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Jours tranquilles à Paris
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reflexion
29 avril 2016

C'est dit !

tarte

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20 avril 2016

Réflexion

“La vie devient une chose délicieuse, aussitôt qu'on décide

de ne plus la prendre au sérieux.”

de Henry de Montherlant

Extrait de Carnets

15 avril 2016

Raif Badawi

11 avril 2016

"Who am I to judge him ?"

10 avril 2016

Paris: un squat mué en centre d'accueil pilote pour migrants

La Chapelle, Jean-Quarré, Stalingrad... les évacuations de migrants se sont multipliées à Paris depuis un an, sans parvenir à prévenir la reconstitution de campements qui reflètent, comme à Calais, l’impact de la crise migratoire.

- Quel est le bilan des évacuations ?

Depuis le 2 juin, date de la première évacuation sous la station de métro La Chapelle, 18 opérations ont été menées. La dernière, le 30 mars, a concerné près d’un millier de personnes sous la station Stalingrad. A chaque fois le scénario est le même : épaulés par des travailleurs sociaux, les services de l ?État, la Ville de Paris et la préfecture de police arrivent à l’aube pour inciter les migrants à monter dans des bus et quitter le campement pour des centres d’hébergement, où ils pourront rester un mois en théorie. Selon les pouvoirs publics, qui préfèrent parler de "mise à l’abri", près de 6.500 propositions d’hébergement ont été faites, sans compter les 500 gérées par la ville pour les femmes et les familles.

- Où sont les migrants aujourd’hui ?

Selon la préfecture, 3.080 sont toujours hébergés avec un "accompagnement individualisé" et 670 ont préféré quitter leur lieu d’hébergement. Du côté des associations, certains nuancent ce bilan "humanitaire". "Le bilan est complexe dans la mesure où les exilés ont été éparpillés dans maints lieux différents, certains corrects et d’autres infâmes", assure-t-on au Comité de soutien La Chapelle. Tous les centres ne ressemblent pas à Jean-Quarré. De plus l’hébergement est parfois délaissé à cause de sa localisation. "Certains ont été mis à l’abri sur des sites qui leur semblent trop éloignés de Paris, et tentent une deuxième chance", explique François Dagnaud, le maire PS du XIXe arrondissement.

- Les migrants de Calais sont-ils ceux de Paris ?

"Paris est une base arrière assez évidente et les réseaux de passeurs ont repéré le truc", ajoute M. Dagnaud. Certains migrants "font l’aller-retour, ce n’est pas nouveau. C’est la raison pour laquelle les campements ne sont jamais très loin de la gare du Nord", ajoute-t-il. Le récent démantèlement d’une partie de la "Jungle" de Calais a pu jouer : "Le rythme s’accélère, je pense qu’il y a un déport important de gens qui étaient à Calais et qui viennent à Paris", avait estimé Sophie Brocas, secrétaire générale de la préfecture d’Ile-de-France, lors de l’évacuation du campement Stalingrad. Pour Aurélie El Hassak-Marzorati, la directrice générale adjointe d’Emmaüs solidarité, les "retours de Calais" ne sont toutefois pas majoritaires. "A un moment, on estimait leur proportion à 10%", explique-t-elle, le reste étant constitué par des arrivées de province, des retours de centre d’hébergement et "beaucoup de primo-arrivants".

- La population est-elle homogène sur les campements ?

Les migrants évacués à La Chapelle étaient surtout soudanais et érythréens. Mais "depuis quelques mois, on voit arriver des Afghans à Paris", souligne Didier Leschi, le directeur général de l’Ofii (Office français de l’immigration et de l’intégration). Autre phénomène nouveau : la présence, sur les campements, de demandeurs d’asile déjà engagés dans une démarche, voire de réfugiés statutaires. Selon le décompte de la préfecture, 630 personnes ont ainsi été orientées vers des structures pour demandeurs d’asile et 131 réfugiés vers un logement.

- De nouveaux campements vont-ils se reconstituer ?

"Il est évident qu’un démantèlement ne peut pas ne pas avoir de répercussions, ces gens-là ne disparaissent pas", estime M. Dagnaud. Même si elle n’est pas la destination favorite des migrants, la France ne peut s’extraire de la crise migratoire qui a vu un million de personnes arriver en Europe l’an dernier. Le campement de Stalingrad, objet d’une première évacuation le 7 mars, s’est ainsi reconstitué en trois semaines. Et dès cette semaine, plusieurs dizaines de personnes avaient commencé à se réinstaller chaque soir près de l’emplacement évacué.

