PARIS 15ème = Tour Triangle : de lourdes conséquences en cas d'abandon
POLEMIQUE - Alors que le projet de tour Triangle, l'un des plus grands bâtiments parisiens, pourrait être abandonné lors du prochain Conseil de Paris, les acteurs économiques de la capitale se mobilisent pour défendre l'édifice.
La pression monte autour du dossier de la tour Triangle. En ballotage défavorable au Conseil de Paris, qui pourrait enterrer, le 17 novembre prochain, le projet de construction de l'un des plus hauts bâtiments de la capitale, les acteurs économiques parisiens se mobilisent. Face aux associations de riverains et aux élus opposés à l'édification de cette tour moderne de 180 mètres de haut près du Parc des expositions, porte de Versailles, la Fédération Française du Bâtiment souligne lundi les conséquences d'un tel abandon pour l'emploi.
Un vote serré en perspective ?
"A court terme, cet investissement de 300 millions d’euros génèrera 3 000 emplois au profit des artisans et des entreprises du Bâtiment et plusieurs milliers d’emplois indirects", argumente ainsi la Fédération. Une première mobilisation avant l'intervention du Medef attendue dans les prochains jours, tandis que la Chambre de Commerce et de l'Industrie de Paris réfléchit de son côté à s'exprimer en faveur de cette tour de bureaux signée du prestigieux duo d'architectes suisses Jacques Herzog et Pierre de Meuron.
La Direction de l'organisation patronale devrait mettre en avant "la nécessité pour Paris de rester compétitive alors que la capitale conserve la première place européenne en termes de surface de bureau. Mais ce parc est vieillissant, explique à metronews le conseiller de Paris UMP Jérôme Dubus, également délégué général du Medef Ile-de-France. A ce titre, il est indispensable de soutenir une offre moderne". Des soutiens et des enjeux qui font prédire à l'élu un vote "serré" sur le déclassement du site, nécessaire à la poursuite du projet. Et ce, alors même que les maires UMP de la capitale se sont accordés lundi pour s'opposer au projet, à l'instar des élus écologistes.
Exposition
Depuis vendredi et jusqu'au 4 janvier, les Parisiens peuvent se faire une idée, voire une opinion, sur le projet de construction dans le 15e arrondissement de la tour Triangle en se rendant à l'exposition consacrée à l'édifice au pavillon de l'Arsenal (4e).
Nantes : Le goûter BN vendu à un groupe turc
Après avoir été anglais, les chocos BN vont devenir turcs. Le groupe Yildiz rachète le géant United Biscuits.
Plusieurs leaders de l’agroalimentaire étaient sur les rangs pour racheter le fabricant et distributeur de biscuits United Biscuits. Parmi les prétendants, figuraient des Américains comme Kellogg, Chinois et Turcs. Après plusieurs mois de suspense, ce sont ces derniers qui ont remporté la mise. Le groupe Yildiz Holding, un géant de l’alimentation en Turquie, avale donc les biscuits BN qui, depuis 1997, appartenaient à United Biscuits, lui-même détenu par deux sociétés de capital investissements, Blakstone Group et PAI Partners. Le montant de la transaction n’a pas été annoncé, mais la presse britannique évoque la somme de 2 milliards de livres (2,55 milliards d’euros).« Ce n’est pas une surprise, commentait, hier soir, un élu de la CGT de l’usine de Vertou, près de Nantes.On savait le groupe à vendre. Nous ne connaissons pas Yildiz. » Ce groupe est peu présent en Europe de l’Ouest mais implanté en Amérique du Nord. Ce rachat lui permettrait de décrocher le titre de troisième fabricant de biscuits au monde.« Nous n’avons pas d’inquiétudes particulières mais des interrogations, précise le syndicat.Quelle sera la stratégie du nouveau propriétaire en France ? » L’usine de Vertou emploie 410 salariés et fabrique, chaque année, 22 000 tonnes de biscuits. 20 % de la fabrication est exportée. Après avoir connu plusieurs baisses de régime, la BN avait relancé les investissements ces dernières années. Article de Marylise COURAUD.
United Biscuits est le 6e groupe biscuitier mondial avec un chiffre d’affaires de 1,38 milliard d’euros en 2013. Il possède 16 usines dont sept au Royaume-Uni et deux en France (Vertou pour la BN et Nieppe pour les biscuits Delacre).





