José GARCIA CORDERO
Après de nombreuses expositions à New York, Miami, Mexico, Caracas, Madrid etc. Paris reçoit enfin, pour une exposition individuelle, le peintre dominicain
José GARCIA CORDERO*.
La Galerie 13Sévigné présente quinze toiles aux formats divers où José GARCIA CORDERa s'exprime avec sa rigueur d'exécution caractéristique et son humour caustique.
Une exposition à ne pas manquer!
* José Garcia Cordera vit et travaille à Paris
Photos prises avec mon téléphone mobile. Photos : JS.
On prend d abord pitié de cet homme et de sa condition humaine envahie par de la végétation proliférante jusqu'à lui prolonger le crâne par des appendices cadés. Ou bien disparaissant presque dans un marais à ras de bouche. Et puis, à y regarder de plus près, une Inquiétude sourd qui n'est pas due à la menace végétale mais au danger de l'homme lui-même qui, fixant ses yeux sur les nôtres, ou nous souriant du rictus de ses dents découvertes, nous défie, profitant de notre premier regard de commisération sur le petit homme perdu. . . Perdu? Voire! Perdu ou bien caché? Masqué par un mufle de chien comme dans sa série du« neuro-perro »de 1992 à 1998 ? Ou révélant sa véritable nature de loup aux yeux flamboyants? Est-il possédé ou démoniaque? Il nous a attiré l'œil? Dès lors, il ne nous lâche plus. Dans l'ombre, dangereux plus qu'en danger, il nous attend« waiting for you », démultiplié pour que rien n'échappe à son regard de sentinelle, dissimulé parfois, omniprésent même quand il n'apparaît pas. La forêt qui l'entoure, celle de Wilfredo Lam, peintre magique auquel il se réfère, est pour lui le lieu de sortilèges qui se situent davantage du côté des ensorcellements et des maléfices que des enchantements. Les nouures de ses arbres s'enchevêtrent et nous barrent toute issue. Prison de la «verdadera selva», tressage inextricable de ce qui est moins forêt que jungle (qui se dit aussi selva et révèle sa nature comme le chien nous a rappelé son essence de loup). On devine que de ces marigots, mot dont l'origine est cara'ibe, s'élèvent des exhalaisons méphitiques. Il nous a lui-même prévenus: son œuvre est une arme à double tranchant -arma de doble filo- qui dit le contraire de ce qui se laisse d'abord comprendre... façon de désamorcer les reproches que nous pourrions lui adresser de nous avoir envoûté à notre insu! Il en va même de son nom: Cordero, agneau, qui ne soit trompeur. S'il se présente, vu de haut, le sexe à la main, ce n'est pas pour nous séduire érotiquement, c'est pour nous montrer que les testicules qu'il manipule de façon ostentatoire se situent dans le prolongement des petites cornes qui lui ont poussé de chaque côté de la tête. Il fut un temps où José Garcia Cordero se réclamait de la tragédie solaire du Camus des Noces. C'est maintenant dans un univers nocturne qu'il évolue, y édifiant comme une termitière une tour d'observation aux mille yeux, surveillance totalitaire qu'il dit dénoncer, cependant que sa tour de Babel ricane, de tous ses dentiers, de l'absence de Dieu peut-être ou de son impuissance. A moins qu'il ne s'agisse du juste retour des forces chtoniennes que l'homme occidental a cru asservir. Vous croyiez pouvoir disposer des ressources sylvestres et liquides (et des poissons, un autre de ses thèmes) ? Mais vous n'avez pas pris garde que la nature ne se laissait pas domestiquer, qu'elle se rebellait, que les ancêtres qui s'y étaient réfugiés vous guettaient, qu'ils préparent la riposte, que les mythes souterrains continuent de vivre, contre la mort programmée des bradeurs de notre planète, des envahisseurs de tous ordres qui ne se limitent pas à la Cara'ibe mais pensent déjà avoir conquis le monde. On imaginait que Cordero représentait l'humilité, l'humidité mais c'était sans compter sur l'humus caché dans leur étymologie, la terre même que cet agneau enragé nous montre attendant les hommes prédateurs pour les anéantir le moment venu. Les cornes ne sont pas celles du diable mais bien celles d'un faune, cette divinité jusqu-Ià paisible, qui passe à la clandestinité derrière la protection des arbres complices et des eaux dont on croit à tort qu'elles sont dormantes. Fantastique, croyait-on ? Mais derrière se prépare une guérilla sans merci.
Jean-Pierre Klein, écrivain de théâtre, essayiste.
Techno Parade 2006
Photos JS. Photos prises avec mon téléphone mobile.
Techno Parade (1)- Le 16/09/2006 Paris
envoyé par mimie75
Portes ouvertes au journal "le Monde"

