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Jours tranquilles à Paris
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17 janvier 2017

La lettre de campagne e Laurent Joffrin - macronite

C’est un mal étrange qui répand la terreur ; ils ne meurent pas tous mais tous sont frappés. C’est la macronite, puisqu’il faut l’appeler par son nom. Emmanuel Macron remplit les salles, il fait gonfler les sondages, il attire à droite et à gauche et même à l’extrême droite, il obtient des soutiens au PS et au centre sans même les solliciter, Royal, Pisani-Ferry, Mignard, bientôt peut-être Delanoë, Jouyet ou Borloo, il fait parler de lui dans les bistrots comme dans les salons. La macronite est une pandémie.

La droite pense qu’en le désignant comme un homme de gauche la fièvre retombera d’un coup. Les socialistes pensent qu’une fois la primaire réussie – si tel est le cas – la force des suffrages surpassera celle des sondages. Pas si facile, en fait. Macron a pour lui des atouts. Son talent : il passe une à une toutes les épreuves du présidentiable, de la maîtrise des dossiers à l’habileté médiatique, du contact personnel à l’efficacité oratoire. Sa posture : il est l’antisystème au cœur du système, celui qui promet le neuf dans l’ancien, qui fait de la politique en fustigeant les politiques. Sa virginité : de tous les candidats en lice, il est le seul «new kid in town». Le Pen, Mélenchon, Fillon, Valls, Montebourg ont derrière eux plusieurs campagnes. Macron est un bleu. Par les temps qui courent, c’est un grand avantage de n’avoir pas fait grand-chose. Son ambiguïté, enfin : libéral mais social, européen mais patriote, éna rque mais philosophe, banquier mais militant, volontaire mais réaliste, audacieux mais prudent, laïque mais religieux, jeune mais idole des vieux. En Marche est une page blanche, ou une auberge espagnole. On y apporte son projet, du moins on le pense.

Tout cela est flou, incertain, fragile ? Certes. Mais pour l’instant, cela tient. Si cette faveur un peu nébuleuse perdure encore un mois, Macron restera devant le candidat socialiste dans les sondages. Alors, au sein du PS, les défections se multiplieront. D’ici qu’un mouvement de panique se déclenche dans le parti pour réclamer le retrait du champion socialiste distancé, il n’y aura pas loin. Alors, adieu Berthe.

C’était hier

• Mélenchon et le PCF se querellent sur les législatives. Les communistes se plaignent des manœuvres mélenchoniennes sur les investitures : ils trouvent des candidats Front de gauche contre eux dans plusieurs circonscriptions, ils doivent signer une charte disciplinaire concoctée chez Mélenchon s’ils veulent le soutien du Front de Gauche… Ils découvrent, au fond, que le champion de la France insoumise ne veut pas d’insoumis chez lui.

• Marine Le Pen traite Macron de «Justin Bieber de la polique». Assez drôle. Plus facile, aussi de taper sur ses adversaires que de voir son partenaire qui s’ignore, Donald Trump, et qui l’ignore.

• Bonne étude d’Hervé Le Bras et de la fondation Jean-Jaurès sur le vote Fillon. Le Droopy libéral est plébiscité par les vieux et les riches. Ce qui explique ses difficultés actuelles…

• Hollande soutient Drucker et non Macron. Il n’aime pas regarder les débats qu’il devait dominer dans le scénario initial. On comprend aussi qu’il n’aime guère ceux qui l’ont poussé dehors. Il préfère le gentil Michel. C’est humain.

LAURENT JOFFRIN

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17 janvier 2017

Vu sur instagram - j'aime beaucoup

17 janvier 2017

Pour Trump, la France ne compte pas

New York (Etats-Unis), mercredi. Pendant la campagne pour la présidence et dimanche encore, Donald Trump a fustigé la France.

Dans ses interviews au canon, le nouveau président américain critique l’Europe… mais ignore notre pays.

La France n’a jamais eu de relations simples avec les Etats-Unis… et cela pourrait empirer. A trois jours de l’investiture de Donald Trump, l’avenir des relations diplomatiques entre les deux pays est plus qu’incertain. Le président élu, qui a tiré à boulets rouges sur l’Union européenne, dans un entretien accordé dimanche à deux quotidiens conservateurs, « Bild » et « The Times », a complètement ignoré la France.

Le choix de ces titres, respectivement allemand et britannique, en dit long : le successeur de Barack Obama a fait son choix parmi les pays européens. Et il semblerait qu’à ses yeux, la France ne soit plus un allié privilégié. La ferme réplique hier de François Hollande déclarant que l’UE « n’a pas besoin de conseils extérieurs pour lui dire ce qu’elle a à faire » ne va sans doute pas arranger les choses…

Dans ces interviews, le milliardaire ne cite pas une seule fois notre pays. Donald Trump ne serait donc pas franchement intéressé par l’Hexagone. Pour preuve, en février 2016, déjà, dans un entretien à « Valeurs actuelles », il s’était livré à des réflexions souvent approximatives ou exagérées. « Malheureusement, la France n’est plus ce qu’elle était, et Paris non plus. Il y a des quartiers dont on a l’impression qu’ils sont devenus hors la loi », avait-il déclaré.

