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Jours tranquilles à Paris

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15 avril 2014

AU Théâtre de la Ville (vu hier)

Wim Vandekeybus Chorégraphe
Ultima Vez Compagnie Booty Looting (2012)  création

Le miroir déformant de la mémoire
La vérité, souvent vague aux lisières du réel, se mêle aux désirs de l’imaginaire, aux clichés floutés du souvenir, s’en va flâner au revers du conscient. Wim Vandekeybus aime à glisser dans les failles qui rayent la surface du présent, là où s’ébrouent en secret les fantasmagories chassées du plein jour. Dans booty Looting, expression qui signifie « piller le butin », le chorégraphe flamand traverse le miroir déformant de la mémoire et force les doubles-fonds de ses personnages, inventés à même la peau des six performeurs en scène. Imposture, mystification et diversion ? Chacun brouille les pistes, braconne le récit du temps, superpose mensonge, réalité et passé, tandis que le photographe Danny Willems leur dérobe des instants qu’il fixe en projections. La danse, portée par les élans farouches de l’instinct et la guitare électrique de Blijweert, joute avec les mots et les images, décharge son énergie par salves. Jusqu’à dévoiler l’humain au plus trouble de son mystère.

http://www.theatredelaville-paris.com/spectacle-BootyLooping-640    

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A la sortie du Théâtre de la Ville

Attraper au vol, chorégraphier comme un chasseur. De mouvements, d'énergies, d'intensités. Dès son premier spectacle. What the Body Does Not Remember, en 1987 (pièce fondatrice qu'il a récemment reprise et que sa compagnie, Ultima Vez, danse à nouveau), Wim Vandekeybus entrait par effraction dans le monde de la danse contemporaine, jetant sur le plateau un commando de corps bagarreurs, aimantés par quelque instinct de survie. Certes, il avait participé à la création du légendaire Pouvoir des folies théâtrales de Jan Fabre, mais ses années de formation, en psychologie et en photographie, ne le prédisposaient pas spécialement à se proclamer chorégraphe. Alors, laissant à d'autres les compositions savantes et le raffinement des gestes, Vandekeybus est allé directement dérober à la danse ce qu'elle a de plus secret, en prenant de vitesse des états de corps, ceux-là même dont le corps ne se souvient pas, tant ils ont été digérés par l'apprentissage physique. « La danse pour la danse ne me suffit pas, disait-il au début des années 1990. Ce qui m'intéresse, c'est l’endroit où les limites s’estompent, où les sens se chevauchent, où les états d'âme se mêlent en une seule et même émotion. L'intensité balaie le sens ou, plutôt, elle constitue ce qui substitue au-delà du sens. » Chevauchée des sens, qu'ils viennent des corps eux-mêmes, et des actions qui les engagent, de  la musique et des rythmes qu'elle impulse, de la scénographie et des images qui se forment. Puzzle dynamique, en incessante recomposition, qui témoigne du bouillonnement d'un champ de visions, dont la danse attise le feu. Là encore, l’instinct du voleur : prendre l’image de vitesse, la saisir en cours de formation, avant qu'elle ne se stabilise en cliché. Pour Vandekeybus, l'image produite par la danse n'est pas un dépôt résiduel, mais un incendie qui se propage. Les corps en mouvement en sont le phosphore, l’incandescence incarnée.

Booty Looting, créé en 2012 à la Biennale de Venise, est dans cette veine. Le titre évoque l’idée de « piller un butin ». Voler ce qui a déjà été volé. En recycler le cours. « L’art crée ainsi sa propre mythologie, commente Wim Vandekeybus, en créant à partir de ce qui existe ou a existé, il s'agit d'inventer autre chose et de le rendre crédible. » Sur un fil mélodique rock (Elko Blijweert à la guitare électrique), booty Looting est ainsi parsemé d'histoires et de citations qui se télescopent, d'une Médée contemporaine (l'actrice allemande Birgit Walter) aux coyotes de Joseph Beuys (la célèbre performance I love Amercia and America loves me) et autres happenings légendaires réinterprétés par Jerry Killick en maître de l'esbroufe. Mais au-delà des références qui le nourrissent, c'est le spectacle lui-mêmequi devient objet de détournements et de pillages. Shooting en direct : un photographe, Danny Willems, se mêle aux danseurs et subtilise leurs expressions. Les clichés sont aussitôt projetés sur grand écran. « Cette instantanéité n'aurait pas été possible il y a vingt ans. Là, on voit chaque image telle qu'il la prend, indique Vandekeybus. En ce sens, c'est pour le public un spectacle interactif, parce qu'il ne s'agit pas seulement d'admirer le résultat, mais d'entrer dans sa fabrication. » Et sans doute réalise-t-on alors, en témoins directs de cette prise de vues (comme on pourrait le dire d'un butin), combien notre société se reflète dans une incessante chasse aux icônes, dont la mise en scène contribue à façonner le regard que nous portons sur la réalité. Ecrit par Jean-Marc Adolphe

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15 avril 2014

In memorem : ceci est une des dernières photos du Titanic - 15 avril 1912 à 02h20

15 avril 2014

Vu sur internet - J'aime beaucoup

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14 avril 2014

Résumé de ma journée du 12 avril....

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14 avril 2014

Au coin de la rue....

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14 avril 2014

Ukraine : une situation alarmante

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14 avril 2014

Photo volée... dans le RER D

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14 avril 2014

Exposition photographique sur les grilles du Jardin du Luxembourg

A l’occasion du centenaire 14-18, le Sénat organise jusqu'au 3 août une exposition sur les grilles du jardin du Luxembourg consacrée au travail photographique de Michael St Maur Sheil sur les champs de bataille de la première guerre mondiale. Une carte géante du front occidental est installée dans le jardin du Luxembourg.

