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Jours tranquilles à Paris

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20 février 2009

On se la joue POP à la Galerie de Noirmont

"Influence Pop" - Exposition de groupe - Jusqu’au 28 mars

Valérie BELIN

Jeff KOONS

David MACH

McDERMOTT & McGOUGH

PIERRE ET GILLES

Bettina RHEIMS

Benjamin SABATIER

Le « Pop Art », courant pictural majeur né en Angleterre dans les années 50 et qui a explosé ensuite aux Etats-Unis, en particulier à New York, a marqué plusieurs générations d’artistes en consacrant le retour spectaculaire de la figuration, face à l’expressionnisme abstrait alors dominant, et en réintroduisant l’objet dans l’œuvre, selon un esprit néo-dada. Art populaire, éphémère, consommable, peu coûteux, produit en série, jeune, spirituel, sexy, séduisant, tel que le définissait Andy Warhol, il consacre des sujets empruntés directement à la culture populaire et véhiculés par la bande dessinée, la publicité, les magazines, le cinéma, la télévision…

En créant ainsi des « images d’images », le Pop Art mit en évidence l’emprise des moyens de communication sur l’imaginaire collectif et les liens entre art, publicité, mode et argent. Parallèlement, il offrit une nouvelle liberté aux artistes, qui explorèrent de nouveaux moyens techniques et plastiques issus de l’univers de la pub et des media, avec des reports photographiques et sérigraphiques, des couleurs clinquantes, une peinture lisse aux contours nets, des modifications d’échelle et des répétitions sérielles d’images.

A l’aube du XXIe siècle, l’influence du Pop Art est universelle et multiple, s’exprimant par son héritage tant intellectuel, lié à des notions de consommation de masse et d’impact de l’image, que plastique, avec une iconographie très identifiable, qui valorise de manière égale des objets dérisoires de notre quotidien, des personnalités du monde du spectacle et des faits divers…

Jeff Koons est le « fils spirituel » de ce mouvement, qu’il décrypte au travers d’une attitude « post-duchampienne », qui refuse tout tabou entre beaux-arts et culture populaire, basant ses œuvres sur des objets familiers et une imagerie ludique. Les Monkey Train (2007) qui seront exposées pour la première fois sont de nouvelles sérigraphies à 40 exemplaires créées avec l’imagerie de la série Popeye.

McDermott & McGough, dans leur démarche atemporelle, se réapproprient les codes esthétiques et picturaux d’une époque pour nous y replonger. Dans leurs dernières peintures, ils juxtaposent photographies noir & blanc, bandes dessinées colorées et écrans de TV factices pour dénoncer à leur manière les travers et malheurs que cachait l’univers lisse et glacé de l’American way of life tel que dépeint par les publicités et les magazines américains des années 60.

Né en 1956 en Ecosse, David Mach est lui aussi un digne héritier du « Pop Art », mais dans une appréhension plus britannique qu’américaine. Sa démarche initiale est effectivement de dénoncer la sur-production dans notre économie contemporaine en utilisant des surplus d’objets de notre quotidien pour réaliser ses sculptures ; ici, ce sont des bouteilles de Pepsi qui composent l’installation So long and thanks for all the fishes (1985). Aujourd’hui, ce sont les figures iconiques de notre société contemporaine qui sont les sujets de ses têtes en allumettes : Lénine, Elvis, Barbie... Sa palette très vive et contrastée ajoute à l’aspect « décalé » de ses œuvres, comme leur titre chargé d’humour ; on se trouve là au sein d’une culture pop mêlée à la légendaire excentricité britannique !

Plus jeune que tous ces artistes, Benjamin Sabatier a créé une œuvre toute entière axée sur la transposition dans l’art des systèmes économiques actuels de consommation, production et distribution. Aujourd’hui, après les Peintures en kit composées de punaises, les Bacs faits de bacs à glaçons emplis de papier magazine froissé, dans le même esprit des Colonnes en bois et catalogues de vente par correspondance, il nous livre ses dernières IBK Scotch Towers (2008), des totems multicolores formés par empilement de rouleaux de ruban adhésif.

