis de réinventer le capitalisme. Il est également évident que la décadence de la France ne fait que refléter celle de l’Europe : tout le continent a souffert de la raclée sans précédent infligée par la crise des subprimes puis par celle de la dette. Mais tandis que la crise a fait de l’Allemagne un leader incontesté, Nicolas Sarkozy n’a été, non sans habileté et non sans sagesse, qu’un allié de second choix, fragile qui plus est.

La situation est paradoxale parce que le président français, s’il veut désormais s’inspirer du modèle allemand, a tout de même eu cinq ans pour s’y employer, sans succès. Les chiffres révèlent que le fossé séparant les deux grandes puissances de la zone euro n’a fait que se creuser. Au cours de son mandat, plus de 1 million de personnes supplémentaires se sont retrouvées au chômage en France (un record historique depuis 1999), alors que Berlin s’approche du plein-emploi. Et si, en 2011, Paris a battu son propre record en termes de balance commerciale (avec 70 milliards d’euros de déficit), l’Allemagne est en excédent. En France, les inégalités ont aussi considérablement augmenté, à la fois en ce qui concerne le nombre de pauvres (plus de 8 millions de personnes, soit 82 000 de plus chaque année) et les avantages fiscaux accordés aux riches, évalués à 75 milliards d’euros.

Pendant ce temps, les partisans de Nicolas Sarkozy continuent de citer la réforme des retraites, le remaniement d’une administration tentaculaire grâce au gel du recrutement des fonctionnaires (seul un retraité sur deux est remplacé), la réforme de l’Université et l’amélioration (douteuse, pour ne pas dire trafiquée) des chiffres de la délinquance et de l’immigration clandestine.

C’est un peu léger pour un homme qui, en 2007, avait promis qu’il serait possible de “travailler plus pour gagner plus” et s’était engagé à diriger une “république irréprochable”, mais qui s’est montré incapable de se débarrasser des 35 heures et a été régulièrement accusé de favoriser ses amis, ses proches, certains chefs d’entreprise et millionnaires, alors que des scandales de corruption ont éclaboussé plusieurs de ses ministres et proches collaborateurs (affaires Bettencourt et Karachi, espionnage de journalistes du Monde, entre autres). Source : 15.02.2012 | Miguel Mora | El País

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