L’augmentation de places d’accueil de bateaux et l’aménagement de pontons comme dans la plupart des ports morbihannais invitent aussi à se pencher sur l’envasement. Le phénomène atteint des épaisseurs impressionnantes… Plus de 5 mètres par endroits. Rien qui n’empêche cependant un bon écoulement des eaux, ni la circulation des bateaux, La vase a d’autres désagréments. Elle freine l’implantation de nouveaux mouillages et la mise à l’eau. La création d’un ponton flottant (face à la capitainerie) a soulagé les kayakistes et permis aux usagers de mettre à l’eau leurs embarcations. La Ville peut aussi imaginer la création d’un bassin à flot, tout au moins en partie, avec une passerelle permettant de joindre les quais Franklin et Martin. Les dimensions du port l’autorisent amplement, même si l’idée d’un port à écluse doit aussi prendre en compte les courants générés par le flux et le reflux du Loch. Reste l’éternel problème des boues, qu’il faut chasser d’assez loin en usant de barges suceuses très efficaces. Coûteux et complexe à gérer au plan environnemental.
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Quel avenir pour le port de Saint-Goustan ?
Ses quais ont fait peau neuve. Mais, pour le port historique d’Auray, quelles perspectives en termes d’aménagements pour le nautisme ?
Le port de Saint-Goustan, une perle mais…
« Le tourisme est au cœur de l’économie de la ville. Auray ne manque pas d'atouts, mais ils sont insuffisamment mis en lumière. Nous devons redynamiser à partir du port de Saint-Goustan, la pépite de la ville ». Dès son arrivée comme conseiller délégué à la barre du port de SaintGoustan, Patrick Gouégoux ne cachait pas son ambition de développement de l’activité portuaire. «Notre projet est de rendre le port économiquement viable. Ce n’est pas le cas aujourd’hui, ne nous voilons pas la face, il n’est pas rentable. »
Avec la Compagnie des ports
L’une des clefs de l’équipe municipale actuelle pour y remédier est de« confier à la Compagnie des ports du Morbihan (l’ex Sagémor) l’examen des possibilités de développement des activités nautiques » .« Nous nous sommes rapprochés de cette structure pour ses compétences et son expérience en matière de gestion de développement du nautisme. » L’offre d’accueil des navires de plaisance à Saint-Goustan est réelle : 135 places (+ 20 pour les visiteurs) au mouillage. Insuffisant ?« Sans aucun doute, jauge Patrick Gouégoux.Nous pouvons à la fois augmenter le nombre de bateaux et la qualité des infrastructures, sans pour autant impacter le charme des lieux. Le port manque cruellement de pontons. Nous y réfléchissons. Mais cette augmentation de places, jusqu’à 180, suggère que l’on se penche sur les problèmes d’envasement dont souffre le port. Là encore, la Compagnie des ports du Morbihan peut nous apporter son expertise avant d’agir. »
Un port à écluses ?
Comme celui du Bono, Saint-Goustan souffre d’envasement. Un port à flot, refuge de nouveaux bateaux, peut-il être envisagé ?« Un port à écluse à Saint-Goustan n’est pas une idée farfelue, estime Patrick Gouégoux.Cela existe bien à Vannes. Mais l’entreprise reste coûteuse ». Alors idée à creuser ou pas ?« Notre équipe veut élaborer une stratégie et une politique d’offres et de services de qualité. Le projet d’étude sera proposé en février en conseil municipal. Nous espérons obtenir un diagnostic à la fin du premier semestre 2015. Selon le scénario retenu, de premiers aménagements pourraient concrètement être menés d’ici la fin de l’année ».
Concessionnaire jusqu’en 2042
En avril, Saint-Goustan accueillera la fameuse Semaine du Golfe.« Ce sera l’occasion de voir le port s’emplir de magnifiques bateaux et de jauger de notre capacité à accueillir une telle armada. Le public ne devrait pas oublier un tel événement. » La ville d’Auray, concessionnaire du port jusqu’en 2042, doit aussi penser aux équipements à quai.« Nous devons revoir le fonctionnement de la nouvelle aire de carénage qui n’est pas rentable parce que sous-utilisée. Nous avons aussi en tête un projet de nouvelle capitainerie. Saint-Goustan est un vaste ensemble qui ne demande qu’à prendre de nouveaux caps ». Article de Pierre WADOUX.