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Jours tranquilles à Paris
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20 mars 2018

RUSSIE - L’opposant Navalny perd son pari sur le boycottage mais ne désarme pas

Par Isabelle Mandraud, Moscou, correspondante - Le Monde

Ecarté de l’élection, l’adversaire du Kremlin dénonce les falsifications du scrutin et se place au-dessus d’une opposition plus divisée que jamais.

Le principal adversaire du Kremlin, Alexeï Navalny, qui avait appelé au boycottage de l’élection présidentielle russe, n’a pas gagné son pari. Il ne l’a pas perdu non plus, considère-t-il, « face à la machine de l’Etat ». « “Ils” ont obligé à voter tous ceux qu’ils pouvaient, mais ils ne sont pas arrivés à 70 % [de participation] », s’est réjoui l’opposant dimanche 18 mars dans la soirée, en ironisant sur les « beignets et les gâteaux » distribués dans les bureaux de vote dans le but d’« attirer les électeurs ». Ecarté de la compétition pour une condamnation pénale qu’il réfute, Alexeï Navalny avait adapté in extremis sa stratégie en recrutant, selon ses dires, 33 214 volontaires afin d’observer le scrutin dans différentes régions.

Première photo exhibée, celle prise par une caméra de surveillance à l’ouverture des bureaux de vote, dans la région de Tchoukotka, à l’Extrême-Orient russe, parmi les premières à voter. A 8 h 03, une petite foule s’y pressait. « Nous sommes invités à croire que ces gens se sont volontairement levés un dimanche à 7 heures pour aller voter », a commenté Alexeï Navalny, tandis que sa chaîne YouTube relayait, heure après heure, les informations recueillies par ses partisans sur ce que l’opposant a appelé « les zones d’anomalie mathématiques » : la région de Kemerovo, dans le bassin houiller du Kouzbass au centre de la Russie, Krasnodar et le Caucase nord, en particulier.

« La seule chose qui te ralentit, c’est la colère »

Depuis son QG de Moscou installé au cinquième étage d’un centre commercial, Alexeï Navalny, 41 ans, s’est montré particulièrement pugnace. A la mi-journée, lors d’une conférence de presse organisée entre deux drapeaux russes sur fond de slogans « ce ne sont pas des élections », il reprochait aux sept autres candidats qui se sont présentés contre Vladimir Poutine d’avoir joué le rôle de « marionnettes » ; en début de soirée, il s’écharpait en direct sur sa chaîne avec Ksenia Sobtchak. La candidate libérale, arrivée en quatrième position, très loin derrière le chef du Kremlin, avec moins de 2 % des voix, était venue lui proposer de faire cause commune pour l’après-élection. C’est une volée de bois vert qui l’a accueillie.

« Tu fais partie de cette machination, toutes tes actions sont dégoûtantes et hypocrites », lui a lancé Alexeï Navalny, ajoutant même avec grossièreté : « tu as été la publicité caviar et vodka de la campagne. ». « Alexeï, tu es fort et courageux, la seule chose qui te ralentit, c’est la colère et la mesquinerie », lui a répondu la candidate défaite en le qualifiant de « populiste ». La conversation s’est encore un plus dégradée lorsque son interlocuteur a laissé planer un doute sur ses soutiens financiers. Cette passe d’armes augure assez mal de l’après-élection qui a commencé au sein d’une opposition concurrente et plus divisée que jamais. Dépitée, Ksenia Sobtchak, a fini par lâcher un peu plus tard devant la presse :

« Le boycottage ne nous a menés nulle part. »

84 QG sur tout le territoire

« Je ne suis pas député, je n’ai pas de voiture noire avec gyrophare, je ne peux pas violer le code de la route, ni harceler les journalistes mais nous sommes un mouvement, et ça, c’est la lutte politique réelle », a fait valoir Alexeï Navalny. Interrogé sur ses intentions, ce dernier a affiché sa détermination à poursuivre la voie qu’il s’est tracé, s’opposer au Kremlin, sans toutefois donner de précisions. « A l’issue de cette soi-disant élection, nous allons continuer, a-t-il promis, car nous disposons maintenant d’un énorme réseau présent partout dans le pays. »

