François Hollande : Grand meeting du Bourget, dimanche 22 janvier
François Hollande tiendra son premier grand meeting national au Bourget.
Quand ?
Dimanche 22 janvier
à partir de 13h00
Où ?
Hall 2 Paris Le Bourget - Parc d'Expositions
Carrefour Charles Lindbergh
Le Bourget
Pour s'y rendre :
Autoroute : A1
Gare ferroviaire : Gare de l'Est, Gare du Nord
RER : B, Le Bourget (Navettes jusqu'au Parc d'Expositions depuis la gare)
Bus : 350, 152, Michelet Parc d'Expositions
Métro : Ligne 7, La Courneuve 8 mai 1945
Save the date : Cyril Deydier et Olivier Rieu
20 janvier 1942 : Mise au point de la «Solution finale»
Le 20 janvier 1942, une quinzaine de dignitaires nazis et d'officiers SS se réunissent dans une villa d'un faubourg huppé de la capitale allemande, au bord du lac de Wannsee (Grossen Wannsee, 56-58). Ils mettent au point la déportation des Juifs de l'ouest de l'Europe vers les camps d'extermination situés en Pologne. L'extermination des juifs européens a été entamée de diverses façons depuis plusieurs mois déjà en Europe de l'Est, par la réduction à la famine des juifs cloîtrés dans les ghettos et par les fusillades en masse dans les territoires polonais et soviétiques enlevés à l'Armée rouge. Comme les Allemands jugent ces méthodes impraticables à grande échelle dans les pays ouest-européens occupés par leurs troupes, ils vont mettre en place de nouvelles méthodes plus discrètes. Au génocide par la faim et au génocide par balles va s'ajouter le génocide par le gaz.
La conférence de Wannsee
La «conférence de Wannsee» est une réunion d'une heure et demie au cours de laquelle Reinhard Heydrich, le chef des services de sécurité allemands - la Sicherheitspolizei (SD) et le Reichsicherheits-Hauptamt (RSHA) -, expose les modalités de la «solution finale de la question juive» (en allemand : Endlösung der Judenfrage). Cette expression énigmatique recouvre rien moins que le projet de déporter et d'exterminer tous les Européens israélites ou considérés comme tels par les nazis. Le souvenir de la réunion s'est conservé car l'un des participants, Adolf Eichmann, en a dressé le procès-verbal écrit.
Le procès-verbal de l'innommable
Le procès-verbal de la réunion par Adolf Eichmann répertorie le nombre de Juifs à déporter, pays par pays (aussi bien les 200 Juifs d'Albanie que les 5 millions de Juifs d'URSS !), arrivant à un total de 11 millions. Il évoque par ailleurs, et c'est le plus grave, le traitement promis à ces communautés, en détaillant les modalités logistiques mais en se gardant toutefois de parler de la mort, selon la traduction qu'en donne l'historien Édouard Husson. Ainsi peut-on lire : «Au cours de la solution finale, les Juifs de l'Est devront être mobilisés pour le travail avec l'encadrement voulu. En grandes colonnes de travailleurs, séparés par sexe, les Juifs aptes au travail seront amenés à construire des routes dans ces territoires, ce qui sans doute permettra une diminution naturelle substantielle de leur nombre. Pour finir, il faudra appliquer un traitement approprié à la totalité de ceux qui resteront, car il s'agira évidemment des éléments les plus résistants, puisque issus d'une sélection naturelle, et qui seraient susceptibles d'être le germe d'une nouvelle souche juive, pour peu qu'on les laisse en liberté.
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Anne Sinclair : le Huffington Post
Aux États-Unis, le Huffington Post a été un succès. Lancé en 2005, par Arianna Huffington qui a commencé par relater les conversations entendues dans les soirées de Washington et les cocktails mondains, le site s'est progressivement ouvert à une communauté de blogueurs aussi bien informés que critiques envers la politique américaine. Racheté par le portail AOL à madame Huffington pour 380 millions d'euros, le Huffington revendique 37 millions d'utilisateurs aux États-Unis et 100 millions dans le monde. Le site poursuit, à marche forcée, son développement à l'étranger. Des versions sont créées en Turquie, au Québec, en Espagne et en France.
C'est Anne Sinclair qui sera, comme prévu, la directrice éditoriale de la version française coéditée avec Le Monde. L'enjeu est d'autant plus risqué que la partie est loin d'être gagnée sur le Vieux Continent. The Guardian, qui relève son échec au Royaume-Uni, affirmait le 6 novembre 2011 que le Huffington Post avait enregistré, au troisième trimestre de l'an dernier, un chiffre d'affaires en baisse de 6 % et des pertes de 3,2 millions d'euros. Le quotidien britannique considérait que le modèle est très consommateur de personnel. Six personnes travaillaient au Huffington Post, il y a six ans, contre 1 400 aujourd'hui et, d'après la déclaration d'Arianna Huffington au Guardian, « ils sont très bien payés ».. En France, la filiale étant plus raisonnable, huit personnes seulement seront; comme Anne Sinclair, salariées à plein temps. La majeure partie des contributions qui nourriront le site seront donc externes et bénévoles. La réussite de l'opération repose donc sur la constitution d'un puissant réseau de collaborateurs motivés, c'est-à-dire désireux de se faire connaître ou de transmettre une idée...
Si aux États-Unis, il est difficile de se faire un nom dans les médias traditionnels, peu développés au regard de l'immensité du pays, ce n'est pas tout-à-fait le cas en France. Les journalistes, les experts reconnus ont accès aux chaînes d'information. Il est même de bon ton, de les inviter dans les émissions télévisées de divertissement. On leur confier des chroniques dans tous les programmes d'information. Jean-Michel Apathie, Jean-Pierre Elkabbach, Yves Calvi, Franz Olivier Giesbert, Jean-Pierre Coffe, Yves Thréard, Alain Duhamel, Bernard Henri Lévy, Philippe Sollers, Michel Onfray, pour n'en citer que quelques uns, n'ont pas eu besoin d'un site comme le Huffington Post pour acquérir leur notoriété. Le mariage de la République des lettres et des médias est une particularité française bien développée. Pour s'imposer et donner à son site des lettres de noblesse, Anne Sinclair ne pourra donc pas se contenter d'accueillir des personnalités reconnues qui ne lui accorderont aucune exclusivité. Le Huffington Post français risquerait alors de sombrer dans la banalité. Il lui faudra dénicher des talents qui ne trouveraient pas aujourd'hui de débouchés. C'est toute la difficulté de la mission qui lui a été confiée.
Le coup qui a mis Sarkozy KO
Avec la perte du triple A, le président français perd aussi ses chances d'être réélu, estime un éditorialiste de The Independent. Marine Le Pen et, pourquoi pas, François Bayrou vont selon lui profiter de l'aubaine. Lire l'article en cliquant ICI


