"Les dessous chics" de Serge Gainsbourg
Les dessous chics
C’est ne rien dévoiler du tout
se dire que lorsqu’on est à bout
c’est tabou
les dessous chics
c’est une jarretelle qui claque
dans la tête comme une paire de claques
les dessous chics
ce sont des contrats résiliés
qui comme des bas résillés
ont filé
les dessous chics
c’est la pudeur des sentiments
maquillés outrageusement
rouge sang
les dessous chics
c’est se garder au fond de soi
fragile comme un bas de soie
les dessous chics
c’est des dentelles et des rubans
d’amertume sur un paravent
désolant
les dessous chics
ce serait comme un talon aiguille
qui transpercerait le cœur des filles...
La Gacilly(56) : Peuples et natures de La Gacilly jusqu’au 30 septembre
Le festival se met aux couleurs de Rio de Janeiro, en l’honneur du prochain sommet des Nations unies sur le développement durable. 19 expositions, avec des auteurs internationaux: Raymond Depardon, Stuart Franklin, Pierre de Vallombreuse, Heidi et Hans Jurgen Koch, Cédric Delsaux, Juan Manuel Castro Prieto, Anouk Garcia…
Jacques Chirac retrouve les habitants de Sarran pour un dîner
L’ancien président de la République Jacques Chirac est apparu, apparemment en bonne forme, jeudi 12 juillet dans la soirée, à un marché de Sarran (Corrèze). Un reportage, diffusé sur France 2 vendredi 13 juillet, le montre souriant en compagnie de son épouse Bernadette. Il s’agit d’une des premières sorties publiques, depuis plusieurs mois, de l’ancien chef de l’État qui souffre de divers problèmes de santé.
Selon le premier adjoint au maire de Sarran, Serge Chaumeil, l’ancien chef de l’État est arrivé à 18 h 30 et est reparti après avoir dîné avec des habitants de la commune dans la salle des fêtes. « J’ai discuté avec lui, il va pour le mieux (…) Nous avons parlé de choses et d’autres, mais pas de politique », a indiqué cet élu, en précisant que Jacques Chirac est « toujours aussi avenant et ne refuse aucune photo ».
Je suis en VACANCES....
Les vacances débutent dans la morosité : les Français sont 29 % à être certains de partir en juillet, près de 3 points de moins que l'an dernier à la même époque. Pour août, la proportion est de 32 %, en baisse de 2,7 points. Le nombre de voyages prévus connaîtrait une baisse de 10,5 % en juillet et de 7,5 % en août.
Exposition : actuellement à la MEP = Jérémie Nassif
Jérémie Nassif présente à la Maison Européenne de la Photographie, une sélection d’une quinzaine de photographies, fruit de trois années de travail et de rencontres dans le monde de la danse.
Jérémie Nassif ne cache pas s’être pendant des années passionné pour la peinture, étudiant comment “ça” s’était fait. Mais son œuvre me semble aussi philosophique que formelle. J’entends par philosophique, mot qui dépasse certainement la définition que j’en donne : étude de l’être. Comment apparaît-il ? Pourquoi sa disparition ? Comment s’approche-t-il de l’autre ? Le voit-il ? Pourquoi nous touche-t-il ? Sa démarche nous montre comment naît l’émotion et son incassable empreinte dans notre mémoire. Son appareil de photo, crayon, fusain, jets d’encre, peint l’entrée en scène de ses modèles. La scène étant notre œil, ses personnages notre crève-cœur.
On ne peut s’en détacher. On voudrait tout en savoir. Ses photos ont parfois l’air d’être peintes à l’eau, eau noire et blanche, mystérieuse qui fait naître des sentiments louches. Nous avons connu pareilles torsions, étirements, contradictions, combats, déchirements du corps. La rigueur de son trait m’émerveille. Il y a chez lui une pureté, une évidence qui touchent parce que rien n’est simple quand apparaît l’être humain. L’effet est si fort qu’il efface le monde autour et presque nous-mêmes au profit de ce sacre, la grâce.
Quand on parle de photographie on oublie souvent la mise en scène, l’entrée en matière, le déroulement de l’action. Jérémie Nassif sait que si une photo peut être poème, elle reste un émoi. François-Marie Banier






