Le dalaï lama, chef spirituel des bouddhistes tibétains, a
reçu aujourd'hui mardi le Prix allemand des médias, décerné en sa présence dans
la station thermale allemande de Baden-Baden (ouest).Dans une brève allocution, Roland Koch, ministre-président
du Land de Hesse, a souligné la politique de paix du dalaï lama.«C'est grâce au dalaï lama que les Tibétains ont choisi une
voie pacifique dans leur lutte pour l'autonomie et la liberté culturelle et
religieuse», a-t-il dit. «Ce n'est qu'avec lui qu'existe une chance d'accord
paisible entre le Tibet et la Chine».Le Prix allemand des médias est décerné par un jury de
journalistes et d'éditeurs allemands. Créé en 1992 par la société allemande
Média Control à Baden-Baden, ce prix a été décerné à des personnalités
politiques telles que Helmut Kohl, François Mitterrand, Yasser Arafat, Yitzhak
Rabin, Boris Eltsine, Nelson Mandela ou Bill Clinton.Lundi, le dalaï lama, 73 ans, était devenu «citoyen d'honneur»
de la ville de Rome, ce qui a suscité une protestation de la Chine.Après sa visite à Baden-Baden, le dalaï lama doit retourner
à Dharamsala, dans le nord de l'Inde, son lieu de résidence depuis sa fuite en
exil en 1959 en raison de la répression par la Chine d'un soulèvement tibétain
à Lhassa.
La Chine a "fermement" protesté mardi contre la citoyenneté d'honneur accordée la veille par la ville de Rome au dalaï lama, chef spirituel des bouddhistes tibétains. Une porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères a également mis en garde contre l'impact possible de cette action sur les relations bilatérales. "Nous exprimons un fort mécontentement et une ferme opposition", a dit cette porte-parole, Jiang Yu, à la presse. "Nous espérons que l'Italie prendra au sérieux les préoccupations chinoises et qu'elle prendra immédiatement des mesures efficaces pour éliminer l'impact négatif (de cette initiative) et préserver le développement sain des relations bilatérales", a dit Jiang Yu, sans préciser quels types de mesures étaient attendus par Pékin. Le dalaï lama est devenu lundi "citoyen d'honneur" de Rome, dont le maire a apporté un soutien appuyé à la lutte non-violente du dignitaire religieux pour l'autonomie du Tibet. La Chine le considère comme un séparatiste et proteste systématiquement lorsqu'il est honoré ou reçu par par des dirigeants officiels à l'étranger.
Nicolas Sarkozy est arrivé à Bagdad en visite surprise. Il
doit rencontrer le chef de l'État irakien et le chef de gouvernement. C'est la
première visite d'un chef d'État français en Irak depuis l'intervention
américaine en 2003.
Slate.fr, la version française du site américain culte,
ouvrira aujourd’hui à 14 h. Un lancement « sans fanfare ni trompettes », souligne
le cofondateur Eric Leser « nous serons en ligne, demain, voilà tout ». Le tour
de table devrait être bouclé de manière imminente. Et le lancement officiel interviendra
ultérieurement.
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Ancien rédacteur en chef de 20minutes.fr, Johan Hufnagel est
l'un des fondateurs de Slate.fr, la version française du site d'analyse et de
commentaires américain Slate, qui se lance mardi. Il explique au figaro.fr
comment il compte s'imposer dans le paysage des médias internet
Slate, l'une des success-stories du web américain, arrive en
France. Lancé en 1996 avec l'aide de Microsoft par un ancien journaliste du
New-York Times, ce site de commentaires et d'analyse au ton ironique et mordant
a été racheté depuis par le Washington Post. Jean-Marie Colombani, l'ancien
directeur du Monde, aidé de personnalités comme Jacques Attali ou le
chroniqueur économique Eric Le Boucher, lancent mardi la version francophone de
Slate, slate.fr. Johan Hufnagel, ancien rédacteur en chef de 20minutes.fr et de
Marianne.fr, explique le positionnement de ce nouveau venu dans le monde de
l'internet francophone.
Que trouvera-t-on sur slate.fr ?
