Petter Hegre (photographe)

Photo : Petter Hegre
Voir mes précédents billets des 26 juillet 2009, 03 août 2009, 15août 2009, 19 février 2010, 07 avril 2010, 09 mars 2011, 30 juillet 2011.

Mayuko photographiée par Petter Hegre

Photo : Petter Hegre
Voir mes précédents billets des 26 juillet 2009, 03 août 2009, 15août 2009, 19 février 2010, 07 avril 2010, 09 mars 2011, 30 juillet 2011.

Mayuko photographiée par Petter Hegre
Jardin du Luxembourg (6e), 10 h Hommage aux victimes en musique. Le kiosque du jardin du Luxembourg accueillera de 10 h à 12 h le pochoiriste Jérôme Mesnager, qui réalisera en live une fresque sur l’attentat au rythme de gospels et de chansons françaises
Trocadéro (16e), 14 h The French Will Never Forget est à l’origine de la grande commémoration qui se déroulera dans l’après-midi sur le Trocadéro. Cette association réunit depuis 2003 des entrepreneurs français aux Etats-Unis qui défendent l’amitié franco américaine. Dress code : blanc, objet à ramener : un briquet ou une bougie, décor : deux tours de 24 m de haut, répliques des Twin Towers, encadreront la Tour Eiffel. Sur la première, la liste des victimes de l’attentat, sur la seconde des messages de soutien. Les tours seront inaugurées par l’ambassadeur américain en France à 14 h, les deux plus grands drapeaux américains et français du monde seront déployés à 14 h 15. La cérémonie sera lancée à 14 h 46, heure française du premier impact. Suivront des minutes de silence et des jeux de lumière en musique.
Tristane Banon, la jeune femme qui a porté plainte contre Dominique Strauss-Kahn pour tentative de viol, regrette que la France ait accueilli "en héros un homme qui n'a pas été blanchi".
Aux Etats-Unis, Dominique Strauss-Kahn a bénéficié d'un abandon des poursuites pesant contre lui pour agression sexuelle. Il est rentré en France le 4 septembre. "Je ne peux pas croire que mon pays accueille en héros un homme qui n'a pas été blanchi", écrit Tristane Banon, la jeune femme qui a porté plainte contre Dominique Strauss-Kahn pour tentative de viol, sur son compte facebook samedi. "J'entends les gens me dire leur écœurement, j'avale leur soutien pour tenir debout et pourtant c'est moi qui baisse la tête et longe les murs quand d'autres sourient aux caméra", ajoute-t-elle.
Peu de monde devant l'entrée de l'immeuble où habite DSK. Seulement deux photographes et un cameraman ce vendredi soir (9 septembre)
L'association The French will never forget (Les Français n'oublieront jamais), dont l'un des fondateurs est l'architecte Jean-Pierre Heim, organisera le 11-Septembre une "série d'événements pour faire part du soutien du peuple français à l'égard du peuple américain, son allié de longue date" à Paris. L'association promet "le plus grand événement européen de commémoration des attentats du World Trade Center".
L'ambassadeur des Etats-Unis en France, Charles Rivkin, inaugurera vers 14h une réplique des tours new-yorkaises de 25 mètres de haut, en face du Palais de Chaillot, sur l'esplanade de la place du Trocadéro.
"La première tour sera recouverte de tous les noms des victimes des attentats du 11-Septembre et la seconde tour arborera tous les messages de soutien reçus par l'organisation à travers le monde", précise un communiqué. Une chorale d'enfants français, l'orchestre de l'Académie de Musique de Paris et de jeunes artistes américains signeront l'accompagnement musical de cet événement.
Dès 20h15, un concert solennel sera donné au Trocadéro, accompagné de jeux de lumière en direction de la Tour Eiffel. Les spectateurs sont encouragés à venir vêtus de blanc, "symbole de paix", et à apporter une bougie, une lanterne ou un briquet.
Ce projet, conçu et dessiné par le cabinet d'architecture Jean-Pierre Heim et associés, est financé par des donations de plusieurs grandes sociétés françaises et américaines, ainsi que de particuliers.
L'association 'The French wil never forget' a été créée en 2003 par un groupe d'entrepreneurs français ou d'origine française résidant aux Etats-Unis, afin de répondre au sentiment anti-français particulièrement virulent dans une partie de l'opinion américaine à la suite du refus de la France de participer à la guerre en Irak.
Habit de mousse. Hollywood 1955.
Marilyn Monroe sur le tournage de Sept ans de réflexion.
Cette photo est tirée du tournage de Sept ans de réflexion mais la scène n'a pas été gardée au montage. L'eau s'habille parfois de mousse. Le corps disparaît. La nudité n'est plus une évidence mais une simple promesse. La pin-up Marilyn devenue une icône mondiale est saisie ici dans un rituel sensuel et conjugal de l'Amérique des années cinquante. Le bain moussant donnait du piquant aux couples et de la légèreté aux femmes-bulles. Sam Shaw est également l'auteur de la célèbre photographie de Marilyn sur une bouche de métro tirée du même film. La légende dit qu'il aurait glissé l'idée de cette séquence au réalisateur Billy Wilder.
Des pieds dans la brume. Japon 1998.
