Save the date : Les enfants dans la Shoah, 1933-1945 du 19 juin au 30 décembre 2012 - Mémorial de la Shoah - Paris
Un million et demi d’enfants juifs de moins de 15 ans ont été assassinés en Europe durant la Shoah. Au fondement de la mise à mort des victimes, le crime d’être né et lui seul.
Heinrich Himmler dans un discours prononcé à Posen en octobre 1943 déclare : "Je ne me sentais en effet pas le droit d’exterminer les hommes […] et de laisser grandir les enfants qui se vengeraient sur nos enfants et nos descendants. Il a fallu prendre la grave décision de faire disparaître ce peuple de la terre."
Dès le début des persécutions mises en place par les nazis et leurs collaborateurs, la plupart des enfants basculent d’un monde protégé, celui de leur famille, dans un monde inconnu, auquel malgré leurs souffrances ils doivent faire face : exil, exclusion, enfermement, peur, faim, isolement, assassinat.
Leur sort, quel que soit le pays d’Europe dans lequel ils se trouvent, relève de situations particulièrement dramatiques. Pourtant, dès 1938 des réseaux et des individus se mobilisent pour tenter de les sauver, en les cachant par exemple, ou lorsque les sauver était impossible, en leur procurant un entourage affectif, pédagogique ou moral.De ces enfants il nous est parvenu des lettres, récits, journaux, dessins ; témoignages intimes et spontanés, ô combien précieux et d’une incroyable maturité, de leurs espoirs, de leurs luttes, de leurs sentiments, laissés avant le silence.
Ils sont la base, parmi d’autres écrits, photographies et films d’époque, de l’exposition proposée par le Mémorial de la Shoah, pour évoquer le sort et les actes des enfants qui ne sont plus, mais aussi de ceux qui ont survécu.
Exposition réalisée en partenariat avec les Archives nationales de Lodz et dans le cadre de l'année Janusz Korczak.
Jean Luc Moulène - "Les filles d'Amsterdam" au Palais de Tokyo
Le site de JeanLuc Moulène.
Outre la photographie du nu, « qui naît très probablement avec la photographie elle-même», comme le suppose Sylvie Aubenas, «il a existé très tôt, parallèlement, souterrainement, des images d’une pornographie sans ambages»: c’est à cette photographie illicite et lucrative, pionnière de l’industrie pornographique, que s’intéresse Jean-Luc Moulène. Celui-ci a notamment en tête les singuliers clichés de sexes féminins d’Auguste Belloc, vues stéréoscopiques les plus emblématiques du genre. Les pratiques inaugurales d’Alphonse Bertillon et d’Auguste Belloc, l’une quant à l’identité, l’autre quant à l’économie du sexe, marquent donc deux moments décisifs de l’histoire de la photographie mais aussi de la société. Ostensiblement, chez Bertillon comme chez Belloc, tête et sexe sont très volontairement disjoints, exilés l’un de l’autre. C’est fort de ce constat que Moulène produit Les Filles d’Amsterdam. L’artiste, partant de ces deux archétypes, veut expérimenter leur juxtaposition, de manière à réunir ce qui a été historiquement désolidarisé, à savoir tête et sexe. Avant la prise de vue, Moulène a montré aux prostituées des reproductions de Bertillon et de Belloc, leur expliquant sa volonté de rassembler nu pornographique et portrait en un seul corps. Ce qui déstabilise au premier coup d’œil réside en particulier dans la collision implicite des deux postulats photographiques, la façon dont ils cohabitent dans l’image en se disposant l’un sous l’autre, suivant un alignement vertical; passant à la fois par l’organe sexuel presque cliniquement exposé, et par le regard direct voire insistant de la prostituée, l’injonction se fait double. Tiraillé entre deux feux, appelé alternativement par le sexe ou la tête, le regard du spectateur devient schizophrénique. Le corps, par le caractère compact de sa posture, par cette façon de se plier et de s’écarter en même temps, se met à vibrer autour de ses deux points de focalisation, dessinant par sa silhouette aux genoux fléchis une forme quasi animale.
Source : Nathalie Delbard, Jean-Luc Moulène, Paris, éditions Petra, 2009, p. 53.
Palais de Tokyo (nouveaux espaces)
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Vidéo réalisée avec mon téléphone Nokia N8
Voir ou revoir : "Carnage" de Roman Polanski
Tiré de la pièce écrite par Yasmina Reza.
Dans un jardin public, deux enfants de 11 ans se bagarrent et se blessent. Les parents de la "victime" demandent à s'expliquer avec les parents du "coupable". Rapidement, les échanges cordiaux cèdent le pas à l'affrontement. Où s'arrêtera le carnage ?














