Festival de Cannes 2014
Jane Campion succédera à Steven Spielberg comme présidente du jury à Cannes. Les organisateurs se défendent de l'avoir choisie en tant que femme, alors que la faible présence de réalisatrices sur la Croisette a donné lieu à des polémiques. D'ailleurs, la Néo-Zélandaise est la seule femme à avoir décroché la Palme d'or, en 1993, pour La Leçon de piano.
"El Tigre" au théâtre du Rond Point - Derniers jours
Inventivité débridée, poésie baroque et humour, le style d’Alfredo Arias témoigne d’une imagination débordante. Le metteur en scène argentin revient avec El Tigre au Théâtre du Rond-Point, un spectacle tenant autant du cabaret et de la comédie musicale que du vaudeville latino-américain. El Tigre tire son nom de cette région du nord de Buenos Aires, composée d’îles du rio Parana. Un endroit où, dit Arias, dans les années 1960-1970, « s’était établie une communauté gay, qui profitait du calme et du dépaysement pour se perdre dans des rêveries cinématographiques ».
El Tigre fait ainsi revivre l’actrice hollywoodienne Lana Turner, dont le fantôme est interprété avec un humour merveilleusement décalé par Arielle Dombasle. Caraco rose, longue robe noire recouverte d’un tulle blanc, elle nous entraîne dans cette aventure inspirée du film Mirage de la vie, de Douglas Sirk, aux confins du glam et du burlesque, entourée de travestis au maquillage commedia dell’arte.
Une « cinéfolie » où se croisent des adoratrices de la star américaine, des hommes déguisés en femmes (Holy, Dark), Lanita dans le rôle de la fille de Lana Turner, qui préfère voir sa mère en étoile morte plutôt que vénérée par ses fans, une Indienne en poncho et une Vampira en latex. Une comédie loufoque en chansons, mise en musique par Bruno Coulais, où Alfredo Arias fait voyager entre fantasmes, vraies-fausses stars de cinéma et vamps extraterrestres. Magnifiquement délirant ! Source : l'Humanité.
Spectacle musical: El Tigre, au Théâtre du Rond-Point, 2 bis, avenue Franklin-Roosevelt, 75008 Paris. Jusqu’au 12 janvier.
Notre Dame de Paris : Tapis monumental du chœur
Du 6 au 10 et du 13 au 17 janvier 2014, sera exposé dans la nef de la cathédrale le tapis monumental tissé de 1825 à 1833 pour le choeur de Notre-Dame par la célèbre Manufacture de la Savonnerie. Seront également présentés pour la première fois les riches vêtements liturgiques offerts à la cathédrale au XIXe siècle par Charles X, Louis-Philippe et Napoléon III.
Le tapis monumental du chœur de Notre-Dame de Paris figure au premier rang des trésors méconnus conservés dans la cathédrale. Tissé de 1825 à 1833 d’après les dessins de Saint-Ange, il est l’œuvre de la Manufacture royale de la Savonnerie établie à Paris au début du XVIIe siècle. Son décor, éloquent et grandiose, ses dimensions, près de 200 mètres carrés, en font l’une des pièces les plus remarquables de la célèbre manufacture. Commandé sous Charles X, ce tapis est offert à la cathédrale en 1841 par le roi Louis-Philippe, à l’occasion du baptême de son petit-fils, le comte de Paris.
La naissance de ce dernier est marquée par un autre don royal aussi prestigieux : un « ornement complet en drap d’or », ensemble de vêtements liturgiques, tissé par un des plus grands soyeux lyonnais. Un ornement similaire avait été acquis par la cathédrale quelques années auparavant en 1825 grâce aux largesses de Charles X à l’occasion de son sacre, un autre offert quelques années plus tard en 1856 par Napoléon III à l’occasion du baptême du Prince impérial.
Ce tapis et ces vêtements liturgiques sont associés à toutes les grandes heures de la cathédrale aux XIXe et XXe siècles, des solennités liturgiques aux temps forts de l’histoire de France célébrés à Notre-Dame, sous la Restauration, la Monarchie de Juillet, le Second Empire, les républiques successives.
Mis en réserve dans son coffrage depuis près de trente ans, ce tapis est à nouveau dévoilé au public grâce à un partenariat entre la cathédrale Notre-Dame de Paris, la DRAC Île-de-France et le Mobilier national.































