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Jours tranquilles à Paris
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19 août 2019

Hier et aujourd’hui. Comment le marché d’Auray a changé

« Le lundi c’est le marché, le mardi c’est la lessive », entend-on encore dans la bouche des anciens du pays d’Auray, qui accourent, toute l’année, au matin du premier jour de la semaine, dans la ville centre transformée en galerie commerciale à ciel ouvert. Le marché d’Auray serait le plus grand du Morbihan, mais ceux de Vannes ou d’Hennebont, deux autres villes du département constituées dès l’époque médiévale, comme Auray autour du château des ducs de Bretagne, revendiquent aussi ce titre.

Aux archives municipales, on retrouve trace d’une première foire dès 1434, quand le duc créé celle de Sainte-Elisabeth (fêtée le 19 novembre), place du Four-Mollet, pour financer la commanderie du Saint-Esprit, l’hôpital des pauvres. À partir de la période révolutionnaire, de nombreux écrits témoignent de l’enjeu du partage des récoltes. « Tous les agriculteurs du canton se retrouvaient pour vendre leur production sous et autour des halles couvertes », explique Geneviève Hamon, responsable du service patrimoine de la Ville d’Auray. En octobre 1789, le maire de Nantes sollicite ainsi son homologue alréen après une récolte désastreuse.

« Enlever les brouettes »

Au XIXe et XXe siècles, ce sont les prix qu’il faut maîtriser ; comme le demande le sous-préfet de Lorient au maire d’Auray, en 1853, faisant allusion à des personnes « malintentionnées ». Au sortir de la Première Guerre mondiale, c’est le premier édile qui fixe les prix des denrées pour relancer l’économie. Il ramène le prix du beurre à neufs francs le kilo, et la bière apparaît en même temps que les ouvriers sur les étals, qui peuvent être « sur le pavé, sur le banc, en échoppe ou sur brancard ». On y trouve des lapins, des perdrix, des bécasses, mais aussi des merles et des grives ; des sangliers et des chevreuils, mais aussi des renards, des loutres et des putois ! Et le règlement stipule déjà qu’il faut « enlever les brouettes » du marché une fois déchargées.

C’est aussi le début du tourisme, et les locaux se plaignent déjà des bouchers de la côte qui font monter les prix. Aujourd’hui, c’est l’afflux d’exposants saisonniers qui bouscule les habitudes de ceux qui viennent vendre et acheter à l’année, et qui fait du marché d’Auray le passage obligé des visiteurs séjournant dans la région. De retour sur son lieu de villégiature, les bras bien chargés, il sera toujours temps de penser à la lessive.

Le saviez-vous ?

Chaque création d’un marché dans un rayon de deux kilomètres autour d’Auray, comme celui de Brec’h, en 1865, passait par l’accord de principe du maire de la ville centre. Il fallait veiller à ne pas se faire mauvaise concurrence. C’est aussi l’une des explications parfois avancée du jour du marché alréen (le lundi), alors que celui de Carnac, l’un des plus anciens de la région, se déroule le dimanche.

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15 août 2019

AURAY - Vendredi Dans’Alré. Entrez dans la danse (demain)

Ce vendredi 16 août, à l’affiche de Vendredi Dans’Alré, Mauvaise Langue entraînera les danseurs place de la Chapelle-du-Saint- Esprit.

Lancée cette année, l’animation Vendredi Dans’Alré se poursuit jusqu’au 30 août et cette première édition s’annonce prometteuse, selon le coordinateur, André Arhuéro. Assurant l’initiation à la danse bretonne en juillet et en août, l’initiative partenaire de la ville d’Auray et de l’association Ti Douar Alré valide, par son succès, que ces rendez-vous hebdomadaires ont trouvé leur public. « Si le dernier vendredi a dû être annulé en raison des conditions climatiques, il y a tout lieu de dresser un bilan positif de cette première édition, en espérant que les trois prochains rendez-vous ne soient pas perturbés par une météo capricieuse », explique André Arhuéro. C’est à souhaiter, après ce début de semaine pluvieux…

Trois rendez-vous pour danser

« D’ici à la fin août, il nous reste trois rendez-vous. Ce vendredi 16 août, nous reprogrammons Mauvaise Langue, avec Kristell Goiset. Le 23, le Trio Forj, peu habitué à se produire sur le pays d’Auray, saura se faire apprécier par son répertoire varié. Quant au fest-noz de clôture, avec le duo Nazairien Hellou-Cantaud, le quatuor Hervieux-Mahé et le couple de sonneurs Lothodé-Quillay, deuxième du Trophée Matilin An Dall, dimanche 11 août, au Fil, il devrait rassembler un public nombreux, place de la chapelle du Saint-Esprit ».