Avant de vous concentrer sur la première guerre mondiale, vous avez travaillé sur les troubles en Irlande du Nord, la mémoire de la Shoah, la traite des enfants en Afrique de l'Ouest. Comment est née l'idée d'organiser une exposition de photographie sur les champs de bataille de la première guerre mondiale ?

Michael St Maur Sheil : J'ai visité pour la première fois un champ de bataille il y a une quinzaine d'années avec mon père. Nous sommes allés à Dunkerque (Nord) où il s'était battu pendant la seconde guerre mondiale. Il y revenait pour la première fois depuis plus de cinquante ans. J'ai été fasciné par sa parfaite mémoire des lieux. L'idée d'entreprendre un travail photographique de grande ampleur sur les champs de bataille est véritablement née en 2006 lorsque j'ai fait la rencontre de Richard Holmes, spécialiste d'histoire militaire britannique. Il m'a demandé d'aller dans le nord de la France photographier des champs de bataille de la première guerre mondiale pour lui. En tant que photographe de paysages, c’était pour moi un nouveau défi. Les travaux du photographe JS Cartier commencés il y a plus de trente ans m'ont fortement marqués. Son long travail de recensement photographique des vestiges de la Grande Guerre encore visibles et de plusieurs survivants a été une source importante pour préparer mon travail.

Une fois sur place, je me suis rendu compte de l'étendue de ce sujet que je connaissais très mal. Richard Holmes et moi nous sommes dit qu'il serait intéressant d'entreprendre un travail de documentation sur les champs de bataille du front occidental dans la perspective du centenaire. Il m'a guidé dans mes recherches, dans l'exploration et dans le recensement. C'est aussi lui qui m'a encouragé à ne pas limiter mon travail au front occidental et à explorer d’autres champs de bataille : le front italien, les Balkans, la Pologne, Gallipoli, l’Afrique orientale. Malheureusement, il est mort en 2011.

Au cours de ces huit années de travail, j'ai eu aussi l'occasion de faire des rencontres déterminantes, dont celle de Laurent Loiseau, commissaire de cette exposition. Sans lui, celle-ci n'aurait pas été possible. L'idée d'une exposition de rue, gratuite, accessible à tous, était très importante. Le centenaire doit être l’occasion pour tous de se souvenir que des milliers et des milliers d’hommes sont tombés sur ces champs de bataille. Ce principe sera repris à Londres : les photos seront accrochées sur les grilles de Saint James Park à partir du 4 août prochain.

Près de quatre-vingts photos sont exposées sur les grilles du jardin du Luxembourg. Comment avez-vous fait votre choix ?

Le travail qui est montré ici concerne surtout les champs de bataille du front occidental : Ypres, la Somme, le Chemin des Dames, Vauquois, l’Hartmannswillerkopf… J’ai voulu montrer le champs de bataille tel que le voyait le soldat : à hauteur de tranchée. La plupart des photos ont été prises à plat ventre. Pour certains champs de bataille comme Vauquois (Meuse) ou Beaumont-Hamel (Somme), la photo aérienne s’imposait pour rendre plus visible les tranchées et les cratères d’obus. Pour d’autres, j’ai opté pour les effets de plongée avec un grand angle. Je suis revenu plusieurs fois dans chaque endroit car j’ai voulu faire sentir les saisons, la brouillard à l’aube, l’eau, la neige, mais aussi la tombée de la nuit. La lumière est très importante. Elle permet de restituer l'émotion de la tragédie. Pour obtenir la bonne lumière, j’ai parfois attendu toute une journée. Je me souviens d’avoir poireauté neuf heures sous la pluie à Messine en Belgique. A la fin de la journée, un arc en ciel est apparu au-dessus du champs. C’est comme si une lumière rouge était sortie de terre. Pour moi, c’était la photo parfaite.

Portfolio : Le travail photographique de Michael St Maur Sheil « Fiels of battle – Terre de paix 1914-1918 » sur le site de la Mission du centenaire

Ballon de football crevé au milieu de ce qui fut un no man's land, vestiges de munition disposés à l'orée d'un champs, casque de poilu apposé sur une tombe... La mise en scène est très présente dans vos photographies. Pourquoi ce choix ?

Ces objets racontent tous une histoire. Photographier ce ballon de football crevé posé au milieu de ce champ fut pour moi un moment extrêmement fort. Tout à coup, j'ai imaginé ces soldats lancer l'assaut. Lors de la charge du 25 septembre 1915, le London Irish Rifles galvanisa ses troupes en shootant dans ce ballon de football. Malgré la défaite, il fut conservé, avant d'être déposé à l'Imperial War Museum de Londres. Cent ans après, les soldats ont disparu. Je suis revenu avec le ballon pour leur rendre hommage. La mise en scène n'est pas toujours préméditée. Il arrive aussi qu'en marchant sur le front, on trouve des vestiges de munitions en attente de collecte.

Selon vous, l'hommage aux combattants disparus ne doit pas empêcher pas le regard vers l'avenir...

Ce que nous voyons sur ces photographies, ce sont des champs sur lesquels des batailles se sont déroulées. Je ne cherche pas à montrer l'horreur de la guerre. J'essaie simplement de montrer que cent ans après, la nature a repris ses droits, pansé ses cicatrices, les hommes, eux, sont toujours là et ils se souviennent. Les photos des paysages pacifiés donnent ainsi corps aux destins unis des nouvelles générations. Article de Antoine Flandrin

14 avril 2014

Dans le quartier Beaubourg...

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14 avril 2014

Ma "wind machine" dans mon studio photo

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