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Jours tranquilles à Paris
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8 février 2016

Exposition Bettina Rheims à la M.E.P. (Maison Européenne de la Photographie)

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4 février 2016

Exposition de la photographe Bettina Rheims à la MEP

Rétrospective du 28 janvier au 27 mars 2016, à la Maison européenne de la photographie. 45 années d’images et d’émotions.

Quelque 200 images réparties dans les 3 étages de la MEP, nous promènent à travers 45 ans de production de la femme photographe Bettina Rheims, de ses toutes premières images à ses travaux personnels les plus récents. Vous y verrez en bonne place ses grandes séries, comme les célèbres photos qui ont bâti pas à pas sa réputation, mais aussi d’autres plus confidentielles voire certaines jamais encore exposées en France.

Présentation de l’artiste

Bettina Rheims, qui a appris le métier avec le sulfureux photographe australien d’origine allemande Helmut Newton, a immédiatement posé au centre de son travail et comme sujet de prédilection la femme dans tous ses états, et le trouble, de ses modèles comme de ceux qui les regardent.

En 1982, elle travaillera sur sa série Animal, d’animaux naturalisés et sans vie, dont elle s’efforce avec acharnement de capter l’ultime expression...

En 1989, elle publie Female Trouble, qui rassemble des portraits de femmes, célèbres ou anonymes, réalisés au cours des années 1980.

Le genre, l’androgynie et la transsexualité deviendront pour elle des sujets à part entière avec ses autres séries Modern Lovers (1989-1990), Les Espionnes (1992) et Kim (1994).

Avec sa première série en couleur Chambre close (1990-1992), cette femme photographe travaille sur la proximité des corps avec des modèles non professionnelles.

Parodiant les premières photos pornographiques, et, donnant vie à la chair, elle est alors en partance pour la découverte d’une "féminité primitive", source inépuisable des troubles, des pulsions et des refoulements. Elle se demandera à l’époque si ce n’était pas aller trop au bout de l’impudeur (entretien avec A. Trapenard).

En 1995, elle suivra en reporter la fin de la campagne de Jacques Chirac, dont elle fera même plus tard le portrait officiel.

Dans I.N.R.I., qu’elle publie en 1999 avec Serge Bramly, ils tentent ensemble, elle par l’image lui par le texte, de transposer la venue d’un Christ contemporain, à l’heure de l’imagerie parfaite qu’exigent la publicité, la mode, et nos technologies les plus modernes.

2002 sera l’irruption dans l’univers de Bettina Rheims de la ville de Shanghai "entre tradition et poursuite effrénée à la modernité", une Chine à la fois officielle, terreau et partie prenante de si nombreuses avant-gardes.

Puis viendront Héroïnes (2005) et Rose, c’est Paris (2010).

Bettina Rheims, femme et photographe française de renommée internationale dont les œuvres ont souvent été exposées et publiées en Allemagne, a également effectué des travaux de commande dans le monde des grandes marques de la mode (Chanel, Lancôme, Well), et dans celui de la publicité.

Elle a réalisé un grand nombre de portraits de femmes célèbres, souvent pour des magazines internationaux (Monica Bellucci, Barbara, Madonna, Catherine Deneuve, Charlotte Rampling, Carole Bouquet, Marianne Faithfull, Claudia Schiffer, Asia Argento, Kylie Minogue...).

Elle a remporté en 1994 le grand prix de la photographie de la Ville de Paris.