Aux côtés de ces artistes plasticiens dont les créations peuvent ainsi naître d’une attitude pop, les photographes nous montreront une influence issue essentiellement d’une esthétique pop aux codes picturaux bien définis.

À leurs débuts au milieu des années 1970, c’est précisément l’imagerie Pop qui a inspiré Pierre et Gilles, car c’est celle de leur univers, lié au spectacle et au monde de la nuit, à la publicité et aux magazines, aux domaines de l’art comme de la mode. Leurs premières créations communes, telle Ruth et les bigoudis (1982), ou leur premier autoportrait, Perversion (1977), mettent ainsi en scène des personnalités issues de ces univers sur des fonds très graphiques aux couleurs vives et tranchées, sur lesquels est « apposée » l’image du modèle, sans mise en perspective.

Outre ces œuvres historiques, La rage de vaincre (2005) nous permettra d’appréhender cette influence du « pop » sur une partie de leur création. Aujourd’hui celle-ci s’exprime surtout par une symbolique pop, dans certaines œuvres uniquement, avec une palette de couleurs toujours très vives et très contrastées, des artifices décoratifs « glamourisants », et par le choix des sujets (ici, en référence au cinéma et aux mangas, un samouraï en super-héros contemporain) et des modèles, puisque comme chez Warhol, leur travail a toujours mis célébrités et anonymes sur un pied d’égalité.

Valérie Belin, dont la démarche photographique était axée jusque récemment sur la représentation de l’objet, a toujours choisi les sujets de ses séries, en particulier les objets, pour leur statut photogénique, donc à la fois pour leur empreinte lumineuse et pour leur « potentialité » picturale, qu’elle exprime grâce à un agrandissement de l’objet et à un cadrage très serré qui l’isole de tout contexte. C’est le cas des robots auxquels elle consacre une série en 1998. Quand en 2004 elle photographie des paquets de chips, elle s’intéresse alors à l’objet pour sa puissance d’évocation… Les packagings choisis ont tous une valeur visuelle évidente, avec des lettrages et une charte graphique très remarquables, précisément très « pop ».

Chez Bettina Rheims, le Pop Art est une source d’inspiration parmi d’autres, au même titre que l’art pré-raphaélite ou la sculpture du XIXe… Les œuvres de la photographe française sont toujours imprégnées d’une influence artistique, celle d’un ou plusieurs courants ou maîtres qui ont marqué son apprentissage de l’art. Quand elle décide de livrer sa version contemporaine de la Bible intitulée INRI, c’est au Pop et à ses codes colorés que Bettina Rheims fera référence pour actualiser son sujet ; le triptyque qui sera exposé, La Tentation de Jésus, avril 1997, Ville Evrard, en est certainement l’exemple le plus frappant.

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Photos prises à la galerie

 

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20 février 2009

Instants d'architecture à la Maison du Danemark (Champs-Elysées - Paris)


Instants d'architecture
envoyé par Snap

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Voir également mon billet du 16 février en cliquant ICI

20 février 2009

"Comic Strip" de Serge Gainsbourg

parisiennes

Viens petite fille dans mon comic strip

Viens faire des bull's, viens faire des WIP !

Des CLIP ! CRAP ! des BANG ! des VLOP ! et

des ZIP !

SHEBAM ! POW ! BLOP ! WIZZ !

J'distribue les swings et les uppercuts

Ça fait VLAM ! ça fait SPLATCH ! et ça

fait CHTUCK !

Ou bien BOMP ! ou HUMPF ! parfois même PFFF !

SHEBAM ! POW ! BLOP ! WIZZ !

Viens petite fill' dans mon comic strip

Viens faire des bull's, viens faire des WIP !

Des CLIP ! CRAP ! des BANG ! des VLOP ! et

des ZIP !

SHEBAM ! POW ! BLOP ! WIZZ !

Viens avec moi par dessus les buildings

Ça fait WHIN ! quand on s'envole et puis KLING !

Après quoi je fais TILT ! et ça fait BOING !

