Les Cactus
Par Jacques Dutronc et Jacques Lanzmann.
Le monde entier est un cactus
Il est impossible de s'assoir
Dans la vie, il y a qu'des cactus
Moi je me pique de le savoir
Aïe aïe aïe, ouille, aïe aïe aïe
Dans leurs coeurs, il y a des cactus
Dans leurs porte-feuilles, il y a des cactus
Sous leurs pieds, il y a des cactus
Dans leurs gilets, il y a des cactus
Aïe aïe aïe, ouille ouille ouille, aïe
Pour me défendre de leurs cactus
A mon tour j'ai mis des cactus
Dans mon lit, j'ai mis des cactus
Dans mon slip, j'ai mis des cactus
Aïe aïe aïe, ouille, aïe aïe aïe
Dans leurs sourires, il y a des cactus
Dans leurs ventres, il y a des cactus
Dans leurs bonjours, il y a des cactus
Dans leurs cactus, il y a des cactus
Aïe aïe aïe, ouille, aïe
Le monde entier est un cactus
Il est impossible de s'assoir
Dans la vie, il y a qu'des cactus
Moi je me pique de le savoir
Aïe aïe aïe, ouille, aïe aïe aïe
Aïe…Aïe…Ouille…
Le cimetière russe de Sainte Geneviève des Bois
Issues de l'émigration consécutive à la révolution de 1917 en Russie, plusieurs générations de familles, installées dans la région parisienne, mais aussi en province et parfois l'étranger, se sont regroupées dans le cimetière communal de Sainte-Geneviève-des-Bois.
Cette implantation, sans équivalent en dehors de la Russie, est due au rayonnement de la célèbre maison de retraite, toujours en activité, créée en avril 1927 par la princesse Vera Mestchersky, qui avait quitté la Russie en 1919.
C'est grâce à la générosité d'une riche anglaise, Dorothy Paget, qui lui offrit le domaine de la Cassonnerie, qu'elle a pu installer cette maison destinée à accueillir les émigrés russes, fréquemment nécessiteux.
En 1927, on inhuma le premiers russes dans ce cimetière. Douze années plus tard, le développement de la maison de retraite et le nombre grandissant des offices religieux qui en découlaient, incita croyants et autorités religieuses à édifier l'église Notre-Dame de l'Assomption. Inaugurée en 1939, elle est l'œuvre de l'architecte, décorateur et graphiste Albert Alexandrovitch Benois et de sa femme Margarita Alexandrovna, qui reposent tous deux dans la crypte. L'église est rattachée au Patriarcat de Constantinople.
Ce cimetière regroupe une très grande quantité de tombes orthodoxes remarquables par leurs croix en bois sculpté, leurs niches contenant des icônes et des bougies, et les arbres qui, par le choix de leur essence (pins, sapin, bouleaux), rappelle la Russie.
On compte actuellement plus de 5200 sépultures (peut-être 15 000 personnes), parmi lesquelles celle de personnages illustres tels que le prince Félix Youssoupov, l'instigateur de l'assassinat du moine Raspoutine, Ivan Bounine, Prix Nobel de littérature, Serge Lifar et Rodolphe Nureev, célèbres danseurs et chorégraphes, du cinéaste Andreï Tarkovky, du sculpteur Antoine Pevsner, des peintres Constantin Korovine, Zinaïde Serebriakoff, Serge Poliakoff, de la famille d’Igor Stravinsky, du biologiste Alexis Tchitchibabine, le fils du joallier Karl Fabergé, des sœurs de Marina Vlady (Hélène Vallier et OdileVersois) quelques membres de la famille Romanov, tous les grands noms de l'aristocratie russe Obolensky, Galitzine, Gagarine, Wolkonsky, Struve…. Les carrés militaires de la Légion étrangère, des cosaques du Don, du général Alexeev Drosdovsky, des Cadets russes... et même un carré des chauffeurs de taxi. La partie russe du cimetière communal de Sainte-Geneviève-des-Bois ainsi que l'église orthodoxe attenante, sont inscrits sur la liste des monuments historiques depuis le 31 janvier 2001. C'est très certainement la plus grande nécropole de l'émigration russe dans le monde. (Cimetière vu le lundi 11 avril 2011)