La précampagne menée depuis un an lui permet en effet de compter sur 84 QG sur tout le territoire, mais sa fondation, à travers lequel il récoltait des dons, a été dissoute. A l’origine de plusieurs manifestations d’ampleur dans le pays, il ne compte pas, cependant, abandonner le terrain. « C’est la méthode de lutte réelle en Russie, et nous allons continuer », a répété Alexeï Navalny. Dimanche, l’opposant dont Vladimir Poutine ne prononce jamais le nom est apparu bien décidé à rester le principal adversaire du Kremlin, et bien peu désireux de partager cette affiche avec d’autres.

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19 mars 2018

Russie : Vladimir Poutine réélu président dès le premier tour

poutine victoire

L’homme fort de la Russie a été réélu avec plus de 76 % des voix, alors que l’opposition a dénoncé plusieurs irrégularités au cours du scrutin. La participation s’est élevée à 67,4 %.

Le président russe, Vladimir Poutine, a été réélu dimanche 18 mars président de la Fédération de Russie avec 76,67 % des voix, après le décompte de plus de 99 % des bulletins. C’est le meilleur score jamais obtenu par M. Poutine en 18 ans de règne.

Le président réélu a fait une brève apparition, dans la soirée de dimanche, sur la scène installée place du Manège, près du Kremlin, pour célébrer les quatre ans de l’annexion de la Crimée. Il a brièvement remercié ses supporteurs. « Nous allons nous mettre au travail », leur a-t-il promis, avant de scander « Russie ! Russie ! »

Le Parti communiste en deuxième position

Le candidat du Parti communiste, Pavel Groudinine, arrive en deuxième position du scrutin avec 12 % des voix. Son résultat était scruté comme l’un des indicateurs du mécontentement social, et son prédécesseur en 2012, Guennadi Ziouganov, avait obtenu 17,8 % en 2012. En troisième position, l’ultranationaliste Vladimir Jirinovski obtiendrait 6 % des voix. La journaliste et candidate libérale Ksenia Sobtchak est quant à elle créditée de 1,5 % des suffrages exprimés.

Le principal opposant au Kremlin, Alexeï Navalny – déclaré inéligible par la commission électorale –, a immédiatement commenté les premières estimations, promettant de « continuer » la lutte et fustigeant les « marionnettes » qui ont participé au scrutin, en désignant les autres candidats à la présidence.

Les derniers bureaux de vote ont fermé à 18 heures (heure de Paris), clôturant une élection qui laissait peu de place au suspense. Le principal enjeu du scrutin était le taux de participation, Vladimir Poutine ayant besoin d’une forte affluence dans les bureaux de vote pour légitimer sa victoire. Lundi matin, la Commission électorale a rapporté que le taux de participation s’établissait à 67,4 %. C’est proche de 2012, où elle s’était établie finalement à 65,27 %.

Fraudes et incitations au vote

L’ONG Golos, spécialisée dans la surveillance des élections, a dressé sur son site Internet une carte des fraudes montrant en début d’après-midi 2 033 cas d’irrégularités, tels que du bourrage d’urnes, des cas de votes multiples ou des entraves au travail des observateurs.

Alexeï Navalny a dépêché plus de 33 000 observateurs dans les bureaux de vote. Dès dimanche matin, il a diffusé une vidéo présentée comme montrant un bourrage d’urne dans un bureau de vote en Extrême-Orient, et sur lequel la commission électorale a promis d’enquêter.

Alors que le Kremlin a tout fait pour augmenter la participation, l’organisation Golos a rapporté des informations faisant état de contraintes exercées par des employeurs ou universités forçant employés et étudiants à voter non pas dans le bureau correspondant à leur lieu de domicile mais sur leur lieu de travail ou d’études, « où l’on peut contrôler leur participation au scrutin ».

