Après une longue procédure
législative et des débats très vifs, le projet de loi Veil sur l’interruption
volontaire de grossesse est adopté le 20 décembre 1974, par 277 voix contre 192 à
l’Assemblée nationale et 185 voix contre 88 au Sénat.
La frégate de la marine
australienne envoyée pour récupérer le navigateur Yann Eliès, victime d'une
fracture du fémur jeudi, devrait rapidement arriver. Le skipper Marc Guillemot
est toujours près de son concurrent blessé.
Michel Desjoyeaux (Foncia) était
en tête du Vendée Globe, la course autour du monde en monocoque à la voile en
solitaire sans escale et sans assistance, au point de samedi 5h00 (4h00 GMT)
alors que Yann Eliés (Generali) est en bonne voie d'être secouru.
La frégate de la marine nationale
australienne file toujours à bonne allure et sera entre 10h et 11h GMT, soit 11
à 12h00 heure de Paris sur la zone où se trouvent Eliés, et Marc Guillemot
(Safran), a confirmé la direction de course du Vendée Globe.
L'Anglaise Samantha Davies (Roxy)
dont l'arrivée vers Yann Eliés était prévue jeudi vers minuit (heure de Paris)
se trouvait à une soixantaine de milles et avançait à 12,7 noeuds encore samedi
à 5h00 (heure de Paris). Elle n'a pas eu beaucoup de vent, et elle sera un peu
juste pour arriver à temps.
Pour le reste, l'ensemble de la
flotte n'a pas signalé de problèmes majeurs.
Classement samedi à 5h00 (4h00
GMT) :
1. Michel Desjoyeaux (FRA/Foncia)
à 12.363,6 milles de l'arrivée
3. Roland Jourdain (FRA/Veolia
Environnement) à 80,8 du premier
Depuis hier soir 23 heures, Marc
Guillemot soutient moralement Yann. Il l'a aperçu dans le cockpit, à travers la
porte d'accès. Il lui a fait signe de la main. Un grand moment pour les deux hommes. Le
sauveteur et celui qu'il est venu assister. Yann, alors encore immobilisé, ne
pouvait ni boire, ni manger, ni attraper ses médicaments. Marc a tenté de venir
derrière le monocoque Generali et de lui lancer eau, médicaments, et nourriture
à l'intérieur du cockpit. Malheureusement sans succès. En bon breton, il a même
pensé à lui lancer une boite de pâté Henaff qui manquera, elle aussi, son
destinataire.
Depuis, Marc a tellement assisté
moralement Yann, heureux d'avoir "son pote" sur l'eau à côté de son
bateau, que notre navigateur a retrouvé des forces pour bouger. Il a pu
attraper une bouteille de Coca-cola, prendre des cachets d'antidouleur, et
manger un plat cuisiné. Il reprend donc des forces, un meilleur moral dans
l'attente des secours.
Son état de santé est
stationnaire. Voici le communiqué médical rédigé par le docteur Jean-Yves
Chauve, Responsable médical de la course, partenaire d'Europ Assistance, ce
jour à 9h30 (heure de Paris), avant que Yann, un peu plus tard, ait trouvé la
force de se déplacer un peu dans le cockpit.
"Contacté il y a quelques minutes
nous avons pu établir avec Yann un bilan de l’évolution de son accident 24h
après sa survenue. Au niveau de sa jambe gauche : Yann à une bonne sensibilité
et une bonne mobilité des orteils et du pied. Le pied et la jambe sont en
rotation vers l’extérieur et immobilisés dans cette position avec un vêtement.
La cuisse gauche est gonflée et dure. Il lui est impossible de bouger la cuisse
et la jambe. Ces éléments associés à ceux d’hier vont dans le sens d’une présomption de fracture
du fémur gauche dans sa partie inférieure. Au niveau de la hanche et du bassin,
Yann ressent une gène douloureuse consécutive probablement à une contusion lors
du choc mais également à sa position qu’il ne peut guère modifier sur sa
couchette. Au niveau des côtes, Yann ressent une douleur en respirant côté
gauche au niveau du dos et au milieu sans gène respiratoire majeure. Ce sera un
point à vérifier également. A l’heure actuelle, la situation est stabilisée, et
si Yann ne bouge pas, la douleur reste supportable. Yann garde un bon moral. Il
apprécie beaucoup l’aide de Marc Guillemot. Il est tout à fait impliqué dans
les secours qui s’organisent autour de lui et reste très positif. Avec la
Direction de Course et Erwan Steff, responsable logistique du projet nous
sommes en communication très fréquente avec Yann, à la fois pour le rassurer et
pour suivre heure par heure l’évolution de ses traumatismes."
Autre nouvelle positive de la
matinée : la frégate australienne sera sur site plus tôt que prévu, demain vers
15h (heure de Paris). A son bord, 100 membres d'équipage dont une équipe
médicale.