Rétrospective Bettina Rheims à la MEP

Au gré de votre déambulation, sans que l’ordonnancement ne soit ni thématique ni chronologique, vous suivrez ses variations sensibles centrées sur la féminité dans tous ses états, qu’elle ait été surprise, interrogée, glorifiée, mais toujours en connivence. Des effets de surprise et des rapprochement pétillants ont été glissés dans le parcours, préparés comme de subtils pièges, ou des coquetteries d’auteur. Cette photographe n’a pas toujours eu la vie facile ! Elle fut taxée de traitresse au féminisme sous le prétexte qu’elle avait appris avec Helmut Newton et attaquée en justice par le FN et les catholiques intégristes pour sa ré-interprétation des Évangiles dans I.N.R.I.. Aujourd’hui, au micro d’Augustin Trapenard, elle constate avec effroi l’effritement progressif depuis les années 1980 des notions de plaisir et de liberté. Mais elle persiste dans le refus absolu de l’autocensure comme dans sa recherche d’équilibriste entre les timidités et les exhibitionnismes de ses modèles, comme si la quête de ces troubles lui servait de Graal.

La première salle de l’exposition, en toute civilité, présente cette étrange assemblée que forment les personnages de l’œuvre de Bettina Rheims. Face-à-face grandeur nature avec les premiers tirages, monumentaux et parfois assez intimidants. Il instille chez le visiteur des troubles de tous ordres ou désordres. Codes de la féminité, identité, genre, le regard de l’artiste embrasse les transgressions, transgresse les conventions et découvre des intimités ambivalentes, à la fois génériques et profondes. Où vous situez-vous dans cette galerie de portraits ? Vous êtes-vous enfin retrouvé.e ? Ça viendra très certainement. Malmener les codes du nu photographique. Rechercher la beauté mais lui faire céder place face à la féminité. Les modèles de Bettina Rheims, toutes fragiles et dénudées qu’elles soient, nous touchent et nous intimident.

Bien sûr, elle ne pouvait pratiquer l’évitement sur la question du genre (bien que difficilement montrable en France), qu’elle scrute à sa manière, provocante, impudique mais sensible, dans sa série devenue classique Modern Lovers (1990), ou avec sa plus récente Gender Studies (2011) ou ses Espionnes (1992). Une de ses secrets de fabrication tient aussi, malgré des préparatifs à la prise de vue en général très longs et élaborés, à savoir se saisir du moment de dérapage, de la chute du voile protecteur, de l’instant magique où le modèle trébuche et donne le plus à voir sa force et ses fêlures. La mise à nu des corps est le principe incontournable, forcément initial, mais aussi celle des sentiments qu’éprouvent ces êtres révélés dans un entre-deux par nature équivoque. Cette attraction si particulière, ce jeu perméable des contraires, transparaissent aussi dans la série Shanghai (2002). Surprenant des situations inattendues, Bettina Rheims montre des femmes chinoises écartelées entre leur culture et une idée diablement fantasmée de la modernité .

L’artiste a su faire entrer sa galerie de portraits si personnels dans notre imaginaire. Anonymes (détenues, prostituées de Pigalle), ou femmes célèbres (dont Kristin Scott Thomas, Monica Bellucci, Charlotte Rampling, Sophie Marceau, Madonna, Claudia Schiffer) sont capturées avec bienveillance, stars des années 2000 comme détenues des prisons françaises, sa toute dernière série. Bettina Rheims, faiseuse d’images, respectueuse d’une longue et classique tradition picturale, travaille à l’évidence, avec une exigence rare, la composition et la narration figurative de ces photographies, qu’il s’agisse du Christ dans la série I.N.R.I. (2000) ou de ces Héroïnes (2005), "mystérieuses allégories de la mélancolie, série qui marque, pour elle, un retour à la tradition de la chambre photographique". Article de André Balbo

L’exposition est coproduite avec le Fotografiska de Stockholm.

Bettina Rheims, du 28 janvier au 27 mars 2016, à la Maison européenne de la photographie, 5 / 7 rue de Fourcy 75004 Paris, 01 44 78 75 00, www.mep-fr.org, Métro Pont Marie ou Saint-Paul. Ouvert du mercredi au dimanche de 11 à 20h. Fermé lundi, mardi, et jours fériés. 8 ou 4,5€. Entrée gratuite le mercredi de 17 à 20h.

