Concours Egoïste
Goût du risque, risque à courir ou calculé... Qui ne tente rien n'a rien, lancez-vous dans le grand concours photo de la revue Egoïste.
Élevé au rang de « plus beau magazine du monde » par PHOTO (n°479), Egoïste est une revue collector couverte d'honneurs. Vous en connaissez surement quelques unes des couvertures : Adjani, Andy Warhol, Soeur Emanuelle, Jean-Paul Sartre, ou plus récemment Keira Knightley. Depuis 1977, on peut croiser dans ses pages les plus grands photographes comme les plus beaux modèles. Helmut Newton, Richard Avedon, Peter Lindbergh... Des clichés en noir et blanc, souvent décalés, toujours chics. Pour le numéro à paraître (n°17), la rédaction vous propose un concours photo unique, qui pourra vous permettre d'être publié à votre tour sous le mythique titre.

Seule condition, répondre au thème du « risque », et savoir les prendre. Vous avez jusqu'au 30 juin pour risquer le noir et blanc et donner libre court à votre interprétation de ce mot. Un jury de prestige élira la meilleure contribution, composé des célèbres photographes Paolo Roversi et Ellen Von Unwerth, et de la rédaction du journal Egoïste. Passer entre leurs mains, c'est donc le seul risque à courir pour vos clichés...
A vous de prendre tous les risques et d'entrer dans le monde des plus grands. Trois, deux, un... Partez !
Pour plus de renseignements et consulter le règlement du concours, rendez-vous sur le site de la revue www.journalegoiste.com.
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Nicolas Sarkozy et François Hollande tous les deux sous l'Arc de Triomphe
Le président élu François Hollande et Nicolas Sarkozy, qui va quitter l’Elysée, ont déposé ensemble une gerbe sur la tombe du Soldat inconnu, à l’Arc de Triomphe de l’Etoile à Paris, pour la cérémonie du 8 mai. Nicolas Sarkozy avait invité François Hollande, qui l’a battu dimanche au second tour de la présidentielle, à participer avec lui à cette commémoration de la fin de la Seconde Guerre mondiale. Les deux hommes, qui se sont salués au début de la cérémonie, ont déposé la gerbe et rallumé la flamme sur la tombe, avant d’écouter, côte-à-côte, la Marseillaise, puis le Chant des partisans, entonné par les choeurs de l’armée française. Messieurs Sarkozy et Hollande ont ensuite salué des anciens combattants. Le chef de l’Etat sortant, à son arrivée, avait passé les troupes en revue. Il avait auparavant déposé une gerbe devant la statue du général de Gaulle sur les Champs-Elysées. L’image des deux adversaires réunis pour l’occasion est inédite. Le 8 mai 1995, Jacques Chirac, au lendemain de sa victoire à la présidentielle, avait participé à la cérémonie aux côtés de François Mitterrand, mais ce dernier ne s’était pas représenté pour un nouveau mandat. Après la cérémonie, François Hollande a déclaré que l’image «du rassemblement devait se faire». «Président encore en exercice, président élu qui va prendre ses responsabilités le 15 mai, nous devions être l’un et l’autre présents à cette cérémonie», a-t-il ajouté, pendant que Nicolas Sarkozy serrait des mains dans la foule. «L’un et l’autre nous devions être ici unis pour rendre hommage à toutes celles et à tous ceux qui sont tombés pour la France», a insisté le vainqueur du second tour. «Une campagne est toujours rude, celle-là l’a été tout particulièrement», a convenu le président élu. «Il était donc utile et précieux pour le pays de savoir qu’il était rassemblé à travers le président encore en exercice et le nouveau», sur «un même enjeu, celui la patrie retrouvée», a-t-il conclu, avant de quitter la place de l’Etoile. Pour sa part, après son bain de foule, Nicolas Sarkozy est reparti sans faire de déclaration. (AFP)
Helmut Newton (photographe) au Grand Palais
"J'adore la vulgarité. Je suis très attiré par le mauvais goût, plus excitant que le prétendu bon goût, qui n'est que la normalisation du regard. Les mouvements sado-maso, par exemple, me paraissent toujours très intéressants. J'ai en permanence dans le coffre de ma voiture des chaînes et des menottes, non pas pour moi mais pour mes photos." Qui parlait ainsi ? Un spécialiste du porno SM ? Un pervers polymorphe ? Non : c'est le photographe Helmut Newton, auquel le Grand Palais consacre une magnifique rétrospective. On revoit ses plus fameux clichés, on en découvre d'autres. Des légions de nus hiératiques s'avancent comme une armée de la grâce. Dans sa préface au catalogue, Pascal Bruckner évoque "l'irruption du militarisme prussien dans l'univers de la mode". Une touche martiale, certes, mais aussi un panorama de réminiscences. À les revoir, les photos de Newton suggèrent un substrat : le monde des années 1920, les cabarets berlinois, Marlene Dietrich et Lotte Lenya, le futurisme russe. Il y a chez lui un souvenir de l'argentique en noir et blanc et des solarisations de Man Ray, avec des femmes comme autant d'icônes conceptuelles. Des Erich von Stroheim au féminin ?