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15 mars 2016

Réflexion

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29 février 2016

Emily Ratajkowski nue pour la promo de son texte féministe : contradictoire ? Pas du tout

Par Francis Métivier

Philosophe

C'est totalement nue sur Instagram que la mannequin Emily Ratajkowski a annoncé la parution de son texte féministe dans la newsletter de Lena Dunham. Un choix qui a suscité des interrogations. Peut-on être nue et féministe à la fois ? Pour le philosophe Francis Métivier, ce n'est pas antinomique.

Emily Ratajkowski incarne un nouveau féminisme et pose la question : peut-on promouvoir le féminisme en posant nue ? Elle développe une posture du féminisme qui, au lieu de se présenter col roulé, juste avec des mots, se met à nu. Se mettre nu (ou poser nu) et se mettre à nu sont deux attitudes différentes : la première consiste à montrer, la seconde à exprimer.

Elle affirme un féminisme qui défend la féminité

Qu’est-ce que se mettre à nu ? Malebranche, dans "La Recherche de la vérité", comparait l’esprit et les yeux. De même que l’homme sensé avance avec ses propres yeux dans la lumière, de même le sage cherche la vérité avec son esprit et non celui des autres. Se mettre à nu, c’est avancer grâce a ses propres atouts.

L’expression "se mettre à nu" a deux sens : dévoiler un élément de sa vie intérieure et montrer son corps. Emily Ratajkowski fait les deux. On peut dire, effectivement, que la photographie postée sur Instagram est un élément promotionnel pour son article dans "Lenny Letter".

On peut dire aussi l’inverse : l’article Emily Ratajkowski fait la promotion de son corps. Bref, elle fait et de son corps et de son esprit ses instruments de travail. Disons plutôt ses moyens d’expression. Pour exprimer quoi ? L’importance d’un beau corps et l’essence d’un esprit.

Qu’on ne s’y trompe pas en pensant qu’une fille qui se met à nu (au sens propre) n’est pas capable de réfléchir : l’article de Emily Ratajkowski est plus que pertinent. Il affirme un féminisme qui défend la féminité, une féminité volontaire et consciente. Un féminisme qui assume la femme quand elle est belle. Surtout quand elle est belle. Belle, elle l’est. Elle ne va donc pas défendre autre chose…

Nue, suis-je idiote ou intelligente ?

Elle parle donc de sa personne comme "baby women", bonnet D à 12 ans et victime de brimades qu’une personne qui s’habille à sa guise peut parfois subir.

"Pour moi, 'sexy' désigne une forme de beauté, d’expression de soi." Une œuvre d’art vivante ? Un dépassement des préjugés ? "Est-ce que quelqu’un devrait me forcer à me vêtir différemment ?"

"Je refuse de vivre dans ce monde de la honte et des excuses silencieuses". Les non-dits, les regards noirs, la jalousie de ceux qui, n’ayant pas les qualités de l’autre, se laissant dominer par un désir mimétique, se placent dans l’incapacité de chercher les leurs.

"Même si être 'sexualisée' par le regard de la société est avilissant, il doit exister un espace où les femmes peuvent encore être sexuelles quand elles choisissent de l'être" : l’autonomie de la femme prônée par le féminisme classique. Si la femme est autonome, elle a la liberté de choisir de se mettre à nu. Et même de jouer sur l’équivocité : nue, suis-je idiote ou intelligente ? Qui dit que le féminisme classique n’est pas non plus culturellement formaté, et même vestimentairement modélisé ?

"La vie ne peut pas être dictée par la perception des autres". Quelqu’un a un problème avec un corps un peu dénudé dans la réalité ou un corps nu sur une photographie ? Ce n’est pas le problème de celle ou de celui qui se met ainsi à nu. C’est le problème de celui qui juge avec sa morale rétrécie. Ses envies enfouies. Sa frustration. Son incapacité à voir l’autre pour lui-même, plutôt que sous l’aune de sa névrose.

La société veut des enfants modèles ? Eh bien voilà, avec Emily Ratajkowski, c’est fait…

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23 février 2016

Réflexion

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22 février 2016

Haine => Amour

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21 février 2016

Réflexion

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