Et, à la MEP, du 3 février au 27 mars, voir aussi les expositions : Renaud Monfourny (Sui Generis) ; Tony Hage (Pris sur le vif) ; Lendemain Chagrin (4 photographes).

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2 février 2016

BETTINA RHEIMS À LA MAISON EUROPÉENNE DE LA PHOTOGRAPHIE : UN VIBRANT HOMMAGE AUX FEMMES

MARION COTILLARD, MONICA BELLUCI, SOPHIE MARCEAU OU MADONNA... TOUTES SONT PASSÉES DEVANT L'OBJECTIF DE BETTINA RHEIMS. LA PHOTOGRAPHE EXPOSE LE MEILLEUR DE SES 40 ANS DE CLICHÉS À LA MAISON EUROPÉENNE DE LA PHOTOGRAPHIE, EN HOMMAGE AUX ICÔNES FÉMININES DE NOTRE TEMPS.

40 ans résumés en 180 clichés. C'est le pari de la Maison Européenne de la Photographie qui consacre une exposition à l'immense Bettina Rheims. De Madonna à Sharon Stone, les plus grandes stars ont posé pour la photographe de 63 ans. A l'occasion d'une rétrospective inédite, elle dévoile ses séries les plus connues, mais aussi des clichés jamais révélés. Novatrice, l'œuvre de Bettina Rheims s'impose comme le reflet de notre société. L'artiste a vu passer des générations de femmes devant son objectif et constaté l'évolution de la perception du sexe féminin à travers les âges. Son travail créé la polémique ou le malaise, sans se départir de son esthétique glamour et glossy.

Bettina Rheims cultive aussi le mystère. Au cours de sa carrière, elle photographie les actrices, les stars et les chanteuses que tous s'arrachent. Elle immortalise la beauté de Catherine Deneuve, Charlotte Rampling, Kylie Minogue ou encore Carole Bouquet et leur confère une aura quasi-mystique. Ses modèles paraissent inaccessibles et sèment le trouble. Forte de ce regard exceptionnel, Bettina Rheims réalise plusieurs campagnes publicitaires, notamment pour Lancôme.

Loin des paillettes et du showbiz, la photographe immortalise également des femmes inconnues croisées au détour d'un chemin. Celles qui interpellent son œil affûté sont magnifiées, comme enveloppées de mystère. Elle deviennent à leur tour des icônes ultra-féminines et de mystérieuses amazones. Une exposition immanquable, qui démarre ce 29 janvier et que vous pourrez admirer jusqu'au 27 mars prochain. Et si vous souhaitez en apprendre plus, Arte diffusera le documentaire Bettina Rheims, dans la fabrique des icônes, réalisé par Michèle Dominici le samedi 6 février à 22h30.

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30 janvier 2016

Bettina Rheims expose à la MEP

28 janvier 2016

Exposition - 28.01.16 - 27.03.16 - Bettina Rheims

Bettina Rheims et la Maison Européenne de la Photographie entretiennent depuis toujours des liens intimes. Alors, quel meilleur endroit que celui dont elle a investi les espaces encore en friche, en 1990, pour exposer sa série Modern Lovers et où elle a semé le trouble en 2000 avec I.N.R.I., pour présenter aujourd’hui, pour la première fois à Paris, un itinéraire à travers quarante ans de photographie ?

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27 janvier 2016

Exposition à la MEP - Bettina Rheims

La photographe française Bettina Rheims sera exposée à la Maison Européenne de la Photographie à partir de jeudi (demain). Une rétrospective de la carrière de l’artiste qui reprendra 40 ans de ses travaux, sans ordre chronologique ni thématique.

Une carrière débutée dans les années 70 avec une série de clichés de strip-teaseuses, la photographe a toujours aimé figer les visages et les corps de femmes. Sublimant la féminité jusque dans sa plus stricte intimité, Bettina Rheims nous présentera la femme sous tous ses angles, ou presque.