Photo de Peter Marlow. Il n'est pas très fréquent qu'un photographe s'intéresse à ses pieds au point de les photographier émergeant de la surface de l'eau. Peter Marlow à expérimenter appareil en main les bains chauds de Kawayu sur la rivière Oto au Japon. Le baigneur construit son propre espace en creusant le lit de galets de la rivière et en montant une petite barrière contre le courant. Les sources d'eau chaude profondes alimentent le lac individuel ainsi formé. L'eau se réchauffe lentement. Il suffit de sortir un bras pour détourner sur soi l'eau fraîche de la rivière quand la température devient excessive. L'hiver, une large section de l’Oto est isolée du courant. On crée ainsi un bain chaud extérieur. C'est à cette saison que Peter Marlow a dû prendre sa photo comme en témoignent les nuages de condensation au-dessus de la surface.
Crazy douche. Dita von Teese dans un spectacle donné au MGM Grand de Las Vegas en 2007.
Grâce à la plus célèbre effeuilleuse burlesque actuelle, il n'est plus nécessaire, semble-t-il, de choisir entre le bain et la douche. La vogue du burlesque, cet art de l'effeuillage qui renverse les canons traditionnels du strip-tease, doit beaucoup à Dita von Teese (de son vrai nom Heather Renée Sweet). Pleine de classe et d'humour, gouailleuse et pin-up, elle réveille les stars du Hollywood des années quarante.
La petite machinerie de Robert Doisneau. La douche à Raizeux en 1949.
Le rituel de la douche est ici prétexte à l'un des merveilleux dispositifs de Robert Doisneau. Sa fille aînée Annette, une machinerie simple et humoristique, un fort sentiment de bonheur et une instantanéité parfaite : on partage avec l'enfant le choc de l'eau froide sur la tête et les épaules. Doisneau a inventé la fantaisie.
Douche improvisée. Toilettes d'un enfant Mursi dans les eaux de la rivière Omo (Éthiopie). Photo de Hans Silvester.
Les Mursi forment une tribu d'environ 5000 personnes établie en Éthiopie. Ils craignent la rivière Omo pour ses hippopotames et ses mouches tsé-tsé, propagatrices de la maladie du sommeil. La bouche joue un rôle symbolique très fort chez les Mursi dont les femmes des hautes castes portent de spectaculaires ornements labiaux.
La fin d'une histoire. Michel Piccoli et Brigitte Bardot au cours du tournage d'une scène du Mépris de Jean-Luc Godard en 1963. Photo de Ghislain Dussart.
Bardot dans son bain ? Le public des années 60 ne pouvait qu'être conquis par cette idée. On voit Brigitte Bardot nue dans Le Mépris, mais… pas dans son bain. Dans la baignoire, Jean-Luc Godard la cadre très serré, lisant un livre, tandis que Piccoli, torse nu au début de la scène, se plaint qu'elle veuille faire chambre à part : « Tu bouges trop ! Tu me réveilles tout le temps !... Je veux dormir seule à partir de maintenant. » Dans cette photo de plateau prises par le photographe Ghislain Dussard, les gens de l'actrice apparaissent, ce cas précisément évitait le cinéaste dans la séquence montée. Sans doute la production désirait-elle que les photos d'exploitation du Mépris promettent Bardot sous toutes les coutures.
La mode ne se mouille. La photo de mode vue par Martin Parr (Nice en 2005).
Martin Parr qui a photographié récemment le quartier de la Goutte d'Or à Paris jouait en 2005 avec le look niçois. Retraité et playboy approximatif se retrouvent sous la douche. Le concept habillé-mouillé est toujours aussi irrésistible. La douche est forcément associée à la nudité (bien qu'on se baignait fréquemment habillé au XVIIIe siècle).
Un bain d'égalité. Gérard Depardieu et Patrick Dewaere dans Les Valseuses de Bertrand Blier en 1974.
Jean-Claude (Gérard Depardieu) lave les pieds, puis les cheveux de Pierrot (Patrick Dewaere). Les Valseuses fit scandale à sa sortie en 1974. Bertrand Blier y rebattait toutes les cartes de son époque : le rapport homme/femme, homme/homme, la différence d'âge, la propriété… Quelques années après 68, il tirait ses propres conclusions du mouvement de Mai, provocatrices et égalitaires. Totalement dans son époque et complètement à contre-courant.
Ces photos sont extraites de l'exposition "Tout baigne" qui a lieu jusqu'au 16 octobre, boulevard de la Bastille, en plein air, près du Jardin de l'Arsenal. Cette exposition est réalisée par la SIAAP.
Un père portant son fils, regarde les photos exposées.
Toutes les photos de ce billet ont été prises ce matin avec mon téléphone mobile Nokia N8.

La créatrice de ce spectre aux sept couleurs s'appelle Yvette Mattern, une artiste new yorkaise spécialiste des nouveaux media. L'arc en ciel virtuel diffusé pour la première fois lors de l'investiture de Barak Obama sera visible toute les nuits de 21 heures à 3 heures du matin jusqu'à vendredi prochain. Cliquez ICI.
Un making-of de pub pour Moët et Chandon circule le net. Il met en scène Bonnie incarnée par Scarlett Johansson avec pour habillage sonore « Bonnie and Clyde » chantée par l’actrice en duo français-anglais avec Lulu Gainsbourg. Ce duo figurera sur l’album de Lulu « From Gainsbourg to Lulu » qui sortira le 14 novembre prochain. Pour les 20 ans de la mort de son père, le jeune artiste a décidé de lui rendre hommage en reprenant certains titres de son répertoire en étant accompagné de grands artistes tels que Iggy Pop, Rufus Wainwright, Vanessa Paradis, Marianne Faithfull, et bien sûr Charlotte Gainsbourg.