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Jours tranquilles à Paris
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11 juin 2014

Les assassins de la journaliste Anna Politkovskaïa condamnés à la perpétuité

Sept ans après l'assassinat d'Anna Politkovskaïa, un tribunal de Moscou a condamné à la prison à perpétuité lundi 9 juin. Roustam Makhmoudov a été reconnu coupable d'avoir tiré sur la journaliste d'opposition. Son oncle, Lom-Ali Gaitoukaïev a été identifié comme l'organisateur de l'assassinat.

Le tribunal a également condamné à vingt ans d'emprisonnement un policier moscovite reconnu coupable d'avoir participé à la préparation du meurtre. Les deux frères du tireur, Ibragim et Djabraïl Makhmoudov, accusés d'avoir guetté la journaliste et averti leur frère de son arrivée, ont écopé respectivement de douze et quatorze ans de prison.

Le parquet avait requis des lourdes peines de détention, allant de quinze ans à la perpétuité, pour les cinq accusés, tandis que les avocats des enfants de la victime demandaient au tribunal de faire preuve de clémence envers Djabraïl et Ibragim Makhmoudov, jugeant qu'ils avaient joué un rôle mineur dans le meurtre.

COMMANDITAIRE TOUJOURS PAS IDENTIFIÉ

Le ou les commanditaires n'ont toutefois toujours pas été identifiés, probablement protégés par le Kremlin selon les proches de la journaliste. En 2012, l'ancien policier Dmitri Pavliouchenkov, accusé d'avoir localisé Anna Politkovskaïa et fourni l'arme pour l'assassiner, avait déjà été condamné à douze ans de détention.

L'assassinat de la journaliste d'investigation qui travaillait pour le journal indépendant Novaïa Gazeta, très critique de la politique du Kremlin en Tchétchénie, avait ému le monde entier et suscité l'indignation des médias étrangers et des organisations de défense des droits de l'homme. Parmi les cinq accusés, certains étaient rejugés en appel après avoir été acquittés en première instance en 2009.

Voir (ou revoir) mes billets concernant Anna Politkovskaïa : 24.07/2013, 02/06/2013, 15/12/2012, 05/01/2012, 01/06/2011, 08/10/2010, 03/05/2010, 02/05/2010, 08/10/2009, 23/04/2009, 19/02/2009, 07/10/2006, 26/09/2006.

Pour y accéder (après avoir noté les différentes dates) voir l'historique en cliquant sur le lien suivant : http://jourstranquilles.canalblog.com/archives/index.html

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4 mai 2014

Moscou entre jeux d’influence et démonstration de force

Le retour de la Russie sur la scène diplomatique ne va pas sans grands écarts. Pressée par le basculement de l’Ukraine vers l’orbite occidentale, elle improvise une brusque reconquête de la Crimée. L’affirmation balourde d’intérêts légitimes révèle les limites de son pouvoir d’attraction, pourtant soigneusement entretenu depuis la chute de l’URSS au travers de coopérations à géométrie variable.

Lire l'article en cliquant ICI

21 mars 2014

Ukraine

• #UKRAINE Le ton s'est encore durci. Le chef du gouvernement ukrainien, qui soupçonne Moscou de vouloir investir les régions de l'Est, se dit prêt à riposter militairement. Sur le front diplomatique, l'Occident et la Russie se livrent une véritable bataille de sanctions.

#UKRAINE La pression occidentale fait ses premiers effets. Après Standard & Poor's hier, l'agence de notation financière Fitch a indiqué elle aussi aujourd'hui avoir dégradé les perspectives de la Russie de stables à négatives en raison des risques liés aux sanctions occidentales contre Moscou après le rattachement de la Crimée.

17 mars 2014

La Une de Libération ce matin

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Le Parlement russe annonce vouloir adopter dans un "très proche avenir" une loi autorisant la Crimée à rejoindre la Russie, après le plébiscite d'hier.

12 mars 2014

La Russie prête à intégrer la Crimée autonome

Alors que les efforts diplomatiques entre l’Europe et Moscou s’essoufflent, le rattachement à la Russie paraît inéluctable après le vote d’une déclaration d’indépendance par les députés de Crimée.

Qui pourrait encore douter de la détermination russe à s’emparer de la Crimée ? Hier, plusieurs étapes ont été franchies, laissant penser que la tenue d’un référendum, dimanche, sur le rattachement de la province d’Ukraine à la Russie constitue, non pas une simple formalité mais une farce. Les députés du Parlement prorusse de Crimée ont rendu publique, hier matin, une« déclaration d’indépendance de la république autonome de Crimée et de la ville de Sébastopol » adoptée par 78 des 81 députés présents.« La République de Crimée sera un État démocratique, laïque et multinational, qui s ’engagera à maintenir la paix et l ’entente interethnique et interconfessionnelle sur son territoire », ont-ils annoncé.

