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Jours tranquilles à Paris
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13 janvier 2017

La Maison Rouge fermera ses portes en 2018

Par Philippe Dage

Ce lieu d’exposition, ouvert en 2004 et vite devenu l’un des points les plus chauds de l’actualité de l’art contemporain à Paris, fermera ses portes fin 2018.

Le collectionneur et mécène Antoine de Galbert a confirmé publiquement, mercredi 11 janvier, ce qu’il avait annoncé à ses collaborateurs de La Maison Rouge la semaine précédente : la fermeture à la fin de 2018 de ce lieu d’exposition, ouvert en 2004 et vite devenu l’un des points les plus chauds de l’actualité de l’art contemporain à Paris. La Maison Rouge, installée dans une ancienne usine boulevard de la Bastille, aura donc été durant quatorze ans la part très visible de l’action de la Fondation Antoine-de-Galbert, créée en 2000 par ce « collectionneur et exploitant agricole » – dixit Internet, non sans humour.

Né en 1955, issu d’une famille d’industriels, il est l’un des héritiers du groupe Carrefour, où il a travaillé quelque temps avant d’ouvrir une galerie d’art contemporain à Grenoble, sa ville natale, en 1987. Quand il la ferma, ce fut pour ouvrir La Maison Rouge.

« Je crois pouvoir dire qu’il fallait un certain courage pour s’engager dans l’aventure, dit-il aujourd’hui. Et je crois qu’il en faut aussi pour y mettre un terme. » L’annonce de sa décision a immédiatement suscité des rumeurs prévisibles, qu’il dément dès la première phrase de l’entretien : « Je ne suis ni malade, ni ruiné. C’est évidemment ce qui se dira, mais non : ni ma santé physique, ni ma santé financière ne sont menacées. Tout va bien. »

Pourquoi arrêter dans ce cas, et pourquoi maintenant ? « Parce que je ne vois pas comment nous pourrions faire mieux, aller plus loin. En créant La Maison Rouge, je savais que l’aventure finirait un jour. Il me semble préférable qu’elle finisse alors qu’elle est – je crois qu’on peut le dire, même si c’est manquer de modestie – au plus haut de la vague, plutôt que de courir le risque de moins bien finir. »

S’intéresser aux formes marginales de la création

Ce n’est pas manquer de modestie, et Antoine de Galbert le sait : La Maison Rouge, dont la direction est assurée par Paula Aisemberg depuis sa création, a vite défini sa singularité et trouvé son public. Sa programmation a entrelacé plusieurs fils : présenter des collections privées d’art actuel, s’intéresser à des formes dites marginales de création, faire le portrait de villes que l’on n’avait auparavant peu vu apparaître sur le planisphère du monde de l’art.

Ainsi l’exposition inaugurale, en 2004, se nommait-elle L’Intime, le collectionneur derrière la porte, manière de donner le ton. Ainsi y a-t-on vu des artistes tenus de leur vivant pour des « fous » – Henry Darger en 2010, Louis Soutter en 2012, la collection d’art dit « brut » de Bruno Decharme en 2014 et Eugen Gabritschesky en 2016.

Côté collectionneurs extravagants, il y a eu Harald Falkenberg en 2005 ou Jean-Jacques Lebel en 2010, Arthur Walther en 2015. Côté villes méconnues, Winnipeg en 2011, Johannesburg en 2013, Buenos Aires en 2015. A quoi s’ajoutent des invitations à des artistes d’aujourd’hui, parmi lesquels Luc Delahaye en 2005, Mounir Fatmi en 2007, Christian Boltanski en 2008. Actuellement, y sont accueillis Hervé Di Rosa et son Musée International des Arts Modestes.

L’inventaire est très incomplet mais il suffit à rappeler que La Maison Rouge a montré des œuvres et des mouvements qui n’étaient pas tous labellisés par l’histoire officielle de l’art contemporain ou qui n’étaient pas nécessairement à la mode du marché international. Mais il lui est arrivé de précéder plusieurs tendances, de la reconnaissance des « marginaux » couronnés par la Biennale de Venise quelques années plus tard à celle de la japonaise Chiharu Shiota en 2011, présentée par la même Biennale en 2015. Les 1 300 m2 auront ainsi connu des emplois très variés, d’un seul tenant ou fragmentés, lumineux ou obscurs.