SHEBAM ! POW ! BLOP ! WIZZ !

Viens petite fill' dans mon comic strip

Viens faire des bull's, viens faire des WIP !

Des CLIP ! CRAP ! des BANG ! des VLOP ! et

des ZIP !

SHEBAM ! POW ! BLOP ! WIZZ !

N'aies pas peur bébé agrippe-toi CHRACK !

Je suis là CRASH ! pour te protéger TCHLACK !

Ferme les yeux CRACK ! embrasse-moi SMACK !

SHEBAM ! POW ! BLOP ! WIZZ !

SHEBAM ! POW ! BLOP ! WIZZZZZ !

19 février 2009

Vu dans la Presse

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19 février 2009

Coup de pouce à un jeune portraitiste

Voir son blog en cliquant ICI

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Portrait d'Audrey Tautou

Relire mon billet du 28 août 2008 en cliquant ICI

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19 février 2009

Russie : acquittement des trois prévenus du procès Politkovskaïa

La justice russe a acquitté les trois hommes jugés comme complices présumés de l'assassinat en 2006 de la journaliste Anna Politkovskaïa.

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Photo : JS

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Les meurtriers présumés d'Anna Politkovskaïa ont été acquittés

"Les forces de l'ordre ont montré leur impuissance absolue dans l'enquête", tempête le quotidien moscovite. Comme la plupart de ses confrères, il dénonce l'acquittement, prononcé le 19 février, des quatre accusés du meurtre de la journaliste Anna Politkovskaïa.

Grande pourfendeuse des atrocités en Tchétchénie et des dérives mafieuses du gouvernement Poutine, elle avait été abattue en 2006. Le journal regrette que la présentation de charges insuffisantes "devienne systématique" en Russie. Le procès n'a pas permis de faire la lumière sur le commanditaire. Le tireur présumé serait lui toujours dans la nature.

19 février 2009

Grand Palais : exposition-vente de la collection Yves Saint-Laurent et Pierre Bergé

Exposition et vente de la collection Yves Saint-Laurent et Pierre Bergé - 21 au 25 février 2009 - La Nef du Grand Palais

Inédit : la fabuleuse collection d'œuvres d'art constituée pendant cinquante ans par Yves Saint Laurent et Pierre Bergé sera exposée au public dans la Nef avant d'y être mise aux enchères. Une première dans l'histoire du Grand Palais. Au fil des ans, le grand couturier Yves Saint Laurent, disparu en 2008, et Pierre Bergé ont 150_595_vignette_Visuel_afficheréuni une extraordinaire collection d'art moderne (Picasso, Matisse, Mondrian, Léger, Cézanne, Duchamp…), d'Art déco mais aussi de sculptures et d'objets d'art de la Renaissance, d'orfèvrerie, de tableaux anciens (Ingres, Géricault…) ou encore des pièces archéologiques, de l'art asiatique, du mobilier et des dessins anciens. Cette collection mythique de plus de 700 œuvres sera exposée au public dans l'écrin de la Nef du Grand Palais, avant d'y être mie en vente par la maison d'enchères Christie's, en association avec la maison Pierre Bergé et associés. Le produit de la vente ira à la Fondation Pierre Bergé-Yves Saint Laurent pour aider la recherche médicale sur le sida.

Programme :

Exposition ouverte au public - accès libre

21 et 22 février, de 9h à minuit

23 février, de 9h à 13h

Ventes aux enchères

23 février, 19h : art impressionniste et moderne

24 février, 14h : tableaux anciens, dessins anciens, tableaux 19e siècle

15h : orfèvrerie, miniatures

18h : arts décoratifs du 20e siècle, art tribal

25 février, 13h : sculptures

19h : art d'Asie, objets d'art, céramiques, mobilier, art islamique, archéologie

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Photos prises devant chez Christie's

19 février 2009

On en parle de plus en plus : Agyness Deyn

Son nom sonne aussi bien qu’il n’est pas le sien. Et loin de se limiter au b. a.-ba de la filouterie, Laura Hollins a longtemps prétendu avoir trois ans de moins aux directeurs de casting. Une excellente stratégie puisque de serveuse le jour/barmaid la nuit, miss Deyn est bombardée « nouvelle Kate Moss » en un rien de temps.