Les années mode
Helmut Neustädter naît le 31 octobre 1920 à Berlin. Il a un demi-frère, Hans, né du premier mariage de sa mère. Par le biais de ce frère aîné, il rencontre vers 1927 Erna la Rouge, prostituée célèbre aux cheveux roux, aux cuissardes rouges et à la cravache, souvenir qu'il relatera souvent comme étant sa scène primitive. En 1932, l'adolescent achète son premier appareil photo, un Box Agfa. Séparé des enfants aryens par les lois nazies, le jeune Helmut suit les cours d'une école américaine en rêvant de devenir cameraman de cinéma. Sa mère le place en 1936 auprès de la célèbre photographe Yva, de son vrai nom Else Neuländer-Simon. Elle l'initie au nu, au portrait et à la photographie de mode. En décembre 1938, le péril se fait trop pressant : Helmut quitte l'Allemagne, gagne Singapour et se fait engager par le Singapore Straits Times. Sous le pseudonyme de Helmut Marquis, il vit dans le luxe à l'hôtel Raffles, bénéficiant de la protection d'une femme plus âgée, Josette Fabien, qui est aussi sa maîtresse. Réfugié en Australie, il s'engage en 1942 dans l'armée de cette nation. À la fin de la guerre, il devient australien et prend le pseudonyme de Newton, gagnant sa vie en réalisant des portraits et des photos de mariage. En 1948, il épouse à Melbourne l'actrice June Brunell. Elle sera pour toujours sa muse. Les années mode s'annoncent, non dénuées d'allers-retours et de révisions topographiques. En 1957, Newton signe un contrat d'un an avec l'édition anglaise de Vogue. Lassé de Londres, il quitte la ville au bout de onze mois pour s'installer à Paris, rue Boissy-d'Anglas. En 1959, contre le voeu de June, il regagne l'Australie et achète une maison à Melbourne, où il reprend son contrat avec le Vogue local. Mais l'Europe l'appelle. En 1961, retour à Paris et installation rue Aubriot. Là, c'est le Vogue français qui l'emploie, avant de le licencier parce qu'il a donné des clichés d'une collection Courrèges au magazine Queen. Il va alors travailler pour Elle, Marie Claire, Nova, à l'époque où il achète une petite maison à Ramatuelle. En 1966, Francine Crescent reprend contact avec Newton pour le Vogue français, où il tiendra désormais sa pleine place.
Catalogue de l'exposition : Helmut Newton, 1920-2004,
dirigé par Jérôme Neutres, 256 pages, 35 euros, RMN/Grand Palais.

Helmut Newton, une vie
1920 Naissance à Berlin.
1932 Premier appareil photo, un Box Agfa.
1938 Quitte Berlin pour Singapour.
1942 S'engage dans l'armée australienne.
1948 Epouse June Brunell, qui sera sa muse.
1957 A Londres pour l'édition anglaise de " Vogue ".
1961 Paris, collabore au " Vogue " français, puis à " Elle ".
1976 Parution du livre " Femmes secrètes ".
1990 Grand Prix national de la photographie.
2004 Mort à Los Angeles.

Helmut Newton au Grand Palais
jusqu'au 17 juin 2012 30 juillet 2012 (prolongation)
Les Grecs condamnent la rigueur dans les urnes
C'est un vote de "colère", note le Guardian. Dimanche, à l'occasion d'un scrutin législatif crucial, les Grecs ont infligé un cinglant camouflet aux deux principaux partis du pays et rejeté sans détour les politiques d'austérité censées juguler la crise, soulignent le Spiegel Online et le Washington Post. D'après les résultats définitifs du vote, Nouvelle Démocratie (droite) a recueilli 18,85 % des suffrages et le Pasok (socialiste) 13,18 %. A eux deux, ils totalisent 149 des 300 sièges du Parlement, perdant du même coup la majorité. Cette faillite électorale rebat la donne politique et fait le jeu de deux autres formations : Syriza (16,78 %), coalition de la gauche radicale, et surtout Chryssi Avghi ("l'Aube dorée"), mouvement ouvertement fasciste qui prône l'expulsion de tous les immigrés (El Pais). Avec 6,97 % des voix, ce dernier fait pour la première fois son entrée au Parlement. Une percée jugée inquiétante par The Independent et qui confirme le scénario esquissé dès samedi par La Libre Belgique. Au-delà des frontières, cette répudiation du bipartisme traditionnel - conjuguée à la "victoire éclatante" du socialiste François Hollande à la présidentielle française - n'a pas manqué de provoquer une "onde de choc" sur le Vieux Continent, note le Daily Telegraph. Avec la même interrogation : quid de l'avenir des Hellènes au sein de la zone euro ? A en juger par le titre peu engageant de la FAZ - "Le mauvais présage grec" -, les augures ne sont pas bons. Preuve en est, le chef de file des conservateurs, Antonis Samaras, s'est déclaré lundi soir incapable de former un gouvernement de coalition (Le Temps).

