Pratique

Vendredis Dans’Alré. Chaque vendredi, de 20 h à 22 h 30, place de la Chapelle-du-Saint-Esprit. Gratuit. Contact : André Arhuéro. Tél. : 06 03 40 66 36.

14 août 2019

AURAY - Visite. J’ai marché dans Saint-Goustan en 1480

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Un montreur d’ours rue Saint-René, une patrouille de gardes qui descend vers Saint-Goustan… Tous les mardis de l’été, Lambert Tourisme propose un voyage dans l’histoire de la Bretagne ponctué d’une immersion dans l’ambiance du port d’Auray au Moyen Âge. Nous avons enfilé le casque pour vous.

Un seau d’urine jeté à la fenêtre. Devant moi, deux hommes se battent. J’entends leurs cris. Derrière, des gardes descendent la rue Saint-René. Ils devraient régler ce conflit. Des crottes jonchent le sol. Gaffe ! Des boutiques. Un festival de couleurs. Le tailleur. La vendeuse de légumes. Les mendiants tendent la main à une famille endimanchée. Pendant qu’elle discute avec un homme, une femme lui dérobe sa bourse. Elle la tend à son jeune fils. Sur le port de Saint-Goustan, derrière le montreur d’ours, on décharge les bateaux.

Bienvenue en 1480, dans le quartier de Saint-Goustan, à Auray. Cette scène a été reconstituée par l’association Arkhéo. « Le moindre détail, comme la taille du pavé ou encore la couleur des maisons à pans de bois, provient de recherches historiques », explique Rémy Lambert. Sa société, Lambert Tourisme, propose, à Auray, des visites guidées sur l’histoire de la Bretagne. Clou du spectacle, en fin de parcours, le visiteur enfile casque 3D et casque audio pour une immersion dans l’ambiance du port d’Auray au XVe siècle.

On a envie d’avancer dans l’image

Arkhéo réunit des historiens, archéologues, scientifiques et infographistes. Cette expérience est le fruit de deux années de travail : recréer la rue en image de synthèse, puis les lieux, textures et couleurs. De vrais personnages, des figurants en costumes d’époque, photographiés à 360° sont enfin « ajoutés ». Le rendu est impressionnant. Prenant même. On a envie d’avancer dans l’image. D’interpeller les personnages, entrer dans une boutique, descendre la rue vers Saint-Goustan… Impossible. En revanche, en tournant la tête de tous côtés, on découvre de nouveaux détails. Dans le casque, le feu crépite, la rue s’anime de palabres. Nous y sommes. Presque.

Ce même travail de reconstitution a été effectué sur le parvis de la basilique de Sainte-Anne-d’Auray. Au XIXe siècle cette fois (visites tous les mercredis du mois d’août). Le viaduc de Kerisper, au Bono, dont les ruines dorment au fond de la rivière d’Auray, va lui aussi renaître, dans les mois qui viennent, à la faveur d’une reconstitution 3D.

Pratique :

Visite guidée virtuelle de Saint-Goustan au Moyen Âge, tous les mardis jusqu’à fin août, à 15 h 30. 12 €, réduit 10 €, 8 € moins de 15 ans. Durée : 2 h environ. À partir de 8 ans. Information et réservation sur tourisme-decouverte.fr

13 août 2019

Exposition photographique à la Chapelle du Saint Esprit à Auray - vu hier

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8 août 2019

Souvenir...Souvenir

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24 novembre 2018

AURAY - Pont de St Goustan, port d'Auray

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10 novembre 2018

Quel avenir pour le Tire-Bouchon, le train d'Auray à Quiberon ?

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Si des investissements ne sont pas rapidement entrepris, la ligne pourrait fermer. Les élus planchent sur les différentes solutions qui existent.

Près de 800 000 € au kilomètre. C’est ce que coûterait la rénovation de la voie ferrée entre Auray et Quiberon, empruntée chaque été par le Tire-Bouchon, le célèbre TER. Or, la SNCF a tiré la sonnette d’alarme : il y a urgence à la rénover au vu de son mauvais état. Si rien n’est fait, elle devra fermer dans les cinq à dix ans. La région Bretagne investit depuis des années pour maintenir la ligne à flot malgré son manque de rentabilité. Alors qu’un nouveau contrat de plan État région (CPER) va être négocié, quid de cet axe Auray - Quiberon ?

