ETEL = « Patron Émile-Daniel ». Star des festivités
Ange gardien d'Etel durant 41 ans, le canot de sauvetage « Patron-Emile-Daniel » sera l'ambassadeur de la cité thonière et de sa rivière, du 22 au 28 mai, à la Semaine du golfe, à laquelle il participe depuis 2005. Il y sera aussi l'un des ambassadeurs de la SNSM à laquelle un hommage sera rendu pour les 50 ans de sa fondation. Le canot prendra également sa part aux célébrations des 150 ans de la station de sauvetage d'Etel, en 2017.
Alexandre Le Goff l'a annoncé samedi matin, lors de l'assemblée de l'association qui, depuis 2003, a restauré et fait vivre ce canot, et en a obtenu le classement aux Monuments Historiques en mai dernier. Le président soulignait qu'il s'agissait là d'un plus pour Etel, avant de s'étonner de l'absence de tout écho ou mention lors des voeux de la municipalité. « Mais comme disait le maire dans ses voeux, on ne peut pas parler de toutes les associations ! ».
Lors de cette assemblée, l'association a rendu un hommage appuyé à la mémoire de Marcel Mahé, trésorier depuis la fondation, ainsi qu'à Estelle Kerzerho, bénévole.
Au sein du bureau, la trésorerie est reprise par Jean-Jacques Roland assisté d'Aimé Pallec.
Côté travaux, le canot a bénéficié en 2016 d'un gros chantier de remise en peinture et, en plus de l'entretien courant, de la réparation du guindeau par les mécaniciens du bord. Quant à l'abri, également classé, géré par la Cie des Ports, l'association est toujours en attente des travaux de rénovation annoncés.
Pratique
facebook/Aped Etel canot patron Émile Daniel
Manfred Hamm, le mur de Berlin, site antique de demain
« Pionnier et maître de la photographie d’architecture », selon le journal allemand Der Spiegel, Manfred Hamm, né en 1944, est devenu célèbre avec ses prises de vues de bâtiments industriels aux allures de clichés d’une archéologie contemporaine dans laquelle l’humanité aurait disparu – « les sites antiques de demain ». Manfred Hamm n’aime pas le numérique. Pour lui, la magie ne s’opère pas avec ce procédé. Son secret, la patience et son amie de toujours, sa caméra Plaubel. Un travail photographique en quête d’un esthétisme, parfaitement éclairé et cadré avec soin et précision.
Manfred Hamm est l’un des photographes qui connaît le mieux Berlin. En décembre 1976, il part avec le projet de photographier la tombe de Théodor Fontane et se retrouve devant un obstacle insurmontable qu’est le mur de Berlin. Il décide alors de prendre cet obstacle comme objectif. A partir de 1976, Manfred Hamm va documenter le mur de Berlin qui se transforme peu à peu pour lui comme une sorte de décor de théâtre avec ses graffitis et ses motifs surprenants comme par exemple le cheval qui n’a aucune idée du caractère menaçant de cet édifice mortel. Son travail photographique est un documentaire tel l’aurait fait un ethnologue.
« J’ai toujours voulu être ethnologue », dit Manfred Hamm. « Mais l’un de mes professeurs m’en a dissuadé car j’étais trop romantique. » Manfred Hamm a su capter des instants d’histoire pendant cette période en ajoutant sa déclaration d’amour à la capitale allemande et sa contribution à ce bouleversement historique. Manfred Hamm a mis fin à son travail photographique quand Kodak a abandonné la production des pellicules qui lui étaient si chères, celles qui lui permettaient de créer une profondeur photographique jamais atteinte avec une autre pellicule.
Manfred Hamm, Die Berliner Mauer
Exposition terminée le 17 décembre 2016
Chez Galerie Charron
43 rue Volta
75003 Paris
France
La fréquentation de la Maison Européenne de la Photographie en 2016
© Bettina Rheims, Monica Belucci
200 000, c’est le nombre de visiteurs qui se sont rendus à la Maison Européenne de la Photographie en 2016, soit un peu moins que l’année 2015 mais mieux que 2014, année au cours de laquelle la Mep avait accueilli 190 000 personnes. Avec plus de 60 000 visiteurs, Bettina Rheims est l’exposition qui a remporté le plus de succès. Viennent ensuite “Une saison brésilienne” (avec Marcel Gautherot, Vik Muniz, Joaquim Paiva et Celso Brandao), puis les expositions de Christine Spengler et Patrick Zachmann.
Concorde Art Gallery - vernissage le 13 janvier 2017
Un artiste accroche la photo géante du naufrage d'une barque de migrants au bord de la Seine à Paris
Il s'agit d'une illusion d'optique qui n'a été affichée que quelques heures, pour alerter sur la situation des réfugiés qui se noient en traversant la mer Méditerranée.
C'est un trompe-l'œil. Une bâche géante, avec la photo d'une cinquantaine de personnes sur une embarcation qui fait naufrage, a été accrochée sur le bord de la Seine, à Paris. Il s'agit d'une œuvre de l'artiste Pierre Delavie, un habitué des illusions d'optique, notamment auteur d'une photo trompe-l'œil exposée à la Conciergerie pendant la Nuit Blanche 2016 à Paris.
