Deux nouvelles grandes expositions rythment l'actualité du Grand Palais en ce printemps
Paris 1900, la ville spectacle, l’exposition au Petit Palais
Alors que de nombreuses institutions vont commémorer le centenaire de la Grande Guerre, le Petit Palais a préféré mettre l’accent sur la vie parisienne des années 1900, à l’aube de la première guerre mondiale, au moment où les capitales européennes jouissaient du progrès technologique : on découvre alors le Paris de l’Exposition Universelle de 1900, le Paris du luxe et des loisirs ! A travers des photographies d’époque, des affiches ou bien même des costumes, on se retrouve dans le Paris de Toulouse-Lautrec, la capitale autoproclamée de la civilisation de la Belle-Epoque.
Exposition visible du 2 Avril au 17 Août 2014
Crimée...
Après le référendum en Crimée, l'Union européenne sanctionne 21 responsables russes et ukrainiens
Un plébiscite. La Crimée a dit "oui" au rattachement à la Russie, à plus de 95%, dimanche 16 mars, lors d'un référendum dénoncé par les Occidentaux. Lundi 17 mars, les ministres des Affaires étrangères européens ont décidé de sanctionner 21 responsables ukrainiens et russes. Ces sanctions de l'UE comprennent des interdictions de voyage et des gels d'avoirs, ainsi que d'autres mesures précisées dans les jours à venir.
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Le président russe Vladimir Poutine reconnaît officiellement la Crimée comme Etat souverain
L'intégration de la Crimée à la Russie est en marche. Au lendemain du référendum en Crimée approuvant un rattachement de la province ukrainienne à la Russie, le président russe Vladimir Poutine a signé, lundi 17 mars, l'acte de reconnaissance de la Crimée comme Etat souverain. Plus tôt, le vice-président de la Douma avait indiqué que la chambre basse du Parlement russe adopterait dans un "très proche avenir" une loi autorisant la Crimée à rejoindre la Russie.
Crimée...
La Crimée, et après ? par Laurent Marchand
Jusqu’à hier, la Crimée faisait partie d’un État souverain. Un État post-soviétique toujours empêtré dans une laborieuse transition, mais souverain. Son indépendance avait d’ailleurs été reconnue par la Russie et la communauté internationale, en 1991 et surtout en 1994. Lorsque Londres, Washington et Moscou signèrent un accord en échange du renoncement de Kiev à l’arme nucléaire. Par cet accord, la Russie, comme les autres signataires, prenait cinq engagements. Respecter les frontières de l’Ukraine, ne pas recourir à la force, renoncer à des contraintes économiques, saisir l’Onu en cas d’agression, consulter les autres parties en cas de manquement à ces promesses. Depuis trois mois, Moscou a violé, un à un, tous ces engagements. En dépit du statut d’autonomie dont jouissait la Crimée. Et sans que les Russes, les russophones ou les russophiles, n’y aient subi le moindre ostracisme. Certes, les Européens ne peuvent ignorer des éléments au crédit du point de vue russe. La proximité culturelle, l’appartenance historique, l’importance stratégique de Sébastopol pour la flotte russe. Les tentatives occidentales, depuis quinze ans, d’amener Kiev dans le giron de l’Otan n’étaient pas neutres. Pas plus que l’accord d’association promis par Bruxelles. Mais ni le droit international, ni les accords de 1994, ni la Constitution ukrainienne, ni la présence de soldats russes, ni l’absence d’information libre ne permettent d’attribuer au vote d’hier la moindre légitimité internationale. Alors ? Alors la Crimée est, depuis hier, dans les limbes d’un conflit potentiel. Une même question inquiète les dirigeants occidentaux et l’opinion. Jusqu’où ira Poutine ? La méfiance et l’incertitude dominent.
La sanction, arme à double tranchant
Sur le terrain, tout d’abord. Parce que l’État ukrainien est corrompu comme une planche vermoulue, le nouvel exécutif issu des soulèvements de Kiev ne dispose pas d’un contrôle ordinaire de tout le territoire. Les chefs des diplomaties russe et américaine ont laissé entendre, hier, un point de convergence sur une nécessaire réforme de la Constitution ukrainienne. À voir. En attendant, à l’Est, à Donetsk et Kharkiv où des incidents ont eu lieu ce week-end, Moscou dispose de leviers redoutables pour déstabiliser le pouvoir, exploiter le moindre désordre. La défense des minorités russes, revendiquée par Poutine, est en soi une bombe à retardement. Perçue comme telle, à juste titre, par les pays baltes et en Moldavie. Sur le plan économique, le maillage induit par la mondialisation fait de toute sanction une arme à double tranchant, un possible boomerang. On peut se rassurer en pensant que personne ne se risquera à pousser le bouchon trop loin. Or, l’UE et Washington affûtent leurs armes économiques et financières. Les oligarques rapatrient leurs capitaux. L’an passé, la Russie a été le pays qui a pris le plus de mesures protectionnistes, malgré son entrée à l’OMC. Un vent de fermeture souffle déjà. Un engrenage est tout près, là aussi, d’être enclenché. Si la Douma entérine, cette semaine, l’annexion de la Crimée, une ligne rouge sera franchie. Six ans après la Géorgie, Poutine change de nouveau la carte et jette aux orties l’intangibilité des frontières. À quel prix ? C’est aux Occidentaux de l’établir, mais le risque d’engrenage est grand. Entre l’impuissance et la riposte, ils peuvent encore négocier. Mais en sachant que Poutine ne parle qu’une langue : le rapport de force.









