Exposition Doisneau : Paris en liberté (derniers jours)
Paris en liberté à l'Hôtel de Ville de Paris
L’exposition Robert Doisneau - Paris en liberté, présentée
dans la salle Saint-Jean de la Mairie de Paris, est la première grande
rétrospective Doisneau organisée à Paris depuis 1995.
Un an après sa disparition, le musée Carnavalet lui rendait
hommage et retraçait, de manière chronologique, le parcours d’un des
photographes les plus populaires du vingtième siècle.
Aujourd’hui le propos est tout autre. L’exposition se veut
comme une promenade dans l’imaginaire parisien de Robert Doisneau, lui qui
arpenta la capitale jusqu’à sa mort en 1994.
« Aujourd’hui j’ai pris de l’assurance, je vais à Paris tous
les jours ; cependant je ne peux me défaire de l’impression d’y être en visite.
L’enfance banlieusarde me colle à la peau. Paris, c’était de l’autre côté des
fortifs… Donc je n’ai pas droit à l’appellation contrôlée de Parisien et
pourtant je la connais, cette ville, pour l’avoir parcourue en piéton dans tous
les sens. »
Cette promenade s’affranchit de tout déroulé chronologique.
Près de soixante ans séparent la plus ancienne photographie
prise par Doisneau, et exposée salle Saint-Jean, de la plus récente. Les
expositions qui ont jalonné sa carrière l’ont incité à plusieurs reprises à
effectuer des recherches graphiques sur ses images (ce qu’il appelait ses «
bricolages photographiques »). Un aspect méconnu de son travail et rassemblé
pour la première fois à l’occasion de cette exposition.
Dans la vie de Doisneau, la photo était omniprésente,
dévoreuse des vingt-quatre heures que comptait la journée. Photos de commande,
industrielles ou publicitaires, photos improvisées dans
l’atelier-studio-appartement familial de Montrouge, photos de presse (il était
porteur de la carte n° 2310), mais aussi photos « volées à ses employeurs » et
glanées dans le quotidien de la ville avec la patience infinie du chercheur
d’or.
Le 25 septembre 1993, il a pris sa dernière photo, laissant
derrière lui quatre cent cinquante mille négatifs qui constituent un monde à
part entière. Paris en est la capitale
bien sûr. Et chacun de nous feuillette avec bonheur, sourire aux lèvres et cœur
battant, cet album familial.
Quelques dates dans la vie de Doisneau
1912 - Naissance à
Gentilly (Val-de-Marne) le 14 avril.
1926/1929 - Études à
l'école Estienne.
Obtient un diplôme de
graveur lithographe.
1931 - Opérateur
d'André Vigneau.
1932 - Vente de son
premier reportage au quotidien L'Excelsior.
1934/1939 - Photographe industriel aux usines Renault à
Boulogne-Billancourt.
1939 - Licencié pour retards répétés.
Rencontre de Charles
Rado, créateur de l'agence Rapho.
Devient photographe
illustrateur indépendant.
1942 - Rencontre Maximilien Vox pour lequel il travaille.
1945 - Début de collaboration avec Pierre Betz, éditeur de
la revue Le Point.
Rencontre de Blaise
Cendrars à Aix-en-Provence.
1946 - Retour à
l'agence Rapho.
Reportages pour
l'hebdomadaire Action.
1947 - Rencontre de Jacques Prévert et Robert Giraud.
Prix Kodak.
1949/1951 - Contrat avec le journal Vogue.
1956 - Prix Niepce.
1960 - Voyage aux États-Unis: reportages à Hollywood et Palm
Springs.
1967 - Reportage en URSS.
1971 - Tour de France des musées régionaux avec Jacques
Dubois.
1973 - Film de François Porcile, Le Paris de Robert
Doisneau.
1975 - Invité des Rencontres d’Arles.
1983 - Grand prix national de la photographie.
1984 - Participe à la Mission photographique de la Datar.
1986 - Prix Balzac.
1992 - Bonjour, Monsieur Doisneau, film réalisé par Sabine
Azéma
(Riff Production).
1994 - Meurt à Paris le 1er avril.
Photos prises avec mon téléphone mobile





Extraits du livre édité à l'occasion de cette exposition






