18 mars 2018

POUTINE

poutin

#Russie : Vladimir #Poutine plébiscité pour un quatrième mandat

Les partisans de Vladimir Poutine se sont rassemblés à deux pas du Kremlin pour fêter la victoire dès le premier tour de leur champion, dimanche 18 mars. Le président a été réélu à la tête de la Russie, pour 6 années de plus, avec une note aux allures de raz de marée: près de 76,7% des voix. Une victoire sans appel, malgré une participation dans les attentes du #Kremlin , aux alentours des 67%.

La participation à l'élection présidentielle en Russie est inférieure à 70% du montant alloué à la présidence, mais reste à un niveau honorable et deux points supérieurs au taux de participation à l'élection présidentielle de 2012.

29 janvier 2018

Russie : la stratégie risquée de l’opposant Alexeï Navalny

Par Isabelle Mandraud, Moscou, correspondante Le Monde

Arrêté dimanche à Moscou, le principal adversaire du Kremlin appelle au boycottage de l’élection présidentielle du 18 mars, sans parvenir à souder l’opposition autour de lui.

La mêlée a été de courte durée. A peine Alexeï Navalny avait-il posé un pied sur l’avenue Tverskaïa, la principale artère de Moscou, que des policiers l’ont embarqué sans ménagement dans un fourgon. Un retour certain à la case prison pour le principal opposant au Kremlin, qui avait appelé ses partisans, dimanche 28 janvier, à manifester partout en Russie contre la « supercherie » de l’élection présidentielle du 18 mars, pour laquelle il ne peut concourir. Sa candidature a été écartée en raison de condamnations pénales, qu’il réfute.

« On m’a libéré », a fait savoir sur Twitter l’opposant, plus de huit heures après avoir été interpellé. « Aujourd’hui était un jour important (…) Merci à tous ceux qui n’ont pas peur de se battre pour leurs droits. » Il a été inculpé pour « violation des procédures concernant l’organisation d’une manifestation », a indiqué la police moscovite dans un communiqué.

« Impeachment ! » scandé par les manifestants à Moscou

Pour la troisième fois en moins d’un an, les manifestants ont répondu présents à son appel dans plus d’une centaine de villes sur tout le territoire. Quoique moins nombreux que lors des précédents rassemblements des mois de mars et de juin, plusieurs milliers de personnes ont bravé les températures négatives et surmonté leur appréhension. Partout, les forces de police ont été déployées en nombre.

Trois heures avant le début des manifestations, jugées illicites par les autorités, la pression se faisait déjà sentir. A Moscou, la Fondation de lutte contre la corruption créée par Alexeï Navalny a été investie par la police, et le centre commercial dans lequel se trouvent ses locaux était totalement encerclé. Quelques jours plus tôt, la justice avait déjà prononcé la liquidation de cette organisation qui sert à financer l’équipe et les QG de l’opposant.

« Tant pis si je dois me faire arrêter, mais vingt-quatre ans [la longévité au pouvoir de Vladimir Poutine en cas de victoire à sa propre succession], c’est trop ! », martelait à Moscou, Pavel, un étudiant de 21 ans, tandis qu’autour de lui la foule, réunie sur la place Pouchkine, criait en anglais « Impeachment ! » ou, en russe, « ce ne sont pas des élections ! ». A Ekaterinbourg, le maire, Evgueni Roïzman, l’un des rares élus de l’opposition, reprenait ce slogan au micro. « Ce ne sont pas des élections, il ne faut pas y participer ! »

L’appel à boycotter la présidentielle ne fait pas l’unanimité

L’appel d’Alexeï Navalny, 41 ans, à boycotter le scrutin du 18 mars ne fait pourtant pas l’unanimité. L’opposition se divise sur cette stratégie. Elle est convaincue, pour une partie d’entre elle, que l’abstention n’aboutira, in fine, qu’à augmenter mécaniquement le score du chef du Kremlin. Depuis 2006, en effet, le seuil minimum de plus de 50 % de votants a été aboli. « Je suis ici pour montrer que l’opposition existe, mais je ne suis pas sûre que le boycott soit la meilleure solution », confiait timidement Karina, place Pouchkine.