Une sécession rapide de la péninsule

Aussitôt, les députés russes ont annoncé qu’ils examineront, le 21 mars, un texte de loi permettant d’incorporer dans la Fédération de Russie un territoire étranger qui en émettrait le souhait – comme ce sera certainement le cas de la Crimée – en cas de défaillance de l’État auquel il appartient. Ces initiatives des parlementaires de Crimée et de Russie interviennent alors que les forces russes contrôlent désormais les points stratégiques de la péninsule ukrainienne. Des unités de guerre électronique stationnent aussi le long de la frontière officielle. Tout se met donc en place pour une sécession rapide de la péninsule. Le « Premier ministre » Serguiï Axionov s’est autoproclamé« chef des armées » et les deux millions de Criméens, majoritairement russophones, ont vu les chaînes russes remplacer les chaînes ukrainiennes sur leurs postes de télévision. Par ailleurs, l’espace aérien criméen est fermé, depuis hier, aux vols commerciaux. Même le président ukrainien destitué le 22 février a apporté sa voix au concert. De Rostov-sur-le Don, en Russie, Viktor Ianoukovitch s’en est pris aux nouveaux dirigeants à Kiev :« Vos actes ont eu pour conséquence que la Crimée se détache et que, même sous la menace des armes, la population du sud-est exige d ’être respectée et que soient respectés ses droits » . Le président ukrainien par intérim, Olexandre Tourtchinov, lui a répondu en parlant du référendum comme d’«une farce » décidée dans« les bureaux du Kremlin » . Il a prévenu que l’armée ukrainienne n’interviendrait pas en Crimée pour ne pas dégarnir sa frontière à l’est avec la Russie. Le nouveau régime ukrainien préfère solliciter l’aide des États-Unis et de la Grande-Bretagne en vertu du Mémorandum de Budapest, signé en 1994 par les États-Unis, la GrandeBretagne et la Russie. Cet accord garantissait l’intégrité territoriale de l’Ukraine contre l’abandon de son arsenal nucléaire.

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11 mars 2014

Guerre de position en Ukraine

Toujours dans l’impasse diplomatique, Moscou et Kiev renforcent leurs positions respectives. Ianoukovitch devrait parler aujourd’hui.

Contre-propositions russes

Sergueï Lavrov, le chef de la diplomatie russe, a annoncé, hier, que Moscou allait présenter aux Occidentaux« ses propres propositions » pour« ramener la situation dans le cadre du droit international » , sans préciser de calendrier. Mises sous pression par l’offensive diplomatique russe, les autorités ukrainiennes accélèrent de leur côté leur rapprochement avec l’Union européenne. Le ministre des Affaires étrangères a précisé que le volet politique d’un accord d’association avec l’UE pourrait être signé dès le 21 mars. Soit cinq jours après le référendum sur l’avenir de la Crimée.

Premiers tirs en Crimée

Sur la péninsule, les forces militaires russes continuent leur déploiement. Des soldats russes ont tiré en l’air lors de la prise de la base navale de Bakhtchissaraï, sans faire de blessés. Le Premier ministre de Crimée, Sergueï Aksionov, a annoncé préparer l’adoption du rouble par la région. Pour les Ukrainiens, un tel changement« entraînerait le chaos » .L’Otan, enfin, a annoncé l’envoi d’avions radars Awacs au-dessus de la Pologne et de la Roumanie uniquement, pour« renforcer ses capacités de surveillance ».

Un calendrier serré

Le référendum contesté sur la Crimée doit se tenir le dimanche 16 mars. Avant cela, le président ukrainien Viktor Ianoukovitch, destitué mais toujours reconnu par Moscou, doit tenir une conférence de presse, ce mardi, dans la ville russe de Rostov-sur-leDon. Son successeur, le Premier ministre par intérim Arseni Iatseniouk, sera aux États-Unis cette semaine, à la Maison-Blanche, puis devant le conseil de sécurité de l’Onu, jeudi. Article de Julien GIRY.

7 mars 2014

UKRAINE - RUSSIE - ETATS UNIS

#UKRAINE Ils se sont entretenus pendant une heure au téléphone : Barack Obama et Vladimir Poutine ont échangé hier soir, après que la région ukrainienne de Crimée a demandé son rattachement à la Russie.

Le président américain "a insisté sur le fait que la Russie agit en violation de la souveraineté et de l'intégrité territoriale de l'Ukraine", explique la Maison Blanche. Son homologue russe a lui tenté de temporiser, évoquant "des problèmes internationaux isolés, bien qu'extrêmement importants", selon le Kremlin.

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Vladimir Poutine

"La Russie ne peut pas ignorer les appels à l'aide dans cette affaire."