Le Monde heure par heure
11 h 45 Première conférence de rédaction. L'édition du jour a été bouclée à 10 h 30. Lors de cette conférence, les grandes lignes du quotidien du lendemain sont tracées. Après un rapide retour sur ce qui a été réalisé dans la matinée, le tour de table avec les chefs de rubrique peut commencer.
15 h 00 Dans l'après-midi, certains sont sur le terrain, d'autres discutent des sujets à traiter, des illustrations à utiliser ou lisent la presse du jour. Dans les services, on prépare le journal du lendemain.
16 h 00 Écrire, dessiner, vérifier: sur les ordinateurs, les rédacteurs tapent des articles, rassemblent des brèves, consultent les agences de presse. Il faut tout vérifier.
16 h 45 les éditeurs se réunissent au central, pour les derniers calages de la maquette.
19 h 00 Pages « froides» BAT: un tiers du journal est « bon à tirer» (BAT). Le responsable d'édition vient de valider les pages dites «froides» .
7 h 30 Dernière conférence dé rédaction. C'est dans le bureau du directeur, Jean-Marie Colombani, que se déroule cette conférence pour les derniers arbitrages de l'édition du jour. Chaque chef de rubrique présente son menu, c'est-à-dire ce qui est prévu dans les pages. Les sujets de la « une» et l'éditorial sont choisis après discussion avec Jean-Marie Colombani et le directeur de la rédaction. Tout le monde reste debout, selon une tradition en vigueur depuis Hubert Beuve-Méry. (voir photo ci-dessous)
9 h 00 Objectif 10 h 30. Le bouclage du journal à 10 h 30 est impératif. Sauf coup de théâtre, la « une» et le « chemin de fer» ne changeront plus. Il ne reste qu'une heure trente pour les derniers articles, et les dernières informations.
9 h 30 Il ne reste plus qu'une heure: à la table d'édition, la rédaction en chef construit la « une» avec les chefs d'édition et les correcteurs.
1 0 h 15 le dernier sprint: au central d'édition, rédacteurs en chef, éditeurs et correcteurs procèdent aux retouches de dernière minute.
10 h 30 C'est BOUCLÉ.
Le samedi ou lors de jours particuliers, le bouclage est avancé d'une heure à 9 h 30.

7 h 30 Dernière conférence dé rédaction. C'est dans le bureau du directeur, Jean-Marie Colombani, que se déroule cette conférence pour les derniers arbitrages de l'édition du jour.

10 h 30 C'est BOUCLÉ.
Quelques dates clés de l'histoire du Monde
1944 le premier numéro du Monde paraît le 18 décembre, sur une grande feuille recto-verso. Hubert Beuve-Méry en est le fondateur.
1948 C'est le n° 1000 ! Mais Le Monde reste fragile
1951 la Société des rédacteurs est créée
1957 Le Monde entre ou cœur du débat sur l'Algérie et s’attire l'hostilité des partisans de l'Algérie française.
1958 Hubert Beuve-Méry, sous le nom de Sirius, répond à chaque acte politique du général de Gaulle par un éditorial critique. Cet «échange» va durer dix ans.
1968 Le Monde devient le journal de la jeunesse universitaire. Malgré les grèves, il est distribué par des bénévoles et les tirages culminent à 800 000 exemplaires.
1969 Jacques Fauvet succède à Hubert 8euve-Méry au poste de directeur.
1973 le quotidien s'enrichit de nombreux suppléments, les questions de société sont plus largement abordées et, en interne, la Société des rédacteurs occupe une position déterminante. 1982 André Laurens devient directeur, dons un contexte difficile: les sommets de diffusion des années 1970 sont loin, et Le Monde montre des signes de fatigue.
1985 André Fontaine lui succède et relance le quotidien grâce à un plan de redressement drastique. La première Journée portes ouvertes est organisée le 30 novembre. La Société des lecteurs, tout juste créée, lance un appel public et réunit près de 15 millions de francs.
1987 La première assemblée générale de la Société des lecteurs réunit près de 4 000 actionnaires. De grandes entreprises rejoignent le Monde Entreprises et la filiale le Monde Publicité est créée. C'est aussi l'année de l'affaire du Rainbow-Warrior, qui fait remonter les ventes du quotidien.
1988 la nouvelle imprimerie du Monde, équipée de deux rotatives couleur, est construite à Ivry-sur-Seine.
1991 Jacques Lesourne prend la direction du quotidien: il ne peut enrayer la crise publicitaire et l' érosion du lectorat.
1994 Jean-Marie Colombani devient directeur du Monde et lance le défi du «nouveau Monde».
1995 Le Monde lance une nouvelle formule pour un «Monde meilleur».
1997 Le Monde renoue avec le succès éditorial et retrouve le chemin de l'équilibre des comptes. Le site Internet du journal se développe.
2004 Le Monde fête ses soixante ans et emménage ou 80, boulevard Auguste Blanqui dans le treizième arrondissement. La même année, le Monde 2, le magazine week-end du Monde, paraît pour la première fois.
2005 le 7 novembre, une nouvelle formule est lancée, pour mieux répondre aux nouvelles attentes des lectrices et des lecteurs.
2006 Le Monde a rénové son contrat de lecture avec son public.
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Gérard Courtois, Directeur des rédactions
Pour réaliser Le Monde 311 jours par an (pas de parution les dimanches et le 1er mai), 300 journalistes sont mobilisés au siège du journal, en région ou dans l'un des 40 postes de correspondant à l'étranger. Cette collectivité rassemble des compétences et des métiers très divers: aux côtés des rédacteurs, reporters ou éditorialistes, travaillent en effet des éditeurs et secrétaires de rédaction, des infographes et des rédacteurs photo, sans oublier les correcteurs et les dessinateurs. La rédaction est organisée en une dizaine de services (international, politique, société, économie, culture, etc.). Des équipes spécifiques sont chargées des suppléments hebdomadaires (Monde de l'économie, Monde des livres, Monde 2, TV & Radio). C'est dire que Le Monde est une aventure collective qui a l'ambition de vous proposer, chaque jour, un journal aussi fiable et riche que possible.