Tout en apportant son soutien aux manifestations de dimanche contre le « spectacle » de l’élection présidentielle, le mouvement Russie ouverte, lancé par l’ex-oligarque Mikhaïl Khodorkovski, en exil en Europe, prône lui aussi un vote « pour tout autre candidat » que Vladimir Poutine, « plutôt qu’un boycott passif qui conférera une victoire incontestée à l’élite dirigeante ». « Il n’y a pas de boycott dans l’histoire qui ait conduit à un changement de pouvoir », souligne Alexandre Soloviev, président du mouvement.

« En dépit d’être le seul politicien véritablement remarquable en Russie aujourd’hui, Navalny ne parvient pas à rassembler tous les électeurs de l’opposition. Malgré tous ses efforts, il n’est pas Boris Eltsine, l’homme qui est devenu une figure unificatrice à la fin des années 1980, quand tout le monde a compris que la Russie devait rompre avec son idéologie communiste », note le politologue Andreï Kolesnikov, de la Fondation Carnegie à Moscou.

Alexeï Navalny doit en outre affronter une nouvelle concurrence avec l’arrivée dans le jeu de Ksenia Sobtchak, 36 ans. Certes, bien moins populaire, voire suscitant la méfiance d’une partie des « anti-Poutine », la fille de l’ancien maire de Saint-Pétersbourg Anatoli Sobtchak se pose elle aussi en opposante. Dimanche, en même temps que se déroulaient les manifestations des partisans de M. Navalny, la candidate s’est plantée seule sous l’œil de caméras avec une pancarte dans la ville de Grozny, en Tchétchénie. Elle réclamait la libération d’Ouioub Titïev, responsable de l’ONG des droits humains Mémorial, qui fait déjà l’objet, sur place, de multiples persécutions.

28 janvier 2018

RUSSIE : "Je n'ai pas l'impression d'avoir le choix" : ils témoignent de la mainmise de Poutine sur la présidentielle en Russie

"Moi, je ne vais pas prendre part aux élections. Je ne veux pas participer à cette farce." Pour Zoia Svetova, journaliste russe d'opposition, la décision est sans appel. Contactée par franceinfo, comme d'autres observateurs ou de simples habitants, elle qualifie l'élection présidentielle - qui va se dérouler en Russie le 18 mars prochain - d'"antidémocratique". Pour elle, ça ne fait aucun doute, Vladimir Poutine va être réélu car il n'y a pas "de vraie compétition". "Je pense que des gens vont sortir dans la rue pour manifester contre cela."

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26 décembre 2017

Alexeï Navalny interdit de concourir à la présidentielle russe

Par Benoît Vitkine

Le principal opposant à Vladimir Poutine, déclaré inéligible jusqu’en 2028 en raison d’une condamnation de justice, demande à ses partisans de boycotter le scrutin prévu le 18 mars 2018.

Il y a quelques semaines, Ella Pamfilova, présidente de la Commission électorale centrale russe (CEC), prévenait que seul un « miracle » pourrait permettre à Alexeï Navalny de participer à l’élection présidentielle du 18 mars 2018.

Les commentateurs n’auront guère eu le temps de gloser sur le caractère mystérieux de la formule – de quel genre de miracle pouvait donc parler Mme Pamfilova, dont l’institution est théoriquement chargée de l’application stricte de la loi ? Le miracle ne s’est pas produit. Lundi 25 décembre, cette même CEC a livré son verdict : à l’unanimité moins une abstention, elle a interdit à l’opposant de concourir lors du scrutin, en raison de ses condamnations passées en justice.

L’étude du dossier Navalny a été conduite avec une célérité exceptionnelle. Dimanche, l’avocat mobilisait des milliers de ses partisans dans plusieurs villes de Russie, et déposait, dans la foulée, son dossier de candidature. Dès le lendemain, il était convoqué par la CEC.