#UKRAINE Après que la Crimée a demandé son rattachement à la Russie hier, Vladimir Poutine assure que son pays prend en compte "les appels à l'aide" dans la crise ukrainienne, "dans le respect absolu du droit international". Le président est cité par le Kremlin après une conversation téléphonique d'une heure avec son homologue américain Barack Obama.

6 mars 2014

Vidéo - Russie : deux Pussy Riot agressées dans un fast food

Elles ont été prises à partie par un groupe de jeunes Russes à Nijni-Novgorod. L'une d'elles afirme souffrir d'une commotion cérébrale.

Deux Pussy Riot ont été agressées en Russie, alors qu’elles prenaient un petit déjeuner dans un fast food. Sur la page Youtube de Gogol's Wives (un collectif d'activistes), sous la vidéo montrant l’agression, il est précisé que Nadya Tolokonnikova et Maria Alekhina, en compagnie d’un membre d’une ONG, se sont rendues à Nijni-Novgorod pour inspecter une prison. Puis les deux femmes ont été agressées le 6 mars au matin, bousculées et aspergées de spray au poivre et d’antiseptiques par plusieurs hommes. Nadejda Tolokonnikova, qui a publié un certificat médical sur Twitter, affirme souffrir de brûlure aux yeux et de commotion cérébrale. Les agresseurs sont sortis du McDo sans souci.

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6 mars 2014

Ukraine : le Parlement de Crimée demande à Moscou son rattachement à la Russie, référendum le 16 mars

Un référendum sur le statut de la péninsule de Crimée aura lieu le 16 mars, a annoncé jeudi 6 mars Roustam Temirgaliev, vice-Premier ministre de la région, cité par l'agence de presse russe RIA. Il sera demandé aux électeurs s'ils souhaitent que la Crimée continue à faire partie de l'Ukraine ou s'ils préfèrent son rattachement à la Fédération de Russie.

4 mars 2014

Ukraine : "Quand Poutine parle, il faut le prendre au sérieux"

Au moment où le président russe sort de son silence pour justifier une éventuelle intervention en Ukraine, francetv info a interrogé François Heisbourg, expert en géostratégie, qui estime que les faits et gestes de Vladimir Poutine rappellent ceux des tsars.

Propos recueillis par Hervé Brusini

La crise ukrainienne, un remake de la Guerre froide ? Lundi 3 mars, Barack Obama a accusé la Russie d'être "du mauvais côté de l'histoire". Quelques heures plus tard, Vladimir Poutine a répliqué, expliquant que "la Russie se réserve le droit de recourir" à une action militaire "en dernier recours".

Pourtant, s'il considère que la crise présente un risque réel d'escalade à tout moment, François Heisbourg, expert en géostratégie, insiste : "Tout rapprochement avec ce que fut l'ère soviétique est une erreur si l'on veut comprendre le conflit actuel", explique ce conseiller spécial à la Fondation pour la recherche stratégique, dont le siège est situé à Paris. Ce spécialiste, qui vit entre Londres, Genève et Paris, pense que les faits et gestes de Vladimir Poutine rappellent plutôt l'attitude des tsars de Russie. Explications.

Francetv info : Pourquoi estimez-vous que la crise actuelle n'a rien à voir avec la Guerre froide ?

François Heisbourg : Nous ne sommes plus à l'époque de l'Union soviétique. Certes, la Russie est l'un des Etats héritiers de l'URSS. Mais cette dernière était un concept idéologique avant d'être un territoire et une puissance. La lutte entre le communisme et son contraire était une lutte globale qui rassemblait tous les aspects de la vie économique, politique, sociale. Cela n'a pas grand-chose à voir avec les luttes de puissance actuelles.

Aujourd'hui, nous sommes face à la Russie d'un Poutine qui cherche à avancer ses intérêts, à développer ses ambitions. De leurs côtés, les Etats voisins sont impuissants. Quant aux Occidentaux, ils n'ont pas envie de voir se multiplier les zones de conflit et d'instabilité. Il faut toujours rappeler que l'Ukraine possède une frontière commune avec l'Union européenne et l'Alliance atlantique (Otan).

Pendant vingt ans, les choses se sont assez bien passées. L'Ukraine a joué son rôle d'Etat tampon entre la Russie et les pays occidentaux. Mais voilà, Poutine a voulu faire monter les enchères en affirmant que l'Ukraine devait être "avec" la Russie et cette dernière lui a répondu qu'elle n'était pas d'accord. Autrement dit, Poutine a réussi à transformer l'Ukraine – qui stratégiquement était une solution favorable aux intérêts de sécurité russe – en un très gros problème pour la Russie. Dans cette affaire, Poutine n'opère pas en position de force. Pour moi, il est en état de faiblesse. Il a perdu l'énorme pari qui consistait à faire entrer l'Ukraine dans le pacte euro-asiatique [ou Union eurasiatique, qui rassemblerait la plupart des ex-républiques soviétiques]. L'idée était alors de donner corps à une refondation de l'empire russe. A présent, Poutine essaie de se refaire. Ce n'est pas le leader confiant qui avancerait ses pions l'un après l'autre. Celui auquel on a affaire tente de rétablir ses positions. En ce sens, Poutine relève beaucoup plus de l'histoire des tsars que de la Guerre froide.