Cent quatre vingt images sélectionnées au total composeront cette exposition, répartie sur les 3 étages de la Maison Européenne de la Photographie.

Des beautés troublantes, envoûtantes ou déroutantes, sublimées par le prisme de la photographe, que vous pourrez (re)découvrir en vous rendant 5/7 rue de Fourcy, dans le IVe arrondissement parisien du 28 janvier au 27 mars 2016. L’exposition sera ouverte de 11.00 à 19.45.

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22 janvier 2016

Les plus belles femmes du monde, photographiées par Bettina Rheims - Save the date

Cent quatre-vingts portraits sensuels et iconiques seront exposés à la Maison Européenne de la photographie du 28 janvier au 27 mars 2016. On y retrouve les plus belles photographies de Bettina Rheims, en quarante ans de carrière.

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Tout a commencé avec un cadeau de son mari, Serge Bramly. Un Rolleiflex. Bettina Rheims est alors mannequin, et galeriste. Avec cet appareil photo, elle se découvre photographe et s’offre en quelques années une carrière prestigieuse

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Dès sa première exposition, un an après son premier Rolleiflex, Bettina Rheims propose une vision intime et personnelle du corps des femmes. Elle développe son univers, coloré et sensible. Devant son objectif, les plus belles femmes du monde se succèdent. Catherine Deneuve, Vanessa Paradis, Monica Belluci, Michaela Bercu, Sophie Marceau, et toutes les autres. Les clichés de Bettina Rheims sont saturés de sensualité, de beauté, de tout ce qu’il y a de plus féminin. Et le succès est impressionnant.

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Aujourd’hui, la Maison Européenne de la Photographie revient sur les photos qui ont fait sa gloire. Une galerie de portraits à voir, ou à revoir.

Infos pratiques

Exposition du 28 janvier au 27 mars 2016

Maison européenne de la photographie

5-7, rue de Fourcy, Paris 4ème

Entrée : 8€ (tarif réduit : 4,50€)

Attention, la MEP a supprimé la gratuité du mercredi.

Plus de détails sur le site de la Maison européenne de la photographie.

17 janvier 2016

Bettina Rheims très bientôt à la MEP

« Un portrait, c’est danser avec un inconnu »

L’interview du samedi. Depuis la fin des années 1970, les photos de Bettina Rheims accrochent le regard. Des corps, des femmes, des portraits… réunis dans un livre et une exposition.

Entretien

À l’abri des regards et des bruits de la ville, dans une arrière-cour du IVe arrondissement de Paris, la photographe Bettina Rheims règle les derniers détails de la grande exposition que va accueillir la Maison européenne de la photographie, pas très loin de son studio. Elle y répond aux interviews, dans un univers de photos, de livres d’art et d’objets exotiques.

Le corps, est-ce un sujet évident de photographie ?

C’est un médium pour parler d’autre chose. Le corps c’est l’enveloppe de la force, de la fragilité, du trouble…

Il sert aussi à provoquer ?

Je parlerais plutôt de trouble, de désir, de plaisir… Dans la société dans laquelle nous vivons, il y a, partout, beaucoup plus de nudité que dans mes photos. Ma provocation est une vieille légende.

Et les femmes, toujours une cause à défendre ?

Elles ont été mon plus grand soutien. Je travaille avec des femmes, le plus souvent pour des femmes. Ensuite, c’est une cause. Encore plus dans d’autres pays. Mais les problèmes ne sont pas réglés chez nous. Regardez les chiffres des femmes battues ! Il faut être extrêmement vigilant.

Votre dernier livre et l’exposition qui arrive retracent quatre décennies. Quel est le fil rouge ?

Le dénominateur commun est le passage. De la vie à la mort avec les animaux empaillés, quand je travaille sur le Christ. C’est aussi le passage du masculin au féminin, du plaisir à la douleur… Mais ce fil n’était pas évident à voir car chacune de mes séries a son propre langage, son écriture, voire sa propre esthétique. Mon deuxième désir avec cette exposition était de me détacher du poids de ces images pour aborder, plus légère, la troisième partie de ma vie.