Il fut « le premier et le
meilleur paparazzo de l'Histoire », selon Helmut Newton, et le « roi des
indiscrets », comme le surnomma Aristide Briand. De sir Austen Chamberlain affairé
à son bureau à la signature du pacte Briand-Kellogg, de Dietrich téléphonant à
sa fille à Lubitsch dans une party chic, de Mussolini à Einstein, le roi
Salomon photographia l'histoire des années 30 et s'infiltra dans les salons
privés, là où tout se passait avant et après les grandes conférences. Ses
secrets : faux cartons VIP, charme et humour. Ses proies se passaient en boucle
et en riant les diapos de ses exploits et un ministre déclara : « On peut faire
de la politique sans politiciens mais pas sans le docteur Salomon. » Inventeur
de la caméra cachée, le docteur en droit devint, en trois ans, le reporter le
plus célèbre de son époque, avant d'être déporté à Auschwitz. Cette expo, où
figurent ses clichés aux cadrages remarquables, lui rend le plus beau des
hommages. Ne ratez pas le film qui retrace ses prouesses, dont celle de
l'échelle...
Jusqu'au 25 janvier. Jeu de Paume
(Hôtel de Sully)
Le tribunal de grande instance de
Saint-Denis de la Réunion a condamné, jeudi 18 décembre, la société
"Pardon" à payer 40.000 euros au titre du préjudice subi par Carla
Bruni-Sarkozy. La marque de vêtements réunionnaise avait sérigraphié et
distribué sans autorisation un sac à l'effigie de Carla Bruni d'après une photo
où l'ex-mannequin posait nue.
La société "Pardon" est
condamnée à "payer la somme provisionnelle de 40.000 euros à valoir sur le
préjudice entier". Le tribunal de grande instance de Saint-Denis juge que
"la diffusion d'un sac reproduisant une photographie de Mme Carla Bruni
porte atteinte à son droit à l'image alors qu'elle ne l'a pas autorisée".
Les avocats de la Première dame avaient demandé à l'audience, lundi dernier,
une provision de 125.000 euros au titre du préjudice moral et du préjudice
patrimonial.
Peter Mertes, le gérant de la
marque réunionnaise "Pardon" a indiqué qu'il ferait appel. "La
bêtise est faite. Mais, 40.000 euros c'est très cher payé", a-t-il réagi à
la sortie de l'audience. Il assure que cette condamnation "va remettre en
cause tout le développement extérieur" de la société qui pensait installer
une nouvelle boutique à Paris.
Le tribunal fait également
interdiction "de diffuser directement ou indirectement le sac litigieux et
ce sous astreinte de 100 euros par infraction constatée". Il tient compte
cependant de l'engagement pris par "Pardon" de procéder à la
destruction des sacs. "Il en reste 5.500", a précisé le gérant. Il
renonce à les brûler car "ce n'est pas écologique". "Mais on va
les détruire écologiquement", a-t-il poursuivi.
Les sacs à l'effigie de la
Première dame avaient été produits à 10.000 exemplaires. En matière recyclable,
ils avaient été sérigraphiés d'après une photographie de l'ex-mannequin nue,
dans une pose s'inspirant du tableau de Georges Seurat "Les
poseuses". Le tribunal de grande instance de Saint-Denis a rappelé que
cette photographie avait été prise "dans le cadre d'une participation
bénévole de Mme Carla Bruni à la réalisation d'un ouvrage et d'une exposition
dont les bénéfices ont été reversés à une association de lutte contre le
sida". Les sommes perçues par Carla Bruni au titre du préjudice causé par
la société "Pardon" seront d'ailleurs reversées à une œuvre
caritative. (avec AP)
Commentaire personnel : j'approuve cette condamnation
Engagé dans le 6è Vendée Globe,
le skipper du bateau Generali, Yann Eliès, déplore une fracture du fémur
gauche. L'accident est arrivé, vers 10 heures ce jeudi matin, alors qu'il
manoeuvrait sur la plage avant de son voilier qui s'est très violemment arrêté
dans une vague. Aux prises avec une douleur très vive, le solitaire, qui a dû
ramper pour rejoindre son habitable, a aussitôt demandé à être évacué. Il est
actuellement en sécurité, immobilisé dans sa bannette, mais souffre
intensément. La Direction de Course, en contact avec les secours australiens, a
demandé à deux concurrents de se dérouter pour rejoindre la zone et lui
apporter une assistance morale. Generali évolue actuellement à la cape et à
vitesse réduite, à 800 milles dans le sud des côtes australiennes. Le premier
d'entre eux, Marc Guillemot sur Safran, y est attendu dans la soirée. Par l'intermédiaire du consultant sécurité, David Adams, basé en Australie, la
Direction de Course a également demandé aux secours du Maritime Rescue
Coordination Center (MRCC) de Canberra d'intervenir pour porter assistance à
Yann le plus rapidement possible. Une frégate maritime médicalisée de 180 mètres de long, la HMAS Arunta, quittera
Perth ce soir à 18h00, il lui faudra deux jours de mer environ pour rejoindre
Generali.
Photo : JS. Yann Eliès le 28 octobre au siège social de GENERALI
Voir également mon billet du 28 octobre en cliquant ICI
Le chiffre officiel est tombé et emplit de joie Michel Le
Scouarnec, maire de la
commune. A ce jour, Auray compte 12.860 habitants, soit +
13,6 % par rapport au dernier recensement de l’Insee 1999 qui avait fait
apparaître une population de 11.322 habitants.