Cette démonstration de force, menée alors que des milliers de volontaires s’emploient depuis plusieurs mois à récolter les 300 000 signatures nécessaires à la candidature de l’opposant, n’aura pas suffi. M. Navalny, dont les enquêtes dévastatrices sur la corruption des élites ont assis la notoriété, n’est pas autorisé à défier Vladimir Poutine, président sortant qui brigue un quatrième mandat.

Vrai-faux suspense

La CEC avait à plusieurs reprises averti que l’opposant était inéligible jusqu’en 2028 en raison notamment d’une condamnation à cinq ans de prison avec sursis, en février, pour détournement de fonds dans une affaire remontant à 2009. M. Navalny a aussi été interpellé et détenu à trois reprises cette année pour avoir organisé des rassemblements non autorisés.

Mais cette décision était attendue, car elle met fin à des mois de vrai-faux suspense durant lesquels l’opposant a fait semblant de croire en ses chances de pouvoir participer au scrutin de 2018. Durant toute cette période, ses bureaux de campagne ont continué à tourner à plein régime et l’ancien blogueur, qui s’est fait connaître du grand public lors des manifestations de 2011 contre les fraudes présumées aux législatives, a sillonné la Russie de réunion publique en réunion publique.

Privé d’accès aux médias fédéraux, M. Navalny possède un art consommé de transformer chaque enceinte dans laquelle il apparaît – et jusqu’aux salles des tribunaux – en tribune.

Lundi, il a utilisé cette session publique de la CEC pour s’en prendre une nouvelle fois au cynisme du pouvoir. « Ce que je vous demande, ce n’est même pas de l’héroïsme, a-t-il dit aux membres de la Commission. Vous n’avez pas un pistolet braqué sur la tête. (…) Je vous demande simplement de faire votre travail de fonctionnaires et d’appliquer la loi, ce pour quoi vous êtes payés par vos concitoyens. » « Il est évident que ces affaires judiciaires ont été fabriquées », a-t-il encore plaidé, rappelant avoir fait condamner la Russie par la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH).

« Il n’y aura que Poutine »

Dès la fin de la session, M. Navalny, a diffusé une vidéo enregistrée à l’avance pour appeler à une « grève des électeurs » : « Nous avons un plan clair et simple. (…) Nous annonçons un boycottage de l’élection. Le processus auquel on nous demande de participer n’est pas une vraie élection. Il n’y aura que Poutine et les candidats qu’il a personnellement sélectionnés », y dit-il, ajoutant qu’il allait faire appel de la décision de la CEC.

Quand bien même l’électorat d’Alexeï Navalny apparaissait limité, la victoire de Vladimir Poutine au scrutin du 18 mars paraît désormais encore plus certaine en l’absence de son opposant le plus déterminé. Le président sortant affrontera, comme à chaque élection, les candidats du Parti communiste et du LDPR ultranationaliste, ainsi que la jeune Xenia Sobtchak, qui se présente comme une alternative à un Navalny empêché.

« Poutine peut bien jouer les machos à la télévision, mais si tu as peur d’affronter ton seul vrai opposant, ton machisme ne vaut pas un sou », a commenté Ilia Iachine, l’un des associés de M. Navalny, qui annonçait dans la soirée sur Twitter une visite de la police au domicile de ses parents.

13 décembre 2017

"Super Putin"

super poutine

Moscou (Russie). 6 décembre. Exposition "SuperPutin" à l'Ultra Modern Art Museum (UMAM) de Moscou. Vladimir Poutine est candidat à sa propre succession. L'élection présidentielle aura lieu en mars 2018. #superputin #vladimirpoutine #poutine #unam #moscou #russie

7 décembre 2017

Au pouvoir depuis 1999, Vladimir Poutine annonce être candidat à un quatrième mandat de président russe en mars 2018

Ce n'est pas vraiment une surprise : le président russe Vladimir Poutine sera candidat à sa réelection, lors du scrutin présidentiel organisé en mars 2018. Il l'a officialisé mercredi 6 novembre. S'il était élu, il entamerait son quatrième mandat de chef de l'Etat, un poste qu'il occupe depuis le 31 décembre 1999, et qu'il n'a quitté que quatre ans entre 2008 et 2012. Il était alors devenu Premier ministre pour échapper à la limite de deux mandats consécutifs.