Dans l’exposition, il y aura beaucoup de grands formats ?

Presque 200. Surtout, je n’avais pas envie qu’on essaie de raconter autre chose avec mes images. Alors, on a tout conçu ici, avec Vanessa Mourot, la directrice du studio. Il y a une scénographie, une dramaturgie, des ruptures, des inédits, du son, une projection d’images… On suit mes deux chemins. Celui des commandes de la publicité, de la mode, pour le cinéma, la musique… Et les séries faites dès qu’on avait un peu de sous de côté. Et parfois dans le travail commercial, une image était sauvée et passait de l’autre côté.

L’instant de la photo est-il toujours le même ?

Pour les commandes, il y a des clients, des directeurs artistiques, des gens qui s’en mêlent… Mais que ce soit avec des sujets célèbres ou anonymes, il faut un temps pour apprivoiser. Tout est préparé comme pour un spectacle, un tableau… et vient le moment où il faut donner un coup de pied dedans. C’est la différence entre une jolie image et une image qui reste, plus complexe, plus trouble. Je ne sais jamais, dix minutes avant, ce que ça va être. C’est comme danser avec un inconnu. On ne s’accorde pas… Petit à petit, on comprend l’autre, je parle, il répond avec son corps, ça s’emboîte. Jusqu’au moment où l’image arrive. Et c’est un miracle.

C’était la même chose avec les détenues de la prison de femmes de Rennes que vous avez photographiées ?

Ah, la prison, c’est une autre histoire… J’avais ça en tête depuis longtemps parce que ça me faisait peur. J’ai toujours pensé que la prison peut arriver à tout le monde, y compris à moi. Il y avait un désir de ne pas trahir ces femmes. Il y avait beaucoup d’attente de leur part. Je travaille depuis toujours autour de la féminité et c’était encore plus prégnant. Comment se réapproprier l’image de soi-même ? Ça va dans le même sens que le travail de tous les accompagnateurs des détenues dans ce système carcéral, par définition dur. Des rencontres formidables, loin des clichés. Des fois, les détenues se sont abandonnées et il y a eu des moments de grâce. J’en montrerai neuf grands tirages, à la MEP. Dont beaucoup ont été prises à Rennes.

Le tirage des photos est-il essentiel ?

Bien sûr. Il n’y en a jamais deux pareils. Et je vis un drame, Choï (qui a aussi tiré les photos d’Helmut Newton) , avec qui je travaillais depuis les années 1980, ne peut plus tirer. J’étais persuadé qu’un jour, nous arrêterions ensemble. C’est le seul à avoir la compréhension de mes images, de ma lumière… Je réapprends à travailler avec d’autres.

Quel souvenir de la photo officielle du Président Chirac ?

J’étais très émue, flattée. C’était courageux après ma série Chambre close (parodiant la pornographie). Et c’était drôle. Je suis arrivée en même temps que la famille Chirac à l’Élysée. J’étais en repérage. On a visité ensemble. J’ai eu envie de photographier le Président dehors, comme un héros de western. On a choisi la couleur de sa chemise et ça a duré 25 minutes. Ensuite, je suis partie en Chine. Quand on me disait « Ça, ce n’est pas possible », la photo du Président m’a servi de visa et même évité d’être expulsée.

Les attentats donnent une responsabilité aux artistes ?

On m’a beaucoup demandé si j’allais me modérer… Il ne faut pas baisser les bras. C’est exactement ça qu’ils ont essayé d’abattre : le plaisir, l’art, la liberté. Je ne connais la guerre qu’à travers les récits de mon père (le commissaire-priseur Maurice Rheims) qui a été résistant, compagnon de la Libération. L’antisémitisme l’aurait bouleversé. L’idée qu’un jour mon petit-fils d’un an et demi se promène dans un monde où il verra « Mort aux juifs » sur un mur, ce n’est pas joyeux.

