
L’armée met en garde contre un « effondrement de l’Etat ». Le ministre de la Défense a appelé hier « toutes les forces politiques » a trouver une issue à la crise en cours. Les violences semblaient avoir baissé d’intensité hier, mais la situation restait tendue au Caire, où des accrochages ont eu lieu entre la police et des groupes de jeunes.
Photo ci-dessus : Mohamed Morsi
=======================================
Le dialogue semble impossible entre le président Morsi et ses opposants. Hier, après cinq jours consécutifs de violences entre manifestants anti-gouvernement et forces de l’ordre, aucune issue n’était envisagée. Une situation inquiétante qui a poussé le général Abdel Fattah al-Sissi, ministre de la Défense, à déclarer que «la poursuite du conflit […] pourrait conduire à un effondrement de l’Etat». Cette déclaration intervient au lendemain du rejet, par la coalition d’opposition, de l’appel au dialogue lancé par le président contesté Mohamed Morsi. Une opposition qui, par l’intermédiaire de ses trois figures de proue, Mohamed El Baradei, Amr Moussa et Hamdeen Sabbahi, a invité le peuple à manifester son mécontentement dans la rue, après- demain, vendredi 1 février. Depuis vendredi dernier, date du deu xième anniversaire de la révolte contre l’ex-président Hosni Moubarak, l’Egypte est le théâtre de violences qui ont fait 52 morts dans plusieurs grandes villes du pays. Les heurts les plus meurtriers ont eu lieu à Port-Saïd, après la condamnation à mort samedi de 21 supporters du club de football local Al Masry, jugés responsables de 74 décès l’an dernier à l’issue d’un match. Plus de 40 personnes ont trouvé la mort en deux jours dans cette ville du Nord-Est, obligeant le président Morsi à y décréter – comme dans deux autres provinces – l’état d’urgence et le couvre-feu nocturne. Des mesures qui peinent à calmer ses opposants, toujours présents dans la rue.


