



La vie de Sainte Tréphine (extraits)
Sainte-Tréphine, Pontivy
La chapelle Sainte-Tréphine dépendait sous l'Ancien Régime de la fabrique de Stival et de la trêve de Malguenac.
L'édifice : Cette chapelle du XVème siècle, reconstruite dans la deuxième moitié du XVIIème siècle, a connu des aménagements intérieurs au début du XVIIIème siècle.
L'intérieur : C'est donc de cette époque que date le lambris peint qui relate la vie de Sainte-Tréphine, au travers de neufs tableaux. Cette sainte martyre, décapitée par son mari Conomor puis ressuscitée par Saint-Gildas, est invoquée pour les enfants malades ou tardant à marcher. Les tableaux, en forme de médaillons simples ou doubles, portés par des anges, intégrés à des éléments architecturaux ou entourés de feuillages d'acanthes, rinceaux et tentures, sont légendés par des cartouches à l'écriture malhabile. Le traitement des personnages, quoique naïf, s'inspire directement de la peinture française de la deuxième moitié du XVIIème siècle et des travaux des ornemanistes.
Ce lambris est l'œuvre de Jean- Baptiste Le Corre et de sa femme. Le Corre, maître-peintre à Pontivy, signait ses œuvres Dupont. Il est l'auteur de plusieurs toiles de la chapelle Saint-Méléc à Lanouée et de la chapelle Notre-Dame du Bon-Secours à Rohan. On lui doit aussi le lambris de l'église Saint-Cornély à Carnac, daté de 1731.

Chapelle Sainte-Tréphine, Pontivy
Lizan Freijsen (1960 Pays Bas) travaille à partir de traces de moisissure, lichens et de taches d’humidité, générés par les fuites d’eau. Elle crée un dessin à partir de ce processus de l’eau qui tombe goutte à goutte, qui sèche, puis pour finir, laisse une forme artistique sur son support, papier peint et panneaux isolants de plafonds.
Elle photographie les taches, les structure, puis les imprime et les fixe ensuite comme une sorte de papier peint dans des endroits choisis, de préférence dans les angles et recoins des salles de musée et de galeries.
Dans son travail elle montre comment les moisissures et les mousses dûes à l’humidité forment des figures qui envahissent notre cadre de vie. C’est ainsi que s’est créé l’univers de l’artiste Lizan Freijsen : les taches deviennent des œuvres artistiques.
Par ailleurs, Lizan Freijsen a retrouvé ce processus artistique dans la prolifération des lichens. C’est le sujet d’une série de tapis en laine aux dessins abstraits, qui rappellent ces taches. Le lichen, qui est un révélateur de la qualité de l’air, se développe (également sous forme de taches,) et réussit à survivre dans des endroits tout aussi surprenants. Ces tapis sont reproduit au musée du textile ‘Audax Textielmuseum’ à Tilburg aux Pays-Bas. Cliquez ICI