Pourquoi serait-on plus proche de l'histoire des tsars que de celle de l'Union soviétique ?

Cela tient d'abord à la nature du conflit qui nous occupe : ce n'est pas un conflit mondial, mais une confrontation entre les voisins de la Russie et les pays qui ont un intérêt à ce que ces voisins-là ne constituent pas les bases d'un nouvel empire. Et puis, le Poutine d'aujourd'hui n'est pas dans la logique immuable de bloc contre bloc. Il a conscience des réalités fortes de son pays comme du contexte international. A la différence de l'ex-URSS, la Russie a développé une vraie classe moyenne qui a commencé à acquérir un niveau de vie proche du nôtre. Déjà, la stagnation économique de l'année passée a produit des effets négatifs. Si le pays s'enfonce maintenant dans une crise sévère, cela aura de graves conséquences pour Poutine. Pour les oligarques aussi. Ils aiment envoyer leurs enfants dans les grandes écoles occidentales ou séjourner dans leurs villas sur la Riviera. Or, les Américains comme les institutions européennes ont appris à mettre en place des sanctions économiques qui font mal, sur le plan des transactions bancaires en particulier. Tous ont appris cela grâce à la crise du nucléaire iranien. Bien sûr, cela prend du temps, mais c'est redoutablement efficace.

Toujours en référence à l'URSS et plus largement à l'histoire russe, n'a-t-on pas sous-estimé l'importance de l'Ukraine pour Moscou ?

Peut-être, ces sentiments existent. Mais nous sommes en 2014. Cela reviendrait un peu à dire que la France a un attachement viscéral pour la rive gauche du Rhin et que donc cela lui donne carte blanche pour occuper Cologne ! Ce ne serait pas très raisonnable. Il faut quand même tenir compte non seulement de l'avis des gens concernés, mais aussi des traités et des accords qui ont été conclus. Or les gens de Kiev se sont exprimés. Et puis, la Russie comme le Royaume-Uni, la France et les Etats-Unis se sont engagés il y a vingt ans à ne pas remettre en cause l'intégrité territoriale de l'Ukraine. Dans ce même accord, l'Ukraine renonçait aux armes nucléaires soviétiques qui étaient basées chez elle. Tout cela est très important. Pensez à ce que serait la situation si l'Ukraine avait gardé ces armes....

Mais une grande partie de la flotte russe est basée à Sébastopol, et cela depuis bien longtemps...

Absolument. Et il n'y avait aucun problème. Le bail qui permet cette présence court jusqu'en 2042. Il est renouvelable tous les cinq ans. Il n'y avait pas péril en la demeure du point de vue des intérêts navals russes. Certes, on peut comprendre un attachement sentimental. Mais vous savez, c'était dur aussi quand la flotte française a dû quitter Mers El-Kébir [après l'indépendance de l'Algérie, en 1962, la marine française a dû évacuer cette base navale qu'elle utilisait depuis plus d'un siècle].

Il n'empêche, Poutine reste un interlocuteur incontournable dans les dossiers syrien, iranien...

En tout état de cause, la Russie est un grand pays. Par définition, on doit la respecter, et effectivement les voies de la démocratie doivent rester ouvertes à son endroit. Ainsi, je n'ai pas trouvé très intelligent que le Canada rappelle son ambassadeur de Moscou. C'est justement dans ce genre de situations qu'on a besoin de diplomates. Mais en attendant, comme la Russie, nous avons, nous aussi, des intérêts à défendre, de même que l'Europe. Dans cet ordre d'idée, l'Ukraine, pays frontalier, doit rester stable.

Comment voyez-vous la suite des événements ?

Je ne suis ni optimiste, ni pessimiste. Poutine est quelqu'un de relativement simple. Quand il parle, comme il vient de le faire, il faut le prendre au sérieux. Il ne faut pas partir du principe qu'il galèje. Quand il dit qu'il est prêt à intervenir en Ukraine ou en Crimée (ce qu'il a fait), je le prends très au sérieux. Poutine est tout sauf un fanfaron. C'est un type structuré et on le voit dans la façon dont il joue ses coups, y compris quand il les annonce. Et puis surtout, quand vous avez des soldats qui sont face à face, comme c'est en ce moment le cas sur l'aéroport près de Sébastopol par exemple, il peut arriver n'importe quoi, et très rapidement. Si quelqu'un tire, on change d'univers. Ce n'est pas une image, c'est la stricte et dangereuse réalité.

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