Les élus locaux et régionaux – la Région étant seule compétente en matière de transport – planchent sur le dossier depuis déjà un moment. Mais ce dernier vient de connaître un coup d’accélérateur lors d’une réunion en préfecture du Morbihan où différentes pistes, reposant sur une étude détaillée du conseil de développement du pays d’Auray, ont été évoquées. L’enjeu est d’autant plus important que le nombre de voitures empruntant l’axe Quiberon - Auray a augmenté de 43 % entre 2002 et 2013 et ne cesse de grimper…

Trois solutions envisagées

La première des solutions envisagées est le maintien de la ligne telle qu’elle existe. Mais des travaux seraient donc nécessaires pour un coût estimé entre 25 et 27 millions d’euros. Par ailleurs, elle ne résoudrait pas le problème de mobilité des habitants de la presqu’île. La seconde solution serait la mise en place d’un tram-train qui deviendrait urbain en ville d’Auray. Le coût ? Entre 400 et 500 millions d’euros. La troisième, enfin, serait d’abandonner totalement le ferroviaire pour une voie routière dédiée au transport en commun avec, par exemple, des bus électriques ou autre. Coût envisagé hors achat foncier : environ 90 millions d’euros. Cette dernière option intéresse particulièrement les différents acteurs : elle permettrait un service qui fonctionnerait toute l’année et permettrait de désengorger la presqu’île.

Implication des hautes sphères de l’État

Mais le dossier est épineux. « Il s’agit d’un espace important et fragile. L ’État est le seul compétent pour prendre en main l’étude de faisabilité environnementale et réglementaire » , observe Philippe Le Ray, président de l’intercommunalité Auray Quiberon terre atlantique. Un avis unanime parmi les différents interlocuteurs interrogés. Gérard Lahéllec, conseiller régional en charge des transports, abonde : «  Ce dossier n’a aucune chance de trouver une issue s’il n’est pas traité au bon niveau et avec une approche partagée par l’ensemble des protagonistes. »

Sans compter le financement, qui inquiète la plupart des élus, et la Région en premier lieu : « Après les déclarations du président de la République, les annonces faites dans le cadre de la réforme du ferroviaire et les difficultés rencontrées pour honorer les engagements inscrits au CPER pour l ’ axe Auray - Pontivy, comment pouvons-nous sanctuariser les engagements pour financer un tel projet   ? »

Et dans le cas de la mise en place d’un transport innovant – ce qui semblerait être très sérieusement envisagé – la SNCF suivrait-elle ? « Un tel projet est à la fois innovant et complexe et il nécessitera une implication au plus haut niveau de l’État et de la SNCF pour être sérieusement envisagé » , répond Gérard Lahéllec.

Une nouvelle réunion devrait rapidement être organisée par le préfet de région.

9 novembre 2018

AURAY - La vie quotidienne pendant la Grande Guerre

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En haut, la place de la mairie au début du XXe siècle. A droite, des kermesses organisées au château de Moncan ont permis de réunir des fonds pour les œuvres de bienfaisance. En bas, de gauche à droite : le livret d’un concert tombola proposé en août 1915 à la salle des fêtes. Proposée à la chapelle du Saint-Esprit, une exposition permet actuellement de se plonger dans l’histoire alréenne pendant le Grande Guerre. Une affiche publiée pendant la Grande Guerre.

Pouponnière

Dès le début de la guerre, Auray, chef-lieu de canton au commerce actif, prend des mesures sociales. Pour permettre aux mères de travailler, une pouponnière est créée salle Saint-Joseph pour garder en journée les enfants (un mois à 2 ans). Dans les écoles, des « fourneaux économiques » sont créés « pour nourrir aux frais de la Ville, de 8 h du matin à 7 h du soir, les enfants au-dessous de 10 ans dont les pères sont partis à la guerre ». Fin août, ces dispositifs prennent fin, avec le versement des allocations militaires.

Allocations

Épouses et mères de soldats en perçoivent, après inscription. Fin 1914, les demandes sont « si nombreuses » à la sous-préfecture que « les erreurs pullulent ». Certaines femmes n’ont toujours rien reçu. « Pourquoi adresser le tout à Lorient ? Au chef-lieu de canton, on pourrait tout arranger avec plus d’ordre, de justice et surtout de célérité. » En 1916, 625 personnes touchent des allocations militaires. En mars 1917, la Ville compte 6 244 habitants.