Pendant la campagne, Trump n’avait pas non plus hésité à fustiger notre pays, estimant qu’il était « infecté par le terrorisme ». Alors candidat républicain à la présidentielle, il avait par exemple donné un avis très tranché sur la situation en France, après l’attentat qui avait coûté la vie à un prêtre en Normandie. « Un ami voulait se rendre en France, il y a trois ou quatre mois […] Je lui ai demandé :  Tu as aimé la France ? Il m’a dit : Finalement je n’y suis pas allé », avait-il raconté lors d’un meeting en Floride, avant d’ajouter, « Ils ne vont pas m’aimer pour avoir dit ça, mais […] la France n’est plus la France ».

Plus coopératif sur le plan économique

Bref, les liens de Donald Trump avec la France paraissent extrêmement réduits. Lui-même a avoué qu’il ne connaissait personnellement aucun homme politique français.

Selon son porte-parole, il n’avait d’ailleurs pas cherché à rencontrer la présidente du Front national (FN), Marine Le Pen, en visite à New York la semaine dernière et aperçue dans la Trump Tower. Peut-être laisse-t-il à son « haut conseiller et chef de la stratégie », Stephen Bannon, le soin de séduire l’extrême droite française ? Avec son site ultraconservateur Breitbart News, Bannon envisage en effet « d’aider à la victoire de la droite nationaliste ». Mais lui non plus n’a pas rencontré la patronne du FN.

En revanche, sur le plan économique, Donald Trump peut se montrer plus coopératif avec la France. Si la Trump Organization n’a aucune activité dans l’Hexagone, cela n’a pas empêché le président élu de commencer à tisser des liens avec les grands patrons français.

Ainsi le premier Français à l’avoir rencontré, la semaine dernière, est le PDG de LVMH, Bernard Arnault (propriétaire du « Parisien » - « Aujourd’hui en France »). Selon Donald Trump, ils ont parlé d’emplois.

17 janvier 2017

Extrait d'un shooting - ronde et belle

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17 janvier 2017

Köln - Allemagne

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17 janvier 2017

Allez tous vous faire...

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17 janvier 2017

Création d'Explicite par les ex-iTélé: «On veut être à l'écoute des gens»

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MEDIAS Lundi, les ex-grévistes d'iTélé ont présenté leur nouveau projet de média, Explicite, qui ne vivra que sur les réseaux sociaux...

Lundi, 53 journalistes associés (ayant officiellement payé leur cotisation), pour la plupart des anciens d’iTélé étant partis à l’issue du mois de grève, présentaient leur nouveau bébé :  Explicite. Un projet de média pensé pour être plus près des gens, plus proches des vraies valeurs journalistiques et éviter l’intox qui circule trop sur Internet. Un petit air de déjà-vu ? Oui, mais non. C’est en tout cas ce que les journalistes ont essayé d’expliquer.

Une rédaction « prête à l’emploi »

53, 54, 58 journalistes… Les chiffres n’étaient pas vraiment fixes, et ce n’était pas très grave. « Olivier Predhomme, Olivier Ravanello, Sonia Chironi et les autres du noyau à l’initiative du projet ont appelé les gens qu’ils appréciaient pour leur proposer de s’associer et nombreux ont été ceux qui se sont investis », confie Brice Andlauer, parti après quatre ans à iTélé. Résultat : des profils très différents mais soudés par la grève. « Une rédaction entièrement constituée, va même jusqu’à dire Olivier Ravanello, ancien chroniqueur international d’iTélé désormais président de l’association Explicite. Un ensemble capable de faire du bon boulot avec peu de moyens. »

Un contenu uniquement disponible sur les réseaux sociaux

Comme un cri du cœur, Olivier Ravanello a lancé : « C’est là que ça se passe ! » Là ? Facebook, Twitter, YouTube… Les réseaux sociaux où l’association Explicite estime qu’on voit passer un peu de tout, et en ce moment « pas que des choses bien ». Et leur but est de proposer des contenus « sans contrainte de flux, de temps ou de formats à travers la vidéo, l’écrit ou la photo ». Le président de l’association l’assure : « On veut entendre ce qui se dit et faire remonter la parole politique. »

Une chaîne d’info à la demande

Les chaînes d’info, ils connaissent puisqu’ils en viennent. Et sans renier leur passé, ils veulent faire autre chose. « On peut imaginer beaucoup plus grand en permettant aux gens d’aller où ils veulent grâce à plusieurs directs en même temps, comme dans une régie télé, explique Olivier Ravanello. Les réseaux sont un espace illimité sans contraintes. » Une sorte de chaîne d’info à la demande où chacun pioche ce qu’il veut quand il veut sans avoir à attendre l’heure du journal.

La politique en profondeur

Point essentiel de la conférence : la politique. Explicite sera lancé le vendredi 20 janvier, jour de l’investiture de Donald Trump. L’idée des journalistes est de tourner le dos aux petites phrases et aux thèmes qui montent dans les médias. « Nous allons discuter avec chaque candidat de son programme en profondeur pour voir si ces gens sont préparés et ce qu’ils ont dans le ventre sur le fond, a déclaré Olivier Ravanello durant la conférence. Ça répond à une nécessité presque civique. »

Et Morandini ?

Inévitablement, la grève après l’arrivée de Jean-Marc Morandini sur la chaîne a fait l’objet d’une question. « On est très fiers de ce qu’on a fait à iTélé et de ce qu’on est en train de faire maintenant. » Visiblement, les associés d’Explicite ont laissé leur passé derrière eux et sont résolument tournés vers l’avenir.

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17 janvier 2017

Vu sur internet - j'aime bien

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Sur ARTE ce soir

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17 janvier 2017

Extrait d'un shooting - transparence

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