En résumé, ce sera ne sera pas un site qui prêche la bonne
parole, mais un site particulier, ouvert aux lecteurs et pas seulement aux
journalistes. Après, il y a une équipe qui comprend beaucoup d'anciens du
Monde, mais aussi des acteurs du web, comme Giuseppe di Martino, directeur
juridique de Dailymotion, qui nous fait une chronique, ou encore Nicolas
Vanbreemersch, alias Versac (animateur durant des années du blog
versac.net).Nous voulons dupliquer le modèle de Slate.com, d'un journalisme à
la fois distancié, ironique et pointu . On traitera évidemment de politique et
d'économie, avec des signatures comme Jacques Attali ou Eric Le Boucher, mais
aussi de culture et d'internet, avec des sujets originaux, par exemple le
succès français du site copainsdavant, qui est proche de l'audience de Facebook
chez nous.
Rue89, Mediapart, Bakchich... les «pure players», les sites
d'information non adossés à un média papier ou audiovisuel, se sont multipliés
depuis deux ans. Comment vous positionnerez-vous dans cet univers ?
Slate ressemble effectivement un peu à Rue89 ou Mediapart,
mais pas tout à fait : Rue89 est plus positionné sur l'information «brute»,
tandis que Mediapart, site payant, n'a pas le même modèle économique que le
nôtre. Nous allons en tous cas chercher à donner un ton plus décalé à
l'actualité avec notamment beaucoup de chroniques. Mais nous partageons avec
ces deux sites la volonté de faire participer les internautes.
Le modèle économique de Slate.fr est basé sur la gratuité. N'est-ce
pas un peu dangereux, à l'heure où la publicité tend à baisser partout ?
C'est vrai, la publicité chute, mais les «pure players» seront
moins affectés, à mon avis. Si l'on enlève les fondateurs du site, il n'y a
pour l'instant que trois salariés. On compte recruter pour arriver à une
dizaine de postes à la fin de l'année, mais nous n'aurons pas la lourdeur
structurelle d'autres sites plus importants. De plus, nous avons une autre
source de revenu, puisque nous allons vendre des contenus à Orange. Quant à nos
objectifs, il sont de 700.000 visiteurs uniques à la fin de l'année.
La maquette du site que vous avez montré en version «beta»
reste assez austère. Allez-vous proposer des contenus vidéo ou des photos ?
Notre priorité, pour le moment, c'est de trouver notre
audience, notre rythme. Nous n'avons pas vu la nécessité de sortir une version
graphiquement très «léchée». Pour l'instant, nous nous lançons, mais
rapidement, nous devrions conclure un accord avec l'agence Magnum pour proposer
des photos, comme sur Slate.com. Quant à la vidéo, l'offre est en cours de
finalisation. On devrait rapidement proposer des productions originales.
Slate.fr est-il la «tête de pont» d'une série de
déclinaisons du site américain en Europe ?
Oui, en quelque sorte. Le Washington Post comme Slate.com
veulent tester ce modèle et sont curieux de savoir s'il peut marcher ailleurs
qu'aux Etats-Unis. Mais nous voulons d'abord réussir Slate.fr avant de nous
lancer dans d'autres déclinaisons européennes.
Un semblant de polémique a éclaté avant le lancement,
lorsqu'un blog américain a avancé que slate.fr était destiné à contrer Rue89 ou
Mediapart en termes politiques, qu'il était proche de Nicolas Sarkozy...
C'est une polémique ridicule, qui n'a d'ailleurs pas pris.
Slate est un journal indépendant. D'ailleurs, la «une» de notre version Beta
est un papier sur la grogne des universitaires, qui ne va pas dans le sens de
Valérie Pécresse. Quant à notre partenariat avec Orange, il ne nous empêchera
pas de le critiquer si besoin. D'ailleurs, nous sommes loin d'être les seuls à
vendre des contenus à cet opérateur.
JC Décaux estime aujourd'hui que le contrat qui le lie à Paris est déséquilibré: "C'est simple: toutes les recettes sont pour la Ville de Paris, toutes les dépenses sont pour nous", explique Rémi Pheulpin, directeur général de l'entreprise: "L'ampleur du vandalismen'était pas prévisible, poursuit-il. Elle est telle qu'une entreprise privée ne peut pas l'assumer toute seule, d'autant qu'il s'agit également d'une problématique d'ordre public".
78 000 parisiens utilisent quotidiennement le Vélib'. Sur une flotte de 20 000 vélos au total, 7800 ont disparu et 11 600 ont été vandalisés. (source : Le Parisien)