Recueilli par Gilles KERDREUX.

Exposition. À la Maison européenne de la photographie du 27 janvier au 27 mars. Paris IVe .www.mep-fr.org.

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Les dates-clés :

1962.

Naissance à Neuilly-sur-Seine

1980.

Série sur les stripteaseuses de Pigalle.

1989.

Publication de l’ouvrage Female Trouble.

1990-1992.

Succès planétaire du livre Chambre Close .

2002.

Série sur Shanghaï.

Livre

À l’occasion de l’exposition, Bettina Rheims, chez Taschen, sortira en édition grand public à 59,99 €. Autrement, c’est un ouvrage de luxe en deux éditions limitées, l’une à 500 €, l’autre à 1 250 €. taschen.com.

Son rapport à l’Ouest

Ma famille avait une propriété près de Pont-l’Évêque (Calvados). J’y ai appris à faire du vélo, à traire les vaches. Je ne pensais jamais y retourner. J’aime la Méditerranée, le soleil, la mer chaude… Puis, en rentrant d’un an de travail sur Shanghai, avec l’homme de ma vie, nous avions envie d’une maison où se retrouver. On est allé derrière Trouville et Honfleur. Je n’étais pas emballée, la pluie… Finalement, je suis très heureuse. Il y a les plus beaux couchers de soleil du monde. Je ne nage pas dans la mer. Mais je marche en forêt, je lis, je cuisine…

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10 novembre 2015

A la MEP en novembre....

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29 octobre 2015

"Alber Elbaz / Lanvin - Manifeste" - derniers jours à la MEP...

"Alber Elbaz / Lanvin - Manifeste", l'expo Mode de la rentrée s'installe à la Maison Européenne de la Photographie du 9 septembre au 31 octobre 2015. Alber Elbaz nous invite à découvrir les coulisses de la célèbre Maison Lanvin en photos.

Le directeur artistique de la Maison de Couture Lanvin, depuis 2001, Alber Elbaz, nous offre l'opportunité de voir le monde de la mode différemment à travers plus de 350 clichés exposés à la Maison Européenne de la Photographie.

Du 9 septembre au 31 octobre 2015, l'exposition Alber Elbaz / Lanvin - Manifeste, nous plongera dans l'intimité des essayages, l'émotion des défilés Lanvin et dans la beauté des créations. Une première dans l'histoire de la plus ancienne maison de couture parisienne.

Cinq salles mettent en lumière le travail du créateur dans une scénographie pensée comme un dialogue continu entre la mode et la photographie.

 "A l'ère du numérique, nous vivons à travers nos écrans, à mettre en images le moment présent. Nous ne regardons plus, nous filmons. Nous n'écoutons plus, nous enregistrons. Et nous ne parlons plus, nous téléchargeons." affirme Alber Elbaz.

L'image aide son créateur à intégrer une nouvelle dimension dans le regard qu'il porte à son travail. Aujourd'hui, l'écran plat est devenu un second critique parfois en déséquilibre avec la réalité : "ce qui est beau à l'écran n'est pas forcément beau ou confortable sur le corps".

Il s'agit d'une exposition introspective et non rétrospective, pour tenter une immersion dans la machine à rêves d'Alber Elbaz pour Lanvin. Construite comme une installation artistique, il s'agit d'une invitation à regarder, écouter et parler. Cette exposition a été orchestrée par Alber Elbaz et ses équipes.

Alber Elbaz prône pour Lanvin une élégance urbaine où l'émotion et l'optimisme suscitent le désir. Il réconcilie modernité et féminité, technique et originalité, sensualité et créativité.

Informations pratiques :

Exposition "Alber Elbaz / Lanvin - Manifeste"

Maison Européenne de la Photographie

5/7 rue de Fourcy, 75004 Paris

Gratuit pour les moins de 8ans

Tarif réduit : 4,5€

Plein tarif : 8€ 

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