Réfugiés

De 1914 à 1921, 816 réfugiés des zones de conflit ont été accueillis à Auray. En septembre 2014, ils sont 140 à arriver. Les trains « déversent » dans les gares de Bretagne « des foules qui fuient devant la horde sanguinaire ». Partis précipitamment, ils « n’ont pu emporter ni linge, ni vêtements ». En septembre 1915, 160 réfugiés du Nord arrivent. Ils sont logés à l’école communale des garçons « où de la paille fraîche leur fut distribuée pour s’y reposer ». Beaucoup d’enfants et jeunes en font partie. « On va s’occuper de les loger plus convenablement ». En décembre, 32 enfants arrivent de Thann (Alsace), avec leur institutrice.

Travail

En septembre 1914, une usine se retrouve sans travail : son patron fait appel à la mairie, qui octroie du pain à ces familles et à d’autres. Des équipes de dix hommes sont employées une semaine sur deux, notamment à l’école neuve des filles. En février 2016, un comité d’action agricole est mis en place. Sa mission : « Assurer le travail et l’ensemencement de toutes les terres. »

Vêtements

À la caserne Duguesclin, en novembre 2014, une centaine de femmes et enfants « tricotent ». Quinze Austro-allemands, tailleurs, « coupent et cousent toute la journée » : caleçons, tricots, ceintures en flanelle « pour nos soldats ». Ce mois, « plus de 1 000 vêtements chauds » ont été expédiés via la préfecture, laquelle fournit l’étoffe. Les tailleurs sont payés à la journée « à raison d’un bâton de chocolat d’une valeur de 0,07 centimes ».

Solidarités

En mai 1917, le nombre de prisonniers de guerre des cantons d’Auray et Pluvigner est estimé à 350. Les colis expédiés à ces hommes par le Comité alréen de secours s’élève alors à 4 880 en trois ans. Afin de réunir des fonds pour les œuvres, des fêtes et concerts sont organisés, notamment à la salle des fêtes (Petit théâtre) et sous les halles. Début août 1915, un « concert tombola » réunit 700 personnes. Des lots sont offerts par les habitants : cidre, huîtres, pommes de terre… Les écoliers vendent des insignes. Des kermesses ont lieu au château de Moncan. En mai 1916, on en est au 23e envoi de colis : biscuits, chocolat, boîtes de sardines, de pâté, confiture et deux paquets de tabac. Par ailleurs, de 1914 à fin 1915 (date de sa fermeture), des habitants versent des cotisations mensuelles à la Croix-Bleue, cantine gratuite tenue par les femmes de cheminots, pour les soldats passant en gare d’Auray. En ville, un comité met à disposition des militaires journaux, revues et jeux, tisanes et lessive le linge.

Jusqu’au 18 novembre, tous les jours, de 14 h à 18 h, « 14-18, une histoire alréenne de la Première Guerre mondiale », à la chapelle du Saint-Esprit, place du Four-Mollet. Gratuit.

3 novembre 2018

Exposition sur la Grande Guerre à Auray

1914-18. L’épisode peu connu des « indésirables »

Ils étaient Allemands, Autrichiens, Hongrois, civils vivant en France en 1914 mais internés lors de la déclaration de la guerre en août 1914. Plusieurs villes bretonnes durent en héberger, notamment Auray. Retour sur un épisode peu connu de l’histoire d’Auray.

Une série d’animations accompagne la passionnante exposition « 1914-1918, une histoire alréenne de la Première Guerre mondiale », à la chapelle du Saint-Esprit. Mardi soir au Petit Théâtre, Geneviève Hamon, responsable du service Archives et patrimoine de la ville, a présenté un exposé très instructif sur un épisode méconnu du début de la guerre : l’incarcération des « Austro-Allemands » présents en France au début des hostilités.

Comme d’autres villes en France, y compris en Bretagne (Brest et Hennebont notamment), Auray dut héberger ces 698 internés civils, hommes, femmes et enfants, « accueillis » à la gare d’Auray le 5 septembre 1914. La plupart furent hébergés dans les appartements de la caserne Du Guesclin (chapelle du Saint-Esprit) dans des conditions très précaires : « À leur arrivée, ils étaient littéralement sur la paille, mais ils confectionnèrent rapidement de la literie en achetant des tissus aux commerçants locaux ».

Les mieux nantis logeaient dans l’un des quatre hôtels de l’époque : Le Galopin et Les Voyageurs à la gare, Le Lion d’Or et La Tour d’Auvergne dans le centre-ville. D’autres encore avaient trouvé des chambres à louer chez l’habitant.