Elle a été exposée mercredi 11 janvier à l'occasion des vœux du Bureau d'accueil et d'accompagnement des migrants, devant l'île de la Cité
Pierre Delavie a baptisé son œuvre Le radeau de Lampeduse. Une référence au Radeau de la Méduse, peint par Théodore Géricault. "C'est arrivé il y a 200 ans exactement", explique Pierre Delavie à Mashable.
"Je veux que les Parisiens se disent : 'Eux, c'est nous'"
Pour réaliser sa bâche, Pierre Delavie a repris la photo d'un garde-côte italien réalisée en mai 2016. "Je suis très touché par ce qui se passe en Méditerranée. J'ai vu cette photo à l'époque, je l'ai découpée et gardée avec moi", explique l'artiste à Mashable.
Il a ensuite pris des clichés de Parisiens, "pris au hasard", et les a introduits dans la photo. "Cette œuvre elle dit : ça se passe en Méditerranée. Mais en fait ça se passe juste à côté. J'ai rajouté des personnages dans cette œuvre qui sont nous, qui sont des Parisiens, pour dire eux c'est nous", détaille-t-il au Monde. "J'ai voulu mettre les habitants de la capitale face à eux-mêmes. Je veux qu'ils se disent : 'Eux, c'est nous'", précise-t-il au Figaro. Le quotidien indique Le Radeau de Lampeduse a déjà été retiré car il n'a pas reçu l'autorisation d'être exposé sur les bords de Seine.
Isabelle Huppert
Propos recueillis par Renaud Baronian
Elle vient d’entrer dans un club très fermé. Dans la nuit de dimanche à lundi, Isabelle Huppert est devenue la quatrième actrice française à remporter un Golden Globe de la meilleure comédienne, cette cérémonie réputée pour être l’antichambre des Oscars, et dont les prix sont décernés par les journalistes de la presse étrangère installés aux Etats-Unis. La Française, couronnée pour son difficile rôle dans « Elle » — elle incarne une femme qui va nouer une relation trouble avec son violeur —, succède ainsi à Leslie Caron, Anouk Aimée et Marion Cotillard. Par ailleurs, « Elle » a remporté le Golden Globe du meilleur film étranger. Nous avons joint Isabelle Huppert, hier soir à son hôtel de Los Angeles, à l’heure où, à cause du décalage horaire, la matinée commençait pour elle.
Que ressentez-vous, quelques heures après avoir reçu le Golden Globe de la meilleure comédienne ?
Isabelle Huppert. Je suis très heureuse, vraiment, pour le film en particulier : nous avons reçu deux Golden Globes, celui du meilleur film étranger et de la meilleure comédienne, c’était incroyable, au-delà de tout ce que l’on pouvait souhaiter.
C’était un des rares prix qui vous avait échappé jusqu’à présent…
Je n’avais jamais été nommée aux Golden Globes, c’est vrai, et c’est un prix que très peu d’actrices françaises ont reçu. C’est rare qu’un film en langue française soit ainsi récompensé durant cette cérémonie.
Pour vous, ce Golden Globe récompense tout le travail accompli sur le tournage de ce film très particulier ?
Oui, cela récompense un rôle extraordinaire. D’avoir ainsi ce prix pour un tel film, c’est vraiment incroyable, parce qu’on a pensé, à juste titre d’ailleurs, que « Elle » pouvait susciter des controverses… Mais pour être honnête, le film, depuis qu’il est sorti aux Etats-Unis a rencontré peu de réticences. Un peu, quand même, ça n’est pas un film qui provoque des réactions lisses et convenues, mais beaucoup moins que ce qu’on pouvait imaginer. Ces deux prix ne font que confirmer l’accueil qu’il reçoit depuis ses débuts.
Lors de la cérémonie, vous avez salué le réalisateur d’« Elle », Paul Verhoeven, en disant qu’il vous avait laissée être vous-même. Pourquoi ?
Parce qu’il m’a totalement laissé m’emparer de ce rôle et faire ce que je voulais en faire. Ça a été une collaboration extraordinaire, avec une grande entente et beaucoup de complicité.
Du coup, vous pensez aux Oscars ?
On verra. Il y a des chances de penser qu’on retrouvera aux Oscars tous les films primés dimanche soir aux Golden Globes.
Lors de la cérémonie, vous avez souligné l’importance de la diversité au cinéma…
Les Golden Globes sont décernés par des journalistes du monde entier, qui étaient présents dans la salle : cela montre l’universalisme du cinéma, sa puissance aussi, cette vertu de parvenir à se faire rencontrer des gens venus de tous les horizons. En tant qu’actrice, j’ai travaillé avec des réalisateurs issus de nombreux pays, j’ai eu à cœur d’aller rencontrer les cinéastes là où ils étaient.
Vous avez des films en préparation ?
Oui, quand je vais rentrer en France, je vais commencer à tourner dans un fllm de Benoît Jacquot.