Henry Holland, le designer de la griffe anglaise House of Holland et l’un de ses plus vieux amis, ne s’est pas trompé en faisant d’elle sa muse. Aujourd’hui, tous les décideurs de l’industrie de la mode et du luxe se pâment pour la démarche dégingandée, les cheveux peroxydés et les sourcils noirs du petit garçon manqué. L’an dernier, elle a été choisie pour incarner la ligne de maquillage Shiseido, en remplacement d’Angelina Jolie. Et puis, vous n’avez pas pu la louper en égérie du nouveau parfum Gaultier, Ma Dame …

Mais surprise : la mode ne serait pas sa priorité. Chanteuse sur le premier single des Five O’Clock Heroes, voix de l’ex-groupe Lucky Knitwear, Agyness préférerait flirter avec le rock-system. Elle a d’ailleurs déjà le fiancé qui va bien, Albert Hammond Jr., le guitariste des Strokes.

Son style : intelligemment décousu. Dans son dressing : du fluo, du court, du moulant, du troué… Années 80 à mort, le look d’Agyness n’a décidément rien de celui de la créature de rêve. Mais pas question d’en changer. Car Deyn a l’aura d’une icône stylistique, pas d’un cintre de podium. Toujours à la bonne expo ou au bon concert, au bras des bonnes personnes, elle gère avec brio ses différentes étiquettes et sa nouvelle image d’«ambassadrice de la jeunesse britannique». (Vu sur le Net – article de Marion Galy-Ramounot)

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Voir mon billet du 15 juin 2008 en cliquant ICI

19 février 2009

François Rousseau à la MEP jusqu'au 5 avril

Photographe de mode et de publicité, François Rousseau s’est inspiré du roman de Patrick Grainville, L’Atelier du peintre, pour mener à bien ce projet photographique. Frappé par la description des rapports du peintre à ses modèles, qui, issus de tous les milieux, viennent poser dans l’atelier, François Rousseau s’est emparé de ce récit, l’a incarné et en a réinventé visuellement les personnages, les épisodes-clés. Tout un théâtre, où Los Angeles est mis en scène, dans la diversité de ses corps déchus et glorieux.

Ce projet est accompagné d’un triptyque vidéo de Luc Maes intitulé L’Atelier photographique et d’une musique, Life Class, composée par Mikael Karlsson.

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Le grand photographe français François Rousseau, notamment auteur en 2004 du premier succès du livre et calendrier « Dieux du Stade » a toujours mené un travail très personnel sans concessions, en parallèle de ses commandes pour la mode ou de portraits.

Il présente son nouveau projet inédit « Atelier » à la Galerie Pierre-Alain Challier et à la Maison Européenne de la Photographie jusqu’au 5 avril 2009. Cet important projet multimédia, mêlant photographie, musique, vidéo et littérature, est l’objet d’une étroite collaboration entre l’artiste et l’écrivain Patrick Grainville, (Goncourt 1976), mais aussi le brillant compositeur américain Mikael Karlsson.

Il s’agit déjà de la seconde exposition personnelle de l’artiste à la galerie Pierre-Alain Challier, qui représente en permanence et en exclusivité l’ensemble de l’oeuvre du photographe.

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Communiqué de presse

François Rousseau

Atelier

Après dix années consacrées à la peinture, François Rousseau s’oriente vers la photographie en 1995, il travaille alors pour de nombreuses agences de publicité et réalise des commandes pour la mode et les magazines.

Parallèlement, au cours de recherches personnelles, il découvre le roman de Patrick Grainville L’Atelier du peintre, à sa sortie, en 1988. Ce roman illustre parfaitement, à ses yeux, un des mythes de Los Angeles qui va le hanter pendant des années. Il est frappé par le rapport du peintre à ses modèles qui, issus de tous les milieux, viennent poser dans l’atelier. Comme si les modèles attendaient du maître leur naissance même.