Le journal de borddu secrétaire de mairie

La conférencière a repris notamment le journal de bord de Victor Creff, secrétaire de mairie, qui notait scrupuleusement les détails relatifs au séjour de ces « indésirables », selon ses propres termes. Malgré la hausse des prix liée à la guerre, la ville était tenue de les nourrir gratuitement : un plat chaud le midi, un potage le soir, et pour les Juifs qui ne mangent pas de porc, « tant pis pour eux » !

Certains travaillèrent gratuitement à l’hôpital militaire temporaire. Les femmes durent tricoter des chaussettes et des cache-nez pour les soldats français. Les mieux qualifiés, plus chanceux, trouvèrent des emplois salariés dans la confection, le bâtiment, la meunerie, la boulangerie, ou comme bonnes à tout faire pour les femmes.

La population locale n’était guère compatissante envers ces civils « ennemis » à charge. Progressivement, les femmes et les enfants furent autorisés à regagner leurs pays d’origine, et les hommes furent redirigés vers d’autres centres d’hébergement. « En février 1915, il ne restait à Auray que six internés civils : deux boulangers et leur famille qui avaient remplacé les boulangers alréens partis au front ».

Prochaines animations : une visite aujourd’hui

Deux autres conférences seront données à 18 h au Petit Théâtre : mardi 6 novembre, « La grippe espagnole à Auray en 1918 », par Christian Chaudré ; et mardi 13 novembre, « Journal de bord de Victor Creff », extraits lus par Pascal Gain.

Trois visites commentées sont encore au programme, toutes le samedi à 15 h : ce 3 novembre, le Manoir de Moncan par Annick Guillou-Moinard ; le 10 novembre, l’exposition au Saint-Esprit commentée par Geneviève Hamon ; et le 17 novembre place Maréchal-Leclerc, décryptage du monument aux Morts avec Lydia Dréan.

PratiqueExposition ouverte tous les jours jusqu’au 18 novembre,

de 14 h à 18 h, chapelle du Saint-Esprit.

Entrée libre.

Renseignements au 02 97 24 18 32 ou par courriel :patrimoine@ville-auray.fr

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27 octobre 2018

AURAY : Trois rendez-vous à ne pas manquer

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Le service archives et patrimoine de la ville propose depuis le 20 octobre et jusqu’au 18 novembre une exposition sur « Une histoire alréenne de la Première guerre mondiale ».

Plusieurs rendez-vous sont prévus ces prochains jours pour découvrir l’exposition autrement.

Le premier s’adressera aux plus jeunes avec « Les enfants pendant la première guerre mondiale ». Dans le cadre de l’exposition 1914-1918, une histoire alréenne de la première guerre mondiale, Dominique Taquet, historien, fera découvrir la vie des écoliers pendant ce conflit. Il a collecté de nombreux témoignages de cette époque : livres, pupitres, tableau noir, insignes… Qu’il commentera. Samedi 27 octobre, 15 h, Chapelle du Saint-Esprit, Place du four Mollet, Auray. Gratuit

L’exposition se met ensuite lundi à l’heure du marché. Profitez d’une heure, lors du marché, pour découvrir l’exposition sur la Grande guerre à Auray. Neuf thèmes y sont développés : la vie quotidienne des Alréens, celle des femmes et des enfants, des réfugiés et des internés civils, les hôpitaux militaires d’Auray, les prisonniers et les soldats au front. Lundi 29 octobre, 11 h à 12 h, Chapelle du Saint-Esprit, Place du four Mollet, Auray. Gratuit.

Enfin, une conférence ayant pour thème « 698 Allemands, Autrichiens — Hongrois incarcérés à Auray » sera proposée mardi. Qui étaient ces internés civils allemands et austro-hongrois incarcérés à la caserne Duguesclin, (actuelle chapelle du Saint-Esprit) ? Quelles étaient leurs conditions de vie ? Comment les Alréens ont-ils réagi devant ces personnes déclarées ennemies de la France ? Mardi 30 octobre, 18 h, chapelle du Saint-Esprit, place du Four-Mollet, Auray. Gratuit.

PratiqueExposition ouverte tous les jours jusqu’au 18 novembre de 14 h à 18 h à la chapelle du Saint-Esprit rue du Four-Mollet. Entrée libre. Renseignements au 02 97 24 18 32 ou patrimoine@ville-auray.fr

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