Gérard Courtois, Directeur des rédactions
Tout va bien pour "je vais bien..."
Paris Techno Parade 2006 - Aujourd'hui...

Photo JS. Techno Parade 2005 à Paris
Pour les 20 ans de la House :
Le 16 septembre, à l'occasion des 20 ans de la House et de leur 10ème anniversaire, Technopol souhaite rappeler au public que la liberté, le partage et la fraternité sont les fondements de la culture électronique.
Le parcours est le suivant :
12h : mise en place du cortège place de la Bastille.
rue Saint Antoine
rue de Rivoli
bd Sébastopol
bd St Martin
bd du Temple
bd Beaumarchais
18H : Arrivée des premiers chars Place de la Bastille
http://www.planet-tekno.com/parade/
La Techno Parade 2006 portera un message fort : Monte le son contre la faim !
Mickey au Grand Palais
Mickey exposé au Grand Palais à Paris. A partir de ce samedi 16 septembre et jusqu'au 15 janvier, environ 500 dessins originaux, maquettes ou extraits de films sont présentés au public pour raconter comment Walt Disney a puisé son inspiration dans l'art, de la miniature médiévale au cinéma allemand.
http://www.rmn.fr/galeriesnationalesdugrandpalais/02expo/2006/disney/index.html
Suicide d'Alain Bernardin = 15 septembre 1994

Le Crazy Horse à Paris et l'art du nu.
Alain Bernardin, propriétaire du Crazy Horse, vivait intensément son époque à travers le flux incessant des changements, à ses yeux la femme était l'élément idéal dans ce monde qui se modifiait selon lui. Ce n'est pas un paradoxe si ce grand maître de « l'art du nu », était un observateur attentif de la mode d'avant-garde. Des personnalités comme Paco Rabanne et Azzaro entre autres étaient ses amis. Alain Bernardin s'intéressait à toutes les techniques du spectacle. Il attachait une grande importance à la musique de scène et aux éclairages. Il a rendu hommage au corps de la femme qui possédait à ses yeux des ressources infinis d'expression poétique. Le Crazy Horse n'a rien à voir avec un endroit de strip tease, Alain Bernardin a su faire du nu un véritable art. Les créatures devront avoir presque toutes les mêmes mensurations, elles porteront lors des shows toutes la même perruque blonde coiffée au carré avec la frange. Ce sont de vraies artistes, des danseuses de grands talents et magnifiquement élégantes. Entre 1951 et 1960, ce sont des années de tâtonnement avec des numéros axés sur une femme seulement mais le propriétaire du Crazy Horse a une autre idée derrière la tête et veut faire autre chose à partir de l'idée du strip tease à l'américaine. C'est à partir de 1960 que les choses changent, Alain Bernardin sent et observe les changements qui se produisent lors de ces années charnières. Il va progressivement passer de la danseuse seule à la situation de danseuses collectives, chaque numéro sera conçu comme un mini spectacle avec sa chorégraphie, son décor et ses lumières. Il réussira à mettre sur pied un véritable dispositif de sublimation culturelle de la femme. Après la disparition d'Alain Bernardin, ses trois enfants reprennent la direction de ce magnifique endroit, tout en s'appuyant sur le spectacle déjà existant, ils souhaitaient pérenniser et développer l'entreprise afin de faire entrer dans le 21ème siècle ce lieu d'art du nu mondialement connu. Bravo à eux, mission accomplie.
Auteur : Sylviane

