Aujourd’hui, vingt ans après, devenu photographe, en prise lui aussi avec ses modèles, il renoue avec le roman des commencements. Il l’a incarné, en a réinventé visuellement les personnages, les épisodes clés. Tout un théâtre où Los Angeles est mis en scène, dans la diversité de ses corps déchus et glorieux. Ce projet a été réalisé entre l’été 2007 et l’automne 2008, à New York et Los Angeles. Il est accompagné d’un triptyque vidéo de Luc Maes intitulé L’Atelier photographique.

La musique qui accompagne Atelier est composée par Mikael Karlsson. « Life Class » pièce de 25 minutes pour orchestre de chambre n’est pas une musique d’ambiance. C’est une pièce majeure du projet. Le compositeur y prolonge les thématiques des photographies, il a conçu un mixage pour dix hauts parleur qui fait correspondre chaque instrument de l’orchestre à chacune des photographies. La musique est diffusée tous les jours, à 17h, dans l’exposition.

«Le livre raconte l’histoire passionnée et tragique d’un peintre européen, d’un Maître ayant quitté son pays pour s’installer et fonder un atelier de peinture à Venice beach (Los Angeles). Cet atelier a ceci de particulier qu’il a pour étudiants d’anciens délinquants des quartiers défavorisés de LA. Une communauté vit dans l’Atelier : les femmes sont avec les femmes, les hommes avec les hommes, l’hétéroséxualité au centre est totalement fantasmée car elle n’est présente qu’au travers de la fameuse toile de Van Eyke, Les époux Arnolfini, que le maître cherche à reproduire en faisant poser ses élèves mais sans succès...

Je me suis emparé du récit de Grainville et l’ai utilisé comme structure pour mon projet : une série d’environ cent photographies, des compositions, des mises en scène de nus. Le processus de narration appliqué à mes séries photographiques permet de collaborer avec mes modèles sur de longues périodes et en profondeur. Je peux appréhender la composition de mes images comme un peintre, en prenant le temps nécessaire (la postproduction numérique, réalisée grâce aux laboratoires Impact Digital et Iclab à New York, permettant l’élaboration de composition photographique).

Toutes mes images sont des « tableaux photographiques » grand format. C’est Grainville lui-même, en faisant décrire Les époux Arnolfini par son héros, qui me donna les clefs de mon « adaptation » et du style : il parle de réalisme qui s’élève jusqu’au surnaturel, d’un tableau « complètement réaliste et complètement sacré ». J’ai cherché à être le plus précis et vrai possible. Mes modèles sont de vrais peintres, de vrais musiciens, de vrais danseurs et je les ai photographiés avec le plus précis des appareils photos : une chambre 20 x 25. Je les ai éclairés d’une lumière totalement artificielle.»


19 février 2009

"LUMAS" : Art Design Editions

Le site de LUMAS en cliquant ICI

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Galerie Lumas 40, rue de Seine 75006 Paris - Photo JS

Les galeries d'éditions Lumas ont démocratisé le marché de l'art grâce à leur concept innovant : proposer des photographies originales signées sous formes d'éditions, tirées à de nombreux exemplaires. La photographie d'art est ainsi rendue accessible à de jeunes collectionneurs et à tous les amateurs d'art.

Lumas propose plus de 940 œuvres de 120 artistes établis, photographes internationaux et nouveaux talents prometteurs issus des écoles les plus prestigieuses. Vous trouverez parmi ces œuvres, des travaux d'Edward Steichen, David Armstrong, Michel Comte, Thomas Florschuetz, Annelies Stirba, Stefanie Schneider et de Nan Goldin.

Depuis 2004, les galeries Lumas ont ouvert leurs portes à New York, Boston, Miami, Washington DC, Zurich et dans les métropoles allemandes de Berlin, Düsseldorf, Francfort, Hambourg, Munich et Stuttgart. En février 2008, Lumas a célébré l'ouverture de sa galerie d'éditions à Paris.

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Photos de Sylvie Blum

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