11 novembre 2017

Syrie : «pas de solution militaire» pour Trump et Poutine

Réunis à Danang (Vietnam) pour un sommet Asie-Pacifique, Donald Trump et Vladimir Poutine, les présidents américain et russe, en ont profité pour publier un communiqué conjoint dans lequel ils déclarent être «d'accord pour dire que le conflit en Syrie n'a pas de solution militaire» et ils confirment leur «détermination à vaincre l'Etat islamique».

«Les présidents ont confirmé leur engagement pour la souveraineté de la Syrie, son indépendance, son unité, son intégrité territoriale et sa nature séculaire», indique encore le communiqué, qui a été publié par le Kremlin. «Les président ont aussi discuté la nécessité de réduire les souffrances humaines en Syrie, et appelé tous les pays membres de l’ONU à augmenter leur contribution pour satisfaire aux besoins humanitaires dans les mois qui viennent.»

Le commandement militaire russe avait récemment accusé les Etats-Unis de «faire seulement semblant» de combattre l’EI en Irak et de gêner la contre-offensive soutenue par la Russie dans l’est de la Syrie.

6 novembre 2017

Plusieurs centaines de manifestants anti-Poutine arrêtés à Moscou

Une manifestation pour dénoncer le président russe Vladimir Poutine a été rapidement dispersée par la police, dimanche 5 novembre à Moscou. Le rassemblement était organisé à l’appel de Viatcheslav Maltsev, candidat aux élections législatives en 2016 et opposant déclaré du Kremlin.

La police, pour qui les rassemblements n’étaient pas autorisés, a arrêté plus de 260 personnes pour « trouble à l’ordre public ». Selon l’agence de presse TASS, certaines ont été interpellées en possession de couteaux, de coups-de-poing américains mais aussi d’armes pouvant tirer des balles en caoutchouc. L’organisation non gouvernementale OVD-Info, spécialisée dans le suivi des arrestations d’opposants russes, a annoncé que plus de 380 personnes avaient été appréhendées dans tout le pays, dont 346 à Moscou.

« Dire non au régime de Poutine »

Viatcheslav Maltsev, qui se décrit lui-même comme nationaliste et anarchiste, avait appelé à manifester pour une « révolution du peuple » et « dire non au régime de Poutine ». Actuellement à Paris, où il est arrivé après qu’un tribunal de Moscou a émis contre lui un mandat d’arrêt pour appel à des activités extrémistes, il prend la parole et organise son mouvement Artpodgotovka via une chaîne politique très suivie sur YouTube.

Alexeï Navalny, qui a parfois exprimé des positions proches des vues nationalistes, a lui-même récemment dénoncé une campagne d’intimidation organisée par les autorités contre le mouvement de M. Maltsev, officiellement interdit par Moscou en octobre. En mars et en juin, des centaines de personnes avaient été arrêtées lors de rassemblements anticorruption organisées à l’appel de M. Navalny.

Les services russes de sécurité (FSB) avaient annoncé dès vendredi les arrestations, à Moscou et dans sa région, d’un groupe de partisans de M. Maltsev accusés de préparer des « actes extrémistes d’ampleur » les 4 et 5 novembre, notamment en prévoyant de « mettre le feu à des bâtiments gouvernementaux et d’attaquer des policiers ».

Des alertes à la bombe ont entraîné dimanche l’évacuation du théâtre moscovite du Bolchoï, de l’hôtel Metropol et du Goum, le grand magasin qui se trouve sur la place Rouge, selon des agences de presse russes. Un cordon de sécurité a ainsi été déployé autour du grand magasin et du Bolchoï, selon Reuters. Depuis deux mois, des appels téléphoniques anonymes ont déjà perturbé les activités de plusieurs centres commerciaux, de gares ferroviaires et d’organismes publics ; il s’agissait à chaque fois de fausses alertes. Aucun de ces actes n’a été revendiqué.

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