Une mauvaise nouvelle

La fermeture de cet endroit singulier est donc une mauvaise nouvelle. Quand on le lui dit, Antoine de Galbert croit percevoir un reproche et se défend vivement : « La Maison Rouge n’est pas un service public, et je n’ai du reste jamais fait appel à des subventions publiques. Mon initiative a été et est restée individuelle, avec les risques inhérents à une telle situation. » Ne pouvait-il tenter de garantir la survie à long terme de La Maison Rouge ? Sa réponse est claire :

« Pour pérenniser la Fondation au-delà de ma disparition, il aurait fallu un capital de 200 millions d’euros. Désolé : je ne les ai pas. Je ne suis pas François Pinault et j’agis en conséquence. Mon grand souci était de ne pas mettre en danger ceux qui travaillent avec moi. C’est pour cette raison que j’ai décidé d’annoncer la fermeture longtemps à l’avance. »

Deux ans à l’avance en effet, puisque la programmation de 2017 et 2018 est déjà connue, de L’Esprit français, contre-cultures 1969-1989 à partir du 24 février, jusqu’à l’exposition finale, intitulée L’Envol, qui finira le 30 octobre 2018. Entre-temps, il y aura Inextricabilia, enchevêtrements magiques cet été et la collection de Marin Karmitz à partir du 21 octobre, avec ce titre narquois : Etranger résident.

« Le 30 octobre 2018, ce sera la fin de La Maison Rouge, mais la Fondation Antoine-de-Galbert ne disparaîtra pas pour autant, s’empresse de promettre son créateur. Elle agira autrement et réorientera son action vers le mécénat. Jusqu’à présent La Maison Rouge absorbait toutes les ressources financières de la Fondation. Elle aura donc une latitude d’action plus grande. Elle pourra intervenir avec plus de liberté, dans des directions plus nombreuses. »

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13 janvier 2017

Ren Hang chez Taschen

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Une photo publiée par RenHang (@renhangrenhang) le 13 Janv. 2017 à 5h21 PST

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13 janvier 2017

JR

Une photo publiée par JR (@jr) le 12 Janv. 2017 à 15h34 PST

13 janvier 2017

Le regard tourné vers leur enfant (le Centre Pompidou)

Deux statues de Renzo Piano et Richard Rogers, créateurs du Centre Pompidou, seront érigées pour fêter les 40 ans du musée.

Par   Philippe Baverel

Renzo Piano et Richard Rogers statufiés de leur vivant par le sculpteur Xavier Veilhan devant leur plus bel enfant, le centre Pompidou ! Les deux lauréats du prix Pritzker (le Nobel de l’architecture), ne pouvaient rêver plus beau cadeau d’anniversaire pour fêter les 40 ans de Beaubourg... C’est sur la place Edmond-Michelet (IV  e), en face du café Beaubourg, à deux pas de la fontaine de Niki de Saint-Phalle et Jean Tinguely, que seront installées d’ici à la fin de l’année les statues en bronze des deux architectes stars. Piano et Rogers seront représentés en taille réelle, le regard tourné vers leur chef-d’œuvre.

Né à Lyon en 1963, Xavier Veilhan qui travaille dans le XX  earrondissement, connaît ses modèles puisqu’il les avait déjà sculptés en 2009 pour son exposition au château de Versailles (Yvelines). Sur son piédestal, Renzo Piano, assis sur le dossier d’une chaise, semblait plus vrai que nature tandis que la silhouette géométrique de Richard Rogers lui donnait un air très futuriste. Que le plasticien récidive à l’occasion des 40 ans du centre Pompidou qui seront officiellement célébrés le 31 janvier, n’est donc pas tout à fait une surprise. Représenté à Paris et à New York par la galerie Perrotin, Xavier Veilhan aurait décidé de faire don de son œuvre à Beaubourg. L’artiste qui représentera la France à la biennale 2017 d’art contemporain de Venise, a du pain sur la planche: la statue de Renzo Piano et Richard Rogers n’en est qu’au stade de l’ébauche... Et les séances de pose n’ont pas encore eu lieu. Au cabinet de Renzo Piano, rue des Archives, derrière le centre Pompidou, on confie que l’architecte qui fêtera en septembre prochain ses 80 ans, «s’amuse de cette idée ... »

13 janvier 2017

Street Art

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13 janvier 2017

Extrait d'un shooting - mode

shooting H (4)

Photo prise dans mon studio - Paris 15

13 janvier 2017

Vendredi 13

13 janvier 2017

Superbe !

Une photo publiée par Luxsure (@luxsure) le 12 Janv. 2017 à 21h53 PST

13 janvier 2017

Vu sur instagram - j'aime beaucoup

13 janvier 2017

La Primaire de la Gauche

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