Bayrou veut installer le verbe «instruire» dans la campagne
François Bayrou a indiqué samedi avoir l’intention d’installer le verbe «instruire» au coeur de la campagne électorale, comme il a installé le verbe «produire», en se référant à son slogan «Produire en France».
Le président du MoDem s’est exprimé en ouverture du deuxième des quatre forums de sa campagne consacrés à son projet politique, lors duquel il doit présenter ses propositions pour l’éducation.
Le premier forum était consacré au «produire en France» et les deux derniers auront pour thème le «contrat social» (11 février) et «la démocratie» (25 février).
La rencontre de ce samedi «est très importante pour nous parce que nous avons l’intention d’installer le verbe "instruire" au coeur de la campagne électorale comme nous avons installé le verbe "produire"», a déclaré M.Bayrou.
Le candidat centriste a fixé trois priorités pour sa campagne, la lutte contre les déficits publics, la production en France, dont il a détaillé les points forts mercredi, et l’éducation.
«Nous considérons que les deux verbes produire et instruire sont intimement liés, c’est-à-dire qu’il n’y a pas de "réarmement" productif du pays si, en même temps, il n’y pas un " réarmement" éducatif», a expliqué M. Bayrou, ancien ministre de l’Education.
«L’un soutient l’autre et l’un et l’autre sont liés comme une condition nécessaire pour la réussite du projet», a-t-il insisté, en disant ne pas pouvoir accepter les échecs actuels du système éducatif français «avec 40% d’enfants qui ne maîtrisent pas la lecture à la sortie de l’école primaire, 15% qui ne savent pas déchiffrer comme il le faudrait et 150.000 jeunes qui sortent sans formation du système scolaire».
«Il y a là, donc, un problème vital pour la société française, pour notre pays (…) pour ce que nous voulons et devons faire pour lui rendre la force de sa vitalité», a-t-il conclu.
Furieux contre «le monopole médiatique»
François Bayrou a de nouveau dénoncé «la monopolisation de toutes les émissions et de toutes les ondes» par les deux candidats du PS et de l’UMP, en expliquant que «les Français ne se laisseront pas enlever leur liberté de choix».
L’eurodéputée Marielle de Sarnez, directrice de campagne de M. Bayrou, a écrit au CSA fin janvier pour lui demander de faire respecter les règles d’équité entre les candidats, après avoir constaté «un déséquilibre flagrant» dans les temps d’antenne en faveur de François Hollande et Nicolas Sarkozy.
«Je remercie les chaînes d’être là et d’avoir pris en compte la remarque que Marielle de Sarnez a faite en mon nom», a lancé M. Bayrou en ouverture d’un forum consacré à l’éducation.
«Equité, cela veut dire "équilibre et justice"», a-t-il poursuivi en expliquant que «la monopolisation de toutes les émissions et de toutes les ondes par deux candidats et deux seuls, le candidat du PS et celui de l’UMP, ce n’est pas l’équilibre ni la justice».
«Il y a des règles et nous avons bien l’intention de les faire respecter», a souligné M. Bayrou, en dénonçant l’expérience des scrutins présidentiels précédents.
On a essayé «de faire croire aux Français qu’en fait, il n’y avait pas de premier tour, que le premier tour était une formalité et que c’était seulement l’affrontement que l’on prédit ou que l’on prévoit (…) c’est-à-dire l’affrontement entre le candidat PS et celui de l’UMP», a-t-il dit.
«Et bien cela, ce n’est pas le pluralisme et les Français ne se laisseront pas enlever la liberté de choix, qui est leur véritable pouvoir sur cette élection, comme disent les plus jeunes d’entre nous, "même pas en rêve"», a-t-il conclu.
(AFP) source site Libération
La SNCF ouvre ses archives sur la Shoah
La SNCF a annoncé aujourd'hui dans un communiqué qu'elle venait de déposer une copie de la "totalité" de ses archives numérisées de la période 1939-1945 au Mémorial de la Shoah à Paris, au centre Yad Vashem à Jérusalem et à l'Holocaust Museum à Washington.
"Par cette politique d'ouverture et de facilitation de l'accès, destinée à faciliter le travail des chercheurs", la SNCF entend "renforcer sa démarche de transparence sur le passé de l'entreprise". Il y a un an, le président de la SNCF Guillaume Pepy avait reconnu les responsabilités de l'entreprise, qui fut "un rouage de la machine nazie d'extermination" en cédant à la ville de Bobigny (Seine-Saint-Denis) un terrain de la gare d'où sont partis plus de 20.000 juifs vers les camps de la mort en 1943 et 1944. La SNCF a transporté les 76.000 juifs de France dans des wagons de marchandises à travers le pays et vers les camps d'extermination entre 1942 et 1944.
En 2011, rappelle l'entreprise publique dans son communiqué, la SNCF a "franchi une nouvelle étape dans cette démarche de transparence en procédant à la numérisation de la totalité des documents d'archives" de la période 1939-1945, "une période clé dans l'histoire et l'identité de la SNCF". "Tous les documents historiques ont été saisis et numérisés. Aucun tri n'a été effectué, pour garantir un accès à la totalité des documents de la période", assure la SNCF.
"Pour faciliter le travail des chercheurs", poursuit la SNCF, une copie de ces archives numérisées a été déposée au Mémorial de la Shoah à Paris en décembre 2011, à l'Institut Yad Vashem à Jérusalem en décembre 2011 et à l'Holocaust Museum à Washington en janvier 2012. "Par cette politique d'ouverture et de facilitation de l'accès", la SNCF entend ainsi "renforcer sa démarche de transparence sur le passé de l'entreprise".

















